‹ Le Pangermanisme philosophique (1800 à 1914) [microform]Chapitre 115 sur 139 · Uoii vient la présente grandeur de l'Allemagne · texte numérisé non relu

Uoii vient la présente grandeur de l'Allemagne

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Le développement de la civilisation de l'Empire est si manifeste et si grandiose que nous n<^ cesserions de nous émerveillc^r, si je laissais parler la statistique...

Nous, la seconde génération, nous qui n'avons pas connu l'ancienne Allemagne, qui avons grandi dans la brusque période d'épanouissement; nous, qui sommes si profondément pénétrés de sa grandeur qu'elle ne nous paraît pas extraordinaire, nous nous rendons compte de cette évolution profonde, lorsque nous considérons l'Histoire la plus récente de l'Allemagne. Pour l'observalear. il n'y a rien de plus merveilleux que l'époque allemande présente, rien de plus gpos d'espoir que l'avenir de notre

I)ays.

Quel revirement total, par exemple, en i)olitique! Ne s'écriait-on pas avec indignation en Angleterre, il y a de cela cinquante ans, que les Allemands devaient se con-

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tenter de lire Schiller et Gœthe, sans s'immiscer dans les affaires mondiales? Qu'est devenu ce peuple que la présomption anglaise et 1 etroitesse de vues européenne ren-

t'uTuse? " '" "*""' "' ' " "''"'=' '° ^PP"»'-^"- '"f— Extérieurement, il est, à la vérité, encore limité ; inténeurement,. c'est un colosse saturé d'énergies latentes, que 1 Univers considèi-e avec envie et inquiétude, car personne ne sait comment et dans quel sens exploseront ces énergies.

Et d'où tiennent ces forces accumulées, cette croissance soudaine? Contrairement à lesprit anglo-saxon notre esprit germanique souvent refoulé sur lui-même' réduit a ses propres ressources par des circonstances politiques défavorables, sans dérivatif dans le commerce industrie, la politique coloniale, donc sans domaine d'act.vite intense, a pénétré dans le laboratoire de la nature- Il a créé dans le silence, grâce à un labeur assidu, des valeurs nouvelles qui n'attendent qu'une conjoncture «vorable pour prendre leur essor. Lorsque cette condition préalable : la fondation de l'Empire nouveau, fut ••oalisee, cette force créatrice nourrie dans le silence longtemps réprimée, que personne ne soupçonnait, se ru J impétueusement sur les choses de ce monde, les saisit et les maîtrisa. Cette force créatrice, ce goût de l'activité sont SI puissants que le cadre de l'Kmpire allemand moderne paraît de nouveau trop étroit; k situation .1 avant la fondation de l'Empire se renouvelle et il nous laut, une fois de plus, recueillir des forces pour un avenir dont la nécessité s'impose.

L'esprit allemand est encore plus vivace en AUema-ne que chez les autres peuples d'origine germanique, pLe que les circonstances politiques nous obligèrent à utiliser notre force d'exi^nsion dans les laboratoires, au lieu de 1 employer à remporter des succès faciles sur des peuples

et des races inférieures. Contrairement à ce qui s'est passé pour les Anglo-Saxons, l'exiguïté de l'espace était pour nous un obstacle, et nous conviait à rentrer jdus profondément en nous-mêmes. Je ne veux pas dire par là que les autres races germaniques n'aient, pendant ce temps, rien donné à la science. Les Anglo-Saxons, grâce à leur situation insulaire, purent, de bonne heure, mettre en valeur la supériorité germanique, utiliser leurs découvertes scientifiques dans l'industrie et dans le commerce pour conquérir la moitié de l'Univers. Nous avons eu beaucoup à apprendre d'eux pour arriver à les égaler; mais, grâce à notre travail antérieur, ce fut rapide, et aujourd'hui l'état de choses semble renversé. La raison en est que, de nouveau, notre situation extérieure restreinte nous contraint à nous déveloi)per plus en profondeur quen surface; c'est un fait historique tout à fait naturel; c'est là, aussi, que réside le germe de notre supériorité future ; cependant, cette situation ne doit pas se prolonger, si nous ne voulons jins nous consumer nousmêmes.

Dans les pays où domine l'influence germanique, une

double énergie apparaît sans cesse :

i« I^ force créatrice de l'esprit (trait persistant de la race germanique) qui nous fournit des moyens nouveaux en vue de la lutte pour la vie;

2° La force créatrice du corps, ou fécondité, génératrice

de vies nouvelles.

En Allemagne surtout, ces caractères sont très marqués. La force expansive et la poussée expansive de l'esprit et du corps sont les deux principes fondamentaux de toutes les questions actuelles.

La force expansive de l'esprit est représentée dans la vie sociale par la force motrice, celle du corps se manifeste par l'augmentation de la population. Il y a action et réaction de ces deux forces et elles sont l'origine des

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nouvelles misères sociales germaniques. La puissance de l'Idée va de pair avec la vigueur du sang. Quelle situation sociale cette double forme de fécondité a-t-elle créée et ces deux mêmes facteurs ne pourront-ils pas, à l'avenir, transformer harmonieusement l'état actuel de la société? Ce que l'esprit créateur allemand a commencé à faire avec le machinisme, il devra et pourra le parfaire par le macliinisme. Allons où nous poussent notre fécondité intellectuelle et physique : à la conquête du monde î

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