AVANT PROPOS
En refondant mon œuvre biographique, je dois omettre la plupart dea hommes qui s'agitent de nos jours sur la scène politique. Ed effet, si leurs actes attirent les regards, ils sont loin tontefoia de mériter l'apothéose. Ces hommes ne mettent-ils pas en avant à la vue des peuples des principes pernicieux, — indignes de la patrie commune / L'occasion de dire le vrai sans fard et sans arriére pensée est belle pour celai qui peut dire avec Tacite : mihi Galba, Otlw, VitelHux ncc benfficù), nec injuria co- Sniti. Siège du gouvernement, représentation dn peuple, double majorité, droit de propriété au territoire de la Baie d'Hudson, chemin de ter international, tarif, confédération des ProTinces, — l'areine politique est remplie de sujets de la plus haute importance pour l'avenir de ce jrtiys. Les temps sont propres à faire surgir des jouteurs politiques qui soient à la hauteur de la siti'iation. Vontils paraître î.... Les uns ont voulu voir l'homme nécessaire dans George Brown ; les autres dans M. Galt ! Comme il arrive très souvent dans les gouvernements mixtes, les deux camps qui se disputent le pouvoir ont tort également, et les gouvernans ne maintiennent plus qu'à grand' peine la dignité de leur situation. Sous lord Êlgin, le peuple seul lui a manqué de respect, mais le célèbre orateur D'Arcy McGee s'est rangé â la léte des contempteurs du représentant du Trône quand il a dit dans l'enceinte législative même : such a one would deserve to Itave his arms reversed and to hâve the sword that duibed hitn hy the Htle ke wears Iroken before lits face. La majesté royale ne vient-elle pas elle-même d'être comproniiseî-D'une part les séides de la sombre démocratie ^prés avoir avocassé succesai veulent le rappel de l'Uniua et
l'auuexion à la République consultée qui nous avoisiiiéji' se rabattent sur l'Union avec la représentation basée sur la population et les écoles mixtes. Leur première alliance contre le parti soi^disaut libéral, a été avec les torys du Bas-Canada, , et nops les voyons aujourd'hui liés avec les Anglo-Saxons lès pfus exigeans du Canada Supérieur dont, — Canadien-Français qu'ils sont, ils ne craignent pas de stipuler la suprématie politique ! Mais leur prétention n'est pas seulement antinationale—elle est absurde en premier lieu, parce que si le Haut Canacla jouit d'nne vijgueur matérielle remarquable, il doit cet avantage au Bas-Canada, qui pturtagiçait jadis avee lui ses droits dé doOané, etquij avenant,* PUmoQ, a dtf payer sa dette; et en second lieu, paroeque la, fon^ dation des empires étant une cBàvre plus que. eécul^ir© et le fruit dé longs travaux et: vicisfidindjêa, perscM^lAç. de sensé n\)se dire que les émigrans qui i arrivent ds^n^. un pays doivent dominer aussitôt sur les occupons du spl natal. Si les Blanchet, les Papdneau' père et lesBédard eussent ainsi pensé , il y' a longtemps qwe leg> Canadiens seraient un peuple d'ilotes.
Ce n'est pas au reste le nombre d'hommes obscurs qu'il faut faire représenter avec une exactitude mathématiquement rigoureuse ; mais ce serait les établis^e.mens^nationaux de tout genre, et en particulier nos universiléâ et collèges incorporés ou constituant des corps politiques, comme il se pratique dans la Grande-Bretagne.
Dans l'autre camp, voici la mesure de la Confédératioa oiFerte de gaîté de cœur à Albion, qui craignait sur ce point, de dévoiler ses desseins. Ce parti, pour prolonger son règne, a promu- et veut bien promouvoir; à l'avenir toutes les. utopies qu'il reçoit de seconde main du parti démocratique, qui les lui* impose une à une. La seule révolution que les bons patriotes puissent désirer est le rappel de l'Union, et ils le doivent d'autant plus naturellement que les deux Canadas conservent deux zones d'opinions distinctes malgré la prétention de nos charr Jatans politiques de les assimiler,— prétention qui se dévoile dg,ns toutes les harangnés du Trône, — Pour me servir du langage d'Emile Souvestre à l'endroit du régi^ me j)ariementàiré : :"Gn nç croit pas plus à ce que, l'on
A^a^à qu^àce que l'oiji ^tteque. Lsï o|ii)iioj^ sont iof' lo^eçiffliis, à lorariloot on deAié'Bage'dè.ç qU'op. éaijp.uyy un meilleur. Aussi ie.s' luttes oot elles, juiisdVpF»ràD;çè i|u.e de réalité: on se edinliat corâtaé au. théâtre, en ayaai soin de ne pas ae bjgaser, et s.eiilèrfie'iit pour occiiperla' galerie. ïful no, porte de'cotips dangereux, de. peur d'en recevoir ; les adversaires d'aujourd'hui' seront nos alliés de demaio ; la cocarde que nous aifflo,ns, celle que nous porterons à notre chapean : cette prévision tient lieu d'indulgence, et si chacun tire d'un côté difiërent, c'est avec la modération d'un coursier de fiacre payé à l'iieure. Croyez-vous que nous soyons au temps où l'on demandait aux peuples de payer leurs députés ? Nous avons compris ce qu'une pareille prétention avait de décourageant pour te zèle électoral, et nous l'avons retournée. Aujourd'hui c'est le député qui paye l'électeur. Chaque nomination est mise à la criée publique ; les candidats présentent leurs soumissions, et la place est cédée au dernier enchérisseur. Ue cette manière, plus de pièces, plus d'intrigues: chacun débat ses conditions et sait ce qu'il a. Aussi faut-il voir l'empressement des électeurs tquelques-uns se font porter raourans jusque aux urnes du ■ scrutin ijour déposer leurs votes et en recevoir le prix; Grand exemple de l'énergie politique qu'entretiennent des institutions fondées sur le seul principe vraiment social, le dévouement à soi-même. Quant aux partis, le plus nombreux est celui des équ-Uibristes, composé dea gens qui savent se maintenir sous tous les ministères, et dont l'opinion se résout en un bordereau d'appointements. On les appelé aussi conservateurs, vu l'ardeur qu'ils mettent à conserver leurs places, leurs fournitures et lears pensions. Ils ont pour adversa.ires les aspirans, comprenant tous cens qui ont été ministres ou qui comptent le devenir. Après eux vienneut une douzaine de lactions tantôt unies, tantôt séparées, espèces d'appoints parlementaires qui servent k déposer les majorités, et gr&ces aux 3ue!tes la chambre contredit aujourd'hui ses décisions 'hier." — " Comme on ne renvoie un ministère que parceque ses principes ne plaisent pas à la majorité, son successeur, pour être le bienvenu, doit adopter d'antres principes. Au milieu de cette éternelle variation do principes et de méthodes, que devient le gouvernement ,si-
non un effroyable gâchis, qui ferait mal au cœur, si on n'avait la force d'en rire " dit l'auteur de Platon FoUchinelle. H y a peu de Canadiens qui soient prêts en ce moment à s'égayer à ce sujet.
Parlons de nos gloires religieuses, littéraires, artistiques ; celles-là ne font pas mal au cœur !
BtBAUD.
Montréal, 20 Août, 1858.
Agona, chef subalterne de Stadacans do temps de Jacques-Cartier, fut laissé dans le commanderaeul par Doiiacona, emmené en France. Au retour de Cartier, l'aa 1540, et devenu Agokanna ou chef suprême, il prit des mesures prudentes, harrassa incessamment le camp de Chariebonrg Royal et força les Français d'abandonner Ii pays. Son intéressante nation ne disparut pas m la terre, puisque Champlain ne la retrouva plus.
Ahasiitari, un des plus grands chefs de la nation hurou-J ne. fut gagné au christianisme par les jésuites et fut sHivi|T par la plus grande partie de la nation. Le P. Bressani"'! l'appelle "l'illustre chef." Il défendit bravement son , pays et fut fait captif avec le P. Joguos, auquel il dit : \ "je te l'avais bien juré mon Père, que je devais "'" '" mourir avec toi." Il subit un martyre aflreus. ces ennemis lui coupèrent les deux jxiuces, et, jiar ia plaie de la main gauche, il lui eufoncèrent Jusqiies au coude un bâton très aigu. Ils le brûlèrent ensuite à petit feu dans le village de Teorontogen. 11 exhorta en mourant le«J Hurons à ne pus Ëiire la paii avec les Iroqiiois, et mon-^^ tra jusque au bout une constance héroïque [I6i2.j " que le poëte Adam KJdd dit de ce Chef est fabuleux.
Alexander (Sir William) propriétaire de la Nouvelle- Calédonie sous Charles et Jacques 1er, fit instituer par ce dernier l'ordre de chevalerie des Itaroniiels de la Nouvel le -EcossC) qui constituait une noblesse foncière. Il fut depuis comte de Stirlinget est compté carrai les
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nieitleurs littfeateurs de là Grande- Éfi-elagae. — Voyea ^elkirck»
Amérique, ainsi nommée d'Amerigo Vespiicci, qui traça le premier une carte de cette partie du monde. On la peint comme une femme au tein olivâtîe, coiffée de plumèsf et arm^e d'arcs et de âèchei^. La pêche et la chasse, principale occupation des Américains, sont dé -lignées par deux enfants chargés, Pun de gibier, l'autre de poisson. Lebrun Pa exprimée f)ar une femme de carnation olivâtre qui a quelque chose de barbare. Elle est assise tsur une tortue et tient d'une main une javeline, et de l'autre un arc. Sa coiffure est composie de plumes de diverses couleurs; eWe est revêtue d'une espèce de jupe qui ne la couvre que de la ceinture aux genoux.
Amherst (Jeffrey, lord) chevalier du Bain, baron de Montréal, maréchal et oon^mandi^ut des Forces, né dans le comté de Kent en 1717, se dévoua de bonne heure à la profession des armes et fut en3eigne à lé ah§, en 1731. A 25, il servit eri qualité dVide c^e. carnp de loraLigonièr à la bataillé ^loriei^se de Dettinffue, ainsi qu'à Fonteii.oi et à Rocoux. Il entra alors d^ins/l'état mçLJor de S.. J^j'. E.. le duc de Cumberland et fut sou principal aide-de-camp^ dans les journées de Lawfeldt, Carlisie, Cullode|i et Hastenbeck. Il fut fait général m^jor et quitta l'artpée continentale en 1748. On lui confia en 175$ là graiide expédition de Louisbourg, Il partit de Portaraouth lé 1.8. mars avec 16003 hommes de débarquemer^t, et arriva le 2 juin, dit Raynal, à la vue de ce boulevard de l'Apiérique, pourvu d'une garnison de 4000 hommes. Anihërst masqua habilement ses desseins et opéra sa desceiG^ie â^ i'anse de Cormoran, échappant à une emhuscqide de 2(J06 soldats et Sauvages : il s'empara d'un rocher par oli il dominait la place. En vain M, de l'Etenduère IXesher^ biers parvint à jeter du secours dans la ville : en vam Madame de Druiîourt continu ellernent sur les remparts^ voulut disputer à son mari la gloire de la déifense : Lpûîsibourg dut se rendre. Le Cap Breton et St. Jeaii, le grenier de la Nouvelle-France eurent le m^èmè sort. I^es drapeaux pris à cette expédition furent portés en triomphe du palais de Hampton Court à St. P^ul, où il y eut un jjour d'axitions de grâces. Comjnandant des fprces en Amérique \^ ÎS juillet XVAi, Amlierst çojtnmei^ça hàbiJe^
meut saa généralat en domptant les Chéroktï et Iw Apaiacli«s, et marcha ensuite ans Français. Quolqyë I c^ia-ci eussent envoyé Bourlamague à Carillon, et qû^'j le chevalier de Lévis eût vigile les places, Niagt^ toml^a' a[?Fès lia combat: Carillon qui avait résisté'' 2d,0ÔCl hommes, fut évacué ainsi que La Frësentatioi^S Kf. Frédéric se rendit ajjrès quelques coups de canons,' a-p^èn qnoi Aniherst alla j^endre ses quartiers d'hiver à Alb^ny, et les Français passéren,t cçtte saison à élever des retrancjiemenls dans l^le aux Noix e1 à furlifier les liapjdes. II. se ternit en campagne au prinlems, franchit les Rapides avec toiile son urmèe et enleva le fort Ora^ . cuneatun défendu par M. de Lacorne et M. Fouchot. J Il perdit 60 bateaux dans le passage des Rapides, une 1 des opérations les plus fiérilleuses qui aient jamais ëtcJ tentées, ei qui prouve qu'Amhersl possédait celle foiï^J d'àme qui fuit les grands capitaines. Les retranchemélwj de rile-aux-Noix cédèrent à une de ses colonnes, qîlij s'empara aussi de Si, Jean el de Chairibly et poussa M.l de fiodgainville jusque dans la Imroiinie de Longueu^l Ainherst arriva en personne aux euvirons de Vilb Mati^Jj et vint asseoir son camp sur les veranns du Mont Koyal, d'où il dominait la j'iace : M»rray arrivait de Québec, et avec la colonne de l'autre cûlé du fleuve, il y avait 32,000 hommes, "Jamais en Amérique, dit un auteur moderne, on n'avait vu de pUia belles conbiuaisons militaires ui tant de forces réunies sur un mâme poiiitetdaiu i liu même instant," L'armée française capitula le 7] Septembre 1760, et le conquérant exigea que les trou- I pËS livrassent leurs drapeaux. Le Détroit et tout 1^ | Nord'Oiiest furent compris dans la capitu ation, et le iBeut partisan 6.ogers fut envoyé pour en prendre potp- 9 session: ce fut ce qui donna Heu à la guerre de Portai thiac. Amherst reçut le titre de Capitaine Général àjeft-S l>ay8, conquis et peut ainsi 6lre regardé comme le pra^a mier goui'eroeur du Canada, où il ronaerva la divisioii^ du paja en trois gouvetoertiens ou lieutenancea et lé^V lois et ton les les institutions établies. Il laissa l'Ame- J rique en 1763, fut gouverneur de Gueruesey en 177L.1 pair en 1776 sons le litre de baron de Holraesdale en I Kent, puis de Montréal en 1787 : il devuil avoir pouïJ soutenir son titre les biens des Jésuites du Cantf
' da en apanage, mais la Couronne finit par l'indi mirisér et par se réserver cette proie. Il fut élevé au grade su* prême de Commandant des Forces en 1782. S. A. R. le duc d'York le remplaça plus tard ; mais il fut réinstallé îe 22 janvier 1793 lors de la guerfe contre la République Française. Remplacé finalement par le duc d'Yok le lO janvier 1795, ilfut créé field-marsîtal en 1796, et mourut à son château de Kent le 3 août 1797 à 80 ans. Ce guerrier avait une fort belle tète, comme on le voit par ses portraits. On retrouve aussi de lui un portrait en pied peint sur verre dans la collection du Commandeur Viger.
Areskoué, dieu de la guerre chez les Hurons et les Troquois, avait sans doute été un de leurs héros. On peut lire dans nos Sagamos Illustres la mâle prière que les guerriers de ces nations lui adressaient avant qwe de se mettre en campagne.
Argenson, (Voyer d') illustre race parle m^ ta ire franse, qui commence à figurer en Pieirre de Voyer, chevalier, seigneur d'Argenson, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi. René de Voyer, son fils, né en 1596, chevalier, seigneur d'Argenson, Conseiller au Parlement de Paris, eut plusieurs intendances et ambassades, et mourut ecclésiastique. — René lie Voyer, son fils, chevalier, seigneur d'Argenson, et crmte de Rouffiac, Conseiller au Parlement de Rouen, mourut ambassadeur à Venise en 1651. Il y eut Marc René, de puis* Marquis d'Arg€pson et vicomte de Mouzé, successivement Lieutenant-génétal de Police, (rarde-des-Sceaux et ministre d'Etat ; il était écrivain illustre et membre de l'Académie Française et de celle des Sciences. Marc Pierre, fils de ce dernier, comte d'Argenson, collaborateur de D'Aguesseau dans la rédaction de plusieurs ordonnances. Surintendant des Postes puis ministre de la guerre, fut chef du Conseil de Régence sous le duc d'Orléans et fonda l'école militaire. — Pierre de Voyer, chevalier, vicomte d'Argenson, Conseiller d'Etat, fils de René de Voyer de Paul mi, comte d'Argenson né en 1626, avait été destiné à l'état ecclésiastique et fut tonsuré à l'âge de dix ans, en 1636 ; mais il fut ensuite homme d'épée et se «ignala^ au siège de Bordeaux et à la bataille de Len» Après avoir été bailli du pays de Touraine, il fut nommé»
Gouverneur et Lien tenant- Gêné rai de la X France, et prôla serment en cette qualité le 27 janvier^- 1657. On a en mémoire de son gonvernemeot: Dram^' intiluli La Réception de Mcinseigneur le vicomte d'Argen-n son par toutes les nations du pays de Canada à son ^entrée au gouïemetnent de la Nouvelle France, représenté à Qui*. bec au allège de la Compagnie de Jésus le 29 juillet 1653, Malsré cet accueil. !ea lioqiiois furent sous lui la terreur' de la Colonie. Les cantous s'étaientcepeudant prËtéa i^ des négociations pour la paix, quand il f^l remplacé pai, le baron d'Avangour. IJ mourut vers 1709. Sa maison paraît avoir subsisté jusqu'à nosjours. En 1815 M.d'Argenson fut envoyé au. quartier-général des souverains à,. Haguenau, pour tenter. des négociations de paix. ,
ArmstroHgXSi.r Uichard) Général Major, Chevalier da Bain, de la Tour .et del'Epèe, et de San Bçnito de Asiz, quelque temji Commandant de* Forces en, Canada, s vai^' servi dans l'armée an glo- portugaise sous lord Wellington, et commanda depuis le contingent anglais dans les'. guerres civiles du Portugal.
Arnaud (Marguerite) de Montréal, membre de i'Institnt de iVIarguerite Boiu-geois sous le nom de sœm Ste. Arsë-' ne, fonda une maison de cet ordre à Louisbourg. Déposa eèdèe par. les Anglais, elle dut se réfugier en France, où, elle vécut à La Rochelle des libéralités du duc d'Orléans et des secours Je Pierre de La Hue, Abbé de l'Ile Dieu, Grand Vicaire pour le Canada. Elle e.ierçait les, fonctions de Supérieure de sa Communauté, qui ue contenait que deux autres sœurs, Mademoiselle Roblchaux,. dite sœur St. Vincent, et la sœur converse Ste. Geneviève. Lasmur Ste. Arsène mourut en 1764^ la sœur St. Vincent succé !a, et après sa mort, la sœur Ste. Geneviève, rappelée au Canada par Madame d: Langloiserie, n'y pnt passer et fot placée dans une communauté française. Ainsi s'éteignait en France, vers 1766, une com-. raunauté canadienne.'
