‹ Le panthéon canadien: Dans lequel on a introduit les hommes plus célèbres des autres coloniesChapitre 18 sur 22 · SS · texte numérisé non relu

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Ah f si Bourdage

Prenait un autre ton !

n parle en sage.

Mais j'abhorre le son

Qui fait tapage

£t tonne en fitux-bourdon.

D'un ton modeste S'énonce Cuviliier ; Le placé peste De se voir étriller, Du toD modeste Dont parte Cuviliier.

Du ton qu'on prie S'énonce uu orateur.

Tour la patrie Brûlant, au fond du cœur Ah ! c'est LaGrie, Qui cache son ardeur.

Mais qui s'annonce t C'est un grammairien, Quand il s'énonce ; Et d'un Parisien Quand il prononce,.

Je goûte l'entretien. (•)*

L'esprit du père Brille en son rejeton ::

L'on ne voit guère.

Peut-être dira-t-on, L'esprit du père Briller en ta chanson.

{•) M.Quesnel.

ïXTBiiT DU Boston Courrier (1817)

Nous avo» TU dernièrement «ne çaite du Canada et|

des iioijseissioiiK anglaises de l'Amèriiiue du Nord, dédiée au prince Régent et publiée par le colonel Boiichelte soidisant Arpenteur-Général du Canada. Noua apprenons aussi que ce monsieur accompagne les commissaires nommés en vertu du traité de Gand, comme Arpenteur et Astronome pour Sa Majesté Britannique. Celte circonstance donne à sa carte uu degré d'autorité qu'elle n'aurait pas sans cela, malgré son exactitude apparente ; et nous (l'en parlons que pour faire remarquer l'étounante démarcation de territoires qu'elle contient.

Par cette carte, les Etats-Unis sont esclus de toute espèce do communications avec la Rivière St. Jean ; et la ligne frontière est marquée dans les parties orientales des Etats-Unis, de manière a dter au Massachusett's pluaieurii towiiships et plusieurs milliers d'acres d'un terrain de valeur,

Le sujet doit être déterminé par les Commissaires en vertu du cinquième article du traité de Gand ; mais si cette carte doit Élre considérée comme officielle jusque & un certain point, et comme exposant les prétentions di la Grande-Bretagne, ce sujet mérite bien d'être pris considération par les autorités de cette République.

Il y a plusieurs autres pointa le long de la frontière, où la carte donne à la Grande-Bretagne des territoires considérables qui avaient toujours été regardés comme aux Etats-Unis, Mais le plus essentiel est ce démembrement du Maine, qui perdrait par là une portion considérable de son territoire.

Très Illustre Monsieur.

C'est avec la plus grande satisfaction que la Sacrée Congrégation de la Propagation de la Foi a appris que,' parmi les sacrifices que fait Votre Seigneurie ponr le sou-, tien do la Religion, sacrifices que voua iiQ^\\.\o.>4C.i. ««t'a

avec la même ardeur, vous avez b&ti à grand frais une magnifique église pour célébrer dignement le culte divin et procurer le salut des âmes. Quoique nous sachions bien qu'en tout cela vous avez recherché non les louanges des hommes , mais la plus g^rande gloire, (kl Dieu, et que votre zélé bien connu, n^a pas besoin d'eire excité, cependant nous ne pouvons nous empêcher, au nom de la Sacrée Congrégation, de louer dans le Seigneur votre amour ardent et votre piété> de yoms témoigner notre aflectueuse estime, et de vous exhorter en même temps à continuer de protéger et de soutenir de toutes vos forcer la Sainte Religion Catholique. A cela nous ajoutons un petit cadeau en argent, savoir une médaille de l'œuvre précieuse de la Propagation de la Foi, que vous recevrez volontiers comme un gage de notre attachement et de noire considération. Nous prions Dieu qu'il conserve longtemps Votre Seigneurie et la préserve de tout danger. De Votre Seigneurie

Le très affectionné J. Ph. Card. Franzoni, Prep.

Rome, 25 Julii 1844,.

JACQUES VlâER PAR M. DE PUIBUSQUE.

