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Conditions biologiques de la transmission des

ciçilisations.

Les institutions sociales, tout comme les œuvres de l'esprit et les produits de la technique, peuvent être transmises d'une race à une autre, ou bien telles quelles, ou, le plus souvent, en un mélange bizarre avec des tendances d'autre nature, et propres à une autre race. Dans le domaine des idées politiques et juridiques on I)eut aussi, bien que seulement au sens figuré, parler d'une évolution par la propagation et la sélection intellectuelles. C'est ainsi que le droit romain fut adopté et

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en partie transformé par les races germaniques; c'est ainsi que des peuples parlent une langue ou professent une confession religieuse, œuvre d'une race aujourd'hui éteinte ou qui a dej^uis longtemps abandonné sa langue

et sa religion , c'est j^our cette raison qu'il ne faut pas

regarder comme créations originales d'une seule et même race toutes les œuvres intellectuelles, politiques et techniques d'une société....

Le don d'imiter et d'assimiler d'une façon féconde des éléments de civilisation étrangers, qu'il s'agisse d institutions sociales, qu'il s'agisse d'idées, ou d'œuvres techniques, est lié nécessairement aux qualités et aux dons innés d'une race, notamment quand il faut qu'elle élabore ces idées étrangères et leur donne une forme nouvelle, en harmonie avec son propre génie. L'emprunt intellectuel peut alors activer le développement d'une race sans altérer sa nature intime, et l'amener à un épanouissement que seule et par ses propres moyens, peutêtre aussi parce qu'elle était mal servie par des circonstances extérieures et par les conjonctures historiques défavorables, elle n'aurait jamais atteint.

Particulièrement favorable est l'action de cette contamination psychologique, lorsque les idées, les œuvres et les institutions transmises proviennent de races proches parentes. Rapidement et spontanément les races germaniques s'approprièrent la culture grecque et romaine, par contre, elles ne s'assimilèrent celle des Juifs que sous sa forme hellénisée, et aujourd'hui encore on constate des antipathies germaniques à l'égard de l'esprit .sémitique de l'Ancien Testament.

Klemm et Gobineau ont émis cette idée, que la transmission d'une civilisation supérieure à des races inférieures n'est possible que par un mélange de sang, dans lequel des éléments de la race la mieux douée fusionnent

LUDWIG WOLTMANN

avec ceux des races moins bien douées. Le simple contact économique et psychologique ne suffit pas pour produire des transformations intellectuelles durables. « La puissance des idées se brise contre les bornes organiques de^ facultés naturelles. » Le contact économique extérieur et la transmission psychologique de la civilisation peuvent, chez des races moins bien douées, ne faire que masquer superficiellement la grossièreté barbare, si bien que les coutumes et les idées des peuples civilisés dégénèrent fréquemment chez les races inférieures en caricature.

Ibid.^ p. i57-i58.

3. Distinction entre les races passives et les races actives.

Les recherches de Klemm sur les usages et les coutumes, les monuments et les œuvres d'art, les institutions et l'histoire des différentes nations, l'ont amené à conclure que tout le genre humain se divise en races actives et races passives. Chez les premières prédominent « l'aspiration de la volonté à la domination, à l'autonomie et à la liberté; l'activité et la persévérance, l'élan vers la conquête des horizons lointains, le progrès sous toutes ses formes; mais aussi le penchant à l'observation et à la critique, à l'esprit d'insoumission et de doute ». Ceci se manifeste clairement dans l'histoire des nations que forment les hommes actifs : les Perses, les Arabes, les Grecs, les Romains et les Germains. Ces peuples immigrent ou émigrent, renversent tous les royaumes solidement établis, en fondent de nouveaux, sont des navigateurs audacieux; ils ont une constitution libre, qui a pour condition le i^rogrès continu; la théocratie et la tyrannie n'y prospèrent point, bien que ces nations soient ouvertes au sublime et lui consacrent leurs forces.

LE PANGE11MANIS3IE PHILOSOPIIIQUK

LUnWIG \VOLTMANN

La science, F étude, la foi rem})lacent la croyance aveug^le; c'est chez elles que prospèrent les sciences et les arts, et ce sont ces nations qui ont accompli toutes les grandes choses. L*esprit de ces nations est toujours en mouvement, tour à tour montant ou descendant, mais toujours s'ell'orçant de Tavant. Leur patrie est la zone tempérée, d'où ils sont partis pour conquérir et dominer toutes les autres régions. Leurs colonies s'étendent aux Indes Orientales comme en Amérique, au Cap comme dans les terres de la Mer jwlaire et à l'Equateur. Ils ont parcouru la terre en toutes ses parties et jusques à ses pôles ; ils ont supporté tous les climats, rapporté dans leur patrie des trésors de tous les i)ays. Les races i>assives, c'est-àdire toutes les races autres que la caucasique, se contentent des premiers résultats de l'observation et des découvertes; elles demeurent volontiers dans leur domaine, sans aucun désir d'explorer les régions lointaines. La stabilité est la loi de leur vie; aucune forme libre et personnelle ne se développe dans leurs arts, leurs institutions publiques et 2)rivées. La race active est la moins noHibreuse et c'est celle qui apparaît le plus tard. Les races actives prennent la suite de la civilisation que commencèrent de créer les peuples passifs et elles en assument le développement. D'ordinaire elles laissent le travail agricole proprement dit aux races passives qu'elles trouvent à leur arrivée dans le J)ays, tandis que, pour leur part, elles se réservent les occujîations intellectuelles. Les peuples actifs sont guerriers, artistes, navigateurs ou commerçants.

IbicL, p. !22S-'229.

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