MONTREAL
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étudier le droit et fut admis au barreau en 1813. Le zèle qu’il mettait à l’étude de ses causes, sa franchise et ses belles qualités, comme ses talens supérieurs, lui firent une grande réputation et une clientelle profitable ; mais une maladie de langueur le conduisit au tombeau le 23 juin 1825. Le Grand-Vicaire Demers chanta son service funèbre, et le Grand Juge Sewell prononça un éloge sur satombe. Ily a de lui un portrait à l’huile dans un A/bum de feue Madame Alexandre de Lusignan.
Morgun (le général) originairement perruquier à Québec, passa dans le camip américain, fit des prodiges de valeur et fut blessé au siége de cette ville ;—se signala ensuite à l’armée du Nord contre Burgoyne, puis dans le Sud, où il eut !. loire de battre à plate couture le fameux chef de la cavalerie anglaise, Tarleton, qui se vantait d’avoir violé plus d’Énméricaines, que les insurgés ne lui avaient tué de vuväiiers, (C'était un des premiers hommes de son temps pour le coup de main.
Morin (Germain) premier prêtre canadien, baptisé le 15 janvier 1646, ordonné en 1665, fut Secrétaire de Mgr. de Laval, chanoine en 1697, et mourut en 1702.—Marie Morin, religieuse de l'Hôtel-Dieu de Montréal, écrivit en 1725, les annales de cette maison, conservées dans cette Communauté et à La Flèche en France. Née à Québec en 1649, elle fut le même jour présentée au baptême par le gouverneur Louis D’Aillebout de Coulonge. Hos-. pitahère en 1664, elle fut Supérieure de 1693 à 1096, puis de {708 à 1711, et mourut en 1731.
IL.—(L’honorable Augustin Norbeït) LL. D., Juge de la Cour Supérieure et Doyen de ia Faculté de Droit de l’Université Laval, né à St, Michel, cornté de Bellechasse, en octobre 1803, commença sa réputation par une Epître au juge Bowen à propos de l’emploi de la langve française. dans les brefs des Cours de Justice, imprimée dans la Bibliothèque Canadienne. I] n’était encore qu’étudiant en Droit. Elu jeune député au Parlement, il fut chargé de limpression de l'Histoire de Labrie et fournit à Isidore Lebrun, de Paris, des données pour son Tableau des Canadas;—eut une grande part aux quatre-vingt douze résol'utions et fur député.en Angleterre en 1833. Sous empire de l'Union il fut Juge de la Cour des Prérogatives, et fut élu Orateur de Assemblée Législative, M.Morin était alors au
faîte de sa réputation, qui ‘’a pas augmenté depuis. Quand la populace incendia les chambres, il était sur le fauteuil présidentiel comme ces anciens sénateurs romains devant les Gaulois, et ne voulut point le quitter avant qw’on eût mis devant lui une motion d’ajournement. Il a été depuis Secrétaire Provincial, puis Président du Bureau des Terres sous un 2inistère corrompu, et a été défait dans £on comté de Terrebonne. Cet incident a amené sa retraite et sa nomination à la magistrature. Il a encore fait partie du Comité Exécutif de l'Exposition Canadienne à Paris, et est membre du Conseil des Patrons de Ecole de Droit, liée au Collége des Jésuites. On reconnait à M. Morin des connaissances remarquables en plus d’une branche.—Voyez Papineau, Labrie, C'auchon.
Mountain (Le Très Révérend Jacob) DD. premier lord évêque de Québec en 1793, membre des Conseils Exécutif et Législatif, mort à Marchmont près de Québec en 1825, avait été nommé sur la recommandation du docteur Tomline, évêque de Winchester. Le Christian Remembrancer de Londres pour 1825, contient un magnifique éloge de ce prélat, qui était dit-on, un homme modéré sur lequel Mgr. Plessis prenait facilement le pas dans les assemblées publiques, et qu’on croit n’avoir appuyé que faiblement les démarches de quelques gouverneurs contre le culte catholique. Mais sa Lettre de 1799 à Sir Robert Shore Milnes, dans le sixième volume de Christie, montre qu’il voulait s'emparer de l’éducation du peuple canadien, et sous Craig, en 1810, et IT, il excita Herman Witrius Rylandt à dénoncer les Mandemens où Plessis usurpait son titre selon lui.—Tl signa aussi le mandat d’arrestation de Bedard et des autres patriotes.—Le doc, teur J. G. Mountain, troisième lord évêque de Québec, ancien Official du premier, a transporté son siége à Montréal lors de l’Union, puis est retourné à Québec. Il a publié des poësies et contribué à la fondation du eollége Bishop à Sherbrooke. | |
Murray (James) général anglais, lieutenant de Wolfe, était fils de lord Elibank, pair d’'Ecosse, suggéra dit-on à ce capitaine l’escalade par laquelle it surprit les plaines d'Abraham, et défendit avec succès Québec contre le
chevalier de Lévis. Il prit ensuite le fort Jacaues-Cartier, et opéra sa Jonction avec Amheïst devant Montréal.
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Laissé par celui-ci à la tête du gouvernement de Québec, il interpréta la capitulation de Montréal favorablement, tandis que le marquis de Vaudreuil, dans une lettre à M. de Bellestre, J’interprétait contre nous, quant aux lois françaises. Il fut ensuite Gouverneur en Chef de la Province de Québec en 1763, et fut rappelé en 1766 pour avoir montré trop d’estime pour les Canadiens. Il emporta avec lui les félicitations du clergé, de la noblesse et du peuple, et interrogé par un comité du Parlement, il dévoila impitoyablement l’iniquité du pouvoir envers le peuple conquis. Commandant à Minorque avec un autre général contre le duc de Crillon, il défendit durant sept mois le fort St. Philippe, et refusa un milion et la pairie française qu’on lui offrait s’il voulait livrer la place. I1 mourut Général en 1799. Son fils était Général-Major dans la Péninsule sous Wellingtou.
II.— (Sir George) guerrier, diplomate et écrivain, successivement Quartier-Maître-Général de Wellington dans la Péninsule, Président du Canada Supérieur, Chef d’Etat-Major des armées de la coalition à Paris, Ministre des Colonies et Commandant des Forces ad interum, éditeur des dépêches de Marlborough. Il négocix la capitulation de Copenhague et la convention de Cintra, et promit aux Canadiens de mettre en pratique les recommandations du comité de la Chambre des Communes d'Angleterre, occasionnées par l’administration arbitraire de lord Dalhousie.
Muy (Danneau de) illustre famille canadienne qui commence à ce Danneau de Muy qui rallia les Français et les Canadiens surpris par Peter Schuyler et les iroquois à La Prairie de La Madeleine, etqui remporta la victoire. Nicolas Danneau de Muy Ecuier, épousa Demoiselle Marguerite Boucher, fut Gouverneur du Détroit après Céloron de Blainville, puis de la Louisianne. Marie Charlotte, sa fille, religieuse Ursuline à Québec, a écrit la vie de Madame de Pontbriand, mère de l’évèque. C’est un abrégé de celle de Dom Trottier, et elle a été retrouvée au Séminaire de Montréal parmi les papiers du prélat. On connait encore Jacques Pierre de Muy, Ecuier, seigneur en 1752, etcapitaine d'infanterie. Un Danneau de Muy était officier dans la Milice en 1814. ne