JE
3° la nécessité d’utiliser un pansement perméable à l’air et aux sécrétions, alors que les blessés avient été pansés aux compresses vaselinées, usage considéré comme dangereux par Leveuf, comme nous l’avons dit;
4° la nécessité d’une surveillance extrêmement sérieuse, d'autant plus serrée que nous avons vu la latence des complications infectieuses chez les blessés plâtrés.
Nous ne voulons nullement critiquer les chirurgiens espagnols. Au contraire, nous demandons, pour donner leur valeur exacte aux résultats de leur expérience, qu'on veuille bien ne pas oublier dans quelles conditions lamentables ils ont été obtenus: afflux de blessés, services débordés et désorganisés, armée en déroute, nécessité d’évacuations massives avec des moyens de fortune et sans surveillance possible. Nous croyons qu’ils ont eu fort sagement recours à la vieille méthode traditionnelle de Lyon, suivant les termes de Leriche. Elle a permis à leurs blessés de voyager sans douleur, sans fièvre et pour beaucoup, sans complication sérieuse.
Ces résultats ne peuvent être considérés comme mauvais, et aboutir à la condamnation d’une méthode qui a montré là des avantages très importants.
Ils sont, au contraire, précieux pour cette méthode, puisqu'ils en précisent les dangers et montrent les fautes à éviter.
Ils nous aident ainsi à formuler nos conclusions.
Le: