‹ Le pangermanisme philosophiqueChapitre 134 sur 135 · La guerre est favorable à In sélection des plus aptes · texte numérisé non relu

La guerre est favorable à In sélection des plus aptes

Quelle signification faut-il attribuer à la guerre '? Ce problème est aujourd'hui, en quelque sorte, le nœud même de l'évolution mondiale. Pour le traiter quelque peu à fond, il ne suffit pas de l'expédier par les habituels lieux communs que les pacifistes ont si souvent à la bouche.

Je crois au contraire que, pour l'étude de cette importante question, on ne peut s'élever à un principe justifiable en soi que si l'on essaie de la considérer au point de vue biologique, moral et historique.

En premier lieu, il me semble nécessaire de se phicer au i^oint de vue des sciences naturelles, et d'examiner quelle influence il faut attribuer à la guerre sur l'évolution naturelle du genre humain, sur le pi'ogrès et l'ennoblissement de la race dans son ensemble.

Dans la vie de la nature, la loi du développement est partout la lutte; cette vérité, reconnue de bonne heure, a été de nos jours exposée à nouveau par DarAvin, avec beaucoup de force. Il montre comment la vie de la nature se déroule en une incessante « lutte pour l'existence », comment partout règne le droit du 2)lus fort; mais comment aussi, dans son apparente cruauté, cette lutte pour-

FRIEDUICII VON BERMIARDI 389

voit à la sélection et élimine ce qui est faible et maladifi. Seuls survivent les organismes capables de s'assurer les conditions d'existence les plus favorables... La même loi s'applique à l'humanité. La seule différence est que la lutte, qui dans le monde animal et végétal se déroule en un drame muet et inconscient, est dans l'humanité conduite sciemment et réglée par l'ordre social...

Il arrivera certainement que des peuples biologiquement faibles s'uniront et formeront une force supérieure pour triompher du peuple qui possède en soi plus d'énergie vitale; ils y réussiront souvent pour quelque temps. Mais à la longue, cependant, la vitalité plus^ robuste s'alïirme ; et tandis que les adversaires coalisés marchent à la ruine par un mauvais usage de la victoire, sa défaite momentanée suscite dans le peuple fort des énergies nouvelles qui lui donnent la victoire définitive, même sur la supériorité numérique. L'histoire de l'Allemagne est un exemple éloquent de cette vérité...

11 est évident que les forces qui assurent la suj^ériorité dans la guerre, savoir : avant tout les forces intellectuelles et morales, telles qu'elles ne prospèrent que chez un peuple vigoureux, sont aussi celles qui rendent possible les progrès de la civilisation.

Par cela même qu'elles soat la condition du progrès, elles assurent la victoire, qui confère au peuple, doué d'une grande vitalité, des conditions d'existence élargies^ et meilleures, ainsi qu'une influence accrue.

Sans la guerre, il ari'iverait trop aisément que des races inférieures et dégénérées étouflent, par leur masse et par la puissance du capital, les éléments sains et féconds — et une régression générale en serait la conséquence.

C'est dans la sélection que réside la force créatrice de la guerre. Parce que la guérite, et la guerre seule, opère une telle sélection, elle est une nécessité biologique, ^^a

390 LE PANGERM AM S Mi: l>ni I.OSOIMIKJL'E

réjjiilateur indispensable de la vie de Tliumanite, car, sans elle, s'elFectuerait une évolution malsaine, excluant tout progrès de l'espèce et, par suite, toute réelle culture.

Unsere Zukunft [Notre Avenir ', p. 57-60; trad. E. Simonnot, p. (53, <")(>.

Page 1