Arthur (Sir George) né à Plymouth en 178*, Major- Général et dernier Lieutenant^Gouvemeur du Canada Supérieur avant l'union, gouverneur de la présidence Ja Bombay en 1841, est mort en 185i. Il était de l'étal major de Wellington à Waterloo.
AttAentsick, nom de la première femme chez Ift^Sïa.,-,
iroDsetles Iroijijois. Le Grand Esprit la précipita du ciel ponr avoir péché ; mais une tortue la reçut snr son dos, et le limon, de la mér s'étant amassé autour, forma la terre.
.ACfJiùala, nom du créateur du monde dans les myth^ de certaines peuplades rivéraÎDes autrefois du St. Lanrent.
jliJjïK^Ao, le premier Grand-Chef des Iroiniois selon !e livre de Kussicfc, le Tnscarora, publié, dans le Canada Supérieur en 1829.
Aute-JUmêre (François Louis de Ponroy de 1') cinquième évêque (le Québec, docteur de Sorbonne fut agréé par le pape Clément XII en 1739. Il arriva en Canada en 17*0, et mourut huit jours après son arrivée, d'une maladie contractée en exerçant son zèle apostolique sur un navire infecté de la peste. Il n'était ftgé'que de 29 ans, et il était fils d'un Président à. mortier au Parlement de Grenoble.
Aubert maison canadienne dont on connàit denx branches, — Aubert de Ga^pè et Aubert de Ladhè-
'"tJ'i- (')
^ubêrt de Dieppe, qui tiiena le premier en Prahee, l'kh lS08, des naturels de l'Amérique Septentribriale, .^iail en'gagé'yans la "pêche ptès des""aUèrtiges de Terre- Bffeuve', et visita là'fiàié'de Gàcliepé, d'eftiiis Ga^péioù il le? prit.— "Aiiîiertj Seofètaire dit' Koî, futuh dés Cènl As- ?ocîés ét'DîrecteiJr de la Compagnie.
i'an l'7pS."AuJjert et. Compagnie" concluaient a vçc^é s habitants du Caqada.par l'entremise duSîeur E.iverin,ré'ùr .député, un accord par lequel ils s'obligeaient li acquitter les dettes de la Colonie, montant à un million huit cent douze mille neuf cent quarante livres, à condition qu'ils auraient le commerce exclusif des castors jusqu'à l'année 1707. — Un Sieur de Gaspé se signala à la tête desiiiili- ■ces canadiennes qui eurent la gloire de décider les Anglais à la retraite à l'impérissable victoire de Carillon ; il fut depuis commandant du fort St Frédéric. — Ignace .de Gaspé, seigneur de St, Jean, Port Joly, sous les An-
jf iUer au CoDieil Souverain 4e
glais, encouragaa la navigalion ,et posséda un grand naaihtire de navires. Il commanda plusieurs bataillons de milice dans la dernière guerre et fut sommé par Son roi au Conseil Législatif.
Entre les fils de l'honorable Philippe Ignace de Gaspé, çx-shérifde Québec, Philippe Aiibert, mort à Halifax, se distinguait par ses talens littéraires précoces et publia en 1837: L^ Influence d'un I.ivr£, Roman Sistorifue, dédié â Thos. C. Aylwin, aujourd'hui juge puiné de Ja cour du Banc de la Reine. Thomas Aubert, frère cadet, a embrassé l'état ecclésiastique, et Atala, sœur de ces messieurs, a pris le voile. Comme on le lit dans le -Voyage en Orient de l'abbé Gingras, cette maison canadienne est liée par les femmes à celle de Vilier» de l'Tle Adam, qui a fourni un Grand- Maître de Malte, Madame Saveusede Beaujeu est née Demoiselle de Gaspé,
Aubigny, (Charles Lerinox duc de Richiuond et d') de lace royale, pair de France et d'Angleterre, Gouverneiic et Ca pi -aine -Gêné rai de l'Amérique Septentrionale Britïtnniqiie en ISIS, avait été lord Lieiitehant d'IrUnde Mt gl^and jyioJtre de l'ordre de St. Patrice. Il n'eut que la tanips ^e. .donner, au;;, Canadiens un avant-goût de^'se» qiïçositions peulibèra'esàl^nr égard, car l'année suiypn-te„il ,)Tiourut da^ letcwn^hip deBichinondsiir l'Otfawa, de là morsure d'un petit ch^en Jayori atteint^ de la ragç, au milieu de la visite qu'il Élisait des, poinis'stralég'q'nef^ â,n pays, en compagnie de lord Dalhousie, sir Pér^rioe Mnitiand et sir Charles Carmichaël Smilh. Ses obsé-' ;5ues se firent à tjuçbec avec une pompe extraoràinaire. IjS duc de Wellington succéda k sa charge de gouverneur de Plymouth.
Aubry, nom illustre dans nos annales.— On connaît, outre Jacques Charles, digne éiuule de Cochin au bat'. j^u français, et son fils, ijui déièndit avec Gerbier, lea officiers et employés accnsÉs d'avoir administré infidèle-; ment le Canada, un frère de ce dernier, chevalier de St. Louis, qui servit avec réputation au Canada et àlaLouisîanne. Il retarda Ll prise du fort JJuquesne par mue victoire signalée remportée sur le Colonel Grant, lieuteuant du Général Forbes. Ce colonel tomba en son pouvoir avec 20 ofiiciers. Moins heureux dans son entio.^ prise poiy secourir ?(iagata,\\£v\\,ïa\\.'çV\^«Q.ti\eï--ïKv>(
séoéral Johnson. Commandant dans la partie Loaîsmane que la France se réserva en cédant la Nouvelle Orléans à l'Espagne, il eut à remplir un rôle délicat. Les habitants, excités par le conseil souverain, refusèrent de se sounaetlre aux Espagnols et insultèrent le gouverneur Tlloa, Aubry dut prêter ses bons offices aux envoyés du roi Catholique. Il périt en mer, en se rendant en France, le 24 Fé.-rier 1.770.— Le a. P. Auhry, Jésuite, iinmortati-é par le géaie de Chateaubriand et le pinceau de Girodet, rendit des services en Acadie et à la Loiiisianne. Si le gouvernement de France eût écouté ses sages conseils quant aux limites de la première province, il eût éWlé peut-être, la guerre qui lui enleva la Nonvelle France. Ce religieux prévit les réclamations du cabinet de Londres trente ans avant qu'elles n'arrivassent. On a de lai dans les Dacumens de Paris une carie de i'Acadie, une lettre à M. de Vaudrenil quand il était missionnaire à .St. François, et ce Méi/toire sur les limites de la Nouvelle France et de la Nouvelle Angleterre, 1720; — Messire J. Aiibry, ancien professeur de théologie au Séminaire de Québec, un des piemiers Canadiens qui aient reçu le bonnet de docteur lors de la création de l'Université Laval, et maintenant professeur de cette science à Ste. Thérèse de Blainvilie, après avoir visité les Chartreux da K'ïntuckey et exercé quelque temps le ministère daus le diocèse des Trois-B.ivières, dont tes fidèles lui ont présenté uue flatteuse adressa.— F . X. Anbry, le colonel Mèuard tt Saiomon Juneau ontsurtout soutenu à l'étranger dans ces derniers tems l' honneur du nom Canadien. A.ubry, ne à Maskinongé le 4 Décembre ISii, eélôbre par ses voyages d'exploration dans les deux Amériques, s'est livré, après avoir acquis une immense fortune, à dévastes entreprises. C elle d'un chem'n.de fera occisionné sa murt dans une rixe avec un major américain en 18i>i. Un journal de St. Louis remarque qu'on a élevé d.'s. monumens à des hommes moins ma rquans. On rapporte que, dans. le cours de ses voyages dans le Sud; il a combattu au mi lieu d'une sierra des Sauvages qui tiraient avec des balles d'or.
Aviugour, (Dubois baron d") Gourerneuret Lieutenant Général de U Nouvelle-France l'an 1661 après le vicom- |e d'Ârgeosou, fit le tour de tout son gouvernement,.
adressa au ministère un rapport remarquable sur la beau:té du St. Laurent et les ressources du pays, et fit une paix honorable avec les Iroqitois. Mais son diflëiend avec l'Evêque de Pétrée au sujet de la traite de l'eau de ' vie, occasionna son rappel en 1662. Ce fut un événement regrettable, car ce gouverneur possédait Ja vigueur . nécessaire pour faire respecter la Colonie par les barbares^" et M. de Mesy, son successeur, s'accorda encore moins * avec les autorités ecclésiastiques. II ûit tué l'an 1664 en défendant le fort de Serin contre le grand Vizir , Koprogli.
Aylwin, (L'honorable Thomas Cushing) L L. D..' membre de la société américaine pour l'avancement dis. sciences. Juge puîné de la cour du Banc de la Reine, on ' cour d'Appel au civil et au criminel, est, depuis la mort de Valliéres de St. Real, le magistrat qui mérite le mieux la réputation de bel esprit. C'est un de plus habiles hommes de l'Amérique du Nord. Il a autrefois joué un rôle dans la politique et fait partie du cabinet Lafontaine- Baldwin en qualité de Sollicieur-général, Comme juge il lemplit le rôle principal au criminel, et un des pre-." miers au civil. 11 a siégé à Ja jour seigneuriale où il ^ s'est montré &vorable aux seigneurs, a eu un démêlé avec le Procureur-Général au sujets de ses substituts, [•] et traité le pouvoir municipal comme il le mérite. P. A. Se Gaspé, son ami de jeunesse, lui dédia bou roman demœurs canadiennes intitulé : L'infUience d'un Livre. It a accepté le titre de professeur en droit constitutionel et eriuiinel au collège McGill et a même lu un auteur aux ilives. Le légiste anglais le plus connu du Ttas-Canada après le Juge Aylwin, est M. Black, Juge de l'Amirauté i Québec, et L L. D. honoraire de l'Université de Harvard.
Babineau, ou plutôt Rabinena, famille qui joue un
S -and rôle dans l'histoire dti Canada, venait de Pierre abineau, Trésorier général de la Cavalerie Légère de France et l'un des Directeurs de la compagnie des Cent
Associés à ]aquell« Louis XIII céda la Nouvelle França ou France Septentrionale en quasi- souverain été. — Ré. né, fils du Directeur et chevalier de l'Ordre du Roi, Graad-Voyer de la Nouvelle France et appelé daus l'hisr toire baron de Bécancour('). Il a'acqnit de l'iafliieuce sur les naturels du pays, qu'il commandait dans la grande expéditiou du comte de Frontenac contre les Cantons Iro> quois, mourut le 12 Septembre 1699 et fut inhumé 4 Québec dans l'église des Kécollets. — Un antre René Babineau mourut Grand Voyer en 1729. — M. de Bécancour eut trois fils, — René, baron dePortneufen 1681, aussi Grand Voyer. Il prit Kaskobay sur lesAnglaia en 1690, Le chevalier de Villebon,d'abord compagnon d'armes du célèbre d'Ibsrville, Il chassa les Anglais de l'Acadie dont l'amiral Fhipps s'était empaié en 1691, etlesrepousT sa plus tard de Najtoat, On a de lui plusieurs mémoires sur les affaires de l'Acadie ; enfin M. de Manneval, qui fut Gouverneur de Port-Royal. La baronîe de Portneuf fut érigée en 1681 en faveur de lîéné Babineau, Ecuyer, sieur de Bécancour. Le titre, après avoir parlé des distingués services de feu Pierre Babineau,en son vivant Trésorier général de la Cavalerie Légère de France et Tun des intéressés en la Compagnie de la Nouvelle France, de même que de ceux de son fils en possession de deux terres considërableti, savoir : le fief terre et seigneurie de Portneuf, consistant en mauoir seigneurial décoré de tontes les marques de noblesse et seigneurie, accompagné d'une. belle chapelle où se célèbre le service divin, tant pour le dit seigneur et sa famille, domestiques, qu'habitants de la dite Eeigneurie, de plusieurs autres bâtiments pour le logement de ses domestiques, chevaux et équipages, étables, granges, parc, jardins, bois, moulina, et une autre terre et seigneurie appelée tes Iles Bouchard, les dites terres et seigneuries étant de présent en si bon état que le dit sieur n'a pas fait difficulté de céder au sieur François Babineau, Ecuyer, aieur de Fortelle, son frère aine, chevalier de
* On the river Decancour, dwelt a barnn beacing the lille of thiit river, and boldîpg tbe office of Inspector of iligwsjs ibougt be lired almoet ïa a deeect.
notre «rare de St. Michel, et notre Conseiller «t Mattuv; I â'HMel ordinaire, qui a pareillement contribué audj(>| étabKssement, plnsieurs grands avautaïes qu'il avait c#) 1 celuy notre royaume, pour faire son habitation m-dinais» I audit pays de la Nouvelle France, en aea dites terres Bill seigneuries, où il demeure depuis 36 ans, et y vit tràttt 1 honorablement, étant pourvu de la dignité deGranA»! Voyer au dit pays, auquel il s'est marié, ayant une iàmil- r le nombreuse de neuf enfana, le second des quels aprM* | avoir passé en France et nous y avoir servi dans nos se*< tnées l'espace de dix années consécutives en qualité de volontaire, et depuis en celle de capitaine de DragoBBi repassa au dit pays de la Nouvelle France pour y seconder son père, qui a en t'iionneur de conunander un camp votant, entretenu |>0Hr notre seivice au dit pays, pouile garantir des courses des Saiivages, avons ci\i qu'il était de notre justice non seulement de décorer la principale terre et habitation du dit sieur d'un titre d'honneur convenable à sa qualtié et mérite, m&'iB encore de lui donoi quelque marque de distinction qui passe à la postérité^ I et soit un sujet d'une louable émulation à ses enfans eiri postérité d'imiter sa vertu et suivre son exemple, — àceK ^ causes et autres à ce moiivans, avons créé, érigé, élevé' et décoré, créons, érigeons, élevons et décorons la dite terre et Seigneurie de Portneuf en titre, nom et dignité' de Earonnie. Youloiis qu'ils se puissent dire, nommer ett J qualifier Barons, qu'ils jouissent des droits d'armes, bla- F zons, honneurs, prérogatives, rang et prééminenoe en I ihit de guerre, assemblées de noblesse et autres, ainsi 1 que les autres Barons de DotreKoyaume. Et avons ^er'J mis et octroyé, permettons et octroyons audit sieur et sesa descendans, d'ajouter dans leurs armes six étoiles, le tout^ relevant de notre Couronne à une seule foi et horamagi sans aucun changemeiit de ressort (pour la justice) n contrevenir aux cas royaux." — En 1759, l'abbé de Port neuf curé de St. Joachim, harcela, dit-on, les Anglaiflj à. la tête de ses paroissiena. Ils le mirent à. mort.
Baby, honorable iàmille canadienne alliée aux Lanaa<n' dière, Cugnet et autres, a eu des hmnches distinctes éta** 1 blies dans le Bas et dans le Maut-Cunada ou nu Détroit. L'honorable François Baby (le roéme croyons-nousi qui fut longtemps Adjudant -Général nu Com\oa.-o.i».tv\. ^^s-
Milice) fat membre da Conseil Exécutif* du Bas-^Canaâsb; en 1791, et du Conaeil Législatif l'année suivante, et l'honorable Jame»JBaby;a été Orateur ou Président du. Conseil Législatif. du Canada Supérieur. 0^ a son portrait par Hïimel dans la galerie dies Orateurs. Une. dame . de cette branche a grandement, contribuera rétablisse^ ïoefat des dames du Sacré-Cœur..
Le premier Baby. du Détroit fi^t l'ami du fameux Fonthiac :et est mentionné dans l'ouvrage de M. Francis* FarkmaiK
On connaît M. François Baby, de. Québec, ses steamers^ les services qu'il a rendus .avec numificence au. chevalier De Belveze, et le tribuâ honorable de gratitude à hii envoyé par l'empereur des, FruQçais. Ce roi de la, navigation en Canada, a rendu le coxppiliment en donnant le nom du Napoléon III à un de ses plus beaux navires.
BagU (le Très Honorable Sir, Charles), allié. au duc de, Wellington, membre du Conseil -Privée Ambassadeur à, La Haye puis^à Paris, Gouverneur-Général dcv l'Amérique Septentrionale Britannique après . la njort de lord, Sydenham, arrivée à Kingston en. 1841, fut si chéri des Giinad>ens, que les curés se mirent à dire des mpsses pour, le rétablissement de sa santé et qu'il y eut plusieurs piégées de vers écrites en son honneur lors de sa maladie, dans^ la quelle il eut un mieux trompeur :^
Nos vœux.sont: exaucés. • • .11 vivra donc encore; Celui que tout un peuple ajuste titre adore,; Celui qui.{)arnn nous a ramené la paix.
Et nous en f^it déjà goûter tous les. bienfaits».
disait M. La Violette. Cette hpmqie, dpnt la belle, figure annonçait la bonté et la mansuétude, dut trouver, doux de mourir au milieu des regrets manifestes de tout, un peuple. (1843.)
BaUlargeon (CharlesrFrjançois) ancien curé de Québec», évèque de Tloa in partiôus et Adminisiratèur de l'archidiocése de Québec, a été non)Qi4 Coadjuteuir à la suite du, premier concile provincial, et sacré à Rome par. le cardi-nal Fransoni, Préfet de la Fropag4nd6*
JSUildtvi/i — Voyez La Fontaine..
— El ^
Satiner (Marie) deuxième Supéfîeure- Général de l'Institut enseignant da la Congrëgation de Notre-Dame, naquit & Montréal en )^SS, et fut supérieure du vivant même de la sœur BonrgeMB, dont elle était assistante ea 1692. Sarrasin, Médecin du Roi la guérit d'un cancer en 1700. Elle mourut en 1739 à 77 ans. Elle correspondait avec le célèbre Tronson. M. de Mootgolfier a écrit sa vie.
