‹ Le Pangermanisme philosophique (1800 à 1914) [microform]Chapitre 56 sur 139 · I. Visibles tendances (Taçenir · texte numérisé non relu

I. Visibles tendances (Taçenir

C'est l'AD-leteiTo qui, dans notre siècle, a pratiqué et mené à bonne fin l'activité colonisatrice la plus expansive, qui s'est assuré les iK)ints d'appui formant le réseau le plus complexe dans le monde entier. Mais si, déjà dans le passé, on peut remarquer que la politique anglaise, tout dahord préoccui)ée de se créer des points d'appui aussi nombreux que possible, a travaillé ensuite de plus en plus à rattacher à ces points d'appui des territoires plus ou moins grands, puis à les réunir et à les arrondir, la politique britannique de l'avenir apparaît

nettement comme une tentative de large envergure pour arrondir les territoires possédés.

Nous avons vu comment l'Angleterre, après avoir pris pied dans l'Amérique du Nord, voulut s'étendre de l'Atlantique au Pacifique, comment (41e a fait passer sous sa domination tout le cinquième continent, et nous la voyons encore, toujours active, joindre, en Asie comme en Afrique, de nouveaux territoires aux anciennes possessions. Le but dernier, avoué dès le milieu du siècle précédent par des liommes d'État anglais, est mis nettement en lumière par tous les événements récents qui se sont produits sur la scène du monde. En Asie, c'est l'extension de la domination britannique sur toute la partie méridionale du continent. Pour l'Afrique, l'impérialisme britannique a frappé comme mot d'ordre la formule : du Cap au Caire. A la limite de l'Atrique et de l'Asie, ces deux empires britanniques de l'avenir, ardemment convoités, se touchent; le projet qui va du Cap au Caire rejoint celui du Nil au Yang-tsé. De Cliypre à la Nouv^elle-Zéhlnde, du Nil au Yang-tsé d'un coté, du Nil au Cap de l'autre côté, s'étend l'empire de l'avenir, dont les hommes d'État anglais rêvent non depuis hier ou -aujourd'liui, mais depuis des dizaines d'années. Pas à pas, la Grande-Bretagne a reculé les frontières de ses possessions de l'Inde, d'abord et durant plusieurs décades en lutte continue avec la politique russe; puis, lorsque le colosse russe eut été suffisamment aflaibli et humilié par le petit allié de l'Angleterre, avec rassentiment apparent <ie la diplomatie russe; de nos jours, toutefois, l'avance prudente, mais ininterrompue de l'Angleterre sur les « glacis de l'Inde » menace de porter quelque peu atteinte à cette bonne intelligence.

Il y a plusieurs années déjà que l'Angleterre traite le golfe Persique comme une « mer britannique » ; et de nos jours encore, elle poursuit la tactique qui consiste à

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LE PA.XCIEKMAXISME PHILOSOPIIIOIE

soulever les tribus arabes contre la domination turque: en même temps elle clierche à pénétrer économiquemenî en Mésopotamie, à emi>ècher le développement des intérêts allemands, et, par ces divers moyens, à tout préparer pour combler les lacunes qui existent, dans son Kmpire mondial, entre l'Inde et l'Kgypte. D'autre part, l'Australie est char-ée d'un travail de mine dans les îles océaniques, entre autres dans la partie non britannique de la Nouvelle-Ciuiuéc, où opère l'actif parti australien. Si la . route de l'Australie à Singapour est encore coupée par les possessions bollandaises, 1 obstacle est relativement faible : que pourra bien faire, en eifet , la petite Hollande, si l'Angleterre lui inspire à un tel point la crainte de TAlIemagm' qu'elle n'ait plus qu'à placer ses colonies sous la gracieuse « protection » (ie la (h-ande- Bi'ctagnc ? '

Les Anglais veulent rendre inexpugnable leur position dans rinde, eu la fortifiant et eu l'étendant de tous côtés, vers le Nil et vers le Yang-tsé : mais cette tentative, par trop considérable, peut facilement se retourner contre eux, et attirer sur celle position un danger sérieux et grave. Par ses agissements, l'Angleterre éveille ellemême les intelligences dans le monde de l'Islam et dans celui du bouddhisme, et plus elle voudra avancer, plus grandes seront les résistances qu'elle suscitera dans ces esprits. La (irande-liretagne joue gros jeu en essayant de réaliser ses rêves d'avenir.

