ne peut y avoir de tribunal d'arbitrage
entre les Etats.
C'est une lutte incessante pour la possession, pour la puissance et pour la suprématie qui domine les relations des Etats entre eux. Et le droit n'est, le plus souvent, respecté qu'autant qu'il s'accorde avec l'intérêt. Mais, tandis que, dans la lutte sociale à l'intérieur d'un État, la loi et l'autorité publique interviennent comme pouvoirs régulateurs, il n'existe pour la société des États aucune puissance corres])ondante : il n'y a ni loi valant pour toute l'humanité, ni pouvoir central qui puisse jouer le rcMe d'arbitre, contenant les uns et soutenant les autres. Aussi, lorsque se produisent des conflits d'intérêts inconciliables, il ne reste en dernière instance que la guerre pour remédier à l'injustice, et pour procurer aux forces nationales viables les conditions d'existence nécessaires.
Ibid., p. 59; trad. franc, p. 65.
PiiÉFACE par Charles Andler.
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