Barre (François Chafron de la ) fondateur en 1701 de l'Hôpital-Gènéràl de Ville-Marie et de l'ordre canadien des Frères Hospitaliers, vulgairement appelés Frère» Charron. Leur Supérieur avait obtenu une seigneurie €Q 1699, et l'ordre devint enseignant au moyen d'une gratification de 3000 francs, que lui fit avoir l'Ititendant Kaudot eu 1722. On relrouve dans les Documena de Paris le 'Projet d« Sieur Charron pour l'enseignement de l'histoire et des métiers: il tenta aussi d'établie dea manufactures. M. de Ponïiihaitrain, ministre d'état, avait défendu les vœux aux Fré'res en 170S. M. CTiaron alla en vain à Versailles, L'ordre ainsi contrarié, cessa d'exister avant la cenquéte et l'Hàpital passa aux Sœnrs de charité ou 'Dames Grises. M. de La Barre avait amené 60 hommes de France à Montréal ; M. de Belmont l'appelé un grand hypocrite. — Il ne fent pas confondre ce fondateur avec le Sieur Charon, Echevin à Québec, lors de l'établissement momentané du système municipal en 166-1., puis Syndic des habitans, charge dans lat^uelle le Sieur Jean Le Mire lui succéda. — Voyez Lefebvre.
Beaudtine (R. Chevalier dit de) dont Lesage a lait le héros du roman intitulé :. ias avantures de M. S. Chevaîier dit de Beauchine, Capitaine de JHiusHers de la Nouvelle-France. On le trouve dans le quatrième volume des ceuvres de-Lesage édition d'Amsterdam, 17S3.
Beaucours. — Voyez Créqui.
Beouharnois (François de) Chevalier, seigneur de La Chaussay, Beanmont et-autres lieux, Conseiller du B^i en -ses Conseils, septième Intendant de la Nouvelle France. Louis XIV érigea en Baronnie en sa faveur l'an 1 107 le Port Maltais en Acadie, sous le nom de Beauville. On a conibndu mat à propos ce dignitaire avpc Xbarl^s, MarquiS'de Beauharnois, fîU naturel dj
*tttV^goin«taeuret< Bieutenoat-Giétiénl delà Noavelle- France.
Beaujeu, maîBoii canadienne du saog le plus illuatre de France. — Le piemier membre qui se soit &it connaître en Canada est Daniel Liénard de Beaujeii, Chevalier de l'ordre Mililaire de St. Louis, capitaine des troupes de la marine, né vers 1710, seigneur sur la rivière Chamblyen 1733. II eut, le 9 juillet 1755, la gloire de préserver' par une victoire signalée le Canada attaqué par le fameux général Braddock, élève de Marlborough, et reoonunandè spécialement pour cette entreprise par S. A. R. le duc de Cnraberland. Ce vieux génétal, parti i. la tète de 3000 hommes, s'avançait hardiment à travers les forêts et les montagnes, quand ie chevalier de Beaujeu lui dressa une embuscade avec 350 Français et Canadiens et le double de Sauvages sous les chefs Athanase et Ponthiac, ce"dernier depuis si fameux. Il s'alla postenà Monoughahela, dans un déâlé où Braddock devait passer, à trois lieues dn ibrt Duquesne. Ce capitaine, inaccoutumé à la guerre d'Amérique, continua à s'avanoer sang méfiance en dépit des prudens avis de Washington et des officiers provinciaux, et vint donner tête baissée dans'lepioge. Les Canadiens et les Sauvages, inaperçus, firent une décharge générale sur l'avant-garde, qui se replia précipitamment sur le corps de bataille. Braddock eut trois chevaux tués sous lui avant que d'avoir pu remédier au désordre, et reçut un coup mortel. Le colonel Washington, destiné à devenir une des principales figures de l'histoire, retraita alors précipitamment entraînant dans sa fuite te colonel Dumbar et l'artillerie, qui n'avaient pas combattu. II ne s'arrêta qu'à Aibany, où il ramena 1600 hommes. Mais les iostructlons de Braddock, le bagage et une partie du canon restèrent sur le champ de bataille avec près de la moitié de l'armée expéditionnaire. Les uns disent que le chevalier De Beaujeu fut grièvement blessé ; d'autres, qu'il fut tué en remportant cette impérissable victoire où les siens étaient un contre trois. Le lait est qu'il mourut de ses blessures et fut inhumé le 13, comme le porte un ancien 'registre du ibrt Duquesne dont le Commandeur Viger
rjéde une copie. Il avait communié avant la bataille. relation de Mr. EranoiSsFarkmanâans ta Conspiration
4e jPoNlJUaC mérite d'ftlre t»tée en partie. — Scouti and éian TUHMtrs bad broagkt Âe ^'^S* ^Braddodi^i to the Frendi atfort Duptesne. Théir diamay vxit great Contrecœur, tkt commatider, thougld ofilif of retreat Beavjeu, a captain in the garrison matie the bôld "■ ofleading out aparty ôf Frendi and Indians, to tht English in the vxods and harrois or interr^pt il mardi. The offer wa» accepted and Beat^eu aîont l iened to the liâian campt, Around the fort vtere the bark lodgesof Mvage hordes, tohom the french had musttréd, frovi fait- and near : Ojihwas and OUawas, Huron anâ GaugkKOteagaA, A&enaJcis and Delawares. Seaujeu calïei the warriar» tagether, Fiung a hatchet to the ground, Itut the boldest stood agkast at the péril, and none wotdd acc^ the challenge, A second interview took place tcith no bettes suçcess, but the French 7nan was resolvtd to cofry hii point. " lam detennined to go " he exdaitncd. " What ! will you saffer your Jather to go alone 1 " His daring spirit proved contagions. The ioarriars hesitated no longer ; and tcAen, on the morning ofthe ninih (^ July, a scout ran loilh the news thaï the English arm^ was near, the Indian camps were ait once ast'r tciOi the turmoiî of -Réparation. CliieH harroKgued their yellingfolloteerK, braves bedavbed thenuelves untk war-pahit^ kung feathers in their scaljflocka, and iohoaped and stettnped tiil they hadwrought ikem^ ■sîlves into a deHrimm, tf valor.
Daniel Liénard de Bemijen, fils, lieutenant dans les troupes de la marini', obtint une nouvelle seigneurie et tecouvra celle de son père, qui avait été réunie au domaine du Roi, faute sans cloute d'avoir été mise en ya> ■leur; le vainqueur de Monoiighahelan'avaitdonc pas été traité aussi ËLvorablcment que Kegulus. Louis Liénard de Beaujeu, Ecuyer, capitaine d'infanterie fut aussi seigneur sur le lac Champlain avec haute, moyenne et ba^-justice. — Lors de la conquête du Canada par lea Anglais, quelques ipembies de cette maison paBsérent en France et y furent de phia en plus élevés. L'un d'euxqae nous avons peut-être nommé plus haut, car il s'û^ti encore d'^u officier de nisrine, après s'être distingué daÂfti^ laColonie.fut le compagnon d'armes de Lapeyrouse à l'ciX—" péditiAQ do la Rivière Rouge en 1782, en qualité d'aide^ig^joi, des troupes. En. ,1793, il fut l'un des 80 gentils-
liotames qui défendirent si héroïquement la redoute de Béthune contre les Républicains, et mourut comte de Beaujeu. — En Canada, un des descendiins du vainqueur de Mononghahela s'acquit la réputation d'un grand patriofe en 1775, et taut que les Américains eurent un pied dans le pays. Malgré la répugnance que ies censitaires montrèrent généralement à prendre les armes soua leurs seigneurs, son influence fut telle, qu'il en réunit près de mille avec lesquels le capitaine-général Carleton partit do Montréal pour tenter de descendre sur l'autre rive du fleuve,où élaientles avant-postes de Montgommery. Il partagea en cette occasion le désappointement du général, mais loin de se décourager de cet insuccès qui eut dû, ce sem"ble, étouffer le mouvement à son principe, il conserva ou rallia 350 hommes sous sa bannière, s'attacha avec eux aux pas des Américains, et les suivit jusque à Quétec. Il les harcela constamment sans se rebuter du mauvais esprit d'une .partie de la population et parvint même à lier ses opérations avec celles Ju général. C'est un témoignage que lui a rendu JRoux de Rochelle, ministre de France aux Etat-TJuis, dans son livre sur l'Amérique : " Un détachement que ce goiivernenr fit passer sur !a rive droite du St. Laurent, se joignit A quelques compagnies ds volontaires canadiens commandés par Beaujeu, et leur active vigilance surprit en effet plusieurs convois américains." J. P. Saveuse de Beaujeu fut sommé au Conseil Législatif par le Eoi en 1829 sur recommandaiion de Sir James Kempt. L'honorable George René Saveuse de Beaujeu, son fîls, aussi membre du Conseil, Seigneur de Soulange et de la Nouvelle Longueil, propriétaire de plusieurs Townships et chef actuel de cette maison, a succédé au dernier comte de Beaujeu mort à Paris il y a quelque douze ans.
Bedard, famille canadienne fertile en hommes de talents, a fourni deux juges, lia Supérieur du Séminaire de Québec, et un membre distingué de la communauté de St. Sulpice. Pierre Bédard, célèbre patriote, né à Québec en 1763, s'opposa en 1790 au projet de changement da la tenure des terres. Il entra au barreau quand les Canadiens, d'abord proscrits dans leur propre pays, purent y être admis, et fut élu membre du premier Parlement Canadien en 1792. Devenu chef de l'opposition sous le
-gouvOneiùent de Craig, il fut uu des fondateurs 3e la gazette publiée sous !e nom de Canadien, et dont l'apparitioo jeta J'alarme dans le parti anglais. Il y répandit des connaissances constitutionnelles considérables pour l'époqiie,et donna le premier l'idée d'appliquer à la Colonie le. principe du gouvernementresponsable. D'ailleurs il rem- .plit ou laissa remplir sa gazette d'écrits violens, de sarcasmes et d'épi grammes diiigés contre le peu endurant général et ses créatures. Elle fut saisie illégalement le Ï7 Mars ISIO, et Bèdard incarcéré en vertu d'un ordre signé par trois membres de l'Exécutif. On sait qu'il demanda CUDstamnieut et sans crainte son procès, et qu'il résista longtenis aux séductions de Craig, qui finit par s'en trouver embarrassé, et qui voulut l'élargir sans passer par les 'formes de la justice. Ce tyran lui envoya sou frère, curé de St. Joachîm ; mais Bédsrd répondit par écrit, que s'il jiouvait être convaincu de faute par homme au monde, il en ferait l'aveu ; mais que n'étant point convaincu, il n'avait qu'à se résigner à son sort. Ce patriote fit preuve en celle occasion d'une grandeur d'âme peu commune j mais le gouveruenient finit néanmoins par le gaguâr en le nommant juge résident des Trois-Riviéres. Devenu dés lors impopulaire, il fut aocusiS, mais sans succès, de havts crimes et délits dans l'exercice de la magistrature par cette même Chambre d'Assemblée oà il avait rè?né (1S18.) Toute cette famille a fait preuve de talent pour la philosophie ; la politique et la magistrature n'empêchèrent point Pierre Bédard de s'y livrer, et Lebrun, dans le Tableau Statistique des Deux-Canadas, mentionne ses Observations Critiques sur les ouvrages de l'abbé do Lammenais et de M. De Bonald, et sou Traité du Droit Naturel démontré psr des formules algébriques, à peuprès comme Bodin, dans sa République, prétend démontrer sa politique harmonique. Cet illustre Canadien mourut en 1827. Isidore son fils, membre du Parlement Provincial pour le comté de Ssguenay. mourut à Paris en 1S33. Il décelait un beau talent poétique. — Eizéaf, membre du Parlement Provincial et père putatif des 92 résolutions,
Ëremier maire de Québec, Juge puîné de la Cour du anc de la Reine, se déclara avec le jiigo Panet en &• veur des demandes à'Habeas Corpus en 1838 en subiituant le statut de Charles II à l'Ordonnance Provinciale
de 1781. n fut suspens, puis réhabilité, lorsque l'Angle* terre, après du sang et force argent dépensés, se cnit obligée de se soumettre à ceux qu'elle avait prétendu réprimer. Il passa, alors de Québec à Montréal, ofl il eitt une dispute de préséance avec l'honorable Charles Dewey Day, laquelle fut portée en Angleterre. Le premier ministre Lafontaine lui apporta sur son lit de mort, durant la dernière apparition du choléra, la décision du gouver^ nement anglais en sa faveur. — Voyez Fapineau.
Bedini (Cajelan) gouverneur civil de Bologne durant les troubles des états pontificaux, archevêque de Thèbcs, Nonce Apostolique auprès de l'empereur du Brésil en 1853, était en même temps Missionnaire Extraordinaire aux Etats-Unis. Ou se souvient de la violation honteu-ae du droit des gens à son Égard par nos voisins, et de l'accueil glorieux qu'il a reçu en Canada et de la part des catholiques et de celles des protestants. C'est par suite de la visite de ce prince de l'église dans ce pays, que trois de nos concitoyens ont été honorés de dignités dans les ordres romains de St. Grégoire le Grand et de St. Sylvestre.
Bedout (Jacques) célèbre marin canadien au service de la Eépublii|ue française, était fils du Sieur Bedout, conseiller au Conseil Souverain de Québec et seigneur en 1752. Il naquit en cette ville le 14 janvier 1751, et passa en France à douze ans lors de la cession du Canada à l'Angleterre (1763) en compagnie de plusieurs autres cn&ns , destinés comme lui à devenir des hommes célèbres. Ses dispositions le portèrent à embrasser la vie de marin , et il se signala tellement dans la guerre d'Amérique, de 1776 a 1782, qu'il obtint une frégate. Sous la République il devint capitaine de hajit bord. L'action naalneureuse de l'île Croix, en 17?6, lui méri'a cet éloge de Fox dans la Chambre des Communes d'Angleterre ;— " Le capitaine du Tigre, combattant pour l'honneur de sa jatrie, a rivalisé en mépris de la mort avec les héros de la Grèce et de Rome. Il a été fait prisonnier, mais couvert de gloire et de blessur- s ! " Il combattit contre trois vaisseaux. (•) Délivré à la paix d'A-
(•) ThB Tigre waa brought to action bj- ih* Sans Pareil, ana tho London sud Quecn alao Uking part, the Fienoli «bip garccDileied,— ' Allga's Baitlts of Ihe BritM Na-uy.
tniens, il s*attita l'estime des Bruix, des Décrés et des Jancourt, qui occupèrent successivement I© ministère de la marine, et mourut cont regarnirai en lSI6&géde67 ans. Bedout ne fut pas le seul Canadien qui honora la marine française à cet époque. Outre le marquis de Vandreuil et le vice-amiral Martin, dont on pourra lire les articles, André de l'Echelle, ne à Moutréal le 2 Décembre 1759, mourut en 1818 capitaine de vaisseaux, et Michel Péloquin, né i Québec en 1753, mourut la même année et dans le même grade il Brest.
Begon (Michel) Chevalier, Conseiller au Parlement de Metz, huitième Intendant de la Nouvelle-France, [1712] était parent de Colbert. La marquis de Seignelay lui procura successivement flutendance des Iles Françaises et la n&tre. 11 est célèbre par son cabinet de médailles, d'antiques, d'estampes et de coquillages recueillis dans les quatres parties du monde, par sa bibliothèque, et pour avoir fourni à Perrault les matériaux pour l'Histoire des Homme* Illustres de France. Les plus inrtruits l'estimèrent et les peuples l'aimèrent comme un des Intendans les plus désintéressés, dit la Biographie Universelle.
Selestre (Picoté de) maison canadienne dont le premier membre connu vint de France i Ville-Marie en 1659 selon M. de Belmont. Il figura dans deux affaires contre Ips Iroquois. Un autre quitta Québec pour servir à Terre-Neuve en 1706 avec MM. de Beanconrt, de Linctot de Villedéné et cent Canadiens. On trouve son éloge dans une lettre de M. de Costebelle contenue dans les Documens de Paris, ce qui n'empêrliH pas qu'il ne iHt pris parles Anglais avec son détachement et conduit à St. Jean. Il fut échangé et s'empara de la baie de la Trinité en 1710,— Son fila se signala tellement qu'il devint chevalier de St. Louis, et commandant du Détroit et de» rtes qui forment aujourd'hui l'état du Michigan. Il Et courses dans le pays ennemi, battit les Ançlais dans une sortie en 1756, et conserva ce poste à la France. Mais en 1760, il fut enveloppé dans le malheur général. Le major Rogers, lieutenant d'Amherst, lui ayant envoyé l'officier Brehm, pour l'induire i se rendre, il méprisa cette sommation et harangua les Sauvages j mais te capitaine Campbell, deuxième envoyé, lui ayant apporté
^4a capitulation de Montréal avec une lettre au Ihardûiti '<le Vaudreuil, il se rendit le 29 Novembre. M. de VaU- ' dreuil lui donnait debonnes nouvelles de la santé de Madame de Belestre^ demeurée à Montréal, et lui disait qu'il espérait le revoir en France avec tous ses ofi5ci6ïs Cette lettre se retrouve dans la Saberdache du Commandeur Viger. Le chevalier de Bèle'stre ne quitta point sOn pays. Tant que les Canadiens furent éloignés des charges publiques, il cultiva son champ comme Cincinnàtus, et dans les jours meilleurs, il fut sénateur et Surintendatit des Voies Publiques. On le trouve à la. pose de la première pierre de N. i). de Bonsecours avec deux autres
'Chevaliers de St. Louis en 1773. En 1775,' lors de l'invasion américaine, c'en était fait du Canada, si l'ennemi eût pu se saisir du poste frontière de St. Jean, où il n'y avait point de garnison. Il offrit ses services à Carleton et la noblesse voulut marcher sous les ordres de ce vétéran, sans en excepter M. de Longueùil. 'Les De Lotbinière. De Ronville, De "Boucherville, De St. Ours, De Lacorne, De Labruère, De Montigny, D'Eschambaait, de La Madeleine, de Florimont, Des Musseaux le suivi-
' rent ; puis MM. de Montesson, de St. Luc> Duchesnay, De Rigauville, De Lorimier, de Tonûancouï et de Salaberry. Parmi les professions et la 'bourgeoisie , MM. Perlhuis, Hervieux, Moquin, Gaucher, GiaSson, Beatibien, Campion, Lamarque, Pouchér rivalisèrent de 'zélé avec la noblesse. Picoté d-e Belestre reprit St. Jean, qui était tombé aux mains de ravantogarde américaine et reçut les remercknens publics "de Carleton, Il remit alors le poste au major Preston^ envoyé avec des troupes* j mais il resta au, poste du danger avec ses compagnons d'armes, repoussa dan^ un conK)at le général Schuyler, qui abandonna son armée, et défendit . pendant 45 jours contre Montgommery, maître "du fort Chambly, cette bicoque, qui avait fait éprouver cinq mois de retard à l'armée envahissante' : St. Jean était un fort en bois ! "Les Ordennances' relatives à la défonces des places
* fortes sont défectueuses dans toutes les armées, dit l'archiduc Charles, parce qu'en appliquant des règles géné-
y raleS'à des cas individuels, on perd de vue le principe
'fondamental qui exige la plus longue et la plus vigougoureuse résistance possible. Ici on absout un comman-
dânt quand il a capitulé après avoir soiitemi un assaut' Bur la brèche ; là on le trouve irréprochable quand il & ■ supporté la disette jusqu'à une certaine période établie ; et cependant il est prouvé par des faits que dans ces deux cas, les ressources d'un homme de tête et de cœur ne sont pas toujours épuisées, et qu'on a (lëfendu des places au delà du terme que la loi reconnaitpour extr£me. Tout commandant qui, dans une position désespérée, et sans qu'on n'ait p'tis le droit de s'y attendre ; trouve dans son esprit et dans l'élévation de son àme des Tcasources là ou la fermeté abandonne les courages ordinaires, ae rend digne des distinctions les plus honorables, et des récompenses les plus- éclatantes. " Le chevalier De Belestre vit la constitution et fat du nouveau Conseil Législatif. Sa demoiselle épousa le major MoDoelI, dé l'armée régulière.