Le projet des impérialistes anglais de relier le Nil au Yang-tsé est resté plutôt à l'état de rêve inavoué; il a été poursuivi sous main, à des endroits dillérents, avec (<ps moyens variés et à des époques diverses. Par contre, on n'a fait aucun mystère du projet (pii tend à relier le (".ap au Caire. C'est avec une âpre énergie qu'on a travaillé, au nord comme au sud, à arrondir les territoires possédés. Le plus récent, qui n'est sans doute pas Je

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ilernier, des procédés violents employés pour y parvenir, a été, dans le sud, l'annexion des États libres sud-africains aux territoires que Rliodes avait depuis longtemps étendus et reliés les uns aux autres au nord de ces États, et dont le complément naturel serait, au sud, la colonie portugaise de Mozambique. Au moment de la révolution en Portugal, la question de ses colonies a été encore une fois débattue de diverses manières ; il semble bien que leur destin soit d'être un jour partagées [)our arrondir les cidonies étrangères contiguës. Si l'on y regarde de plus près, on sera bien obligé de convenir, en elfet, que l'Angleterre a déjà en poche les meilleurs morceaux, et cela en dépit de la convention aiiglo-allenian<k» sur leur i)artao(' ('•ventuel. Les meilleurs ports sur le littoral portugais de l'Afrique orientah', Be'ira et Delagoa-Bay fLourenço- Marquez), sont déjà plus anglais que portugais ; Beïra est le port naturel delà Rliodésia se])tentrionale et des mines de cuivre du Katanga, dans le Congo — ])rovisoirement — belge; Delagoa-Bay est le port naturel du Transvaal. Sur h' littoral occidental, la ligne anglaise du Katanga traverse la colonie portugaise de l'Angola. Subsidiairement, l'Angleterre s'intéresse aussi aux possessions insulaires du Portugal en Afrique : aux îles à cacao de Saint-Thomas et du Prince, situées en vedette d(»vant le Camennin allemand, et, en particulier, au triangh' d'une extraordinaire imiMjrtance stratégique pour l'Océan Atlantique, dont les sommets sont : Lisbonne, les Açores (Madère i et les îles du (^ap-Vert. Au nord du continent africain, à Fachoda, la Crande-Brelagne a définitivement repoussé les Fran(;ais du Nil, api-ès un siècle d'efi'orts inutiles qu'ils avaient faits i>our s'établir en Egypte. Fn contournant l'Abyssinie, elle a trouvé un débouché sur l'Océan Indien, et Ta soudé au reste de son domaine dans l'Afrique septentrionale.

La haute valeur que la Grande-Bretagne attache à un

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encerclement métl.odique des pavs reliant la Méditerranée à lOcéan Indien a été surtout mise en lumière par la construction de la li^e de l'Ouganda. Cette ligne en communication ave.- le Nil et avec les voies Terrées qui en sont le complément dans les parties non navigables marque clairement la volonté de créer dans le Nord-Est de l'Afrique ,.n système de voies de communication 1 lus 1 Angleterre cherche à enserrer puissamment tout à lu fois le golfe Arabique et le golfe Persique, plus le lien géographique existant entre le projet du Nil au Yang-tsé et celui du Cap au Caire devient visible. Le principal obstacle, qui entrave encore la réalisation de ce dernier projet, se présente sous la forme de la colonie allemande .le 1 J-.st afrùain et de l'Ktat belge du Congo. IVAngleten-c essaya de le surmonter: tout d'abord par les ellorts de Ceci Rho.les qui t.-nUi d'obtenir laequiescement .le 1 AUemagne au passag,-, à travers l'ivst africain alleman.l .le la ligne .lu Cap au Caire; pui.s par l'attitude .le la' politique britannique vis-à-vis de l'Ktat du Congo Elle nest pas en.-ore arrivée à ses fins; mais ses regards restent fixés sur l'hint.-rland ,lu Congo et sur la région «les lacs de r.\fri<|ue centrale.

Geogroplàsche Abrundungstendenzen in der

WeltpoUtih (Tendances à s'arrondir géo-

graphiquement dans la iiolitique inon-

<liàle\ ,lans Geogmphische Zeilschrift,

t. XVII, i.jii, p. J.J,.

a. Le» sp/ù-res dintérrls des peuples européens.

En ee qui concerne les principales forces d'expansion dans la politique mondiale actuelle, nous arrivons au

fc.bleau suivant, dans lequel les sphères d'intérvts mor- .lent bien souvent les unes sur les autres :

V Angleterre, déjà en possession de vastes territoires bien délimités .-n Australie et .(ans la partie s.^ptei,trionale de lAinérique du Nor.l, essaie de rattacher à ses possessions de llnde tout le territoire du Nil au Yang-tsé et de relier les unes aux autres toutes ses possessions aimâmes du Cap au Caire. Parallèlement, l'Australie poursuit ses pr.)jets d'agrandissement sur les ih-s de I ( )céanie. — Les visées du Japon se résument dans la foi- ■iiule : rOcéan Pacilique plus l'Asie Orientale. - Celles •les Etats-Unis par la f.)rmule : l'Am.'rique plus le Pa.ili.pie. - Les aspirations Jiistoriques de la Rmsie t.-ndent a r,.un.r s.ir le .ontinent .le très vastes territoi.vs ave.débouchés sur la BaUi.p.c, la Mé.litérranée, h- Pacifique et l'Océan Indien. - La France, ainsi que nous l'avons deja vu, travaille sans relâche à arrondir un graii.l Fmpii-e colonial dans l'Afrique du N.)r.l.

