‹ Le Pangermanisme philosophique (1800 à 1914) [microform]Chapitre 132 sur 139 · FRIEDRICH VON BERNHARDI · texte numérisé non relu

FRIEDRICH VON BERNHARDI

bîL^au .r«^,H P^^^^^^'^iste? Est-ce affinité de nature? Ou bien au grand etat-major général, où il a travaillé à établir I histoire militaire de Frédéric U, s'est-il imbu dW Ldition prussienne, que Treitschke n'a fait que formuler T^hlvlvZ ana ysee historiquement ? Il est sûr V les™ c L S j^^^^^^

de S'-'^'ir'' ^.^'^^^'^' condensent à merveille la Sue de Frédéric II, mais, d'autre part, ils se servent des généraH sations mêmes et du vocabulaire politique de Treitschke to ;^n/^^ Bern»^ardifut nommé général-major, et com^^^^^^ toujours dans le corps d'armée badois, la Si' brigade de cavalerie. Le grade de général-lieutenant lui valut d! commander la r division, en 1904. En 1908, il fut mis à la tête du Vile corps

cadre de^;f' ^' '"'"""' ^''^'^^^ ^^ '^^^'^''^' '' ^ P^sse Tu cadre de reserve en 1909.

Les ouvrages principaux du général von Bernhardi sont nés dans sa studieuse retraite. Ils ont fait du général, en peu d'^!

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nrion!^ f^M^ '"'"''"'î "'' ^^'"'. ^'^''''' ^^f^^nft (Notre a.e^ nir, 1911), fut le premier manuel où un militaire récemment

en fonctions fît adhésion publiquement au programm^de L Ligue pangermaniste. Il produisit une sensation immense L ouvrage principal de Bernhardi est cependant tout technique et smtitu e : Vom heatigen Kriege {La guerre d^auiouZ dhm 1912). Cest une reprise plus vigoureuse à la fois et plus me de la tentative faite autrefois par von der Goltz dans le livre de la Nation armée (Das Volk in Waffen). En tenant compte des progrès réalisés par les moyens de commuliications et par 1 armement, Bernhardi essaie de se figurep la guerre moderne. Il n'expose pas seulement la technique de mouvements d'armée, et les formes opératives de l'attaque et de la défense^ Cest une véritable philosophie de la guerre qu 11 nous offre, telle qu'elle pouvait se construire dans la pensée d un des plus instruits et des plus brillants officiers de letat-major allemand avant 1914. Un dernier ouvrage, Deutschland und der naechste Krieg {L Allemagne et la prochaine guerre, 1913,, popularise ces résultats, et, en présence .1^?']^^}^'''' P«^»tiq»^e créée par la guerre des Balkans, prescrit al Allemagne mi programme d'armements et une politique digne de sa mission dans le monde, qui est une mission d hégémonie intellectuelle, morale et militaire.

Dans les idées générales de von Bernhardi, il n'y a rien de neuf. Mais il coordonne excellemmentles idées d'autrui. Le plan de conquête qu'il assigne à TAllemagne ne difïere pas du plan expose par Ernst Hasse, Rohrbach ou Naumann. Comme il offre une synthèse de tous ces plans, et qu'il a montré les moyens de les réaliser militairement, il représente, avec un

talent technique militaire dont nous ne disconviendrons pas, un panfçermanisme intégral.

En défalquant les grandes monographies de rétat-major allemand sur Frédéric 11 publiées dans les Einzelachriften officielles de cet état-major (t. Vli, et auxquelles Bernhardi a contribué beaucoup, tous ses principaux ouvrages sont entre les mains du public français. M. Kmile Simonnot a traduit excellemment Sotre ape/i/r i Paris, L. Couard, 1916). Le lieutenant-colonelJ. Colin et M. Ktard ont mis en français la Guerre d aujourd'hui, '2 \ol (Paris, Chapelot, U)i3): enfin VAlleinag-ne et la prochaine guerre, traduite et publiée à Paris (1916). Les morceaux qui suivent sont donc en nombre restreint, et ne doivent servir que d'échantillons.

(Notre traduction s'inspire des traductions antérieures, mais ne se confond pas avec elles.)

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