SELON LE BARON LAHONTA'N
Il fut reçu aux flambeaux, tant de la ville que de la rade, par le Conseil Souverain, et par tous les habitans, qui étaient sous les armes. On fit trois décharges de canon et de mousqueterie, et les feux de joie furent accompagnés d'illuminations à toutes les fenêtres des maisons de la ville. Ce soir même, tous lés corps du Canada le complimentèrent. Le lendemain, il fut visité de toutes les dames, dont la joie recrète se rémarquait autant sur leur visage qu'en leurs paroles. Plusieurs personnes firent jouer des feux d'artifice pendant qu'on chantait le Te Deum à la grande église, où le gouverneur se trouva. Ces réjouissances durèrent en augmentant de jour en jour, jusqu'à ce qu'il partît pour Montréal. Il est adojré'de tout, le monde : on l'appelé Redemptor patriac.
REt>ONSE DE M. DE LA KOCltR HERON A UNE QUESTION POSEE s PAR l'a'uTEUR de ce VOLUME.
L'6ssai sur la comtesse de Frontenance ne parait pa^ ' Afbir prêté le âaHc à la même nature de critique; ma« il '
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"îë la "part d'un émiaent nrofessenr en dioiL une
question à laquelle je regrelle de ne pouvoir répondre d'une manière pleinement satisfaisant. " Pourquoi, m'estil demandé, le comte de Frontenac porlait-il dans les actes publics de sa, première ^tdministration (seulement) le titre de comte de Palliiaii, qui était porté quelque:! années avant par le Maréclml de Clérerabanlt ? "
C'est lorsqu'il fut fait Maréchal de France, en 1653 que le comte Philippe de PalUiaii quitta ce nom pour adopter oelui de niarécKal de Clérembault. Cette t^te coïucide avec celte du marriage du comte de Frontenac, qui eut lien vers 1650. 'Et la maréchal épousa de sou côté, en 1654, demoiselle Bouthilier Chaviguy, Elle du Secrétaire d'Etat de ce nom, et parente assez proche des Phëlippeanx de Pontcharlrain (St. Simon, Vol. VI. p. 110). Or le comte de Frontenac était fils d'Anne Phélippeaus. La comtesse de Frontenac était parente des Bouthilier, comme je les montré d'après Tnllemand des Uéaiix, Notre futur gouverneur devint dèa lors doublement parent du marechai de Clérembault ; et il est prubaSjlo que le maréchal obtint alors de transmettre à son jeune cousin le titre de comte de Palhiaii.
J'ai dit qu'aucun historien canadien, à ma connaissi nce, ne nommait la comtesse de Frontenac. Je dois faire «xception pour la sœur Juchereaii qui, dans son Histoire de l*nôtel-Dieu de Québec, dit, en mentionnant la mort du gouverneur : " On envoya son cœur à la comtesse de Frontenac, son épouse." Ainsi ce cœur, dont elle s'était peu soucié de son vivant, lui fut rendu i sa mott.