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I. Rapports de la civilisation et de la culture

Si nous voulons apprécier la valeur dune race au point de vue humain et social, il nous faut établir une distinction entre la civilisation et la culture. La culture a ses racines dans le cœur même de la race ; elle est l'expression des rapports entre une âme et le monde qui l'entoure. Pour être log-ique, il faut poser, dès le début, ce principe que toute culture a une origine qui lui est propre. Ce n'est qu'en second lieu que nous pouvons en apprécier l'aptitude à la civilisation. Cette culture n'est pas susceptible peut-être de favoriser l'éclosion dune civilisation, ni même d'en suivre le développement.

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A chaque race cori'espoiid une culture uMi(|ue ([ui ne vaut que pour le yri»u[»e ethnicjue oii elle a i)ris uaissanc<'. I*'n la eompai-aiit à celle d'autres races, nous en découTrons le caractère spécifique; sa valeur est dillerente suivant le milieu, suivant le degré de civilisation. L'inégalité des races a[)parait : i" dans le rapport éti-oit de la culture et de 1 aptitude à la civilisation — ceci est primordial : la culture des Germains, [)ar exemple, est nettement la condition première de notre civilisation européenne actuelle par la([uelle nous Taisons la concjuète du monde; -2° dans le niveau de civilisation ([ue la race a atteint. La civilisation de la i-ace i^ermauique et îles branches qui en dépendent sera toujours supérieure à celle d'une race étrangère.

En résumé, la culture de notre race est spécilîque, c'est pourquoi tout ci'oisement avec une race étrangère sera nuisible. La culture de notre race a une valeur unique pour nous, et tout ce qui vient du dehors, quelle qu'en soit la perfection, exercera une action contraire à notre idéal, à nos concei)tions, à nos sentiments.

Notre race avec sa culture est supérieure à toutes les races et à tous les peuples de la terre; l'harmonie entre notre culture et notre civilisation est parfaite. Notre civilisation a atteint un tel degré de perléction qu'elle surpasse et domine, d'une façon prodigieuse, celle des autres races et autres peuples de la terre.

La culture et la civilisation agissent réciproquement l'une sur l'autre : la civilisation sera donc un moyen de plus en plus parfait pour réaliser les fins de la culture.

un ne peut pas considérer séi^arément le milieu et la race.

La race, dans l'Histoire, nous apj)araît ])our ainsi dire sous deux asjjects, sous deux formes dill'érentes : l'une s'est développée dans les temps i)réhistoriques les jdus

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reculés, elle constitue la partie immuable, inébranlable, l'essence même de la race; lautre, variée, mobile, est soumise aux mille incidents fortuits de la vie quotidienne et exprime les liens qui nous unissent à la nature et à la civilisation.

Le fond primitif, l'essence de la race, se découvre dans la culture; celle-ci est déterminée et limitée, inhérente à la race dont elle est l'âme en quelque soz*te. La civilisation rei^i'ésente un second aspect ethnique; elle est beaucoup plus étendue, plus variée que la culture et reflète les influences diverses exercées par les milieux diff"érents. Je ne veux pas séparer entièrement ces deux concepts, ni faire ici de distinction tranchée, c'est impossible. Je ne veux pas dire que la culture et la civilisation ne puissent pas subir ou exercer des influences communes. Il y a eu des peuples et des races qui, à une haute civilisation, ont uni une culture inférieure (Carthaginois, etc.), d'autres, qui ont allié une civilisation peu développée à une culture des plus hautes. La capacité de culture, abstraitement parlant, désigne une forme d'humanité supérieure qui se manifeste chez l'artiste, le penseur, le philosophe, l'inventeur. La capacité de civilisation désigne l'aptitude à créer pour l'organisme des possibilités vitales de plus en plus nombreuses, sans avoir vraiment égard à ce qui constitue l'essence de l'être humain; si bien qu'un homme d'une civilisation des plus raffinées peut être un barbare et une brute. La civilisation qui n'est pas essentielle, mais secondaire pour l'homme, peut amener une évolution ascendante de 1 humanité. A un certain degré de son développement on verra si la culture et la civilisation peuvent s'harmoniser.

La culture germanique, par exemple, nous presse vers une civilisation plus haute et plus harmonieuse.

La civilisation ne peut donc atteindre un degré supé-

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rieur, que si elle a ses racines dans la culture de la race. Le mot de « civilisation » que l'un enteml partout ne donne aucune indication sur la valeur que })osscde, au point de vue de la culture, l'état de choses ainsi désigné. Si la civilisation a atteint un certain dévelo])])enicnt, coninic chez nous, pav exemple, elle sera de plus en plus subordonnée à la culture de la race.

La culture n'est pas suscejitible d'être transmise, la civilisation l'est jusqu'à un certain point.

Il est même possil)le qu'une race étrangère emprunte à une autre son milieu artificiel (sa civilisation) et en subisse Tinfluence. Le Japon nous ollrc de cela un exemple Irappant, mais encore incomplet. L'action réciproque du milieu et de la race avait créé au Japon une organisation sociale caractéristique et qui constituait la vieille civilisation et la vieille culture japonaise.

Il y a quelque dix ans les Japonais furent initiés à notre civilisation. Ils firent la connaissance de notre milieu social artificiel: ils en reconnurent la supériorité, s'y jetèrent aveuglément, soutenus par leur vieille civilisation aux fondements solides. Ils imitèrent les détails extérieurs, les gestes spontanés et instinctiCs qui caractérisent notre milieu social. On put aussitôt constater le contre-coup sur le milieu de cette race. La race prit un aspect européen, elle se rapprocha de notre civilisation, elle adopta même les idées de notre socialdémocratie. J'ai entendu un Japonais, Katayama, faire un rapport pour une revue sociale- démocrate, sur le mouvement ])rolétarieu au Japon; suivant l'exemple donné par les Allemands en i8;70, les prolétaires osèrent protester contre la guerre avec la Russie, qui était une question vitale pour tous les Japonais insulaires : un enfant aurait pu se gausser d'une telle manifestation prolétarienne. Ainsi les Japonais nous ollVenl un exemple frappant de la souplesse de la civilisation et de la facilité

avec laquelle se transmettent les habitudes du milieu artificiel.

Qui pourrait croire que les Japonais sont devenus vraiment des Européens, qu'ils ne se distinguent plus des Germains parce qu'ils ont adopté nos idées socialistes? Sans doute, ils ont emprunté notre costume, mais leur race est restée immuable. Ils ont copié notre civilisation, ils ont établi une organisation sociale semblable à la nôtre, mais ils n'ont pas pu s'assimiler notre culture que nous avons dans le sang. Il faut attendre j)our voir ce que deviendra cette civilisation qui leur a été imposée, qu'ils ont acceptée non de leur propre gré, mais bien par la force des choses.

Celui qui considère les Japonais comme des alliés de demain n'a j)as le sens des différences biologiques; il ne sait pas établir de distinction entre les époques historiques, il confond la civilisation et la culture et se tromjje comme celui qui accorde plus d'importance au milieu qu'à la race.

Ein pang-ei'manisches Deutschland (Une Allemagne pangernianiste , Berlin, igooj, p. 3i-32, 3o4-io5.

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