MÉTHODES DU PANGERMANISME
11 lui faut plus.
« Home, la première, comme maîtresse du monde, a pu déterminer les formes de pensée par lesquelles a été régie l'existence politique et juridique des hommes qui ont vécu après elle. »
Aujourd'hui, les Anglo-Saxons semblent prendre la place de Rome. La Russie, par son inculture; la France, par sa faible natalité, sont privées de toute espérance. L'Allemagne, elle, n'est pas prête au renoncement :
« La nation allemande seule s'est développée de telle sorte, à côté des Anglo-Saxons, qu'elle semble assez nombreuse et intérieurement forte, pour exiger que son idée nationale ait une part décisive dans le droit de donner sa forme à l'ère future » (1).
La vieille remarque de Heine se trouve vraie : l'Allemagne hait ses ennemis jusque dans leur esprit. Il ne s'agit pas seulement pour elle de conquérir une place au soleil. C'est la pensée slave, française, qu'elle prétend extirper du monde. Max Harden l'a dit, après Alexander von Peez : au siècle prochain il n'y aura plus que trois ou quatre grandes puissances : l'Empire russe, la Chine, le bloc anglo-saxon. L'Allemagne se résignera-telle à être une petite puissance continentale comme la France? Cela ne sera pas dit. Il faut l'Europe à l'Allemagne pour équivaloir aux trois grandes rivales. La France seule fait obstacle à celle union. Il est nécessaire qu'elle cède ou soit vaincue; pourquoi ne céderait-elle pas?
€ La Grande-Bretagne et l'Amérique du Nord tendent à former une communauté d'intérêts. Sur deux Océans, les Anglo-Saxons des deux continents se groupent pour l'unité du vouloir. L'hégémonie de la race blanche leur appartiendra, si nous n'apaisons pas le vieux conflit. Unis aux Français, nous serions invincibles, sur terre et sur mer.
« Nous sommes en mesure d'offrir aux Français plus que toute autre puissance : la garantie d'un grand Empire africain; la possibilité de diminuer les dépenses pour l'armée et de consacrer les excédents aux constructions navales; des placements
(1) Paul Rohrbach. Der deutsche Gedanke in der Welt, p. 7.