‹ Le panthéon canadien, (choix de biographie.) Dans lequel on a introduit les hommes les plus célèbres des autres colonies britanniquesChapitre 6 sur 26 · EXTRAITS DE QUELQUES MCTIOMÀIBES MODERNES · texte numérisé non relu

EXTRAITS DE QUELQUES MCTIOMÀIBES MODERNES

Bibaud (François-Marie Uncas Maxirailien) LL. D. born in Montréal, Canada, November 1824-, Law Professor iju the Jesuits'College, Montréal, a distinguishedgCanadian vvriter. Among his nnmerous works are the follawing : Six Jndian Biographies in the Encyclopédie Canadienne, 1843, sixty four articles in the Mélanges Religieux of Montréal, 1845, Biographie des Sagamos Illustres de l'Amérique Septentrionale, Précédée d'un Index de l'Histoire Fabuleuse de ce Continent, Montréal, Loveli & Gibson, 1848 Svo ; Cathéchisme de l'Histoire du Canada à l'usage des Ecoles, Montréal 1853 18mo &c, &c. (•)

(•) t( M. Maximilien Ribnud, LL. D. f Professeur en Droit, a fait un début marquant dans le monde littéraire par ses publications. Nous avons de lui : Biographie des Sagamos Illustres de l'Amérique Septentrionale, Précédée d'un Index de l'Histoire Fabuleuse de ce Continent ; «Supplément aux Travaux sur l'Histoire du Canada ; Dictionnaire Historique des Hommes Illustres du Canada et de l'Amérique ; Essai de Logique Judiciaire. Nous recommandons la lecture de ces ouvrages ; ils montrent de la recherche et des connaissances des lois de la critique. Sa résidence est au numéro 8, rue St. Lambert, Mon'réal.— Zender, Aimafiach et Directorium Français des Etats-Uni*, New- York, 1857.

(Michel) boni at Montréal, 1782. Àlthough a British fcubject, his works have ail been writen in the French language. (') — La Bibliothèque Canadienne, 5 vols. 8vo. L'observateur, 2 vols. 8vo. L'Histoire du Canada sous la Domination Française. A rlrst volume of the History of Canada under the English dominion, &c*

A Critical Dictionary of English Literature and British and American Authors, living and deceased, to the 1 9th century, containing 30,000 biographies and literary notices, by S. Austin Allibone, Philadelphia.

Mackenzie (Sir Alexander) originally a Canadîan merchant, engaged in the north-west lur trade, undertook a journey, in 1789, with the view of pénétra tin g to the Northern Polar Océan. He navigated the river which now bears his name, and added une more link to the chain of discoveries in those régions. Tn Ociober 1792, he undertook a still more arduous journey across the continent, to the shore of the North Pacific, which he reached, near Cape Menzies, in latitude 52o. In 1801, having returned to England, he received, as a rcward for hisexertions, the honour of knighthood. The dale of his death is unknown to us. — Bellchamber, Biographical Dictionary London 1841.

Martin (P.) amiral Français, n. Canada 1752, m. 1810. — Biographie Classique.

Papineau. — Voir l'article du Dictionnaire de la Conversation.

Vaudreuil (Philippe de Rigaud, Marquis de) Gouverneur du Canada, m. Québec 1725.

(*) On lit dans YAlmanach Pittoresque et Utile pour 1859 Paris, rue de Seine, à la revue nécrologique, page 181 : M. Michel Bibaud, mort à Montréal (Canada^. Il était entré dans la carrière delà presse dés 1818 : défenseur ardent de la Nationalité Canadienne, il fut surtout partisan de la conservation de la langue française. Tour à tour rédacteur de l'Aurore des Canadas, du Spectateur Canadien, de la Bibliothèque Canadienne, du Magasin du Bas-Canada etc., il laisse en outre une Histoire du Canada, depuis la conquête, écrite en français, et une foule de petits ouvrages élémentaires."

-H .-"-(Louis Philippe) son fils (*) célèbre marin et homme d'état, n. 1723, m. 1802. Il s'empara du Sénégal en 1779, fit pour huit millions de prises dans ses croisières et fut appelé aux Etats-Généraux.

III. — (Joseph François de Paule) de la même famille, Lieutenant-Général, pair de France et Gouverneur du Louvre, n. St. Domingue 1740, m* 1819. — Biographie Classique.

Yberville (Lemoyne d') corsaire français, n. Montréal 1662, m. 1706, reconnut en 1698 l'embouchure du Micissipi, établit la première colonie française dans la Louisianne, dont il fut nommé gouverneur, enleva aux Anglais l'île de Nièvres en 1706, et mourut à la Havane \a même année.— Biographie Classique.

/•) Petites.

EXTRAIT DE LA RELATION DE 1636 PAR LE P. LFJEfNE.