Ces f. rces d'expausi.m, non seulement se heurtent ••■"tre elles, mais se heurteront très probabl.-ment dans I avenir à des obsU.cles toujours plus grands, provenant aussi .le forces qui, dans la politique mondiale, sont t'iicore assoupies.

Lorsque, vers la fin du sièel,- précédent, nous avons .ommeneé à nous familiariser avec li.lé.- d'une politique mon.l,ale, la vi.-illc notion .le la politique des gran.les puissances européennes était encor,- f.,rt,.ment ancrée en "ous. Il a fallu .le graves év.^nem.-nts pour nous faire von- ,-lairement que la p.,litiqu.- mondiale n'est plus exclusivement dirigée par les grandes puissances européennes. Avant que les ÉUits-Unis .-ussenl, .-n ,.S.,^ d'un '•apule cou,, dépée, enlevé à une ancienne grande puissance .-uroj.éenne son importan.-e .le l'autre cHé de li "■er, ayant qu'ils eussent manifesté leur propre fendan.-è •■vpansionniste ,kns les eaux américain.-s et le Grand

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Océan, le Japon avait, en iH<)4, par sa victorieuse agression eontre la Chine, attiré Tattention du nioutle ; il lui avait montre que non seulement l'Amérique du Nord. mais aussi l'Extrême-Orient prétendent entrer dés<u*mais en lif;ne de compte dans la politi([iuMnondiale. D'ailleurs, la rapidité avec laquelle les guerres sino-japonaise el his[)ano-américaine se succédèrent, prouva justement ([ue les vasttvs territoires cotiers el les innonihral)les iles du Paeilique sciaient à l'avenir, bien loin <le la terre d'Euixqie. l'objet de grandes luttes.

Si les grands succès remportés i^ar le Japon sur la Russie ont pu n<uis amener à nous exagérer \v péril que [)résente le Japon comme concurrent dans la politique mondiale, en i-evanclie la future force agressive de la (]hine n'est \ms estimée à sa juste valeur. Il est vrai que dans cet Empire, toutes les ibrces rermcnlent encore sourdement, et la place qui <levra être faite plus tar<l à la Chine, comme facteur dans le problème mondial, tiépend d'une évolution intérieure qui demandera plusieurs années.

L'époque présente, avec toutes ses transformations, a fait surgir ilans l'éternel k homme malach' » du Bos phore une puissance dont, en gé'uéral, on tient compte aujourd'hui, ilans la ])olitique internationale, autrement ((u'on ne faisait il y a encore quelques années. Les dis eussions sur la possibilité de faire «entrer hi Turquie dans l'un des deux grands groupements euro[)cens en foui assez foi; en particulier les pré'oecupations anglo-franvaises au sujet d'une triple alliance austro-germanoturque. D'ailleurs le monde mahoinétan donne depuis <[uelque temps à rélléchir aux puissances mondiales, et les diplomates prévoyants ne négligeront plus doréna vaut ce facteur des futurs [>roblèmes de la politique mondiale. A ses cotés se place le monde bouddhique. Sur une large zone se succèdent ainsi, du Japon à travers

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l'Inde el n%yi>te jusqu'au Maroc, de nombreux foyers <l agitation et personne ne sait ee qui se produira plus

lard sur ces tcri'itoires.

Ibid., |i. i(( et II.

rnttitude de lAllemannc et de VEurope centrale.

Nous n'av.ns pas tei>u .«m,,!.. j„squ'i,i .le la .vsistaïue <|ue doit op|„.sci- l'Europe centrale à lexpansio,, des autres grandes puissances, cfuand celles-,.! pénètrent dans des Etats jusqu -ici indépendants.

i'ins .s'afdrnient sur le jfran.l inaivl,.= mondial les ellorts ,Ie quel.,aes puissances pour ctal.lir leur monopole exclus. 1 et pour fermer ainsi à la ifbre con.urrcnce des pavs officiellement autonomes, j.lus un j-avs doué d'une lorce naturelle d'expansion économique telle qu'est celle de l'AUemajfne, plus ce pavs, qui d'ailleurs n'a point I intention de suivre la même i^litique, doit se préoc- ' uper des manifesfc.tions économiques dans les régions "llrant encore à la concurrence internationale .les «îroits -gaux; il doit veill.-r à j^uvoir en tirer ce qui est iie.essaire pour compléter sa pro.luction, .-t à ne laisser .•cstr,>„ulre ni les fa.ilités da.cès, ni la puissan.e d'absorption, .les ma,.el„-.s restés libres <-t autonomes Plus ..nportants .-ncor.- qu.- tous les territoires situés par delà les mers, .lans les conlinenls élrang.-rs. sont les pays situes plus près ,1e nous, avec lesquels nous pouvons n-st,r en ,ommuni,ation mèm,- si des conllit.s armés menaçaient nos p,.rts du blocus.

