‹ Le Pangermanisme philosophique (1800 à 1914) [microform]Chapitre 32 sur 139 · I.K PWGEllMWISMK PHILOSOPIIIOIE · texte numérisé non relu

I.K PWGEllMWISMK PHILOSOPIIIOIE

vio des premiers chrériens, découverts dans ses papiers posthumes et (\m datent de sa période bernoise, ont été suivis I)eu de tem[)s après par les Iraj^^nuMits sur la Consfilufion de PAlleniaii'iœ [Die Vi'r/a>ifinifi>' Ih'utschland^, 1S02); sur Les façons srii'nti/i(/ii('s de amsidcn'i' le droit naturel {Teher die ieissense/iaffliehen Deliandluni>'sarteii des Xatiirree/Us, 1802). 11 s'y joindra plus lard le mémoire sur les Délibérations de V Assemblée des États du royaume de Wurtemberg- \ Verhandlunii-en in der Versammluni»- der Landstaende des Koenii»reiehs Wurttemberi^' in Jahre i8i5-i()); sur le lieforndnll ■unifiais, i83i; \sl Philoso/diie du Droit iiS-Jn) el le cours sur lu Philosophie de /7/i"s/o/Vr « 1822-1 8'5o), dimt nous n'avons par malheur <pie des rédactions d'élèves.

Os onvrajjes sont d un accès direct, ils attesleni condjicn Hegel a su d'histoire et condden il s'est passionne pour la réalité politique contemporaine. Le mémoire sur la (institution de l'AllemaL^Ui exhale la plainte «louloureuse d'un patriote allemaïui. L'admiration de Hegel pour Bonaparte est avant tout un élan «le son àme vers un sauveur tyranni(pie (jui saurait reconstruire l'Allentagne, eonnn<' Napoléon a reconstrnit la I' rance. Il y Tant des méthodes qui n aient rien tl'une morale bourgeoise. Fichte, pour finir, s est réfugié dans le n)a<hiavélisme. C'/est par le machiavélisme (pie Hegel commence. il ne lutil être questitui ici de choisir les moyens. Des mend)r<s gangrenés ne peuvent être guéris avec de Veau de lavande (i). • Il n'y a pas de crinu' à détruire, par tous les moyens <le la force, le crime inexpiable qui consiste à laisser rAliemagne morcelée. 11 faut la force du conquérant, celle d un Thésée ou «l'un Hichelieu, ]>our pétrir la masse allemande. « Le concept et l'intelligence srscitent contre euv une telle méliance qu'ils sont tenus de sejustilier par la force. Alors seulement l'homme se soumet à eux. > La guerre esl donc le seul moyen par hnpu'l puissent s'afilrmer les peu|>les méconnus <hiant aux tlroits particuliers aflirmés par le peuple allemand, aux concepts dont il est \e support et <pi il doit faire triompher, on les trouvera dans hs textes i\\\v nous avons empruntés >i la Philosophie de l'Histoire. Mais pour assurer ce trionqihc, il ne sufiit pas <l un Ktat parlementaire du modèh* anglais. Hegel ne consent |»as à une monarchie <lé|M)ssédée de tout pouvoir réel. L'Ktat est souverain absolu, il ne peut pas morceler celte souveraineté. Kl la collaboration piulementaire elle-nu'ine ne peut être cpi'un rameau de la volonté royah% où cette souveraineté de l'I^tat est conden-

12} Die VerfcLSHiin^ hnitschtands. Dans llegcls .svVm///<//(' U V//.v Kd. Gcorg Lasson, i. Vil, p. ilcJ.

HEGKL 'jo

sée indivisiblement. On sait que c'est là l'idée même de la monarchie prus.sienne d'aujourd'hui.

Lucien Herr écrit avec raison : Il esl incontestable que la doctrine de Hegel dut à la Prusse la rapidité trionq>hante de sa fortune. Klle fut la doctrine oiiicielle et imposée, et luimême ne mit aucun scruj)ule à enq)loyer contre les dissidents l'aulorilé conq>laisante de Ihlat. Mais il n'est jjas exact de dire qu'il mit sa pensée au S("rvice de l'autoritarisme prussien par conqilaisance et par servilité. La monarchie autoritaire et lebureaucratisme de la Prusse restaurée lui apparureiil, sinon comme le signe, du moins comme le régime le mieux adapté aux conceptions politiques qui résidtaient de son système. •>

On lira sur Hegel : Kvhl Roskxkkanz, Ceori*- Wilhelm IIei>'els Leben, 1844; — et du même auteur : l[ei>el als deutscher National jthilosoph; — Hiixuj- H.vym, Ilei^-el und seine Zeit; — la vaste monographie de Kuno Fiscui.ii, dans sa Gesehiehte der neuren Philosophie, t. Ml: — Benedetto Chock, (Un elle è vieoe ciô che è inorio délia Filosojia di Ileo-el, 1907 : — l'article Heg-el dans VAllgemeine deutsehe Pioi»'raphie, t. XI, 1880, par J. E. Erdmann: — l'article Hegel dans la (irande Encyclopédie, t. XIX, et peut-être mon projm' article Hegel dans le Sui)plément du Dietionnaiie dlu'onomie politique, j)ar Li':ox Say ( 1894).

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