BtUerivE (Le Sieur St. Onge de) gentilhomme cana- . dien, guide du P. CharleToiï, qui parle de lui avec éloge, demeura commandant du fort' Chartres et du pays des Illinois après la conquête, par le départ de Noyon de Viliers pour la Louisiamie. Sa position était difficile puisque, avant que de pouvoir remettre son poite aux Anglais, il eut àamuscr par de feintes négociations le farouche Ponthiac, qui voulait l'engager dans la latte con-tre la Gronde-Bretagne. H se tira habilement d'afiàire et mérita tus remercîntens du gènérnl Gage pour les eSorts qu'il fit pour sauver le major i.oftus, vaincn par les Indiens. Après la cession de la Louisianne à l'Espagne, il offrit ses services aux Espagnols^saocéda à.M. de Laclède dans le commandement de St. Louis et donna une sépulture à Ponthiac assassiné. On a : Harangue faite à la nation Illinoise et au ekef Pondiak par M. de St. Onge, Capitaine, Commandant au pays des Illinois pour S. M. T. C, au sujet de la guerre gtte les Indiens font aux Anc7aû, le 18 avfii 1765; dans les Docwmens de Lmidres. M. Francis Farkman, auteur de la Conspiration de Ponthiac, a en sous les yeux la correspondance de cet officier avec MM, d'Abbadie et Aubry, et en a tiré plusieurs éclairoisaemens sur les motifs de cet guerre.
Bornant (François Vachon de) Bachelier de Sorbonne^ Vicaire- Gêné rai, quatrième Supérieur et Seigneur de Montréal après Meissire François Lefebvrci n'étavt ^aa.
encore prêtre qnaad il vint dans le pays, et fut le premier instituteur des Sauvages de la Montagne. Ce fut lui qui, «n 1683 ou 4 fit construire te fort en pierres dont on revoit les restes et dont une des courtines était attenante i. une enceinte en pieux qui renfermait une chapelle et une maison des sœurs de la Congrégation. Cette enceinte avait été taite par M. Galinier pour la sûreté des néophytes. En 1710, M. de Belmont bénit solennellement le drapeau avec lequel le baron de Lougueuil marcha anx Anglais. Il écrivit manssademeut lo Eloges de quelques personnes mortes en odeur de sainteté à Montréal en Canada, 1722, dédiés à M. Le Pelletier, Abbé de St. Aubin, et depuis supérieur-général de St. Sulpice. 2o. une petite Histoire du Canada, qu'on retrouve à la Bibliothèque Royale. 3o. La guerre des Iroquois. Il tnottrut en 1732.
Belwze (le chevalier De) contemporain, connu par son voyage en Canada sur la corvette \.\ Capricieuse (1855J. On ne connait qii'imparfeitement le but de sa mission,fecilitée par l'alliance de la France et de l'Angleterre ; raaî^ elle a mis ce marin, dont la tournée en Canada a été une continuelle ovation, à même de bien informer Napoléon HT au sujet des ressources du pays.
Berrey (Félix de) dernier Supérieur et Commissaire Général des Franciscains Réformés en Canada.était d'extraction noble et fils de François de Berrey Sieur des liissaits, officier dans les troupes de la Colonie. Il naquit 4 Montréal en 1720 et fut baptisé le 10 juin, non sous le nom' de Félix, comme le remarque le Commandeur Vigsr, mais sous ceux de Claude-Charles. Ordonné prêtre en 1743, il desservit St. François du Lac puis Chambly aY«,nt que d'être élevé à la première place, reclama contre la proposition de M. de Lacorne at. Luc d'exclure les Communautés religieuses du bénifice do VHabeas Corpus, et mourut à Québec le 18 Mai 1800, ùgé de près de 80 ans et après 56 ans de prêtrise. C'était un homme de gmnds talents et doué d'une vaste érudilion. Sa mémoire est attaquée dans le Canada Reconquis. Je ne puis que je ne dise à ce sujet que je ne conçois pas comment un homme d'esprit comme M. Barthe n'a pas saisi de suite que l'emploi de la maison des religieux comme prison ]iar Sir Prédérick Haldimand n'était pas plu» à
letu gfè ijiie le service de leur église au culte ptotestant, ' fit que Tidée de faire peraéeuter un huguenot par uq Récollet ne pouvait guères venir au gouvernement faa&- .tique d'Angleterre & cette époque. Le témoignage de, misères n'y fait rieo.
Berthelot , ancienne famille canadienne — François Serthelot, Conseillej du Roi, Secrétaire Général de l'Artillerie, Poudres et Salpêtres de France, fut comte d'Orléans ou de St. Laurent en Canada, Sle qu'il avait achetée de l'iivjëque de Pétiée, «t qui fut érigée en sa faveur £n fief de digniié vers l'an 1700 gcus le nom de comté àe St. Laurent. « Voulons et nous plait qu'il se puisse dire comte de St. Itaiirent, et qu'il jouisse des prèrogatir veB, armes, blazons, rang et prééminence tel et tout ainsi que les autres couites de notre royaume ,- que les vassaux, arrière -vassaux et autres tenant noblement le reconnaissent pour comte et lui fassent foi et hommage en cette qualité. Avons aussi confirmé le droit de justice haute, moyenne et basse, pour la dite justice faire exercer en qualité de comte, et en outre établir prisons, fourches patibulaires à quatre piliers et un pilier à carcan portant, ses armoiries, à la charge de tenir )e dit comté de nous à causie de notre fort de Rt. Louis de Québec à uu seul liommage lige, sau^ que le dît comté puisse être réversible à notre domaine pour aucune cause que ce soit, nonobstant les èdits &c. " Il eut pour vassaux à l'Ile Jésus tes Jésuites, qui lui dévoient prestation d'écn d'or tous les dix ans. — lierthelot de Beaucourt, qui commanda sou-, vent les milices canadiennes, fut gouverneur de Montréal eu 1733: et rétait encore en 1744. — Les Bertbelot d'Arli-, gny se signalèrent aussi à. la guerre, Amable, bibliori lUBOe et éfudit, membre de la Société Littéraire et UistQr. rique de Québec, avait fait eu Canada et eu Piance l'^Q-^' quisition d'une maguifique bibliothèque, précieuse sur-, tout pour les ouvrages concernant l'Amérique. K^cel-. lent parleur au Parlement Provincial, dont il était mem-bre, s'il ne sut pas plus que d'autres prévoir les suites inévitables d'une politique outrée, il les déplora à temps et mourut retiré en 1848. Il recueillit les matériaux ' d'une histoire du Canada, et on a de lui : 1o. Dissertation, sur le canon de bronze que l'on voit dans le Musé4^ Cljasseur, Québec 1830. II. Disseïla.ùoù «ai ^a.^^'^""'
Terte des restes de la Petite Hermine, avec une carte dë^ Québec, 1844. III. Essais d'analyses grammatioalesr suivant les principes de Pabbé Girard, Québec 1847, C'est une savante grammaire. Dans son bon morceau J'e critique de 1830, il prouve que Jacques-Cartier n'a pas fait naufrage sur un rocher auquel la tradition à conservé lé nom de Roche de Jacques-Cistrtier. Sa demoiselle a épousé M. La Fontaine et son fils est Bâtonnier de l'ordre des avocats à Montréal.
Bibaud, — Ce nom remonte à la concession que Louis lé Grand fit l'an 1664f à la Compagnie des Ridfes Occidentales des pays de la terre ferme de l'Amérique depuis la rivière des Amazones jusques à l'Orénoque, — lies Antilles, l'Acadie, le Canada, Terreneuve, en seigneurie propriété et justice, avec pour armes " un Ecusson en? champ d'azur semé de fleurs de lys d'or sans nombre, deux Sauvages pour support, et une couronne tréflée. "' Un Bibaud se trouvait parmi les Directeurs de cette Compagnie suzeraine, et sa signature se lit fous deux actes imprimés dans les Eàits et OrdonTzances Boyauocr publiés en Canada en 1S03 et en 1854^. — Michel Bibaud premier historien canadien-français du Câtnada et restorateur de la presse à Montréal, où il est mort le 3 août 1857, était né à la Côte des Neiges, près cette ville, le 20 Janvier 1782. Il entra au collège dfe St. Raphaël, ancien Château Vaudreuil, aussi tard que 1^00 j M* Chicoisneau' étant Principal, et poursuivit ses études après l'incendie de cet établissement jusqu'à l'ouverture du nouveau collège sous M. Roque. Le^ Grand Juge O'Sullivan, le Commandeur Viger, l'honorable Hughes Heney,. les Grand-Vicaires Viau, Demers, Cadieux, Mignanh; et St. Germain furent ses condisciples. Michel 0*Sullivan^ lui disputait seul list première place. A peine eut-il terminé ses classes qu-il se livra à l'enseignement et aux: lettres. Parmi ses élèves se trouvent les Juges La Fontaine, Morin et Brunoau et les demoiselles de lord Sel- Mrck. Après avoir contribué à la rédaction du Spectc^ JtxuTy établi en 1813, il fonda en 1815 ou 16 ^^Aurcre dea Canadas (un volume iu-folio et deux volumes in-8vo.)î Suivit le Spectateur-Canadien^ au milieu de nos luttes: folitiques. La politique en fut modérée, conune il a'eik
vante lai même dans sa poésie intitulée :
Spectateur-Canadien pour le 1 Janvier 1829 :
Du moins notm Spectatrice Tenant un juste milieu, £t, pour lui rendre justice', Exempte du double vice Et du trgp et du trop peu.
Evitant de faire schisme Bans la population, L'aveugle patriolisme S'y convertit en civisme £clairè par la raison.
Puisse son humeur égale, Son esprit indépendant, Sa diction libérale Et sa marche impartiale, Flaire à tous également.
« The editor of the Spectateur Canadien, disait le célèbre JJocelyn Waller, éditeur du Canadian Spectator ifl not only a learned and able man, but a. good natured and a complaisant mau also. " Il avait cependant combattu l'union très forletnent dans s^s vers, et on lui donna un diuer publie. Il publia ses poésies, qui sont le premier volume canadien du genre. Isidore Lebrun le mentionne honorablement dans le Tableau Statistique des Deux Canadas, et le critique assez sévë-r rement dans la Revue Encyclopédique de Paris, toni en reconnaissant que des poëtes de Province en Franco, publient des recueils bien infërieurs à celui du poète canadien. L'auteur répondit dans le Magasin du Bat- Canada (2 tomes in-8vo) journal qui suivit la Bièliathique Canadienne ou Micdlanées Historique, Scientifiques et lÀttiraires, en plusieurs volumes, belle collection nationale commencée en 1825, et qui est malheureusement devenue très rare. Après le Magasin, qui diffère peu de la Bibliothèque, si ce n'est en ce qu'il est plus européen, vint V Observateur Canadien en trois volumes, œuvre IBoini littéraire. Michel Bibaud travailla depuis à, Ia,
Minerve pms à VAmi du Peuple ; mais il ne fut pTiia propriétaire d'aijciing feuille jusque a Tanoée 1842, qu'il publia VEncydopédie Canadienne en deux tûmes. UAbeUle qui lui est souvent attribuée, est de MéziOre. Le premier jet de son. Histoire du Canada avait paru dans la Bibliothique. ia domination française parut en volume en 1837, puis une seconde édition en 18+4, suivie du premier volume de la domination anglaise. Le deuxième eat inédit et écrit tout du long de sa main, à l'exception des dernières pages transcrites durant sa dernière maladie par son fils. Il fut nommé magistrat durant les troubles [lolitiques. MM. Vattemare et De Puibusque le visitèrent. La traduction du journal d'Agriculture et des Kapports de la commission géologique occupèrent ses dernières années. Il avait conçu au collège du goût pour les sciences exactes, comme on peut en juger par sa poésie consacrée aux Sa/oa7ts de la Grèce et son ArithmétiqueVulgaire, Marchande, Scientifique et Curieuse publiée en 1816. La traduction des rapports géologiques, qui lui fait le plus grand honneur, l'obligea de devenir l'élève de Sir W. Logan, et il s'enthousiasma de l'étude delà géologie et de la minéralogie. Celle de la langue grecqne ne lui plaisait pc^ moins, quoiqu'il en eût vu très peu de chose au collège. Le plus agréable de ses ouvrages littéraires est le Voyage de Fra/nckère dont la rédaction lui est due. Il a été dernièrement traduit en anglais. Ses fils ont fondé l'un, l'Ecole de iUédecine, et l'antre l'Ecole de Droit et l'Institut Polytechnique, dout il fut aussi un des premiers membres honoraires dans les classes des Sciences et des Lettres. Il avait eu la douleur de perdre en 1839, Charles Edmond, son dernier fils, qui, à 13 ans, possédait l'histoire, était plein d'Homère, de Eénélon, de Lafuntaine et de Fenimore Cooper, et commençait i versifier avec une facilité remarquable. On trouve de courtes notices de cet auteur dans le Journal de t'Instruclion Publique de Paris et dans le Dictionnaire Bibliographique et Critique d'Alibone de Thiladelphie, et sa lamille conserve un bon portrait de lui.
Bien-ville, branche de la fameuse maison de Le Moine — François Le Moine, premier Sieur de Bienville, fils de Charles Le Moine Sieur de Longueuil et de Chàteauguay, né à Montréal le 10 Mars -1666, fit captifs 80 Iro-
qnoia en 1691, et fut tué à Bepentigny dans un combat contre ces peuples le 7 juin d« !a même année à Và.gc «le 25 ans. — Jean -Baptiste, deuxième du nom, fondateur de la Nouvelle-Orléans, né le 23 février 1680, fut d'abord garde-marine et fit sept voyages de long cours sous d'Iberrille, aux ordres du quel il r.ombattit bravement sur terre et sur mer. Il passa en Prance, puis à la Luuisianne (1699) et y servit durant vingt-sept ans. Gouverneur- Général de ce pays et Directeur de la Compagnie d'Occident, il fonda la Nouvelle -Orléans en 1717,— cette villa destinée à devenir une dea grandes cités du monde, et fil avec bonheur la euerre aux Sauvages et aux Espagnols. Il défit l'escadre d'Alonzo Carascosa et reprit Fensacoia. La guerre avec l'Espagne se termina en 1723, et il mit fin en 1730 à celle contre les Nalcliez, qu'il dompta ainsi que les Alibatnons et d'autrei tribus. On sait que le Chef Suprême des premiers, le Soleil, se pré* tendait comme les Incas et l'empereur de la Cliine, descendu de cet astre. M. de Bienville le força de construire pour les Français, au cœur de sou pays, un fort auquel il donna le nom de Rosalie en l'honneur de l'é|K)iise du comte de Pon le bar train, qui protégeait les Le Lemoioe. On trouve le pratrait de cet illustre Canaditn dans l'Albnm du Commandeur Viger: il est revêtu d'une cuirasse et décoré de la croix de St. Louis.
£/anc^£ (François) mort en 1830, connu dans sa profession et dans la politique, étudia la médecine et fut padué à New- York, où il publia un livre sur l'application de la chimie à la médecine. Membre du Parlement, il fut de l'opposition, eut part à la rédaction du Canadien et fut arrêté par Craig avec P. Bédard, Fapineau, le fameux nmJM' Laforce et MM. Taschereau et Coibeil. Sir George Prévost, qui opérait sur d'autres principes que Craig, le crut propre à remplir le haut emploi de Surintendant des Udpitaux de la Milice. On a de lui outre son ouvrage sur la Médecine : Appel au Parlement Impérial et aux Itabilans des Colonies anglaists de PAmeriqite du Nord sw les prétentions exorbitantes du gouverlumaU exécutif et du C(mseil Ligidatif du Bas-Canada, par un membre de rAssemldée Législative, Québec 1834. Tranquille sous les administrations populaires de Prévost et de Sherbrooke, il recommanda la lutte sous Dalhousie.
—X "B. 'Blanctiet, né le 17 Mars 1783 à St. Pierre de la* Hivière du Snd, pûssa en Europe après avoir Irrminé se* études an Scminaite de Québec. Depuis 18 1 H, il étudia & Paris sous Dupuytren et Laney, et sous Sir AsLley Cooper à Londres, où il obtint le diplôme du Collège dea. Chirurgiens. De retour ea Canada, il fut élu au Parlement pour le comté de Québec en 1834 et fui successive-. menl Médeciu Visiteur à l'Hôpital des Emigrans et k, l'Hôpital de Marine (18*7). Après avoin été professeur de Chirurgie à l'Ecole de Médecina, il devint Doyen de la Faculté de Médecine de l'Université Laval, lors de son o^gB^^isatio^, et professeur de pathologie générale et' d'Instilutes de MédeciMe. La ville de Quèbee le députa au Parlement en 1855. Il est mort le 22 avril 1357. Le Journal de l'Iustruclion Publique a reproduit son portrait. — Dans l'état ecclésiastique, les frères Blanchet ont fondé l'église de l'Orégon aux Etats-l'nis. L'archevêque François Norbert, est le véritable apôtre de ses régions, et s'est associé Augustin Magloire son frère, chaiioine Grand Chanire de Montréal^ avant son élévation â. l'épiscopat,— qui a pris d'abord le titre d'évèqiie de WallârV'alla, puis de Nosqually.