i;n premi,.r lieu, nous avons à considérer nos .«^««ms avec l'Ori,>nt, à travers l'Autriehe-Hougrie. La que.stio„ a Orient, après avoir été longtemps le graïul problème l'oUtique ,-n Europe, s'est trouvé,, ensuite relé!,'uée pour un certain temps au se,ond plan par les événements nou-

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veaux siirvonus sur le théâtre mondial; mais, dans un avenir prochain, elle s'imposera d(» nouveau avec toute son importance.

Les Balkans sont, en Kurope, le pays le [)lus exposé aux remaniements géographiques ; c'est la contrée où vit le mélange de races le plus varié; c'est eniin la plus arriérée au point de vue civilisation et stabilité des frontières. En Allemagne, en Autriche surtout, les hommes politiques pangermanistes sont depuis longtemps habitué à considérer l'avenir politique sous l'angle suivant : la puissance allemande, qui grandit continuellement avec l'accroissement dv la [>opulation allemande ne pourra, vu le partage actuel de la terre et vu les Ktats qui sont solidement et sérieusement organisés sur les autres frontières, agir et se dévelo[)per qu<» du coté où elle rencontre la moindre résistance, c'est-à-dire vers le Sud-Est. Mais d'autre part, les grandes dillicultés que suscitent déjà à rAutriche-lhuigrie les luttes entre les diverses nationalités de la monarchie ne semblent pas rendre bien désirables, dans l'intérêt même de la cause germanique, une [)lus grande extension de la puissance autrichienne dans cette direction, car cette extension semble devoir laiic naître des conllits Ae plus en plus nombreux entre les nationalités. Néanmoins l'Empire allemand eut bien raison de l'cster ferme aux cotés de son alliée, lorsque celh^-ci rei>rit, après un long arrêt, sa politique balkanique active.

Vers le Sutl-Est, de nouvelles voies sont ouvertes à la I>uissance expansive de l'excédent des forces allemandes. 11 est particulièrement heureux que cela ait été possible sans faire de la Turquie l'ennemie des deux Empires, et sans laisser liniluence britannique suiqjlanter Tinfluencc allemande à Constantinople. Plus clairement qu'autrefois, le publie commence aussi à se rendre compte que l'avenir de l'Allemagne dépend dans une large mesure du parti

([u'on saui-a tirer des possibilités d'expansion oflertes à l'excédent des forces allemandes dans la direction du Sud-Est. L'Allemagne et l'Autriche alliées, la Roumanie avec laquelle elles sont étroitement liées d'amitié, la Turquie régénérée par une organisation militaire à l'allemande, ainsi que le territoire compris entre le Bosphore et le golfe Persique, qu'on devra ouvrir à une nouvelle civilisation par l'avance de capitaux allemands, lormeront, dans un avenir prochain, un vaste t(»rritoire économique, dont, grâce à des échanges réciproques, les différents pays qui le composent pourront s'alfranehir en très grande ])artie de leur antique dépendance à l'égard du mai'ché mondial. Pour l'Allemagne, il n'est nulle part question ici de conquêtes j)ar les armes, mais seulement de très importantes splières d'action, où elhî pourra s'adonner dans une pacihque concurrence aux ««uvres de sa mission civilisatrice.

C'est ainsi que de la mei- du Nord au golfe Persique, à tiavers l'Europe et l'Asie antérieure, courent les liens dune communauté d'intérêts aussi forte politiquement qu'économiquement. De la mer du Nord au golfe Persique, avec <les [joints d'appui sur la Méditerranée, voilà où réside l'importance, voilà où sont les bases économiques des relations politiques. Toute contre-coalition politique aura en elfet une tâche extrêmement difticile, et peu de chances de succès, si elle a en face d'elle non [dus un pays relativement facile à isoler du marché mondial, mais bien un bloc de pays ayant accès à ce marché par la Baltique et la Méditerranée, la mer du Nord et la Hier Noire !

A cette forte communauté d'intérêts économiques — ba.sée sur la i)ossibilité de léchange des produits les plus importants, grâce auquel les divers ])ays peuvent se comjdéter mutuellement et éviter de graves dangers, même dans le cas d'un vaste conflit — correspond, à

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