La décadence française
Kreitschek (i ) écrit : « La France au moyen âge apparaît, malgré la langue latine, comme un pays essentiellement germanique dont les classes dirigeantes étaient, en majeure partie, d'origine germanique. » C'est i)ourquoi la Révolution française, en s'élevant contre les nobles et les riches, fut un mouvement antigermanique; qui pourra jamais dire combien il y eut de sang germain répandu par la mort des deux millions de victimes de cette époque ?
Aujourd'hui, nous pouvons journellement constater à divers signes extérieurs, et d'après les statistiques, la prédominance des Non-Germains Tant qu'il existera des agglomérations de Germains d'origine plus ou moins pure, ces foyers pourront fournir au pays des Germains sous un masque français (c'est-à-dire de nationalité française). Par leur talent et leurs idées, ils agiront sur la nation d'adoption, mais resteront en communion avec
JOSEPH -LUDAVIG REIMEU
nous. Cependant, plus ces unions avec la race éti^angère se multiplieront, plus ces foyers de Germains presque pur sang deviendront rares, pour disparaître après plusieurs générations. Les croisements de races diminuent les chances de voir naître des génies d'essence germanique.
En présence de l'afflux d'éléments étrangers, le sang germain n'est plus assez fort pour marquer les individus de son empreinte. Progressivement, la nation se soustrait au germanisme, et par là à la collectivité de culture germanique. La France autonome tend de i^lus en plus à dégénérer, à devenir un chaos ethnique franco-néo-latin aux dépens de son fond et de sa teinture germanique. Différentes circonstances viennent encore hâter la dégermanisation de la France : c'est d'abord l'attrait de la vie dans les grandes villes où se déploie une énergie considérable ; de plus, la natalité chez les Germains de France suit une marche décroissante, surtout à Paris où l'empreinte germanique est encore extérieurement très apparente : on rencontrée dans cette ville beaucoup de types de notre race. Mais nous ne pouvons, néanmoins, rien présager d'heureux pour l'élément germanique en France.
Signalons un autre trait de caractère qui se rattache également au manque d'homogénéité de cette race : l'absence de stabilité, surtout en matière politique. Ne vous laissez pas induire en erreur par le mouvement anticlérical actuel, nettement dessiné. Ce peuple est connu pour sa frivolité et son inconstance; la génération actuelle peut supprimer le Concordat, celle de demain le rétablir, voire même ramener les jésuites et la royauté ou l'hégémonie pontificale.
Un mélange de races ne constitue pas un fond solide pour une démocratie, mais pour une démagogie et pour l'absolutisme. La France marche vers un chaos ethnique
et le sang germanique sera bientôt tari, si elle reste livrée à elle-même.
Ibid., p. 99-101.