Le César isme futur
Tant que les masses, désormais de pure race, n'auront pas reçu un dressage parfait ; tant que notre civilisation ne sera ni perfectionnée dans ses moindres détails, ni devenue le patrimoine des milieux les plus étendus; tant que subsisteront la démagogie, la bureaucratie ; tant que la lenteur des grandes républiques — dans l'exécution de grands projets — existera, il nous faudra jiour évoluer dans le sens démocratique, un régime qui nous préserve de ces défauts, mais n'enraye pas le mouvement démocratique.
Ce mode de gouvernement n'est pas l'Empire moderne,
JOSEPH LUDWIG REIMEll
mais un césarisme épuré, qui aura su s'inspirer des principes du futur empire germanique allemand.
Pour que le césarisme actuel évolue vers un césarisme épuré, il lui faut lutter contre une résistance réelle qui lui imprimera la direction souhaitée; on réoi^anisera la social-démocratie qui bénéficiera de ce nouveau régime, en renonçant à ses anciens principes.
J'ai conscience qu'en présence de l'impérialisme actuel si semblable à rinijjérialisme féodal et médiéval, j'ai l'air de formuler des revendications aussi invraisemblables que les revendications de la social-démocratie internationale.
Mais, n'oublions j^as qu'un homme sur trois tient le socialisme démocratique pour une utopie, tandis que ses adeptes font de ses principes la base de toute leur activité et de toute leur pensée.
L'invraisemblance dans le siècle du marxisme n'est pas un argument.
Il est inexact de dire que l'Empire est un régime suranné; seule sa forme actuelle maintenue avec opiniâtreté, affirmée tous les jours en public avec arrogance et présomption, est un anachronisme; seul, l'impérialisme féodal, réactionnaire et de droit divin doit disparaître rapidement.
Une époque à qui de si grands devoirs sont imposés, un peuple qui a des plans si vastes a besoin d'un centre fort et idéal, que seul un césarisme épuré peut constituer. L'éducation démocratique, même chez une race aux tendances libérales, est l'œuvre de plusieurs générations.
Pendant cette i^ériode d'évolution, l'impérialisme éj)uré serait la meilleure façon de nous rattacher à la tradition.
Ibid.^ p. 374-37().
LE PA\GEK3IANISME PHILOSOPHIQUE
i3. Conclusion.
A laide de la notion de la race, j'ai replacé dans son Trai cadre le concept erroné d'humanité, qui nous aveuglait sur la réelle humanité. Ce n'est que dans le cadre de l'humanité germanique que cette notion reprend toute sa valeur et toute sa clarté.
J'ai substitué à l'État cosmopolite utopique de l'humanité l'empire mondial pangermanique allemand, l'Empire de la race et de l'humanité germaniques, le seul 4;onforme à la nature et dont j'ai esquissé les caractères <essentiels.
La base universaliste, faussement apjielée internationale des revendications sociales de notre pix)létariat, je la veux voir, enfin, restreinte au seul fondement que la science naturelle nous permette d'appeler véritablement international, à savoir le concept d'une humanité germanique, dont l'évolution a produit notre milieu social et industriel actuel.
Au christianisme universel, impérialiste et ecclésiastique, j ai opposé, en m'appuyant sur les travaux antérieurs de Chamberlain, le christianisme limité de Jésus- Christ, qui a sa source dans l'Ame même; j'ai indiqué au protestantisme l'orientation qu'il doit suivre dans son développement.
J'ai, dans mon chapitre sur la Sélection, fait ressortir la nécessité de veiller énergiquement à la santé de la race, à son développement organique pour nous assurer de l'avenir le plus lointain.
Un monde nouveau s'ouvre à nous; ce n'est qu'eu déployant résolument notre énergie que nous pourrons espérer réaliser notre idéal et nos rêves.
Après plusieurs générations écoulées, une jeunesse.
JOSEPH-LUDWIG REIMER
sanctifiée par ses qualités de race, race fortifiée et ennoblie 2>ap la sélection, consciente des fins auxquelles elle aspire, entrera dans Fan mm mieux préparée que nous à résoudre harmonieusement des questions en suspens, plus puissante, plus maîtresse de l'avenir, grâce à une civilisation plus haute, mais heureuse aussi de son aptitude à une culture semblable à celle de ce peuple disparu dont Gœthe disait : — il parlait des Grecs — « Ils ont fait de la vie le plus beau rêve. »
Ibid., p. 387-388.