Principes de colonisation
A) Les Germains seuls auront le droit de coloniser:
L'acquisition de pays non colonisés est plutôt une nécessité sociale et économique; l'expropriation des Non Germains, une mesure dictée par l'intérêt de la race. Ces deux actes sont d'une égale importance. La colonisation devrait aller de pair avec les besoins des marchés ruraux et avec les réformes sociales réalisées dans le pays.
Je ne m'attarde pas à indiquer les procédés pratiques, je précise seulement le principe général. Il y a deux points où l'on voit clair :
1° La colonisation devra toujours être faite par des Allemands ou par des Germains, à défaut d'Allemands. La i^roportion plus faible des Germains ne parlant pas l'allemand devra se perdre dans la masse des Allemands ])urs; cette fusion est très importante, il faut éviter dans l'Empire futur le morcellement particulariste en Empires germaniques dilférents et parlant une autre langue ;
2** On pourra faire appel aux éléments sex)tentrionaux de r Amérique du Nord et de la Russie, en faisant aux colonisateurs des offres avantageuses à condition qu'ils renoncent à leur langue. Le tsarisme absolu a tout intérêt à céder les Germains épris de liberté et à régner sur la race brachycéphale plus homogène.
Il faut éloigner, en outre, l'Eglise catholique des villages colonisés, favoriser ainsi le protestantisme, pour nous affranchir de l'influence de Rome.
LE PANflERMANISME PHILOSOPHIQUE
B) On ne tolérera entre Germains et non Germains que des unions stériles.
Il faut, pour conserver la pureté de notre race, interdire les unions avec les « non Ciermains ». Xotre intérêt nous commande de ne pas perpétuer leur race indésirable... Il faudrait prendre une mesure qui interdît les unions avec les « non Germains » et les condamnât à la stérilité. Nous avons des idées tout à fait confuses sur le droit que tout être a de se perpétuer, ce droit nous semble commun à tous les hommes, à l'infirme comme au criminel. Nous ne soupçonnons pas les lois du sang et leur importance ; heureusement, une évolution totale se produit dans nos idées, et surtout dans la morale traditionnelle, grâce à l'inlluence des sciences naturelles.
Le célibat de l'Eglise catholique est un parfait exemple historique qui nous prouve que la vie sexuelle peut être réglée artificiellement, que la raison humaine peut intervenir dans la vie des sens en vue de fins politiques, même en prescrivant l'abstinence absolue, ce qui est contre nature. A plus forte raison cela est-il possible quand il s'agit non d'abstinence, ni de privation, mais de stérilité, ce qui est un profit matériel pour l'individu, ce qui le délivre des soucis qui accompagnent la création d'une famille.
Nous aurons accompli un grand progrès, si nous réussissons, de par la législation, à éviter la conception d'êties nouveaux, comme cela se pratique librement et sur une grande échelle en France et dans plusieurs parties de l'Europe.
Le projet, au premier abord, ne semble pas devoir réussir. Cependant notre société progresse dans la voie de la stérilité et de Tavortement, alors qu'elle commet sciemment un crime contre la race. Il ne me paraît donc
JOSEPH-LLUWIG UEIMEH
pas impossible d'obtenir uu résultat tangible grâce à une intervention régulatrice de l'État.
Ibid., p. 167, 160.
Il, Ce qu'on fera de la France asservie.
Je me représente la France asservie et divisée en trois parties, selon sa composition ethnique : i) le Nord et le Nord -Ouest ; 2) le Centre ; 3) le Sud et l'Est.
1 ) Le Nord et le Nord-Ouest comprendront l'Artois, la Picardie, la Normandie; après une période de germanisation plus ou moins longue, ces provinces obtiendront de plein droit la « civitas germanica » et leur intégration dans la confédération de l'Empire. Nous procéderons de même envers la partie wallonne de la Belgique ;
a) Le Centre, dont la population est d'environ vingt millions d habitants, pourrait rester indépendant, conser^ ver sa- langue, ses institutions républicaines, son administration autonome dans la mesure où toutes ces libertés pourraient se concilier avec l'autorité impériale suprême, avec le rôle que devra jouer cette région du Centre comme fraction du domaine économique, avec la diffusion lente, mais sûre, de la langue allemande. Pour conserver les éléments germaniques, qui sont ici encore assez nombreux, pour en faire une sélection lente et les drainer, nous userons de la « civitas germanica » que nous accorderons tantôt à des communes tout entières, tantôt à des individus isolés. L'extinction de la race des « non Germains » serait à souhaiter dans cette région.
L'indépendance que nous accordons à cette partie de la France n'est pas arbitraire, ne vient pas d'une bienveillance sans fondement. C'est une limite que nous nous imposons pour ne pas tout entreprendre à la fois ;
LE PANCiEllMANISME PIIILOSOPIMQri:
3) La grande masse des « non Germains » occupe TEst et le Sud. Le fait qu'ils se groupent à la frontière de l'Empire allemand nous empêche d'annexer les régions qu'ils habitent, comme nous l'avons fait pour le Nord. Nous ne pouvons pas laisser à ces contrées l'indépendance, comme aux pays du Centre. Au lieu de nous borner à y préparer la colonisation, il faudrait, dans ces pays, passer à la colonisation elle-même. Nous ne pouvons pas tolérer, aux frontières mêmes de l'Empire, une race étrangère et dangereuse, il faut pouvoir nous mettre à l'abri des agressions politiques et des haines de race. Par ces colonies nous nous mettrons directement en rapport avec la Méditerranée et l'Océan, ce qui nous permettra d'établir des relations avec l'Amérique du Sud qui doit former une partie du nouveau domaine économique de l'Empire. Tel est le morcellement qui conviendrait à la France ; il ne faudra pas manquer d'énergie pour le réaliser, mais il ne présente rien d'impossible.
Ibid.y p. 1G6-167.