‹ Le pangermanisme, ses plans d'expansion allemande dans le mondeChapitre 4 sur 41 · P REMIERS SYMPTÔMES DE PANGERMANISME · texte numérisé non relu

P REMIERS SYMPTÔMES DE PANGERMANISME

L'Allemagne veut fonder une union douanière et militaire des États de l'Europe centrale (1).

./ Parce que dans les dernières annéeâ du régime précédent (c'est-à-dire du règne de Guillaume I"), il n'y avait pas eu de litige avec la Russie, on croyait en Allemagne qu'il ne pourrait plus jamais s'en produire à l'avenir; et parce qu'il avait été possible, pendant un temps, de laisser l'Autriche-Hongrie pourvoir elle-même à ses affaires orientales, les choses devaient en rester là à tout jamais > (2).

La moyenne opinion cultivée en Allemagne, admettait comme programme et comme limite de l'action allemande en Orient :

« \° La porte ouverte sur les marchés de la péninsule balkanique et des garanties contre le débordement russe;

« 2* A la rigueur, une mainmise sur la Serbie, qui la faisait entrer dans la sphère d'influence de la puissance et de l'économie autrichiennes.

« En dehors de cette limite, on ne voulait pas engager l'Empire. Les transformations de la Bulgarie ou de la Roumélie du Sud, pensait-on, « ne nous regardent pas, nous autres Allemands > (3).

Or c'est ce vieux préjugé libéral, dit von Eckardl, qu'il fallait déraciner :

« La vieille Prusse, qui luttait pour les assises de son existence, pouvait considérer la Russie comme une alliée naturelle, parce qu'elle était entourée d'ennemis et de jaloux, et parce que l'Empire ascendant des tsars lui fournissait un appui approprié contre l'arrogante monarchie des Habsbourg.... Les intérêts de l'Empire allemand doivent être évalués d'après des idées diiïércntes et plus élevées (i).

de longiiPR années, entre de telles mainfl. On comprendra mieux auBSl do la sorte les manircslations récentes des prol'eHHeurs Adolt von Harnack et OstNvald, et la longue et liaineiiBe propagande du

Êrofesscur Schicniunn. Ils sont tous, eux nu^si, des MlcninndH de la altlque.

(1) C'est noua qui ajoutons ce litre, -fl ne flgure pas dans le texto de JuHua von Erkardt, main résume parfaitement sa pensée, (î) nfrlin-WimUom, p. 38.

^^) Ihi.l., p. iO.

(4) IbU., p. M.

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