‹ Le Pangermanisme philosophique (1800 à 1914) [microform]Chapitre 113 sur 139 · Le type celto-slavo- germain · texte numérisé non relu

Le type celto-slavo- germain

Ranke — dans son traité de « l'Homme » (page ^Ç^&) — écrit : « Dans l'ensemble donc les deux types physiques principaux : cheveux blonds et tête allongée, cheveux bruns et tète courte, sont à peu près également répartis. » Plus loin (page 267) : « La science de l'archéologie préhistorique et celle de la morphologie du crâne ont été enrichies d'une importante découverte par Ecker et Lindenschmit. Ils ont démontré que les peujjles migrateurs.

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que les Germains des grandes invasions (rHistoire nous les dépeint avec des yeux bleus, les cheveux blonds et la peau blanche) avaient presque exclusivement les crânes allongés; les restes retrouvés dans leurs sépultures en font foi... y>

Nous obtenons ainsi le tyj>e du Germain caractérisé par la tète longue et les autres signes distinct! fs déjà énumérés; les observations faites de nos jours sur un grand nombre d'Allemands, de Slaves, de Scandinaves sont toutes concordantes et nous amènent à la conception du type de VHomo europaeus (ou Européen du Nord). Sous ce nom on comprend la race qui, aux cheveux blonds, aux yeux bleus, à la peau blanche, unit un crâne allongé et une haute taille. Cet Européen du Nord correspond dans son essence à notre conception du Germain. Cette race comprend aussi les individus qui en présentent les traits essentiels et qui se rencontrent parmi les Slaves, les Néo-Latins et autres peuples. La race slave et la race celtique dans toute leur pureté appartiennent aussi à ce type.

A quels éléments l'homme du Nord doit il de s'être modifié et d'avoir évolué vers le type brun? Vircho^v prétendait que cette modification était due aux éléments « celtiques » et son opinion n'était pas tout à fait dénuée de fondement, si nous accordons à ce terme encore employé de nos jours, toute son énergie et toute sa valeur. Ce fut, d'après une revue, « l'Anthropologie », un sujet de discussion pour deux savants français ; les Celtes, disait l'un d'eux, présentaient souvent les taches propres à la race mongole, des liens de parenté très étroits devaient donc exister entre ces deux races. On désigne encore aujourd'hui sous le nom de Celtes, des groupes ethniques qui sont loin d'être homogènes. D'après d'anciens auteurs, ils ressemblent aux Germains dont ils se distinguent moins par l'extérieur que par des différences

d'ordre psychique. De même en Irlande, en Ecosse, dans le pays de Galles, où subsistent encore des traces des premiers Celtes, nous retrouvons presque toujours les caractères distinctifs de l'homme du Nord; la race est belle et vigoureuse. « 11 n'en est pas moins vrai, — dit Ranke dans son traité Z)é> r Homme — que, dans l'Europe centrale où l'empreinte celtique est incontestable, le peuple se rapproche plutôt du type brun. » Donc, à l'origine, les Celtes étaient une branche de ce groupe ethnique dont faisaient partie les Germains et les Slaves; cependant ils ont entièrement perdu le caractère de la race primitive à cause de leurs alliances trop fréquentes avec les peuples du tyjie brun. Puisqu'il est nettement établi que les Slaves primitifs, les Germains et les Celtes font partie d'une seule et même race, celle de YHomo europaeus, Chamberlain a proposé de remplacer le mot latin homo europaeus par un terme collectif, le CeltoSlavo-Germain, mot plus expressif, plus accessible à la masse des noninitiés. Ce tableau anthropologique pourrait être complété par des documents historiques et généalogiques ; ils prouveraient que ce type humain est le créateur et le représentant de notre culture qui est par là-même spécifiquement germanique. Il ne peut donc être question de culture européenne que dans la mesure où les représentants de cette culture, disséminés à peu près par toute l'Europe, continuent à incarner le tyi)e primordial dans toute sa pureté.

Afin de mettre en évidence la parenté d'origine, nous ne parlerons plus d'Allemands, de Slaves, de Néo-Latins — ces termes désignant des pénibles et indiquant une communauté de langue et de culture — nous adopterons l'expression Hommes du Nord, ou Celto-Slavo -Germains, c'est-à-dire, Germains, au sens le plus étendu du mot, et celle de Non-Germains. Il y aurait peu d'intérêt à mentionner les caractères de ces peuples non germaniques,

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ils n'ont d'importance qu'au point de vue du croisement de la race. Ils sont représentés en Europe par deux types : 1° l'homme brun, petit, à tête ronde, dont la terre d'origine est dans la région alpine et dans les Sudètes \homo hrachycephaliis alpiniis), type presque toujours altéré par croisement avec la race du Nord; i"" Yhomo mediterraneus, brun, à tête allongée, considéré comme la deuxième branche de ïhomo europaeus, et qui, de tous les groupes ethniques, est le plus rapproché de l'homme du Nord.

L'idée de peuple et de race nous apparaît donc dans toute sa clarté, après avoir jeté non moins de trouble dans les cerveaux des savants et des hommes d'Etat que dans ceux de la masse. Cette rigoureuse distinction de concept nous fait passer du domaine de l'Histoire dans celui des sciences ethnologiques qui traitent de la psychologie des races, de l'hérédité, de la sélection naturelle, et, en général, de la biologie et de la physiologie. Les concepts, peuple et race, ne sont pas équivalents. L'idée de peuple est un concept plus général; elle groupe des indivi«lus de races dillerentes, mais parlant tous la même langue. L'idée de race désigne la consanguinité et ne s'applique pas nécessairement à un groupe d'hommes de même langue.

Ibid.j p. 36-39.

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