‹ Le Pangermanisme philosophique (1800 à 1914) [microform]Chapitre 120 sur 139 · Nécessité de fonder une hégémonie mondiale · texte numérisé non relu

Nécessité de fonder une hégémonie mondiale

germanique.

Nous voulons et nous devons créer un Empire germanique allemand, un empire mondial sous l'hégémonie allemande. Pour y parvenir pratiquement, il nous faut :

a) Germaniser les Etats Scandinaves et les Pays-Bas (les dénationaliser dans le sens le jdus faible du mot) ;

b) Il faut décomposer en leurs éléments les jîeuples « non germains », attirer à nous leur essence germanique, la rendre allemande et repousser ce qui en eux est « non germain » .

Par là nous donnerons :

1° Une nouvelle vigueur au caractère germanique du peuj)le allemand ;

2* Nous affranchirons et nous sauverons chez les peuples « non germains » le sang germanique menacé de périr;

3** Nous étendrons l'Empire sans tomber dans Tuniversalisme;

4" Nous ferons retour à la race germanique primitive; en même temps que nous conquerrons des terres nouvelles, nous diffuserons notre race sur des domaines nouveaux; nous aurons ainsi un territoire plus vaste et une race plus pure

Il y a une grande difficulté pratique, en présence des croisements très fréquents du sang germain, à fixer nettement le critérium auquel se reconnaît le caractère germanique. Cette question est très délicate; strictement,

JOSEPII-LUDWIG RKIMKK 3(5(w

d'après la science, il faudrait nous borner aux individus, qui réunissent en eux tous les caractères spécifiquement germaniques. Pratiquement le résultat serait peu satis^ faisant, car de tels individus sont rares chez tous les peuples que nous avons à considérer. Il faut donc adoucir la rigueur scientifique, ne pas restreindre la race aux Germains purs et accueillir aussi les « Germains partiels ». Nous luttons encore à l'heure actuelle pour la conservation de notre race. Que d'autres, dans l'avenir, suivent le progrès de la science et luttent à leur tour pour son degré de pureté et pour sa beauté!

Je ne veux pas anticiper sur l'avenir, je veux simplement enrayer la dégénérescence croissante. Il faut déterminer les caractères des métis germaniques qui seront les futurs habitants de la nouvelle Allemagne; il le faut pour des raisons pratiques et politiques.

Peut-on admettre un principe qui, de par son essence, exclurait des peuples que nous avions l'habitude de considérer comme les ramifications d'une seule race, qui limiterait la race germanique à un seul peuple, qui n'est qu'une fraction du groupement ethnique admis jusqu'à I>résent? Peut-on faire d'un tel principe une opinion po-^ pulaire sans tendre à l'impossible? Je réponds affirmativement, mais je pose les conditions suivantes :

1° Qu'on donne au terme de Germain, réservé seulement aux Allemands, un sens aussi large que possible; 2« Qu'on ne fasse plus de distinction entre tous ceux qui font partie de l'Empire allemand et qu'on étende à priori le terme de civis germanicus à tous les Allemand» de l'Empire. L'Empire étant solidement établi, on examinera avec d'autant plus de minutie critique les autres peuples et nous ferons appel à eux pour <lonncr plus de vigueur à notre race...

Il y a quelque temps, le Kaiser prononça ces paroles i Ciius Ronianm sum, « je suis Allemand ». Je fus un pea

envers nous-mêmes et envers le germanisme, fondement de notre culture et de la civilisation européenne que nous incarnons.

Ibid., p. 125-128.

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