‹ Le panslavisme et l'intérêt françaisChapitre 58 sur 67 · La Sud-Slavie oa Slavie m^ridioiULle · texte numérisé non relu

La Sud-Slavie oa Slavie m^ridioiULle

l'autriche-hong^rie et lbs slaves balkaniques 3i5

pbienne, d' avoir, sous des formes diyerses, adh4r6 ides soci^t^s serbes, la Narodna Obrdna (la Defense nationale) dont nous avons d^ji parl^, la Prosveta (la Culture), les FratemiteSy soci^t6s aiitialcooliques et les Sokols^ soci6tds de gymnastlque. Je renToie poor les details du proems au petit volume que j*ai signal^ plus haut.

L'arrSt a 6t6 proclam6 le 22 avril 1916 apr^s cent soixante-quinze jours de d^bats. lis ont abouti k cinquante-trois acquittements et k quatre-vingtdix-huit condamnatiofis, dont seize condamnations k mort, et quatre-vingt-deux k des peines variant de vingt a deux ans de r^clusion. Parmi les condamn^s k mort il y a quatre- pr6tres, naturellement des popes orthodoxes, c'est-i-dire des Serbes : parmi les condamn^s k la r^clusion il y a quatre popes, plusieurs d^put^s, six docteurs, et une jeune fille (quatre ans de reclusion!). Le premier condamn6 a mort est Miloutin lovanovitch, coupable d'avoir enlev6 le portrait de Tempereur de la salle de lecture et de Tavoir transports dans un cabinet de dSbarras. Nous avons plus haut fait remarquer quel r61e les portraits des augustes personnages jouent dans toutes les poursuites.

Que dirait Anatole Leroy-Beaulieu, ce doux philanthrope, s'il vivait aujourd'hui?De quels remords serait-il assailli? Je crois dScidSment qu'il regretteraif de s'^tre laissS prendre dans les filets de M. de Kallay.

Rappelons-nous la rdponse que le jeune Kober (voyez plus hautp.209)faisaitundemi-si^cle auparavai;it au tribunal de Vienne.

On lui demandait : l^ourquoi vouliez-vous assassiner I'Empereur?

II r6pondait :

A cause de i'oppressioD des Slaves !

Maintenant <;e n'est pas TEmpereur qu'il faut assassiner. C'est l*empire austro-hongrois qu'il faut d^truire a tout jamais, cet empire qui s'est iuf^od^ k la nation prussienne et < qui s'est fait pour la satisfaire le bourreau des nations.

II y a, disait Montalembert, quelqu'un de plus m^prisable que le bourreau. G'est son valet !

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