CONCLUSIONS
L’immobilisation plâtrée est une méthode précieuse pour éviter ou traiter l'infection des plaies, à la condition essentielle d’en respecter les indications et les contre-indications. Elle a comme complément habituel, mais non obligatoire, le pansement rare.
Le pansement plâtré n’est pas un procédé brillant, donnant des résultats rapides, comme la suture primitive ou retardée. Il n’est à envisaser que lorsque ces méthodes sont inapplicables.
Son emploi est encore restreint par des contre-indications précises. Il faut insister sur ce fait. Il est dangereux de demander à un procédé plus qu’il ne peut donner.
Dans les plaies des parties molles, on immobilisera sous plâtre les plaies graves, souillées, étendues, avec destruction musculaire, les plaies
TT impossible à exciser complètement, ou impcssibles à suturer sans traction, après excision, les plaies dont le traitement a été retardé, ou qui doivent subir une évacuation immédiate : en résumé, les plaies ne bénéficiant pas d’une su-
ture primitive ou retardée.
On ne doit jamais plâtrer immédiatement une plaie menacée de gangrène gazeuse. C’est le cas lorsqu'elle a été excisée très incomplètement, cu très tardivement, et lorsqu'il y a une grosse lésion vasculaire. Le pansement rare sous plâtre ne sera alors appliqué que secondairement, après une mise en observation prudente de Ïa plaie.
Ces contre-indications sont presque aussi sévères que celles de la suture primitive. En cas de doute, on s’abstiendra. Le blessé ne doit pas courir de risque. Gardons la hantise de la gangrène gazeuse.
Dans les fractures de guerre, le pansement plà-
tré devient la méthode de choix, à l’exclusion
de la suture primitive, trop dangereuse.
Là encore, la menace de gangrène gazeuse contre-indique le plâtrage immédiat. Il en va de même pour l’impossibilité de maintenir une réduction correcte, Dans tous ces cas, le plâtre
cède provisoirement la place à l’extension continue, et sera appliquée secondairement .
Dans les plaies articulaires, la suture synoviale immédiate, ou à défaut, retardée, reste la méthode de choix. L’immobilisation est toujours indiquée; le plus souvent, on la réalise par un plâtre fenêtré. Lorsque la plaie est pansée à plat, et aussi après une résection, le pansement rare sous plâtre s’impose.
A côté du traitement plâtré proprement dit, il faut placer le plâtre de transport, destiné uniquement à améliorer les conditions d’un voyage à longue distance, dans les cas où les appareils
- usuels sont imparfaits. Les indications en sont larges; des plaies suturées peuvent en bénéfi-
cier.
L’excision totale des tissus contus est une condition du traitement. Elle doit être aussi com-
‘plète que pour une suture primitive et aussi
précoce que possible.
L’hémostase doit être parfaite. Le pansement doit être perméable, il faut rejeter l’usage des corps gras, du coton cardé. |
En cas de fracture, une réduction parfaite est indispensable. Le plâtre ne sera appliqué qu’à cette condition.
0e L usage de ne rune n est nullement in- | dispensable. On l'emploie de préférence pour , la racine des membres. Le plâtre à fente est plus | à 0e pratique pour les extrémités, et plus sûr JTors- Le à 7 que le membre est œdématié ou menace de let devenir. Le plâtre fenêtré peut être utile, mais il a l’inconvénient d’amener à faire des panse- 0 ments dans des conditions médiocres. | Dans tous les cas, on doit voir les doigts ou les orteils. Le plâtre doit être fait en position de fonction.
10. Les soins post-opératoires sont très importants, à par suite de la difficulté de la surveillance locale.
On se basera sur la température, les signes subjectifs fournis par le malade, l’aspect des extrémités, parfois la polynucléose sanguine. Le plâtre sera gardé jusqu’à ce que tout danger de poussée infectieuse soit passé, et en cas de fracture, jusqu’au début de la consolidation.
Le traitement ultérieur varie suivant les cas : pansement rare, ASSUME cure à l’air libre, suture ou greffe.
IL. Les Lente sont excellents. Le pansement rare sous plâtre évite l'infection, . permet aux plaies * de ‘se combler: et de se cicatriser, avec où sans
greffe ou suture tardive, aux fractures de se con- - solider rapidement et en bonne position, sans -ostéite, aux plaiës articulaires ‘non ‘suturables
d'évoluer aseptiquement.
Si la plaie était infectée, il fait disparaître les phénomènes lymphangitiques, refroidir les ostéomyélites fracturaires, les arthrites suppurées et simplifier le pronostic des interventions secondaires.
De plus, les évacuations à longue distance sont singulièrement facilitées.
Faute d’un choix exact et prudent des indications, faute d’une application correcte et d’une surveillance étroite, le pansement plâtré exposerait la plaie à des complications immédiates : gangrène gazeuse, secondaires : décollements suppurés, arthrites tardives: cals vicieux, raideurs articulaires, troubles trophiques.
Pour terminer par une appréciation générale, citons encore Leriche : « La méthode du pansement rare sous immobilisation plâtrée, parfaite dans les fractures épiphysaires, ou diaphysaires non suturables, n’est qu’un pis aller d’ailleurs excellent pour les plaies des parties mol-
le quand les blessés doivent être « so ni
évacuation de longue durée, l’i Fate ation goureuse étant une des conditions essentie éd de la stérilisation des plaies, ou du maintien de de a leur asepsie. » A
Vu le Doyen: Vu le Président :
TIFFENEAU. 2% Mocquor. | n" EE Vu et permis d'imprimer À
| re Recteur de l’Académie de Paris :
D Roussy.
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FREE * NT Ve D HE x + : , Nous ne donnerons que la liste des travaux que nous
avons pu consulter, et non une bibliographie complète, Il y manque en particulier les publications étrangères. Qu’on +: veuille bien nous en excuser : notre travail a été fait aux De -
Armées.
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F. ment des plaies des membres à propos d’observations
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