M. Jacques Viger est né à Montréal le 7 Mai 1787. Il a été le premier maire de sa ville natale en 1833 ; deux élections successives l'ont maintenu dans les mômes fonctions en 1834 et 35 ; honneur insigpe qui a ouvert à tous ses successeurs les portes du Conseil Législatif, mais qui lift lui a valu que la reconnaissance de ses concitoyens. Un patriotisme éprouvé sur le diamp de bataille l'avait signalé, détirsa jeunesse, comme un de ces hommes d'élite ijui n'ont que l'ambition de bien faire. Nommé capitaine dans le coi^ps des Voltigeurs Canadiens formé en 1812 par l'illustre De Salaberry, il concourut à la défense de la irontiére méridionale du Saint Laurent ; la campagne suivante le trouva dans le Haut-Canada à la tète de ' 8a compagnie ; il prit part au combat de Sackett's Harbour^ Vax 1829, il fut promu au rang de Lieutenant-Colonel i^onimandant le ééme bi^t^illon de Milice du comté d»- Moutrèah

Le su&rage public, qui fut toujours sa principale compense, vint souvent lui imposer des devoirs 'jn'il ' remplir avec dévouement et bonheur. Sept fois il lut nommé Commissaire pour l'ainéliuration des chemina p)iblics j huit fois il iut Officier Rapporteur d'élection daJis la cilé cl le comté. En 1825, il fut chargé de faire, avec l'honorable L. G-uy, le recensemeat de l'île de Montréal ; lies Botes prises par ces deux commissaires en dehors de celles voulues par la loi, surgirent les TàUetles Statistiques du Cojnté de Montréal formées par M. J, Viger et si bien coQDues.

Inspecteur des Ponts et Chaussées de la cité et de 1 Iiaroisse, aucun magistrat municipal ne s'est plus activement occupé de ces améliorations et de ces dégagemens qui, en assainissant une grande ville, y rendent ia circulation plus libre et plus sûre ; il amit été initié de bonne heure à cette partie si utile de l'administration urbaine par son prédécesseur, M. L. Charland, auteur de la première carie topographique du Canada ; et il ne laissa échapper aucune occasion de montrer que l'élève était digue du maître.

Ce n'est pas ici le lieu d'entrer daus les détails. Une notice biographique ne |iourrait être complète sans avoir une étendue que l'espace nous refuse ; mais si nous passons malgré nous avec tant de rapidité sur les services dts l'homme public, la spécialité de ce recueil nous fait regretter bien plus vivement encore de ne pouvoir nous arrêter sur les travaux de l'homme de lettres.

M. Jacques Viger est le Bénédictin du Canada, un nouveau Sanmaise, un Président Hénault ; il n'a pas fuit imprimer un seul livre d'archéologie on de critique historique, et il est connu au delà de nos frontières ; des sa- 'vans d'Amérique et d'Europe le consuJtent sur les faits les plus anciens et les plus obscurs de nolrehistoire, comiTie on consultait autreibis les oracles, de Trévoux et de St. Maur j comme on consulte aujourd'hui VArt de s jfieT les Date.1, Il semble qu'il soit à lui seul une Académie des Inscriptions et Belles Lettres, une société royale ou plut &t nationale — très nationale — des antiquaires. Ce qu'il y a de curieux dans la position de notre érudil eoinjatriote, c'est que personne n'est plus étonné que lui-mê-. me des lettres qui lui «on* tidressées de si loin et ;;a.v 4^«.k

célébrités qu'il ne connait pas ; cari teut entier au Cana-^ da, il en a fait le cercle de son horizon, la sphère infran* chissable de ses études. Archiviste volontaire, il n'a demandé ni au gouvernement ni à la législature, de rassem- *bler nos titres de gloire et de lui en confier la garde ; il en a exercé les. fonctions gratuitement pour le trésor, onéreusement pour sa bourse, en attendant, ou plutôt sans attendre le titre qui lui serait si légitimement dû. La Bibliothèque créée par sa plume iufatis^able se compose de 28 volumes in-quarto et d'une collection in-octavo, (|u'il a ironiquement nommée sa Saberdacfie, parcequ'elle serait de j)oids à charger plus facilement un waggon que le léger portefeuille d'im hussard. Ajoutez à cela une correspondance de quarante ans pétillante d'esprit et de «Traité, dans laquelle se reflète tout le mouvement de notre société contemporaine, et vous n'aurez encore qu'une idée imparfaite de ce qu'une vie si laborieuse a pu prc (hiire.

Ami aussi distingué des arts que des lettres, M. Jacques Viger leur a rendu un ingénieux hommage dans un magnifique Album dont chaque feuillet est illustré par iui souvenir, un paysage ou une ûguie chère au pays. Puisse-t-il continuer longtems cette galerie de Canadiens célèbres, qui commence à nos premiers jours, et qui ne finira jamais, nous l'espérons.

EXTRAIT DE LA Gazette de France (1855.)

La séance littéraire qui a lieu annuellement à l'école des Carmes pour la section des hautes études ecclésiastiques, est venue avant-hier encore justifier la renommée de ce établissement et la confiance que lui accorde Pépiscopat.