Bairei (Urbain) Supérieur du Séminaire des Missions Etrangères à Québec avant Mgr. Hubert, était de Senlis, et vint en Canada en 1754< malgré les instances que Ût pour le retenir Mgr. de Uoquelaure, son évoque, membre de l'Académie Française. Il professa avec distinction' l^L théologie au Séminaire durant 25 ans, et mourut à. Québec au raois de Décembre 1774,
Bow (L. E.) prêtre, curé de Maslunongé et de St Justin au diocèse des Tro.s-Rivières, né à Québec le 12 Septembfd 1813, ordonné en 1837, archéologue dislinguéet compilateur ou éditeur de plusieurs publications a étu-. diè aux collèges de Québec et de Sle Anne ou il a été professeur. Les notices biogmphiquesdesévéques de Québec Laval et St. Vallier, du Commandeur de Sillery et du docteur Sarrasin, et l'Eloge de Montcalm avec l'Etat del'Eglise et la collection complète des Relations des Jésuites k la quelle il a eu une grande part, forment déjà, en dépii de quelques erreurs, une collection plus variée, ç\i\slarge et autrement importante que les fragmens archéologiques, mil au jour en Canada avant lui. U nura encore le nié.'-
tite â*avoir fourni befiucoup de données ]liouf le Fanthâos CanadieD.
Boisbriartd (Dugué de Boisbriand et Boisbriand de La. IDurantaye) illustres familles canadiennes — M. de Bel' inont parle beaucoup d'un Dugué qui commanda les milices canadiennes dans mainles expéditions, mais spécialement dans celle du marquis de Denonville contre les Iroquois : il rallia le 'bataillon de Beithier dans l'embuscade et rétablit le combat (1681'.) On ne doit probablement pas le confondre avec Dugué de Boisbriand, compagnon d'armes du fameux d'Ibervilie, qui le laissa comniandant au fort Bourbon. Celui-ci se signala encore dans U'i guerres de !a Louisianne, part icubé rement eu 1722, et fut gouverneur du pgys des Illinois. — Le premier £oisbriand de La Burantaye connu était commandant de Michillitnikinac en 1686, quajidle marquis de Denonville l'appela à hii avec les Outaouaiï pour prendre part à sa atale exrédilion. Eu 1687, il fit captifs le clief Grégoire €t ses guerriers et 60 Flamands qui feaaient la lrai;e au détriment des Français et qui auraient nulUfié leur système d'alliances avec les natious, incités par La fontaine Marion, (•) que Denonville fit fusiller, et d'aulrés liaîties. II mourut du scorbut à Niagara en ]6S§i Un autre Boiabriand de La Durantaye fut aussi Commandant de Michillimakinac et des Outaouais et Chevalier de St, Louis. L'Intendant de Champigny fesait son éloge dans une lettre de 1691 reproduite dans les Documens de Paris. Cette famille est aujourd'hui bien déchue.
Sonne (l'honorable Pierre Amable de) célèbre magistrat canadien au commencement de ce siècle, seigneur de St. François, Choisy et autres lieux, descendait du Sieur De Bonne de Mizéle, capitaine au régiment de Condé et seigneur canadien, neveu du marquis de La Jonquiére. U fut aussi seigneur, juge, colonel de la milice do Beauport durant la dernière guerre, membre du Conseil Exécutif en 1794, et aussi de l'assemblée Législative, où il s'opposa à la motion de M. Cuthbert pour l'abolition de l'esclavage. Il fut plusieurs fois réélu. La majorité vit en lui le chef du parti canadien du Château en Chambre, et agita la question de l'expulsion des juges, comme créntures du gouvernement Elle rédiges
(*i Jeuas UuiMlKD qui poiiâiuut toui-'S les languoa tja.uvg.^3.
Bn tiir à cet effet. Le Conseil Législatif ràihenda'v' L'Assemblée, piqtiëe, l'abandonna et se présuma de dé" I cl&ref vacant par nn simple vote le siège dti juge De' | Bonne, qu'on avait attaqué personnellenent par le bili, \ caF il était le seul magistrat qui fllt membre. Craîg' I n'hésita point à dissoudre une chambre à prétentions aussi r exorbitantes, mais M. De Bonne ne se fit pas reélire et' I tira ainsi Sir Geerge Prévost, son successeur, d'un grand' I embarras. Il eut avec le grand juge Osgood un autra' dèmiÊlé dans lequel Sir R. S. Milnes lui donna gain de ' cause- Quoiqu'il eftt élé à la lête du comité nommé pour" présenter une adresse à S. A. R. le prince Edouard^et qu'il votât avec le gouvernement. M. Ryland ne l'aimait pas et lui fait un crime d'avoir envoyé son fils servir sous Bonaparte. Un boulet de canon pourvut sans doute à tous ses besoins, puisque le père mourut sans enfonè et que sa grande fortune a été l'objet d'un long litige eil Canada et en Angleterre. Le juge De Bonne était ua boa Orateur datis son temps et il eut du mérite dansla rédaction des lois, qui étaient plus passables alors que de noa jours. On connaît encore le docteur De Bonne' qui après avoir été gradué en Europe, fut médecin de l'Hôtel-Dieu et engagé par le gouvernement pour traiter les patiens attaqués du mal dit de la Malbaie.
Bargel (Rosaiîe) ou sœur Marie St, Maurice, fondatrice de la maison des Sœurs de la Présentation de Marie au diocèse de St. Hyacinthe en 18*3; Cet Institut ât fondé au milieu même de la révolution française par' Marie-Anne Rivier.
Sor^ia (Joseph Levassewr) patriote canadien, d'origine italienne, avocat de profession élu, de plusieurs parlemens provinciaux, fut un des membres les plus modérés de l 'opposition, bien que Craig le destituât de son grade dans la Milice en ISIO, C'était un sage. Plus taciturne que Bourdages, il sut s'abstenir de tout escés- Il ne vota ,
Joint pour l'expubion des juges ; mais iî fut pour celle i e M. Chrisiie. Il fut membre du comité du budget en ' 18 18.
Bouclier (Pierre) Sieur de Grosbois, gouverneur deS Trois-Rivières, Lieutenant- Gêné rai du Grand Sénéchal de la Nouvelle-France en 1a Sénécbaussé de cette ville, jjuis Juge Royal, ancêtre des Boucjjpjiville, signe ainsi
lal-iTième dans la cuDcession d'une seigneurie par lut tàite. Ce fut la défence de i^ette ville aaissante contn les Iroqiiois, qui lui valut des lettres de noblesse» " L'aïeul de taat d'honorables familles du Canada, Ifl capitaine Pierre Boucher, s'y est couvert des lauriers ds la gloire humaine par sa valeureuse défense de la citadelle Triâuvienue, au mois d'août 1653 ", dit M. de L^ Boche-Héron. Le baron d'Avaiigour l'ayant choisi ea 1661 pour porter ses dépêches i- la Cour et supplier Louis XIV de prendre la Colonie sous sa protection, il obtint de ce prince un secours de quatre cents soldats. C'est ce que portent ses propres Mémoiree, quoiqu'on ail dît que ce furent les habitans du pays qui le députèrent ea France. H profila de ce voyage pour publier r VSïstouv Naturelle et véritable de la Nouvelle-FTanee dite Canada Paris chez Florentin Lambert, petit in-12. Elle est précédée d'une Ejntre à Monseigneur Colbert datée au Troiv Rivières le 8 Oclobre 1663. " C'est une notice assez superficielle mais fidèle du Canada " dit Charlevoix. Co qui en &it le principal mérite est la simplicité naïve du style. Ce patriarche canadien mourut en 1717 à un âgé fort avancé, mais sur lequel ceux qui ont écrit sont peu d'accord, laissant quinze enlians. Sa postérité devint un grand arbre. La branche aînée eooserva le nom de Boucherville. Les autres furent les Boucher de Monlarville, de Niverville, de Verchéres, de Labruère, de La Périère, de Labroquerie, de Montizamberl, Sec. Le Père Lelonget l'abbé Langiet ont confondu mal à propo» Pierre Boucher avec le P. Boneher, Jésuite. François Pierre de Boucherville, son petit-fils, né û. Boucherville le 9 juin 16S7, épousa à Montréal le 14 septembre 1731 Demoiselle Marguerite Raimbault, et mourut à Boucherville le 10 septembre 1767. Ses services militaires lui mériléient le gouvernement du Détroit et l'ordre de St. Louis. On a de lui dans lu Bibliothèque Canadienne de Bibaud : Relation des avantures de M. de Boucherville à son retour des Siou% en 1728 et 29, suivie d'observations sur les mawt des Sauvages. M. de Boucherville, sans être puriste, écrit avec cette facilité et celte aisance ordinaires aux gentilshommes. On trouve dans sa relation quelques &tts re''< marquables, et il fut témoin de l'assassinat de Peraoussa, chef qui s'était iait un grand renom. — René Antoine, wjq.
fils, né i Cataraconr le 12 Février 1735, épdusa â Monf> Téal le 6 juin 1770 Demoiselle Madeleine Baimbtuilt St. Btain, se signala contre les Américains dans la première guerre américaine et fut cliargé par la noblesse de faire valoir ses réclamations auprès du Courrier de Londres. Il fit jiartie de l'ancien Conseil Législatif puis de la chambre haute, sous l'empire de l'acte constitutionnel, remplit la charge de Grand Voyer, et moiirut û Boucherville le 2 Septembre 1812. — Pierre A. B., son fila, mort le 30 Nov-embre 1857, était né à Boiicherville le 23 octobre 1780, et avait épousé le 4 octobre 1812 Demoiselle Marguerite Amélie Sabrevois de Bleuiy. D fut Aide-de- Camp Provincial sous Sir George Prévost et était un des membres les plus induens da Conseil Législatif. Thomas René Boucher Verchères dis Bouche rv il le, seigueur de Verchères, par alliance sans doute avec l'illustre famille de ce nom.élait son frère et est mort quelques jours seulement après lui. Il fut employé â la compagnie du Nord- Ouest et fut blessé en 1812 à côté du fameux Tecnmseb, qui était son ami. — Boucher de La Périère, qui se signala, fort contre les Anglais en 1708, est peut-être le même qui fut gouverneur de Montréal.— Boucher de La Broquerie appuya par mer 1(!8 opérations du marquis de MoDtcalm. — Le chevalier de Nîverville partagea tous les dangers de Carleton dans sa fuite merveilleuse de Montréal à Québec en 1775. Cette branche fut ruinée par les procédés frauduleux et partiaux de l'Arpenteur- Général Collins, comme on le voit par une consultatioD de Cngiiet, — La cathédrale anglicane de Québec contient un obélisque en marbre d'Italie érigé A la mémoire de George E. Montizambert, major au centième régiment d'infanterie de S. M. tué en encourageant ses soldats à l'assaut glorieux de Moultan isous lord Gough. Il était entré au service en 1831 et avait fait la guerre de l'Afghanistan. — La postérité de Pierre Boucher ne se répandit pas seulement sur toute la surface du Canada, mais aussi â la Louisianne ]>ar alliance avec la famille De Muy, originairementcauadienue.
Boucher-Beleville (Jean -Baptiste) né à Québec en 1761, étudia au séminaire de cette ville et fut ordonné eu 1787. Il a été durant 4>7 ans ouré de Lapraîrie, où il est mort le 6 Septembre 1839 dans sa 78ème année. On lui doit lo.
le Cantiilue à VîTsage des Missions qui a eu onze édition»
et dont la première fut dédiée à Mgr. D'^Esgiy, puis la seconde à Mgr. Denaut. Dans ce recueil, "Nous vouif lavoquons Ions" et quelques autres cantiques sont de luîi 2o. Manuel abrégé de controverse, traduit de P Anglais dwt J. Mannock, Québec 1808, imprimé aux irais de Mgr- Flessis. 3û. un volumineux recueil d'homéiies et d'ins-; tructioDs familières, manuscrites. Il eut aussi part au catéchisme de ce dernier évêque.
Bmichette (C, L.) père de l'Arpenteur-Général, étant CSjnlaiae du brigantin Le Gaspé, eut une heureuse part i ia conservation du Canada en 1775, en sauvant Is gé*r ]i6ial Carlelon des mains de Montgommery, qui lui' avait cotipé la retraite sur Québec. 11 lui lit prendre le costume d'un habitant delà campagne, ou d'un pêcheur, Eelon M. Adolphus, et le fil embarquer dans un esquif ou bateau léger dont il avait eu lu précaution de feire couvrir les bords de même qu'une partie des ramesavec de la flanelle, et en voguant ainsi sans bruit au mi<. lieu de Tobscuriié, on put traverser la âoiille américaine' et parvenir sans accident aux Trois-Kivières, tondis qua. le général Prescott était fait prisonnier avec les troupes.- L'hôtellerie où le gouverneur descendit se trouva remplia d'Américains, mais grâces au ton familier que sut prendre avec lui l'ingénieux et loyal fionchette, il ne fus pas re> connu et put partir pour Québec. Le gouveruemeni ayant établi un dépôt de marine dans le Haut-Canada en ll'è^, le capitaine Bouchette commanda sur les lacs avec la> rang local de Commodore, — Joseph, son fils, Lieutenant- Colonel de la Milice, Arpenteur- Gêné rai. Membre Correspondant de ia Société des Arts de Londres, qui lui présenta une médaille d'or. Président de la Société pour l'encouragement des Acls et des Sciences, Vice -Président puis FrÉsident de la Société Littéraire et Historique, naquit à Québec le H Mai 1774. Son père le destinait i là marine et l'emmena sur les lacs, où il employait ses loisirs i lever des plans, ayant été employé comme dessi- , naleur au bureau de l'Arp. Gen. en 1790. Eu 1736, il commanda nu navire de 30 hommes d'équipage entre Montréal et Québec. Il entra la même année dans la; régiment des Volontaires Cantuiiens Royaux, où il devint Lieutenant. On l'envoya ù Halifux avec un détache meoL
1 1795. Il passa de ce régiment dans le septième des Fusiliers, où il fut adjudant. Ayant quitté l'armée en 1802, ii fut nommé Député Arpenteur, puis Ari>enteut Général l'année suivante en 1804, qu'il reçut sa commis- «ion soin le seing manuel du roi. Il travaillait dés lors à ses cartes. S. A. R. le duc de Kent l'honora de soa amitié et de sa protection et le mit i même de faire les plus vastes techerches sur la géographie et la topographie de son pays. Le 26 avril J816, il fut présenté au Prince Régent par le vicomte Sidmouth, et en eut une audience privée à Cari ton -Hoiise. C'est à tort que la notice biographique du Commandeur de Sillery le fait chevalier du Bain. Il fut un des fondateurs en 1827, de la SociétA pour l'encouragement des arts et des sciences, qui t'ert réunie depuis i la Société Littéraire et Historique. Lord Dalhousie, qui était membre de la Société Royale d'Edimbourg, en fut le Patron, et lui. Président. 11 mourut subitement à Montréal au mois d'avril 18*1 à l'âge de 67 ans. On a de lui lo. Plan of de Water communication fivm Montreai to Kingston nnd Sacketûs Harbour on eaeh side ofthe river St. Lawrence, Compiled fram, actual ïwrveya in 1813, Dedicated to Sir George l'revost (manuscrit.) IL Planof the txpioring survey of a. Une running trve North from the monument at the source of the river Si» Croix, hy the turceyors tmpioyed on tlie part of the Britiik gavemmetU and the United States of America, linder instructions t^ {Ae tiomnài^ners ajtjxÀnted for dstermining tha ' i/mnâary between the British colonies and the territory ef Ih» United States of America, under the ith 5lh 6th and 7th articles if the treaty of Ghènt, Surveyed by lÀetit.-Col. Souchelte, kis Majesly's Surveyor-General, appointed far ihatpuTpose hy tfie British govemment, Québec 1817, (manuscrit.) III. Tojiographicai Map if the Province of La- Vier-Canada, Dedicated to H. Jt. H. the prince Régent oftht United Kingdom, Ettgraved by J. Walter and sons, Publishedby W. Fade», Xoti^oti 1815. IV. Map ofthe Provinces of Loîcer and Upper Canada, vntk ihe adjacent parts ofthe United Slates of America, CompUed from tha latest sitrveys, and adjusted from the most récent and approved astranomical observations, 1815, publié par le même. V. Description topographique de la Provi?ice du Sas-Ca~ nada, avec des remarquis svr le Haut-Canada et sut In.
't^àlions dei lîeuz provinces avec les Etats- Unis tPAmiriçuèr ènridàede plusieurs vues, plans de ports, de batailles, &c, Londres, Davidson, Lembard Street 185, 8vo, On y trouva le porirait de l'aiiteiir. VI. Topographical Map qf thg Districts of Québec, Three Rivers, Si. Francis and Gaspé, Imoer Canada, Dedicated ta His Majesly William IV, Engraved by J. and C. Waiker and published by J. Wyld, Geographer to the King, Loadon, 1831. VII. Topographica! Map of tke District of Montréal, Lower Canada, also a large section of Upper Cariada London 1831. VIII. The Britisk Dominions in North America, or a topographical and stalistical description qfthe Pronnces of Upper and Zower Canada, tke Islands of Newfoundland, Prince Edleard. Cape Breton, j^. And a topagrapfiiccU Dictionary of Lower Canada, To whick is annexed, tiie statistical table and toAles of distances published with tlie author^s topograjMcal maps of Lower Canada in conséquence of a vote of Ae Provincial Législature ; Embellished with. vignettes, Views, Landscapes, Plana of towns, harbours, bailles, ^j London, Longman, 1U31, ^ vol. ^o " of the map which accompauy this work, dit la Revue de Westminster, w© can speak in terms of unmeaatired approbation. They depict ail Ihat is known of the northern part of the great continent of America.. . .with acctiracy and clearness, while the information they afford ia varions and minute."" Cet ouvrage, dit M. Faribant, est une extension considérable deceitti que l'aiitenr avait pubbé en 1815. U ftil porté à entreprendre cette deuxième publication pnr l'engagement qne contracta la législature du Bas-Canada, en 1829, en autorisant l'exécutif à faire l'acquisition de cent exemplaires de l'ouvrage et des cartes pour une somme de cinq cents guinées- M. Bouchette, fort de cet encouragement géuéretix, se rendit aussitôt i Londres, où il s'est occupe pendant prés de trois années à surveiller la publication qui a été faite avec tout le luxe de typographie et de la gravure par d'habiles artistes de la métropole. Sous Tautorilè d'une loi subséquente, on a feit la distribution de la plus grande partie des cent exemplaires dans les bureaux publics ainsi que dans les collèges et les autres maisons d'éducation. Il est à regretter qu'un ouvrage national qui est, ainsi que l'annonce l'auteur, le résultat de treate années de travaillait
4fé "publié d'une manière 8ixK>èt6use/qu^il n^i pu -avoir qu'un faible débit parmi nous, à qui il est plus particulier rement utile. — Plusieurs souverains en retinrent des ex^ «mplaires.Les écrivains étaient rares en Canada du temps du colonel Bouchette ; cependant le style de Pouvrage dé 1815 et de celui de 1831 est relevé. La Revue de Westr minster, journal populaire, comme on sait, en a pris oc^ casion de traiter Pauteur d'éprivain courtisan et de lui reprocher un éloge a la comtesse de Dalhousie amené d'une manière flatteuse, tout en reconnaissant l'immense mérite de l'ouvrage. Mais une reconnaissance natu«^ relie rend les écrivains courtisane de ceux au moins qui les ont comblés d'un aussi grand bienfait que de les met- Ire en état de publier leurs travaux, surtout quand ils ont l'imj)or tance de ceux de M. Bouchette. En effet le style, ces descriptions neuves et pleines d'intérêt de batailles qui viennent par occasion, les cartes et les plans, l'immensité des recherches et le luxe de l'exécution font de l'ouvrage de 1831 une des plus belles publications qui aient jamais été faites. Cela n'a pas «mpèché l'auteur, connu pour un homme du Château, d'avoir beaucoup d'envieux dans sa patrie ; mais son mérite a été amplement reconnu en Europe, où son nom est eité entre les premiers en fait de géographie, témoin : A Map of North America from 20 to 80° of North latitude, exhibiting the récent discoveries, geographical and nautical, drawn chiefly from the authorities of Humboldt, Pike, Lewis and Clarke, McKenzie, Hearne, Bouchette^ Vancouver» Ross &c Faden, London 1820. — Joseph Bouchette, fils, digne élève de son père et héritier de sa réputation, a continué ses travaux. Un de ses frères a été employé aux Indes en qualité d'ingénieur.
