‹ Le Pangermanisme philosophique (1800 à 1914) [microform]Chapitre 131 sur 139 · DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

DE LA GUERRE

Le général vox BERXHAKDI est de vieille famille berlinoise. Il descend de cet Augusle-1 erdinand Bernhardi, fils d'un commissaire royal de justice prussien, et qui fut vers i^tjo Tami et le maître du poète romantique Ludwig Tieck. Du pangermanisme d'aujourd'hui un lieu d'ascendance remonte donc jusqu'au premier romantisme. 11 passe par le nationalisme libéral des années qui ont précédé 1870. Le père du général von Bernhardi est en ell'et le diplomate Theodor von Bernhardi, dont nous avons de savoureux et charmants et instructifs mémoires {Aus dem Leben Theodor von Bernhardi, 8 vol., i8<)3, sq.). Ce diplomate, l'un des hommes les plus intelligents qui aient vécu dans l'Allemagne bismarckienne, fut employé souvent par le Gouvernement prussien pour des missions délicates, officieuses et oflicielles, en Italie et en Russie. Sa culture et son coup d'<iil à la fois économique, militaire et politique le désignaient pour ces missions de conliance, où il a approché tout ce qu'il y a eu d'hommes éminents dans l'Italie de Cavour, dans la Russie de Gortschakow^, et dans l'Allemagne de 1866.

Friedrich von Bernhardi, son (ils, est né à Pétrograd en i8()(i, au cours d'une de ces missions. En i8(5<) il entra au 16*^ hussards, puis au service d'état-major. De i8<)i à 189Î, il fut atlaclié militaire à Berne. De 189} à 1897 il commanda le 2o« dragons à Carlsruhe. En 181)7, avec le grade de colonel, il occupa les fonctions de chef d'état-major du XVI« corps d'armée, corps badois. Est-ce son séjour dans le duché de Bade, où deuv universités, Fribourg et Heidelberg, mais surtout la dernière, s'étaient glorifiées de l'enseignement de Treitschke, qui lui donna de l'inclination pour la doctrine du grand national-iibé-

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