Le vingt-cinquième Décembre, jour de la naissance de notre Sauveur en terre, Monsieur de Champlain, notre gouverneur, prit une nouvelle naissance au ciel, du moins nous pouvons dire que sa mort a été remplie de bénédictions. Je crois c[ne Dieu lui a fait cette faveur en considération des biens qu'il a procurés à la Nouvelle-France, où nous espérons qu'un jour Dieu sera aimé et servi de nos Français, et connu et adoré de nos Sauvages. Il est vrai qu'il avait vécu dans une grande justice et équité, dans une fidélité parfaite envers son Roi et envers Messieurs de la Compagnie ; mais à la mort, il perfectionna ses vertus avec dés sentimens de piété si grands, qu'il nous étonna tous. Que ses yeux jettérent de larmes ! que ses affections pour le service de Dieu s'échauffèrent ! quel amour n'avait-il pour 'es familles d'ici ! Il ne fut pas surpris dans les comptes qu'il devait rendre à Dieu : il avait préparé dé longue-main une confession générale de toute sa vie qu'il fit avec une grande douleur au P. Lallemant, qu'il honorait de son amitié. Le Père le secourut en toute sa maladié, qui fut de deux mois et demi, ne l'abandonnant point jusque à la mort. On lui fit un convoi fort honorable, tant de la part du peuple, que des soldats, des capitaines et des gens d'église ; le Père Lallemant y officia, et on me chargea de l'oraison funèbre où je ne manquai point de sujet. Ceux qu'il a laissés après lui ont occasion de se louer que s'il est mort hors de la France, son nom n'en sera pas moins glorieux a la postérité. Au sortir de ces devoirs funèbres, Monsieur de Chastëau-fort, qui commande à, présent aux Trois-Rivières, prit charge, selon le pouvoir que lui en dormaient Messieurs de la Compagnie, par Lettres qui forent ouvertes et levées a l'heure même en présence du peuple assemblé en l'église.

HARANGUE D'ADIEUX D'UN CHEF AU CHEVALIER DE MONTMà,

GNY.

.Tous autres sauvages, comme nous n'avons pas été élevés en votre pays, nous ne savons pas les honneurs qu'on rend aux grands capitaines qui veillent à Ja défense du pays : je ne sais donc ce que je dois faire, encore moins ce que je dois dire je cherche et je ne trouve rien sur ma langue que ces deux paroles : Va t'en grand capitaine, à la bonne heure, sois le maître de la terre et le conservateur du pays ; celui qui peut tout et qui est tout bon soit toujours avec toi ! Voilà ce que me dit ma langue ; mais voici ce que j'ai dans ma pensée : Plût a Dieu que nous fussions ici une grande troupe, et que de toutes nos voix il ne s'en fît qu'une forte et puissante, laquelle se faisant entendre par tout l'univers, prononçât ces paroles : Adieu, le conservateur du pays, va t'en heureusement et retourne avec plus de joie, afin que nous puissions tous nous écrier : il est de retour notre capitaine, il est de retour le conservateur du pays ; c'est par son moyen que les femmes et les enfans, que tout le monde est encore en vie, car sans ta protection l'ennemi nous aurait empêchés de planter, de cultiver et de moissonner nos bleds. Voilà ce que je souhaiterais qui te fût dit par tous les hommes de ces contrées ; mais quoi ! nous n'avons plus de voix, des maladies et nos ennemis ont arraché nos langues. Nous te disons néanmoins encore une fois : Adieu le conservateur du pays, celui qui a tout fait soit le guide et la conduite de ton canot,

LE JEUNE FRANÇOIS DE HERTEL CAPTIF CHEZ LES AGNTERS, OU IL FUT IMMOLÉ, ÉCRIT SUR DE L'ÉCORCE AU P. LE-

MOYxXE. (1661)

Mon Rév. Père. — Le jour même que vous partîtes de Trois-Rivières, je fus pris sur les trois heures du soir par quatre Iroquois d'en bas : la cause pour laquelle je ne me fis pas tuer, à mon malheur, c'est que je craignais de n'être pas en bon état. Mon père, si je pouvais avoir le bonheur de me confesser, si vous veniez ici, je crois que l'on ne vous ferait aucun mal ; et je crois que je m'en retournerais nnoricl et vous, si vous nouviez venir. Je vous

prie d'avoir pitié de ma pauvre mère b ien affligée : vous savez, mon Père, l'amour qu'elle a pour moi. J'ai su par un Français qui a été pris aux Trois-Rivières, le premier jour d'août, qu'elle se porte bien et qu'elle se console dans la pensée que je me retrouverai auprès de vou^ Nous sommes trois Français qui avons la vie ici : je me recommande à vos bonnes prières, particulièrement au Saint Sacrifice de la Messe. Je vous prie, mon Père, de dire une messe pour moi. Je vous prie de faire mes baisemains à ma pauvre mère, et la consoler s'il vous plaît. Je vous prie de bénir la main qui vous écrit et qui a un doigt brûlé dans un calumet, pour amande honorable à la majesté de Dieu, que j'ai offensé. L'autre a un pouce coupé. Mais ne le dites pas à ma pauvre mère.

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