AVENTURE SEPTIEME
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Le gourou Paramarta continuait toujours d’être soigneux à tenir chaude la partie du corps mentionnée dans la prophétie du brahme pourohita, et dont la froideur devait être pour lui l’annonce d’une mort prochaine. Sur ces entrefaites, il fut obligé d’entreprendre un voyage qui devait durer quelques jours. Il monta donc à cheval et se mit en route, accompagné de ses cinq disciples; mais aucun d’eux ne savait le chemin , et le second jour ils s’égarèrent et furent obligés de reprendre la route de leur mata. Comme ils y retournaient par des sentiers peu fréquentés, le gourou passa sous un gros arbre dont les branches descendaient fort bas; son turban s’accrocha à une de ces branches, et tomba; mais pensant bien que ses disciples qui l’entouraient le ramasseraient sans qu’il fût nécessaire de le leur dire, Paramarta continua sa
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CHUTE DE CHEVAL DE PARAMARTA. 3l3
route eu silence; ceux-ci, de leur côté, voyant que leur maître ne leur ordonnait rien à ce sujet, laissèrent le turban à l’endroit où il était tombé; à une certaine distance, le gourou demanda son turban : Votre turban? répondirent les disciples, nous ne l’avons pas, il est resté où vous l’avez laissé tomber; nous ne l’avons pas ramassé , vous ne nous en avez pas donné l’ordre.
Le gourou les gronda sévèrement sur leur peu d’esprit et leur manque d’attention : Allez vite chercher mon turban, leur dit -il d’une voix colère , et une fois pour toutes , je vous ordonne de ramasser désormais tout ce qui tombera de cheval.
Le disciple Hébété courut vite à l’endroit où était le turban : il l’y trouva encore, le prit et revint sans délai rejoindre ses confrères. Peu de temps après, il s’aperçut que le cheval se disposait à expulser le résidu de sa digestion ; il approche vite le turban du gourou qu’il tenait encore à la main, et reçoit, sans en rien perdre, tout ce que rejettèrent les intestins du cheval. Or, vous noterez que celui-ci avait, la veille, mangé une si grande quantité d’herbes fraîches , qu’il s’en était suivi une diarrhée complète. Lors donc que le turban fut bien rem-