I. Erreur de i impérialisme industriel et naval
Nous espérons et nous croyons que cest aux Allemands qu'appartiendra dans l'avenir l'empire du monde. Mais comment nous y sommes-nous pris jusqu'à présent? Nous avons eu tout à fait raison de commencer ])ar créer des valeurs de culture. Qu'est-ce en etl'et ([uun empire qui, comme celui des Zoulous ou des Tartares, ne fait que ruiner ou détruire le monde, comme leur propre compatriote Byron la dit des Ang-lais : ft Vous asservisse/ , vous dupez presque le monde. » Puis, l'augmentation de la richesse et le progrès des sciences et des arts ayant accru en nous le sentiment de notre valeur, nous avons souhaité une extension de notre champ d'activité. Dans ce dessein, nous avons donné jus- (juà 2)résent une part appréciable de l'excédent de nos i'orces à l'étranger. Nous avons envoyé en Amérique les hommes de 4^, qui voulaient une Allemagne uni liée et une Hotte puissante. Nous avons pourvu impartialement les Japonais, les Chinois, les Turcs, les Grecs et les Argentins d'instructeurs militaires ; nous abandonnons encore maintenant des milliers de médecins, de docteurs en droit,, de philologues, d'électriciens à l'étranger, et envoyons des marcliands, des artisans et des paysans par dizaines «le mille en Russie, en Algérie, en Argentine, aux Etats- L'nis. C'est un merveilleux moven d'assurer sa domina-