Mgr. l 'archevêque de Paris présidait à cette imposante solennité : il avait à Fa droite les membres les plus éminens du Clergé, à sa gauche des hommes dont le nom cher à la science ou aux lettres, n'est pas la moindre illustration de notre époque. Parmi le Clergé, nous avons distingué l'évêque.de Montréal, Mgr, Boudinet, évèqùe^ d'Amiens, M. M. les abbés Deguerry, Bautain, Lavigne Barges, le P. Delvau, supérieur de la maison d'étude de la rue des Postes, le P. Lavigne, Pabbé Ças^noi de FIq^

«ac { l'abbé Ilyv-rier, supérieur de rétablifcseuent des "Chartreux à Lyon.

Au nombre des membres de l^lDStitut, on était heureux de revoir M. Villemain, et à ses côtés M. M.. Duhamel, Wallon, Latin, Gatcin de Tassy, Egger, Biunet, de Presles, Le Normant &.c.

La lecturti de cinq compositions d'une assez grande étendue a occupé la séance ^ le sujet de l'une d'elle» était assez délicat ; il se rapportait à l'autorité temporelle des papes au moyen âge. M. l'abbé Légaré , appartenant au diocëce tîe Québec, au Canada, l'a traité avec habileté, convenance et une noble fermeté

Trois jeunes lévites de Québec, envoyés par leur évéque, sont venus demander ù l'Ecole cette sûreté de méthode d'enseignement qui en fait le succès, pour l'importer au Canada, et y faire fleurir la naissante université de Québec, que la reine Victoria a récemment enrichie des plus précieux privilèges, en lui accordant ceux de l'université la plus privilégiée de l'Angleterre. {*)

EXTRAIT DU TVwe Witness (1855.)

ST. MÂRT'S COLLEGE.

The annual célébration of tbe Fête of the révérend Kector was this yearpostponcd to the 12th. instant, as it was expected that additional éclat would be given to the feslive occasion by the public présentation of the " Doctor's Diplomas" accorded by 1he university of Fordham, state of New York,to the Law Professor of St. Mary's collège, and severa! olher of our most eminent citizens, who bave distinguished themselves aa the patrons of that most excellent educational inslilution. On monday aflernoon, the new Study Hall was throngea wiih a crowd of visitors désirons of witnessing the pri'ceedings of the day

The festivities concluded, the Rev. Father Martin look his seat on an elevated stage, accompanied and assistpd by the Rev. Fathers T. Dégardin and F. O'Reilly. The ,

(•j Celi n'cai pu exact

latter in the name of the îaculty of Fordham University and St. Mary's collège, addressed tbe gentlemen on whom the Doctor's Degiee was abolit to be confirmed.

" St. Mary^s collège had contracted towards them a debt of gratitude for valuable assistance and encouragement at the beginning of the institution. In founding a law school in connection with the collège, this debt had been inereased : the advantage it procurred to the law students were, it was gratefully confessed, more the work of the citizens than of the founders of the establishment-''

*: There was only one means in the power of the latter of testifying this sensé of such valuable co-operation, and that was a Doctor's Degree for the Patrons of the Law- School. That this might be at the sa me time a testimony of affection and gratitude from the whole Society of Jésus towards Canada and the Canadians, the University of Fordham had joyfully seized the opportunity, and sent the Degree for the following gentlemen : — the Hon. D. B. Viger, the Hon. justice Morin, the Hon. G. E. Cartier, /. B. Meilleur Esq., C. S. Cherrier Esq,Maximilien Bibaud Esq., Professer of Law in St. Mary 's collège. The Rev. Speaker paid a compliment to each of the gentlemen in particular. Mr. Cherrier returned thanks in an élégant and appropriate speech, in whieh he paid a well merited compliment to St. Mary's collège for the zeal which it had displayed in the cause of éducation, and congratulated its professors upon ha vin g been sa happy as to secure the services of Mr. Maximilien Bibaud for their class of jurisprudence.

ixTRAiT DU Semeur^

rious saurons désormais à quoi nous en tenir au sujet des tendances de ces messieurs, lesquels, en acceptant de prétendus honneurs de la main des jésuites, se sont couverts de honte aux yeux de tous les hommes éclairés et independans. Qu'on se grave dans l'esprit le nom des élus du Jésuitisme de manière à ne pas les oublier.

■XTSAIT DU RAPPORT DB L'INSPBCTEUR VALAD» AL' DOCTIUB

MEILLEUR, SURINTENDANT DE l'iNSTRUCTIOM

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