‹ Le pangermanisme, ses plans d'expansion allemande dans le mondeChapitre 2 sur 41 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

l'écart, quand l'Allemagne prendrait à partie nos alliés ou nos amis, nous les avions laissé écraser seuls? et quelle résistance même passive aurions-nous pu encore offrir à quelques-unes des plus indiscrètes ambitions de l'Allemagne? Voilà ce qui a dû nécessairement préoccuper l'opinion irançaise éclairée, quand elle a soutenu, d'une volonté unanime, le gouvernement de la République, décidé à rester fidèle à ses alliances. Mais pour comprendre cet état de l'opinion française, il faut définir les principales de ces ambitions allemandes. Elles sont d'origine multiple. Elles sont des reviviscences d'idées vieilles. Beaucoup ont cheminé obscurément dans des rêves ou des calculs de savants; d'autres ont été prêchées bruyamment dans les réunions publiques; elles sont devenues le programme des Ligues fanatiques dont l'effort d'agitation oa de « régénération » n'a pas cessé depuis vingt-cinq ans. Dans une atmosphère de rêves mégalomanes s'échangeaient ainsi, sans discontinuité, les suggestions ambitieuses. Les dirigeants allemands ont-ils été gagnés par ces suggestions? En un temps où toute l'Allemagne était préoccupée de « faire grand », où la vie berlinoise notamment ne connaissait plus que les proportions démesurées, le gouvernement n'a-t-il pas luimôme encouragé ces calculs d'ambition forcenée? L'histoire, plus tard, aura des preuves décisives. La diplomatie en a déjà; et l'opinion publique peut saisir dès mainlonant des indices certains. Ou a tâché ici d'en relever quelques-uns.

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