Bov gain ville (Louis Antoine de) célèbre navigateur, né à Paris en 1729, fut destiné au barreau. Pendant son cours de droit, il s'appliqua aux mathématiques et publia même un ouvrage sur le calcul intégral. En 1753, il entra dans Tarmée et en 1754, il fut attaché à l'ambassade de Londres. Nommé en 1756 aide de camp de Mont* cal m, il partit pour le Canada avec le grade de capitaine de Dragons. Plus tard, il commanda en chef à l'Ile aux Noix et brûla une âotille anglaise. A Québec, il commandait un camp volant de 1500 hommes, qui parut sur
les plaints d'Abraham trop tard pour changer !«■ sort dfr hi journée. Il avait été envoyé en France puur en obte* ■ir des secours pour la dëiènse du Canada et en était revenu chevalier de St. Louis, Pendant qu'il était encor» en Canada, il fui parrain de Vassal de Montviel, depuis- Adjudant-Géoéral de la Milice canadienne. Après la aoui|uète, il repassa ea France et fut employé fi l'armëa. d'Allemagne. La paix de 1763i le jeta dans une autre carrière, — celle pour ia<[uelle il avait de véritables dispo* sitioDS. 11 entra dans !a marine avec le rang de capitain» de vaisseaux, et s'engagea dans une suite de voyages et d'excursions maritimes qui ont illustré son nom. Son. voyage autour du monde le retint sept an» hors de sa patrie: on en a la relation. L'Académie des Sciences se l'agrégea. H prit part en qualité de Chef d'escadre à plusieurs batailles navales de la guerre de l'in dépendance américaine, parliouîièiement è, oelles de la Chesapeake. et de la Dom. nique contre les amiraux Graves et Rodney. La première fut une victoire et la seconde, une . défitite. Boogaini-ille fut accusé de laiblesse et impliqué dans le procès des officie rs-généraiix de l'armée, vaincue ; mais il en sortit sans tache et reçut même le» oompliraens de Louis XVI, comme on le voit dans le livre. récent de Guérin. On le retrouve gouverneur de Brest. en 1790. Il mourut le 31 août 1811 à 89 ans.
Beurd'tgeiS (Louis) notaire de profession, fameux patriote canadien et le plus redoutable adversaire de l'administration sous Craig (") et Dalhoiisie, décédé en 1833, s© fit connaître tout-à-coup le 7 Mars 180&, lorsqu'il appuya la motion de Dédard contre ht Gazete de Montréal " poui libelle faux, scandaleux et calomnieux," L'éditeur, M. Cary, fut obligé de s'humilier. Ce fut lui qui, dans la session suivante, proposa l'exclusion des juges par une loi : on sait que cetie proposition était dirigée contre AI> De Bonne, <]ui élait le seul juge qu'on rencontrât dans l'enceinle de la Chambre. Il perdit sa motion ; mais il . se montm tenaoe et parviut à mener à fin son Idli ea ISIO, dans l'Assemblée, à la grande indignation d'abord
•au géDËr&ICraig, Bourdages n*aiirait peut-être pes en gain de cause, mais l'Angleterre s'atteiidant à la guerre sivec let Etats-Unis, rappela Craig. Prévost le caressa et tle fit colonel de la milice. Il surpassa en zèle ses soldats, qui l'empêchèrent d'être réélu dans son comté de lliohelieu. (His great zial for the défense of the wuntry ai tht heodofhû battalion, andihe unavoidable suferings iif his mUiliann, diminished his consiaeration vilk Ikem, dit le Canodian Spectator.) 11 eut recours au comté d'Yamaska. Il fit peu de bruit sous Prévost, Sherbrooke et le duo de Kichmoad, mais reparut sous Dalhousie, et tonna contre le projet d'union des denx Canadas. Il fut proposé pour Orateur ou Président au Parlemeut de 1S23, mit en regard l'administration de lord Dalhousie avec celle de Prévost, prépara une série de résolutions réprobatrices contre le premier et fit proposer l'érection d'une statue équestre au second ; mais il est digne de remarque qu'il vota pour l'octroi des subsides, ce qui prouve que l'esprit de parti ne l'aveuglait point. Il reprocha aussi un jour à Fapineau de répéter toujours et à satiété les mêmes choses dans ses phJlippiques contre la Grande-Bretagne. Il avait quelques traits de ressemblance avec Lanjuinais ; mais, sans éruditioii ni élocation, il est bien peint dons ce couplet ;
Ah! siB
Prenait ua autre ton.
Il parle en sage
Mais j'ahhorre le sou
Qui fuit tapage
Et tonne en faux bourdon.
Bourdon Jean) Sieur de St. Jean et de St. François, ingénieur et homme de loi, un des premiers colons de la Nouvel le -France, obtint plusieurs seigneuries pour avoir mis la ville naissante de Québec à couvert des attaques des Iroquois par de nouvelles fortifications. Le vicomte d'Argenson érigea en manoir sa maison de St. Jean l'an 1661. Il eut plusieurs vassaux. La Compagnie des Cent Associés le fit son Procureur Fiscal, et il occupa la charge de Procureur-Général sous le gouvernement royal. Ce pionnier avait pour hô!e, atoi et précepteur de ses «n&ns, l'abbé Lesueuide St. Sauveur, prêtre nor-
raanil, dont il parle en termes fort élogieux dans ses Ordonnances de dernières volontés.
Bourgeois (Marguerite) de Troyes en Champagne, fondatrice et première Supérieure àe l'Institut enseignant de la Congrégation de Notre-Dame à Ville-Marie. Ses premières Demoiselles [)ensionn aires furent en 1681 Madeleine de Varennes, Louise Mîgeon de Braussat, Christine de Hautmesnil, Jeanne Duftesnoy de Carion, qui èpouaa depuis Jacques Le Moine, sieur de Ste Hélène, et deux antres. Elle eut pour assistante en 1692 la sœur Barbier, renonça même à la supëriorilé, et mourut le 12 Janvier 1700, on odeur de sainteté, quoique la Francs OB l'ait guéres connue. Deux oraisons funèbres furent prononcées en son honneur par MM. Dollier de Casaon et De Belmont. Le chevalier de Catliéres, Gouverneur-Général, et M. de Vaudreuil, Gouverneur de Montréal, assistèrent & ses obsèques, La mère Marie Paul de Blaigny, Supérieure de ia Congrégation de Troyea, MM. de Laval et de St. Vallier, le K.. P. Bouvard, Supérieur des Jésuites, Madame de Champigny, épouse de l'Intendant, et la Mère de l'Incarnation éciivireuL des lettres de condoléance aux religieuses qui l'avaient perdue. En 1728, M. Ëansonnet donna une vie de la Sœur Bourgeois dédiée à Mgr. Bosquet ; M. de Montgolfier en écrivit une autre, publiée par M. JRoux en 1815 et enfin l'abbé Faillou en a donné une troisième, beaucoup plus étendue que les deux autres.
Bourget (Ignace), contemporain, deuxième évêque de Montréal, né à la Pointe I<évi, près Québec, !e 30 Octobre 1799, ancien régent au collège de Nicolet, puis Secrétaire de Mgr. Lartigne, évéque de Telmesse et Coadjuteur de Montréal en 1S37, a fait ériger \xn chapitre, introduit les ordres religieux dans son diocèse, érigé Inimème plusit;urs communautés de religieuses, fondé une institution pour les sourds et muets, fait trois voyages à Kome et entrepris d'ériger une Cathédrale &ur le modèle de St. Pierre de Kome. M. Victor Bourgeau, notre habile architecte a visité l'Italie à cet effet. Dans son dernier voyage, où il représentait la Province Ecclésiastique de Québec au Concile Général convoqué pour définir le dogme de l'Immaculée Conception, il a baptisé Bascid Bey, officier de ramée otlamane, assii^lÈ 1 ïaa
derniers momensy le théologien Bonvier, évèqoede Maav et prononcé une allocution dans une réunion imposantew Pie IX Ta nommé Assistant au Trône Fontifical^onneor qui avait été fait jadis à Mgr. de St. Vallier et à Mgr. Dosquet. Il est membre du Conseil des Patrons de l'Ecole de Droit, et ])atron de la Banque d'Epargnes. Outre àez mandemens remarquables sur l'incendie de Québec, les Sociétés Secrettes, la fondation du collège des Jésuites, N. D. de Bonsecours, le magnétisme ani-* mal &c on a de eet illustoe prélat : Le Cérémouial dm JSvêques, commenté et expliqué jtar les usages et les trad^ tions de P Eglises Romaine^ ouvrage sur lequel on peut voir une notice critique et la réponse de l'auteur dans la Bévue Théologique de Paris*
Bourlamaque (le brigadier-général) mort gouvernenf de la Guadeloupe, fut un des meilleurs lieutenans de Montcalm et vint en Amérique en qualité de colonel du génie. Il commandait l'aile gauche à Carillon, où il fat blessé, ainsi qu'à Montmorency, Ste Foy et partout où tf se trouva. Ce fut lui qui érigea les retranchemens & nie au Noix, où il commanda avant M. de Bougainville, et qui firent perdre une campagne à Amherst. Le che-» valier de Lé vis le chargea des travaux du siège de Què<r bec.
Brassard- Deschenaux, fkmille distinguée du District des Trois-Rivières dont le premier membre connu est le sieur Brassard, Secrétaire de l'Intendant Hocquart. Il naquit à Québec d'un cordonnier, apprit à lire d'un notaire qui logeait chez son père, et s'avança peu à peu. Après avoir servi Hocquart, il eut aussi la confiance de l'Intendant Bigot et lui fit faire bien des fautes. Selon l'auteur des Mémmres publié par la Société Littéraire et Historique, il était laborieux, d'un caractère rampant, et si avide que de se vauter qu'il prendrait jusque sur les autels. Si la tige de l'arbre Ait si chétive, les branches n'en ont ont pas moins porté d'excellens fruits. Son fils est mort jage au Trois-Rivières le 30 décembre 1802, et deux ans avant, l'abbé Louis Marie Brassard, ordonné en •1749, d'abord missionnaire au Cap Breton, puis curé de ^icolet durant longues années, mort en 1800, prépa-f tait par son testament et ses actes la fondation du coller g9f le plus ancien du C^oa^ apès peux de (je Montréfti
èf de Québec. B date de 1S04. Les trois Districts Se* Québec, de Montréal et de Trois-Elvi lires eurent alore cliacau leur coUége. Ou a aussi coduu. le grand Vicaire Brassa rd-i) esc be lia 11 X, eiiré de rAncieone Lorette, qiii" nvait réuni une bibliothèque de plusieurs mille volumes dés le commencement de ce siècle.
Brébeuf (le P. Jean de) de la Compagnie de Jésus, le pins illustre des martyrs de cet ordre dans les régions de la Nouvelle -France, était oncle du traducteur de la Pharsale de Lucain, et naquit à Çayeux en 1593. Il entra dans ia Compagnie en 1617, et reprit en 1625 TcBiivre dés Franciscains Eéformés, qui avaient tenté li'attirer les Huiotis à la foi. Après bi^n des travaux inutiles en, npjiarancc, la conversion d'Atironta, prélude de celle d'Abasistari, promit de meilleurs frtiils. Il reprit eu i(i40 les voyages d'exploration de Champlain et compléta la reconnaissance de la grande vallée du St. Laurent. Cet apôtre des Hnrons tomba entre les mains des îroqnois, acharnés à la rui;ie de cette nation, et sonffrit un martyre dont les circonstau ces furent bien cruelles (164i9). Sa famille fît faire un magnifique 'reliquaire, qu'elle envoya nu collège de Québec, et qui a été conservé à l'Hôtel-Dien. La tète du. martyr se tioiive dans' un pied, d'estal en ébéne " richement ornéj qui supporte un bustç en argent de grandeur naturelle. Chaniptain fît imprimer, son CcUÉcliisnte Hwan à la suite de ses Voyages de lor NouVflie-France Occidentale, dile CinOda, 1632.
Bressani (Le P. François- Jose'ph) dp la Compagnie de Jésus, né à Rocne, jmssa en Canada en 1642, fut employé par fe P. Viraont à Québec, puis aux Trois-Rivièr^E, e[ fut un des naissionnairei des Kurons en 1(J44. IL fut horriblement mutilé par les Iroquois et recueilli par Wilhelm Kieït," pirecteur-Général de la Nouvelle-Belgi^lite, qui lui donna les moyens de repasser en Europe, et ses recommaudatiouff^iir tous les gouverneurs et com-v mandaiis. Il reparut -une seconde fois eii Canada, fuf' témoin de la ruine des Hnrons, et repassa finalement en ' Europe. Il mourut a Florence en Iblî, laissant une re-* lation dédiée au fameux cardinal De Lugo et qui fut pu- 6l|Ée avec l'approbation de Goswin Nicjtel, général de la- Compagnie. Elle a Été traduite de l'Italien en français* eif ïéfiS, par le R, P. F. Martin, de la même coto-y^^-a.
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Briand (Jean Olivier) huitième évêque de Québec, né à Plérin au diocèse de St. Brieu en Bretagne, suivit M, de Pontbriand, son compatriote, en qualité de Secrétaire. II fut aussi professeur au Séminaire, puis théolagal et Doyen du chapitre. M. de Pontbriant ayant suivi les ^ouvernans et l'armée à Montréal, après la prise de Québec, nomma Olivier Briand Vicaire-Général pour cette ville. La religieuse dont nous, avons une relation du siège de Québec, dit : " Le choix qu'on fait de lui dans \m temps aussi critique en dit assez. Je dirai seulement t|u'ayaut été choisi par feu M, de Pontbriant qui le connaissait parfaitement, l'ayant toujours eu auprès de lui, il le chargea de la conduite de son diocèse pendant sa maladie. Il s'en acquitta si dignement, qu'à la mort de ce saint évèque, le chapitre le nomma Vicaire-Général (capitulaire) à la satisfaction des Français et des Anglais, qui l'ont fait passer l'année dernière à Londres, pour le faire sacrer dans quelque province et revenir prendre j^ossession de son diocèse." Premier évèque élu sous la domination anglaise, il passa en Angleterre à la fin de 1764, et après avoir reçu l'agrément du Roi par l'entremise du marquis de Rockingham, il reçut ses bulles de Clément XIII, le 21 janvier 1766 et fut sacré le 16 Mars dans la chapelle de Ste Marie de Méry par Demay de Termont, évêque de Blois, à ce autorisé par Christophe de Beaumont, archevêque de Paris. Il r* passa de nouveau en Angleterre et débarqua à Québec le 28 juin, au milieu des honneurs que son humilité lui permit d'accepter. Pierre de La Rue, Abbé de l'Ile-Uieu, un des Grands-Vicaires du Canada, résidant à Paris, avait déjà nnnoncé l'heureuse issue de cette grande affaire. Mgr. Briand prit possession le 19 juillet. Ce prélat eut à soutenir une lutte périlleuse avec le gouvernement anglais, auquel Sir James Marriot avait conseillé de changer peu iï peu notre liturgie. Quand ce gouvernement en vint à charger le général Murray de le sommer de pourvoir le ministre Montmollin de la cure de Québec, il fit ré- })onse que le général pouvait bien avoir la tête de Briand mais non lui faire faire une lâcheté ; et le pape lui ferait écrire par le cardinal Secrétaire-d'Etat Antonelli, (|ue le Saint-Siège manquait d'expressions assez fortes pour reconnaître suivant leur mérité les signalés services
qw'il avait Teïidns & l'Eglise par sa fermeté dans son adniinistration. Il se démit de l'évéché en 1784, et se retira au Séminaire, où il vécut jusqu'en 1794.
Brock (Sir Isaack) chevalier de l'ordre dn Bain, Major- Général et Président du Canada Supérieur lora de ia dernière gaerre américaine, était de l'île de Jersey, et avait servi en Amérique, à Copenhague et dansplusieuis autres expéditions. Principal héros de cette dernière lutte, il repoussa le général Hull, qui avait commencé !a première invasion, sauva Amherstburgh. et entra dans l'état du Michigan avec une poignée de hraves. Tout cet état tomba en son pouvoir avec le Détroit et l'armée américaine. II mourut au sein de la victoire à Queenstown, en repoussant une aeconde invasion. Un monument lui a été érigé sur les hauteurs où il tomba. Sou fils a écrit sa vie. Il était brave, franc, affaUe, — nn vrai chevalier sans peur et sans reproche. Le modèle de son monument, restauré depuis peu, à figuré i l'exposition de Paris et a été donné à la famille du général à Jersey.
Bruyère, honorable famille canadienne. — Tt. H. Bruyère. Lieutenant-Colonel du génie, était commandant en Chef de ceite arme dans !a dernière guerre américaine. L'Album du Commaudeur Viger contient de liii un dessin de fortification. L'abbé Bruyère, du diocèse de Toronto est connu par sa polémiqneavecle Surintendant R-yersoQ. Mgr. de Charbonel lui a envoyé d'Europe, en reconnaissance de ce service, des Lettres de Grand- Vicaire avec l'administration du diocèse en cas de mort de l'Ordinaire. On a publié cette polémique sous ce litre : Controversy betioeen Dr. Eytnon, Chief Superintendant of Education in- Upper Canada, and t)ie Rev. J. M.. Bruyère, on ike appropriation of the dergy Reservea FuTtdi ; Free Schools verstcs state Schools ; public libraries and cnmmon scliools attacked and defended. Ta wkick t's appenrieda Letler fro7n. ilie Right Rev. Dr. Pinsonnaidi-t Bisfwp (f Lond^, C. W. To?on{o 1857.
