‹ Le pangermanisme philosophiqueChapitre 54 sur 135 · L'Allemagne ne poiin^a être unifiée que par la force · texte numérisé non relu

L'Allemagne ne poiin^a être unifiée que par la force

Il est vrai que, sans doute, tout le monde gagnerait à ce que l'Allemagne devînt un Etat. Pourtant un pareil événement n'a jamais été le produit de la réflexion, mais bien de la violence, même en admettant qu'il fût conforme à la civilisation générale et que le besoin en fût ressenti de façoa profonde et précise. La masse du peuple allemand, y compris les corps d'Etat qui le représentent, ne connaît que le morcellement des peuplades

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allomandes. L'union de ces iicnj)lades lui estparCailenicnt ('■traniii'èro. Il faudrait les ])c'lrir en un seul hloc par la Ibi'ce d'un coiujuéranl, cl les coiiti'aindre à se sentir partie iutcg-rante de rAUemagne.

(le nou\eau Thésée devi-ait avoir la magnaiiiuiilc- d'accoriler au peuple quil aurait l'oi-me par la fusion des petits peuples dispersés, une part d'influence dans les aM'aires communes à tous : comme une constitution démocratique, analogue à celle que Thésée donna à son ])euple. est une contradiction à notre époque et dans de i,n'ands l'itats, cette part d'influence sei-ait celle d'une ori^anisation ; il faudrait qu'il eût assez de caractère pour suj)portei' la haine qu'ont supportée Richelieu et d'autres i^rands hommes, qui ont détruit les particularismes et les intéi'èts égoïstes des hommes.

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