‹ Le panthéon canadien: Dans lequel on a introduit les hommes plus célèbres des autres coloniesChapitre 17 sur 22 · A SALABERRY · texte numérisé non relu

A SALABERRY

Quoi! pas un mol 'pour te défendre!

Ta gloire, tes exploits, tous cela dans l'oubli !

Ton nom eat-il enseveli

Pour toujoiir sous ta cendre !

Toi, le héros de Chateauguay,

Toi, le vainqueur de la Poinle-aux-Erables,

Ces noms impérissables

Passeraient sans le tien à la postérité !

Où sont donc ces obus, ces boulets, Dont les Américains ont senti la brûlure, Et qui, sur leurs canons, gravaient ta signature Au bas de tes hauts faits ?

Où sont-ils donc ces jours d'orgueilleuse mémoire Où les feux du génie auréolaient ton front.

Et séduisaient Cleo qui cousait à l'histoire Le feuillet qu'elle fit pour illustrer ton nom ?

Quand de gloire enivrée, une jeunesse altiére Se ruait âme et corps sur les iangs ennemis ! Qui cédant au courage allaient dans la poussiéra Former des monceaux de débris ; Ici, sous le plomb mortel qui rasait ton panach?, Tu marchais à. la tête, et montrais le chemin Où tes jeunes guerriers glanaient à pleine main Leur part des lauriers qu'on t'arrache.

Ces braves Voltigeurs, trempés à ton creuset, Us étaient beaux à voir sur le champ de bataille ! Demi-dieux par le cœnr et géants par la taille. Us tordaient dans leurs bras l'Amérique en arrêt !

Quand la mort vint poser ses doigts nus et livides Sur ton front où Bellone avait tracé des rides

Et l'immortalité ; Quand ton âme, fuyant sa demeure argileuse, S'élançait vers son Dieu- prendre radieuse,

Sa place à son côté f Ou vit nos citoyens, dans des groupes funèbres. Se pencher sur ta tombe et répandre des pleurs î Il fut ce jour inscrit parmi les jours célèbres,

Dan» le liviHs des cœurs ?

LES ORATEURS CANADIENS. (Chant)

L'Aréopage Malgré lui, me dtt-ou, Eavoie un sage, ici, donner le ton :

Ah ! c'est J>ebarge, C'est l'orateur profond.

Quoiqu'il hésite, Je guQte sa leçon ; Moins il va vite, Mieux il giarle raison :

Quoiqu'il hési'e, Je goûte sa leçon.

Viger m'attache Par l'élocution :

Quand il se fâche.

Quelle érudition !

Viger m'attache Par l'élocution.

Un petit geste Convient bien à son ton ; Mais, s'il détesie Le tort, la déraison, Même un grand geste Convient bien à son Ion.

Un grand modèle Je vois en Papineau, Quand, dans son zélc.

Fur du neuf et du heau^ Il tonne, il grêle.

Contre le plan nouveau.

Ouvrant la bouche, Orateur convaincu, Il frappe, il touche ; L'auditeur est vaincu.

Quand, par sa bouche Le lauz est eomtottu.

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