Burke (Edmond) un des plus grands écrivains et des plus grands hommes d'état de l'Angleterre, favorable aux Américains dans leur lutte avec l'Augleterre, conseilla !a division du Canada en deux provinces, jugeant abaOrde d'unir ensemble des peuples dé mœurs, de na-j tionalité et de relip'ion diflfe renies !
Burke (Edmond) premier évéqiie de la -Noiivelle-Ecos^-* • se, était né à Kildare eu Irlande en janvier 1753, étudia dans les Universités de l'Europe où il se rendit habile dans? les langues latine, grecque, hébiaique et syriaque et devint curé de sa patrie. Mais le zèle dès missions l'attira en Canada en 1787. L'évèque de Québec l'employa cependant îiu Séminaire comme professeur de philosophie et de théo* Jogie. Il fut ensuite sept ans missionnaire chez les Sauvages,puis Grand- Vicaire de l'évèque de Québec popr^la Nouvelle-Ecosse. Le gouvernement demanda lui-même son élévation à l'épiscopat et sur le témoignage que. le pa{)e reçut de Monseigneur Plfessis du zèle et de la capacité du sujet, il le nomma en 1817 èvêque de Sion et Vicaire Apostolique. Monseigneur Plëssisle sacra le 5 juillet 1818. J 1 mourut à Halifax le 1er Décembre 1820, et eut pour successeur Monseigneur Williànà Frazer, sous lequel Halifax fut érigé en siège épiscopal. Monseigneur Burke a laisse trois volumes sut la controverse et la doctrine. Une femme payenne la renversa un jour de l'autel, et le traî-^ lia par les cheveux tandis qu'il célébrait le sacrifice : il • jittendit, au lieu de repousser cette mégère, que les assis* tants vinssent le dégager.
Bullion (Angélique Faure, duchesse de) épouse de' Claude de Bullion, Intendant des finances dans le Maf;onnais mort en 16iO, était membre de la Compagnie de Montréal et devint la bienfaitrice de l'Hôtel-Dieu, pour lequel on calcule qu'elle dépensa 180,ODO livres.
Bûrton (Sir Francis Nalhaniel) Lieutenant-Général, Chevalier Grand Croix de l'ordre guelphiquç de Hanovre, Lieutenant-Gouverneur du Bas-Canada, Président de la ^!?ociété Littéraire . et Historique de* Qiïé bec, était de la ir4éme famille que le colonel Burlôn, Lieutenant de Woli'e, qui força à la retraite M. de Bôugainville venant au secours des vaincus d'Abraham, et qui fut gouverneur des Trois-Rivières puis de ^MontréaL II enleva à Dal- Jiousie le cœur des Canadieiss, si jamais <5e gouverneur les posséda. Dalhousie étant pa?sé en Angleterre en iHt^y le laissa Administrateur sans lui donner sa confiance^i Burton tenta de la manière .la plys délicate d'obte- nir de lui les renseignemens nécessaires pour conduire le gouvernement sans rien compromettre 5 mais le gouverneur luisît qu'il n'avait de Downing Street aucunes ins?
■ trnotitms que les instructions usuelles envoyées aux gouverneur-généraux, lui cachant, comme s'il eut voulu par jalousie, le faire tomber dans un piège, deux dépêches de lord Bathurst relatives aux subsides. Sir Nathaniel, qui devint le favori du parti canadien, ne connaissant pas ces instructions, sanctionna le fnll de subsides porté presque à" l'iinamite par les deux clian^bres, et en instruisit le ministre, qui répondit par une censure. Comme elle était basée sur les instructions spéciales,l'Administratenr n'eût [las de peine" à se disculper, et lord Bathurst rétracta ie blâme î mais Burton avait quitté le Canada quand cetic ' dépêche y arriva, et elle tomba aux mains de Dalhousie, qui ne la communiqua pas (i la Chambre bien qu'il jugeAt , a propos de lui faire part de la censure. Mais les chefs du parti populaire en avaient eu quelque vent, et la demandèrent indirectement, iiord Dalhousie répondit qu'il n'eu avait point d'autre que celle dont il avait donné communication ; la Chambre insista ,et Sa Seigneurie répun- dit qu'il ne comrnuoiqnerait que ce qu'il croyait ex- , pédieut. Sir Nathaniel, justeratnt ulcéré, crut devoir '
. écrire à Lord Bathurst pour lui demander les moyens d'obtenir réparation. Cette -conduite odieuse de lord Dalhousie envers un frère d'armes jilus populaire que lui, non moins que l'obstination avec laquelle il soiitint jusque aux dernier moment Sir John Caldwell coupable de péculat, déshore t jamais la mémoire de ce soldat qui, comme gouvernant, eut ses torts et ses qualités, S'il donna l'essor aux arts d'agrément et de nécessité, et s'il se prêta à l'êla-blissement de nonvelles paroisses, en politique, il ne fut qu'un violent chef de parti. Lord Bathnrst lui ordonna d'instruire la Chambre du contenu de la dépêche du 30 Septembre à Sir Francis Burton, ce qu'il fit le 30 Janvier 1827 par un message qui se terminait par ces mots : " le Secrétaire d'Etat enjoint au p-onverneur en Chef de dûment notifie* que Sir F.' Button est entièrement lavé du W4me d'avoir agi contrairemeat: ' â ses instructions." Ce général était bien propre à ins-*' piier de la jalousie à Dalhousie, par son affabilité et son impartialité. Devenu Administrateur, il voyait beaucoup ^ les chefs du parti canadien. Il tira du trésor la somm« '
. ^1,805 en sirs de son salaire de £3,000 ^t a.'Ci'nfee. \\ •>:«. informa Ivrd Bathmsf, et le ministre tecr!ïtv"£fi.ïtuô-'a-'>^P»
cette somme lui fût allouée comme un don de la Légû»*^ lature. Voici comment l'opinion publique se traduisait il ce sujet : " En l'absence du Gouverneur-Grénéral, Sit Francis avait conduit l'administration : il avait encouru toutes les dépenses de ce poste élevé ; il avait entretenu les chefis de dépaitemens, les membres de la Législature, des étrangers de distinction ; il avait soutenu la dignité et la splendeur de sa charge ; la gracieuse et élégante hospitalité qui distingua le siège du gouvernement durart son administration est bien connue, il avait tiré ce qui était alloué à un gouverneur pour ces objets essentiels. Ces 1,805 devaient lui être laissés, mais aussi être déduitsdu salaire du gouverneur-général." Le vénérable J. F. Perrault lui dédia ses " Extraits des Registres du Conseil Supérieur et de la Prévôté de Québec."— Le Général Christie Burton, lieutenant d'Amherst, juge ù. Montréal sous le gouvernement du genéml Gage, se fixa dans ce pays, acquit les seigneuries de Léry, Lacolle, Noyan, îSabrevois de Bleury et Repentigny dès 1790 eu 1791 et a trausmi ces fiefs à ses héritiers.
Cabot (Sébastien) surnommé le Grapd Mariny né à Bristol d'un pilote vénitien découvrit sous les auspices de Henri VII, le continent de l'Amérique, et reconnut en particulier le Labrador. Ayant servi quelque temps l'Espagne, il fonda San Salvador sur la rivière Plata. 11 fut crée Pilote Major et eut le même titre en Angleterre sous Edouard VI. Il fut aussi gouverneur de la Compagnie des Marchands- Aventuriers et de la Compagnie de Russie. Ses actes se retrouvent dans Hawkluyt.
Cadet (Le sieur Jean) Munitionnaire-général sous les Français, était fils d'un boucher, et garda dans sa jeunesse les animaux d'un habitant de Charle bourg. Il devint boucher lui-même. L'intendant Hocquart le chargea de ses levées^ tt sous Bigot, il devint Munitionnaire-G^néral le l^r. janvier 1757. On fut surpris de le voir passer tout-à-coup du couteau à l'épée. Il conserva toujours la rudesse de ses manières ; cependant l'auteur des Mémoires publiés par la Société Littéraire et Historique dit qu'il allait de pair ave^ Je chevalier de Lé\'l&^ menant ua ttaixi d» SMLèïa.W
Cadieux (Louis Maïie) Grand Vicaire du diocèse da Québec, Dti à Montréal en 17S5, fréquenta le collège da St. Buphacl en même temps rjue ^lichtil fiibaud et Michel O'Siillivan, et fut ordonné prêtre en 1810. Après avoir été Directeur du collège de Nicolet, il fut ancoessivement cur6 de Beauport, des Trois- Rivières (où il fut créé Vicaire Gépéral) et de la Rivière Quelle où il est mort le 13 juin 183S. H fil la sermon pour le jour du sacre de M^. de Sydime, écrivit plusieurs articles dans CAmi de la Religion et du Hoi, Journal imprimé atix Trois- Rivières et qui eut diit numéros, mais surtout sa savante brocliure intitulée : Obiervotions iur un écrit intitulé QuesiioKi sur le gouvernement, ecclisiastiijue du Districi de Montréal par un prêtre dit diocèse de Québec, Tima-Riviéres, Imprimé par Ludger Duvernay Rue RoyaXe, 1823, dans laquelle il réfute succès M. Chaboyez.
Caên (Guilliume et Emecy de) oncle et nenveu, gentils' hommes huguenots et négocians, auxquels le duc de Montmorency, Vice-toi de la Nouvelle-France, confia le Canada en I6S2, mandant à Champlain de leur prêter main forte. Mats i! ne s'oceu[ièrent guères que de leur monopole commercial. Guillaume est appelé Gen^WdMwaûsûawKia roi, et le Cap Tourmente fut érigé en baronnie en sa faveur. Il le perdit par suite de l'organisation de la Compagnie des Cent Associés, l'an 1627 ; mais l'an 1640, le roi l'indemnisa en érigeOnl eu haronuie en sa faveur plusieurs îles dans les Iniies Occidentales " en conséquence de ce ((u'il avait été dépossédé de la baronnie du Cap Tourmente, située en noire pays de la Nouvelle-France, leijuelle lui avait été donnée et érigée par des titres illus- Irea d'honneur, et en considération des grands périls, baatrds et aventures qn'il a courus, tant pour prendre entrée et 4iabitade en notre dit pays de la Nouvelle-France, que pour la conservation et tultion d'icelui : "
Calliérea (Hector chevalier de) Membre de la Compagnie de Montréal, gouvemeur particulier de celte ville puis gouverneur et Lieutenant-Général et de la Nouvelle- France en 1793, montra beaucoup de sagesse dans ses guerres et ses relations avec les Iroquois, et conclut la paix mémorable 1701 à Montréal. It avait servi 29 ans en Europe, et Charlevoix n'hésite pas à le proclamer le ta«illGnr généml qu'ait possédé \e CïuqlÏ&. "VN. feS-vS- ^«s.
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Torigny dans la Basse-Normandie. François de Caljié^ejs^ son fils, fut plénipotentiaire au congrès de Ryswik.
Colonne ( Jacques Ladislas Joseph de) célèbre pré*» dicateur, frère du ministre de Louis XVI, était né à Arra^r en n^S, devint Officiai de Cambray et conseiller au Parlement de sa Province avant la révolution, qui le força de passer à Londres, où il fonda le Courrier de l'Europe avec M. de Montlosier, et vint de là en Canada au rrlois d'août 1799. En 1807, il fut fait chapelain des Ursulines des Trois-Rivières et eut asçez d'influence pour que Craig, voulant imposer à, J. O. Plessis ses volontés au sujet des affaires ecclésigistiq^ies, écrivît à Ryland que ce prélat était monté aux Tro^s- Rivières pour consulter De Callonne et Noyseiuc. Il mourut le 16 octobre 1822 à. })lus de 80 ans. On trouve dans le tome XXVIIèrae. de VAmi de la Religion une lettre de l'abbé De Calonne au cardinal Eeausset, qui révoquait en doute dans sa Yie de, Fmélon l'existence d'un ostensoir donné par l'immortel archevêque à son église métropolitaine en mémoire de ."<on adhésion au bref papal qui condamnait "son livre des Maximes des Saints.
Cartier (Jacques) fameux navigateur de St. Mâlo. — On lui attribue à tort la Recouverte du Canada ; mais dans irois voyages consécutifs vers ce pays sous les auspices ae François 1er de 1534 à lô-i-S, il parcourut une bonne partie du Canada, et fit connaissance avec les naturels, dont Stadaconé, près de Québec, et Hochelaga, dans Tîle où est maintenant Montréal, étaient les chefs-lieux. Il coiistruisit le château fort de Charlebourg-Rpyal, au Cap Eouge, conduisit en France Donnacona, le plus marquant des chefs du pays, et revint à son fort, où il /ut tellement harcelé par le scorbut et par les naturels, vis-à-vis des quels il ne s'était pas fort bien comporté, qu'il l'abandonna ])our retourner en France, et rencontra le Vice-Hoi Roberval qui lui donna ordre de revenir ; mais ils ne tardèrent pas à se perdre de vue, et Cartier se hâta de cingler vers St. Mâlo. Cet acte n'est certainement pas tout à l'honneur de ce marin ; mais il conserve la gloire d'être le premier navigateur qui eût assez exploré le Canada pour qu'on puisse dire qu'il a frayé le cherain.,à ^es successeurs " Cartier, dit le Dictionnaire Historique^ ^e Liège, fit plus que découvrir 5 il visita tout le pay§
avec beaucoup âa soin, et laissa iiiie tiescripliou esaçlt des ils, côtes, détroits, ports, golfes,, rivières et caps qu'it -rsconnut. Nos piarins se servant encore aujourd'hui de la plupart des. noms qu'il donoï^ à ces endroits" 11 prÉ-, senla liii-mênje sa relaliou à François 1er inagui%nement reiite et couverte de velours bleu tenu par des ornemens d'or. Sa mémoire, loiijours eu respect en Canada, s'est totit-à-coup réveillée plus vivnce, ces années derniôfes, à l'occasioi) d'un tableau représentant ce marin, présenté à la Société Littéraire et Hi^orique de. tjuêbec par !e maire de St. M:\lo, et l'enseignement noriniil Vient d'être inauguré i\ MonUèal sous son patronage : une des écoles porte son nom. Les armemens de François ler étaient bien insuflisana âèlaliljr le Canada malgré tiAit ce qui se trouve d'imp^isi^n*. dans les Patentes. Dans :Soii second voyage, Cartier , était "capitaine-général lie l'expédition et PjJote-JVIajpr, avec boa nombre 'Je navires >et de toutes qualités, nris et industries, pour plus avant entrer es dits pays, çonve^er avec les peuples d'iceluî et :.^Tec eni habiter si besoin est," Les rois de France continuèrent à s'attribuer la propriété du Canada, et Henri 131 poiroya â Jacques ÎJoel et an Sieur Chaton, petits nereux lie Jacques Cartier, la commence esclusif du golfe et du fleuve St, Laurent; iiu Sieur Eavillon leur succéda et yisila le Saguenay l'an 1591. Jacques Cartier fut anpobli par François 1er. Le premier ministre canadien d'aujourd'hui [lorte ^on nom.
Cauchot {l'bouotable Joseph) conlemporain, né à Québec, fondateur et pendant quatprze ans rédacteur du Journal de Quéhec. îl personni%it alors les ]iartisaiis de l'influence ecclésiastique comma M. do Monlalembert en France. D devint membre dn Parlement, puis ministre, après d'incessantes poléniïiipes au milieu desquelles il fit .énergique ment son chemin. Dans le cabinet il s'est fait connsilre jiar deux actes, celui qui l'a entraîné iliilis un conilit avec Mgr, de Charhonnel et j'épîscopai au sujet des écoles mixtes, et sou rapport sur le déjiartenient des Terres de la Couronne, important par lui-même autant que par les cartes précieuses qui l'acoorapagnent, et dont le MonUeal WUrtcn a dit qu'il est destiné à être jilacé ,ii C'ilè des raiiporis de Sir W. Logan. M, Cauchou se te-
McDonald et Cartier, a prêté à celle-ci un appui très fort { mais il a refusé de se charger d'un portefeuille dans le cabinet Brown-Dorion. Outre son Rapport, important j)Our la Science, on lui doit des Leçons de Physique et un pamphlet remarquable sur le projet de la Confédération des Provinces. Accusé de malversations dans son minis-' tére des Terres, il a prouvé que les actes qu'on lui reprochait étaient ceux de son prédécesseur. Loin d'avoir dilapidé M. Cauchon avait réformé son département.
Casot (Jean Joseph) dernier Jésuite du Canada, n'était que frère coadjuteur quand il vint dans ce pays à l'âge de 27 ans. Mais il avait des talens naturels 5 le P. De Glapion lui donna la charge de Procureur et le fit ordonner en 1766 (*) C'était après la conquête, et par conséquent il n'eût pas eu qualité pour succéder à la jouissance -des biens de la Compagnie ni par son état ni comme Canadien, sans la bienveillance marquée de l'autorité temporelle : On sent que Carleton était là. Ce gouvernant permit de l'ordonner. Il était né à Port Louis ville torte et maritime de Bretagne. A sa mort arrivée le 16 Mars 1800 dans la 71ème année de son âge, îe Roi se mit en possession des biens des Jésuites, bien qu'ils fussent réclamés par les Canadiens. Il a fallu plus tard regorger tout ce pillage. Jean-Baptiste Noël mort en 1770, fut ordonné en même temps que le P. Casot, et Alexis Macquet, dernier Jésuite ordonné, le fut l'année suivante (1767). Il mourut le 2 Mars 1775.
Céloron de BlainvUle (le Sieur) gentilhomme canadien qui prit possession en 1748 du pays contesté entre l'Angleterre et la France en qualité de subdélégué du vicom* te lie La Galissonière. Parti à la tête de 300 hommes, il j)énétra presque aux monts Apalaches ou Alleghanis. Il lui fut fourni des plaques de .plomb, sur lesquelles étaient gravées les armes de France, et qu'il avait ordre d'enterrer à des stations particulières, ce dont il devait être dressé des procès-verbaux signés de lui et des officiers qui l'accompagnaient. Céloron s'acquitta ponctuellement de sa commission malgré les murmures de diverses tribus sauvages, le vicomte envoya les procès- verbaux en France, et deux ans après, son subdélégué fut fait gouverneur du Détroit avec le rang de Major. Il finit j)ar se retirer à Montréal, Ce fut une perte pour le corps
lies ofiiciers canadiens dit l'auteiir des Méntoires ni^r If Canada. Il ajoute qu'il eut des ennemis qui 1r perdirenl. Beloil lui, il était brave, intelligent et capable de commander ; mais sa hauteur ne lui permit pas de prendre des bienn. Cette feraille émigra à la conquête et la marquise de Villeneuve, qui a envoyé des fruits et des fleura Je ses serres à Abdelkader et reçu !ea hommages de celle célébrité, est une Cèloroii de Bluinville.
