‹ Le panslavisme et l'intérêt françaisChapitre 37 sur 67 · DE PRAGUE EN · texte numérisé non relu

DE PRAGUE EN

'bunion, Palacky fut i>\u unirski et le po&te croate

SDtS.

i'abord h i'6glise Notrele I'Hdtel de Ville, et 14, pfltres slaves, Cyrille et jIc dit des priftres appro- Puis 00 se r^uQJt dans la lie, d^cor^e des drapeaux es de TEmpire, an milieu d jaune et noir de I'einpe-

i pr6paratoire, sansdoute )as rendu k cette reunion.

•ha, liguraient le Polonais ;iste et philosophe distinakounine qui,enprincipe, oix deliberative.

•rhs, I'historien Palacky, vant :

iraient jamais oe6 esp^rer, 'Valise. Nos frferes slaves, i, se sont reudus en grand use Prague, pOur s'y r^clapour s'y donner les mains srnelle d'amour et de frae volontS i la pr^sidence ■aembl6e, je voua salue, de loin 6*'^^ venus k celle

"Xi-tlO"

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^tes venus des deux rersants des Carpathes, Slovaques, Petits-Russes et Polonais^galementc^l^bres par voire vaillance et vos malheurs, et yous frdres de Moravie, et vous, repr^sentants de notre belle patrie tch^que. C'est le sentiment de la liberty, de Taniour fraternel et de la concorde qui nous a r^unis en cet endroit. La liberty dont nous jouissoDs en ce moment n'est point parmi nous une h6tesse noiiveile et inconnue. Ge n*est pas une plante exotiqiie ; c'est un arbre pouss6 sur notre sol, c'est Tantique heritage de nos ancMres. Les anciens Slaves, tous egaux entre eux devant la loi, n'ont jamais eu la pretention de domiper l^sautres peuples. lis entendaient leur devoir beaucoup mieux que telles tribus renomm^es de nos jours qui, m6me aujourd'hui, ne comprennent pas la liberie sans la domination. Eh bien ! apprenonsleur comment on doit comprendre et respecter r^galite entre les nations. L'objet essentiel de notre Congr^s, c'est de rappeler au monde trouble ce principe naif, mais 6ternel : Ne fais pas a autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fit k toi-m6me. La est la source divine de tout droit et de toute justice. Un grand peuple, comme le n6tre, n'aurait pas perdu sa primitive ind^pendance s'il ne s'6tait divis^, fragments, si ses membres n*6taient devenas strangers les uns auxautres, si chacun d'eux n' avail suivi une politique diff^rente. Ges mis^res ^talent peul-etre n^cessaires pour qu'instruils. par une experience s6culaire, mais cruelle, nous ayons en^n conscience de nos besoins v^ritables. Si nou» sommes rentr^s en possession de noire antique

LR COHGItES SLAVE DB PUACUB EN ISJ

heritage, si uous sommes maiDtenaQt et i devoDs rester libres, nous devons en rendre d'abonl a notre r^veil natiooal, 4 la conscii cequi peutseutnousapporter legalut;QOus en outre remercier notre bienfaisant sou I'empereur-roi FerdiuaDd, qui a voIoDtiers r DOS droits, ainsi que nos besoins, qui les coeur. Nous devons encore rendre gr&ces ai ment g^o^reux qui anime tons les mem] cette Assembl^e, le sentiment de I'amour fi et de la concorde, Le Slave est et sera in' tant que I'id^e de I'union et de la concordt nera dans sob cceur. Sous ues auspices pour nous une ^re nouvelle et glorieuse. I ceux qui, commenous, se sont r^unis k cettt 1^ Concorde I

« Pour moi qui connais les anciennes r les soufTrances de notre race, et qui e d'uncBJI assure les grandes destinies demoi bien-aim6, je m'^crie dans un transpo I'homme de I'Evangile : « Seigneur, tu peu " tenant cong^dier ton serviteur ; car nos " TU le saliit que tu nous as pr^par6 *t ^« ■I monde, la lumifere de la r^v^la-^'**^ " [feuples et la gloire de la race sl*-'^^" ^^

• Messieurs, en vertu de la Tn.Ag\A&^* m'avez confine, je proclame 1' ^^ ^\o.v^ slave, je declare que son drQu ao"*^

dilibtirer an nom de la patj.; ^V . jx ^ UQ esprit de liberty, de coh ^ t,* t

Nous ne pouvons avoir l»/^^v, **

ter ici tout le detail des dA^ v^^^ 0^

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derni^rement k Prague, en un volume qui, dans les circonstances actuelies, ne nous est pas accessible. '

Le premier ofateur, apr^s Palacky, fut le Polonais Lubomirski. Les Slaves, d'apr&s lui, apparaissaient maintenant comme un troisi^me groupe k c6t^ des Germains et des Latins. lis allaient faire plus qu'eux pour Thumanit^. lis ne voulaient pas rendre k leurs ennemis ce dont ils avaient souffert. Ils voulaient s'organiser en f6d6ration. D6ji les Polonais avaient tent6 une f^d^ration^, mais leur projet n'avait pas r6ussi parce qu*il ne comportait pas la liberty absolue. Maintenant, instruits par rexp^rience, ils voulaient r^parer les fautes du pass^.

Parmi les orateurs qui suivirent, je note seulement le nom du Petit-Russe Boriskievitch qui revendiqua les droits de sa nationality alors presque absolument ignor^e.

Je citerai a pen pr^s en entier le discours de Schafarik. G'est la seule fois dans sa vie que rillustre ethnographe et arch^ologue sortit da silence de son cabinet pour aborder k la tribune des mati^res politiques :

u Qu'est-ce qui nous a rassembl^s ici? La crise de trois races 1 Une crise sans exemple dans Thistoire de Thumanit^, un mouvement sous lequel la terre fr^mit et tremble, devant lequel s'^croulent les grants, devant lequel s'6vanouit le pouvoir

1. Lubomirski faisait, je pense, allusion aux rapports de la Pologne catholique avec la Lithuanie russe ou ruth^De, orlhodoxe et uniate.

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