‹ Le panslavisme et l'intérêt françaisChapitre 36 sur 67 · LAVE DE TBAGUE EN · texte numérisé non relu

LAVE DE TBAGUE EN

tiles signatures, parmi 1 It celle du prince Lubomirski gnat galicien ^tait ua des rares d^fendu le syst^me T^d^raliste indu de s^rieux s^rieui senrices ribu€ notammentala fondation jnaise de Gracovie. Jean Do- 3) ^tait un publiciste tr^s actif e nombreux journaux de Lwow

encore I'adh^sion d'un comte (F^sentant de la c6l6bre famiile e compte duquel nous n'avons

renseignements particuliers.

es ajout^ea le 12, nous nolens 1 comte Kolovrat-Krakovsky ipartenait ^ une vieiile famiile

fut Iraduite en illyrien, c'esl-4- ,e. Le mot illyrien ^tait ators & is 4 I'y voir revenir lors de I'or- ■•e de ce groupe politique qui ilque jourun Etat de douze mil- Elle fut ^galement traduvVe ©^ de Lusace et en alleiiia.ii&.

e avec enthousiasme. i«. \\ to'*' urnal polonaig j^e I*f^^T\% ^ il convienl d^ (.^V*^^^"*^ ■*>s. Seul un q ^fe& aV-a.-*^ des peupu ^S -«©& ^v* ist4. Jusqu-: ^ ^W x%^^^

on de I'Aut^ ^ \e

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s'est efforc^ de maintenir la discorde parmi les peuples pour faciliter la germanisation. »

La Gazette du Paysan^ journal Slovene, qui paraissait k Lublanja (Laybach), ecrivait :

« Chez nous, I'esprit national s'est ^nergiquement r^veill^. II faut done esp(5rer que beaucoup de z^l^s Slovenes se rendront a cette inyitation. Le Congr^s a clairement fait connaitre son triple objet : 1° L'integrit^ de rEmpire est garantie. L'antique et int6grale fid^lite est gard^e a Tempereur ; e'estdonc un mensonge et une inf§,me calomnie de declarer qu'il s'agit de s^paratisme, de russisme ou de toute autre id^e avee laquelie les Slaves n'ont rien a voir. 2° Les AUemands ont leurs droits ; les Slaves auront les leurs ; aucune nation ne songera a en opprimer une autre. 3* Les Slaves s'entendront ensemble pour ^tablir leur nationality sur la base la plus solide. »

Les Slaves avaient beaucoup d'ennemis. 11 <Hait evident que Tid^e du Gongr^s allait etre exploits contre eux. Pour r^pondre d'avance aux accusations et aux calomnies, le Comity publia la procla* mation suivante, qui fut r^digee par Francois Palacky, et qui porte la date du 5 mai :

« Nous avons adress6 uii appel a nos fr^res de TEmpire d'Autriche, pour les inviter 6. se r^unir i Prague, le 31 mai, k TefFet de d^lib^rer sur nos int^r^ts communs. Ayant ^gard k nos obligations envers nos compatriotes non slaves, nous croyons devoir nous expliquer clairement et francliement sur les id^es et les principes qui nous ont inspires.

LB COKGR^S SLAVE OS PRACUB I

aNousd^claroDSSolennellementqne r^solua k rester fiddles i, la maiaon d Loiraiiie qui r^gne sur dous en vertu ditaire et des prmcipes constituUc sommes r^solus A. mainlenir I'iQt^g pendaDce de I'Empire par tous let noire pouvoir. Nous repoussons do accusations de s^paratisme, de pai russisme qui pourraienl fitre purines psr des accusateurs mal intenlionn^i

« 2° Noiis d^clarons solennellem n'avons jamais eu I'intention de Fa quelque nationality non slave, ou d nos efforts ont toujours tendu 4 obt naissance et la mise en pratique di droits pour toutes les nations de I'E

« 3° Nous d^clarons enfin que r^soluE a revendiquer dans leur pl4ni qui nous appartiennent en vertu du[ ans 6nonc4, k les d^fendre contre d'oii qu'elle vienne. Done, la r6un nous preparons n'a pas d'autre cans d'aiteindre ce but par les moyens 1< les plus pacifiqueg.

B Notre ind^pendance nationaVe dependent du maiiitien de I'lnu ^i pendance de I'Empire d'Aiitrick -n prise eat dans son essence de • et n'a rien en elle-mSme qui ^^t*^ monde inqui^ter nos concj. hvll Ub6raox des autres national- ^^

Les Slaves autrichjem fri*t«V^

cet appel. Le 30 mai, 159 h6tes ^taient arrives, dont 24 Jougo-slaves, autrement dit Illyriens, 30 Polonais. Le restese comppsait deSlovaques, deMoraves, de Petits-Russes, ou Ruth^nes. La plupart arrivaient par la gare de Vienne et leur arrivee donnait lieu a d'enthousiastes manifestations ; les maisons ^taient pavois^esde drapeauxaux couleurs tch^ques (blanc et rouge) ou slaves (c'est notre drapeau tricolore).

« Les freres Croates, Serbes, Polonais. Slovaques, Petits-Russes et Tcheques parlaient chacun leur langue maternelle et tons se comprenaient, dit una relation dii temps. »

Geci est une illusion nationaliste. J'ai quelque pratique de toutes ces langues depuis plus d'un demi-si^cle. lis ne se comprenaient pas plus que ne se comprendraient dans un Gongr^s panlatininiste des Frangais, des Portugais, des Espagnols et des Italiens. lis se devinaient, si Ton veut.

L'enthousiasme ^tait grand dans la foule ; I'ordre 6tait maintenu par la Svornost (la Concorde), legion de garde nationale, et par la Slavia, legion acad^mique d*6tudiants.

Le 2 juin, arriverent encore 70 adherents.

Ce jour-1^ eut lieu Touverture solennelle du Congr^s :

A neuf heures du matin, les membres se r^unirerit a Thdtel du Mus^e-National qui n'^tait pas encore le splendide edifice que Ton voit aujourd'hui se dresser a Textr^mit^ de la place Saint- Vacslav. C'etait un modeste palais de la rue du Foss6/

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