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Le pangermanisme, ses plans d'expansion allemande dans le monde

Les intellectuels allemands, pour disculper l'Allemagne, allèguent les preuves nombreuses que Guillaume II, au cours de vingt-cinq ans de règne, a données de son attachement à la paix. On ne discutera pas ici la sincérité des assurances pacifiques où s'est complu souvent l'Empereur allemand. Nous ne méconnaissons pas qu'en échange de l'Alsace- Lorraine, Guillaume II ne nous ait envoyé plus d'une fois des couronnes mortuaires, des gerbes de fleurs ou des télégrammes de condoléances, quand mourait un maréchal de France, quand périssait un sous-marin français, ou quand il y avait une catastrophe de ballon dirigeable. Le gouvernement français avait coutume, en termes convenables, de remercier l'Empereur de ces courtoisies. Plus utilement, Guillaume II avait envoyé une équipe de sauveteurs lors du coup de grisou de Courrières. En revanche, nous avions sacrifié la vie de plusieurs soldats français, lors de l'incendie du palais d'Été à Pékin, pour sauver l'existence précieuse du feld-maréchal de Waldersee. Nous croyons assez que la diplomatie allemande pendant longtemps n'a pas voulu la guerre avec la France ; ou du moins elle n'a pas voulu que la guerre avec la France fût sa première guerre. N'a-t-elle voulu aucune guerre? C'est là une autre question. Et dans quelquesunes de ces guerres n'a-t-elle pas souhaité que nous fussions à ses côtés? Que nous serait-il arrivé plus lard si, restant à

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