Céré (Henriette) fondatrice avee Eulalie Diirocher et Mélodie Dufreane de l'Institut enseignant des Sœurs des S. S. Noms de Jésus et de Marie, établi à Longueiiil en 18i3. 11 y a aujourd'hui cinq missions outre ]a maisonmère.
ChaèoiUez (Augustin) fameux CJallican, fils d'un notaire, fut ordonné prêtre en 1766 pnr Mgr. Denaut, dont il devint le Sfecrétaire. Il fut ensuite curé de Longneujl, où il se fit connaître par trois brochures en faveur de la prétendue ioamovibilité des curés et du parti qui s'opposait il l'administration de IMgr, Lurtigite en qualité d'Auxiliaire et siiffragant de l'évèque de Québec (1823]. Il fin réfuté par le Grand- Vicaire Cadienx et par une autre adversaire dont P. H. Bedard, avocat, fut le ptéte-nom. Il est mort le 28 août IfeSi.
ChamjUain [Samuel de] fondateur de Québee et de la Nouvelle-France, pour ainsi d re,-car avant lui la Fiance n'eut point d'établissement régulièrement assis en Canada, et il établit encore les Trois-Rivières et projeta d'établir Montréal,— était natif de Brouage dans le t-aintonge, et avait le titre de Géographe du Roi. I! servit sons Henri IV aux ordres des maréchaux d'Aumont, de St. Luc et de Brissac, et fut engagé pour le voyage du Canada ' \\ai le Commandeur de Chatte. Il fit alliance avec les natiousfanvages, parcourut en loua sens ces va-tes con- ^ Irées et donna son nom â un de nos grands lacs. LtS plus grands obstacles se rencontrèrent sur son chemin, les Anglais s'emparèrent une fois du pays, après que ce fondateur les en eût tenu éloignés un an par sa bonne contenance, et il dut passer jilusieurs fois la mer pour raviver l'œuvre coloniale en France. Ce grand homme eut pour tombeau, l'an 1635, le majestneuï promouloirc sur lequel il avait fondé en 160S la ville qui devînt plus laid le boulevard de l'Amérique, laissa.^ 'i\nfe* \»\\a.-v'ii-
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piitation d'un «grand, . navigateur, d'un* génie infatigable et bien propre^ à fonder un •niHivel état, et d'un écrivain assez poli pour son siècle, quoique son style soit moins agréable que celui de Jacques-Cartiej. Il gouverna la Nouvelle-France sous le Roi, sous les vice-rois et sous -la Compagnie des Cent Associés. Le catalogue des vicerois du Canada fde.1612 à 1687] est una difficulté de notre histoire d'autant que Charaplain lui-même en compte cinq, parce que. durant la jvrison du. prince de Condé, Ponce de Cardaillac de Thémines, connu sous le nom de maréchal de Thôfnines en l^^l, s'était fait nommer par le monarque. Mais, d'après l'idée que je me fais de Ja nature et de l'étendue des pouvoirs et propriété ées vicerois de la Nouvelle-France, cet acte était injurieux aux droits du prince. Charlevoix, qui ne. parle point, que je sache, de M. de Thémines, nous dit que Condé céda pour 12000 couronnes, sa vice-royauté à son beau-frère, le maréchal de Montmor^ejûcy, qui fut effectivement Vice-Roi, et qui en traita lui-môme plus tard avec le duc de Ventadour son neveu. < La Vice-Royauté était donc une espèce de propriété qui ^ fut presque exclusivement dans les mains d'une famille, jusque ti ce que le Cardinal Richelieu abattît cette puissance. Voyez de plus l'article Ca'èn. Champlain gouvernait sous eux avec le titre de Lieutenant.
- Chanbonnd [Armand de] . contemporain , deuxième évêque de Toronto , issu d'une illustre maison française qui compte plusieurs personnages historiques, sans parler de la fameuse Tricline. de Carbonel, Co prélat, qui a été consacré à Rome par .Pie IX lui-même, était ci-devant de la Communauté de St. Sulpice et a été ])rofeîsseiir de théologie dogmatique au. grand Séminaire ^nie Lyon. Il s'est fait connaître à Montréal comme prédicateur, et s'est signalé sur son siège par son zèle dans la cause des écoles séparées. Il est de retour d'un voya-: ge durant lequel il a visité plusieurs parties de l'Europe recrutant des coopératexirs et des professeurs pour sou collège de St. Michel.
Ctuirland (Louis] décédé en 1813 à l'âge de 40 ans, géor graphe et antiquaire, passait aussi pour le premier de ses compatriotes en fait de jiiathématiques. Il était Inspecteur des Ponts et Chaussées .à Montréal. Ce fut lui qui dressa
F ^»eiyttiiberg:er ia première eai-te correcte dn CfÎBfliîa, pt**- * bliée s Londres par Faclen, sous le nom de Vondenveiden. ■Il fouilla, aussi le premier parmi les documents ftodanx -enfouis dans les archiv^es de la Province et publia : Ex^ traitfi des Titrer de ■concession de Terre en Seigneuries par "W. VoDdenveldeu et Louis Charlaild, Québec 1803. Le -Commandeur Vig;er a été son digne élève.
Cliarlevoix [f ierro François Xavier de] de la Conipn- Lgnie de Jésus, né â St. Quentin l'an 16S2, historien de la Nouvelle-France, de l'Ile St. Domingue, du Japon et du Paraguay, visita le Canada, fut durant plus de vingt uns un des rédacteurs ou collaborateurs du journal de Trévoux, et msurut en 17til. Le P. Cbarîevoix manque de {Jléci^ion dans le style ; mais il a. presque toutes les auires qualit.'S Je l'historien. On lui doit encore la vie de la Mère de l'Incarnatioa. Tout le monde sait son nom en Canada.
Cliarly [Marie- Catherine] dite ScEnr du Saint Sacrement, quatrième Supérieure- Générale de l'Institut de Marj^erite Bourgeois, née ël Ville-Marie en 1666, avait été ■Assistante de la Sœur Barbier puis Maîtresse des novices'. <^e futaous sa supériorité que le ministre Be Poutchartroin défendit les vœux. Après avoir écrit en vain à cet Jliwnme d'état et à Madame de Maintcnon, elle adopta'. avec l'assentiment de i'întentlant Haudut, le milieu de foire faire des vœnx sectets poiiT un an. Elle mourut en tid«nr de sainteté en 1717, après avoir été élue une se- EOUde fois supérieure. Elle avait c\\ une maladie durant laquelle la Sœur Bourgeois s'ofl'rit â Bien en sacrifice àsa place.
Charnoclc (John) iîélèbrc écrivain mîlilaire, né a la Rarbade en nfiS, reçut sou éducation en Europe. Il entra ensuite dans ia marine, mais fut en jiroie au malheur •et mourut dans la prison da Banc du Uoi en 1807. Parmi ses noiTibreux ouvrages on esfime laVî'e de Nelson, la Si/jgrajjJtia NiÂ-aUs'en six volumes, le Supplément aux Vies des AMi?-ùZlxdç C&mphell ei y Histoire de V Architec - • ture Navaie.
Omaseur (Pierre) mort au mois de juin 18+2, célèbre- ■ nnturajiste canadien qui, aveu le secours de sou g«aie e-* -
sans autre instruction qu'une éducation élémentaire, (•) car il était originairement sculpteur et doreur à Québec^ — recueillit un beau cabinet d'histoire naturelle, qui fut acheté par la Législature en retenant le nom de Musée Cliasseury et qui a fini par être en tout ou en partie la proie des flammes. La Gazette de Québec publiée par autorité disait en 1826 : " La cité de Québec doit s'enorgueillir de posséder dans son sein un citoyen dont les travaux doivent nécessairement tourner à, la gloire de sa patrie. Mais si l'industrie et la persévérance de M. Chasseur ont droit à nos éloges, la manière dont il conduit son ouvrage n'est pas moins digne de notre admiration. 11 rassemble autant que possible, autour de chaque objet, tout ce qui tend à le caractériser, de manière à nous donner touta-la-fois, en quelque sorte, l'histoire et les habitudes de l'animal en vue. Pour atteindre ce but, il a dû suivre la nature à la piste, et pour ainsi dire la prendre par surprise, et il lui a fallu la chercher dans les bois, sur le sommet des montagnes, dans les marais et jusque sur les rochers les plus escarpés."
Chàteaufort ou Chasteaufort (Marc Antoine de Bras de-Fer, Ecuyer, Sieur de) gouverna le Canada après M. de Champlain et avant le chevalier de Montmagny. Ce devient un fait avéré, quoiqu'il ait échappé à Charlevoix et à nos historiens modernes. Il est désigné " Lieutenant-Général en toute l'étendue du fleuve St. Laurent en la Nouvelle-France," et GiiTard, seigneur de Beauport, jure devant lui d'observer les Ordonnances qui lui seront signifiées.
Chateaugu(M/j branche de l'illustre maison des Le Moine. — Louis Le Moine, second Sieur de Chateauguay, Charles Le Moine, son père ayant porté ce titre, né le 5 janvier 1676, se signala sous Iberville, son frère, au fort Nelson, et fut tué à 18 ans, le 4 Novembre 1694?, en combattant auprès du héros, — héros lui-même.
Antoine Le Moine, troisième Sieur de Chateauguay, né le 7 Juillet 1683, guerrier habile, se signala en Flori» de, à la Louisiane en Aèadie et aiix Antilles. Il servit
(*.) M. Pierre Chasseur, quoique dépourvu d'instruction, est parv*»nu par soo eèlè infati^ble,' à composer un cabîoet d'histoire natureUe à Québec;'—IiebruD, '^ Tableau des Deux O&nados.'^
«DUS d'IberviUe, de 1705 à 170G, auuée de la moH de eti )iéro3. Dans la guerre contre l'Espagne il prit Panaacola en 1719, fut fait gouverneur de Mobile à. la paix et commandant en second du paya. Il fut employé depuis à la Martinique, puis nommé gouverneur de la Guyanne. Il participa à la défense de Louisbourg de 17i5 â 1747, année de sa mort. Cette brandie de la maison de Le Moine parait s'être conservée en France.
Chavmonot (Pierre Joseph Marie) de la Compagnie de Jésus, fils d'un vigneron, naquit en 1611. Il étudia aii collège de Cliâtillon sur Seine, puia au noviciat de St. André à Konie, en 1632. De lu, il fut envoyé à Florence, où it professa, et reiiassa â Kome pour y iâire sa théologie S0U3 le P. Poncet, qui était en correspondance aveo le P. de Bcèbeuf. Il obtint la permission de passer ei; Canada et partit à pied ]ionr Lorette oii il fit vœu de bûlir nue chapelle sur les mÉmes dimensions que la Casa Sa?Kta. Arrivé â Québec en 1639, il partit ])our le payx des Hurons et y évaugèlisa pendant onze i\unées. Apres leur dispersion, il suivit ceux qui trouvèrent un refuge dans l'île d'Orléaos. Après une mission chez les Montagnaia en comiiagaie du P. Dablon, il fut employé â Ville-Marie, où il établit la dévotion ù la hSainte l'aminé. Rappelé à Québec par Mgr. de Lava!, il reprît soin de la pauvre nation hiironne jusqu'en 1666, époque où il dût suivre M. de Tracy dans sa grande expédition. H préluda a ce voyage en desservant k-a forts nai^sans de Richelieu et de Chambly. Il revint ensuite retrouver ses Hurons à Ste. Foye près de Quétieo. Enl67*, il les mena à Pendroit où il bâtît la chapelle qu'il avait &it vœu de conatTuiie. Il célébra à Québec sa cinquantième année de jBacerdûce en 1689, et y mourut en février 1693. Les Relations des Jésuites font mémoire de ses travaux. Il laissa quelques écrits.
Chauveau (l'honorable Pierre J. O.) L, L. D., (du collège McGilt,) contemporain, membre de l'Institut Polytechnique classe des Belles-Lettres, membre correspondant dp l'Académie di-s Sciences delà Nouvelle Orléanset membre de la Société Américaine pour l'avancement des Sciences. Surintendant de l'Instruction Publique, n* à Québec le 30 Mai 1820, étudia au st'minaire de cette ville el entra ensuite au barreau. M. Ilemel a fuit un charmant poi-
trait de M. Chanveaii au sortir du collège. Lancé dans le hiônde au plus fort de la mêlée dans notre tourmente politique^ " il fut poëte, dit M. de Puibusque, et l'indignation fit ^ôn vers selon la formule de Juvénal. Albion dont il était lé sujet, et dont il fut plus tard le ministre ; lui doit une médiocre reconnaissance pour certaines strophes qui firent tressaillir les cœurs des victimes. Quand la guerre civile fut éteinte par ce compromis que lord Sydenhani nomma l'Union des ProVincès, M. Chauvéau crut voir dans cet arrangement un marché frauduleux qui livrait* les hommes de sa race au monopole de quelques nabubs, et" sa verve ironique s'épancha dans une satire dont le début rappelé la manière incisive de l'auteiir des lam-' bes :"
C'est le jour des banquiers, demain sera notre heure.' Aujourd'hui c'est le joug, demain la liberté ; AuJDurd'hui l'on fustige un peuple entier qui pleure, Demain l'on voit del^out tout un peuple ameuté. Aujourd'hui le forfait, demain la vengeance ; Aujourd'hui l'or est roi, demain règne le fer ; Aujourd'hui le pouvoir et demain l'impuissance. Aujourd'hui c'est l'orgie et demain c'est l'enfer ; Demain n'est 'pas à vous ; il csl à Dieu qui veille,' Et Dieu laisse toujours l'espoir d'un lendemain Aux pauvres nations qu'on maltraitait la veille.
Cependant Bagot appdia lé parti" canadien au pouvoir, et cette réactibft dut fàire'taire la lyre du poète, qui monta à la tribune aux haraiT^es : on doit dire qu'il est rel'ommé parmi nos orateurs. Membre du Parlement pour" Je comté de Qué1)ec depuis 1848, il fut Solliciteur-Génél'al sous M. Hincks, puis Secrétaire Provincial où Chancelier. Il se montra partisan ardent de l'abolition du régime féodal, comme on dèvàUTat tendre 'dé Tauteur de Charles Guérin, premiei* es'Sàî oaïia3ièri considérable dans le genre roman, qui fut pi1blié*par M. Hypblyte Cherrier" erî 185*2. M. de Puibusqb'e en a développé les beautés et !èâ défauts dans un écrit' s\ir la littéi-ature canadienne ini-' jMmé dans V Union de Paris. M. Chauvéau, sacrifié par «es cdllégueS sous Sir Allan McNab, sut leur inspirer des' cMiifttes i il rsuôcédtt-afii dolct<^ûr Meîlletîî & la tôté dfl dé-'
partement de l'Instruction Publique. Depuis son installation, il a inauguré l'enseignement normal, fonde la bibliothèque du département et commencé la publication du Journal de l'Instruction Publique en français et en anglais. II a signé l'appel de Lamartine aux Canadiens et introduit M. Desplace, son délégué, à la société de Montréal. Outre son Charles Guérin, on a de M. Chauveau : Discours à la mémoire des braves tombés ntr la plaine éCM/raha/m^orumci^è \% juillet ISSSparP. /. 0. Ckauveau, Imprimerie de Fi-etUtette 1855. Les lieux, le con- Coura de ce qu'il y avait de plus émineni dans le pays, et la présence d'un envoyé de la France, fournirent à l'orateur la plus heureuse occasion de déployer son éloquence naturelle ; cette harangue en fut un bel effort. M. Chauveau fut aussi correspondant du Courrier des Etats- Unis sons M. Gaillardet, et ce n'est pas son moindre litre de gloire. Les connaisseurs voudraient voir ce Canadien illustre appréciateur plus difficile en fait de travaux historiques ; mais on convient qu'il est meilleur juge en ce qui constitue plus proprement la belle littérature.
CJtristie (Robert) né à Windsor dans la Nouvelle-Ecos- Be, décédé en 1856, vétéran politique et écrivain laborieux, étudia au collège dn Roi i Windsor, lien de sa naissance, avec Sir James Stuart. Il vint jeune en Canada, alla de là en Angleterre et passa aux yeux de Craig pour être l'entremetteur entre J. O. Plessis et les évéqu es d'Irlande et d'Angleterre. Il se fixa en Canada et fut envoyé au Parlement par le District de Gaspé. Dénoncé . comme espion par le parti populaire, il fut expulsé de la r Chambre, mais les Gaspézieus tinrent bon, le reélurent et en agirent ainsi itérativeraent. Comme JI a écrit desannales parlementaires dans lesquelles son nom revient nécessairement souvent, il serait trop long de retracer ici
■ «a carrière politique, el nous y renvoyons, M. Christie rédigea le Télégraphe en 1S20. Il écrivit ensuite des Mémoires de la dernière guerre entre les Etats-Unis et l'Angleterre, qu'Alison cite plusieurs fois dans son beau chapitre de l'Histoire de l'Europe qui a trait à l'Ainérij que. Son Histoire du Canada en sis volumes est sini-
■^ plement une histoire politique ou parlementaire commençant en 1791, et elle est plus utile qu'attrayante ou littéraire. H y a tout un volume de pièces que l'auteur a
— reconnues trop tard pour s'en servir à leur place relit très importantes pour notre histoire, surtout pooc rMlkî« nistratiou du farouche Craig. Sir James Stneit ccmBervm jusque à la fin une étroite amitié pour son ancien condisciple.
Clarke (le général Sir Alured) Gouverneur de la Jamaïque , puis Lieutenant-Gouverneur du Bas-Canada^ inaugura le régime constitutionnel en 1792. Il avait accepté la Licutenance dans Pespopr que lord Dorchester résignerait bientôt la Capitainerie. Il conquit depuis, assisté par Sir James Craig, le Cap de Bonne-Espérance fut vice-président du conseil de Hégence à Calcutta, et aida le marquis de Wellesley à combiner les vastes plans de campagne dont l'exécution fut confiée à Wellington et à jord Lake. 11 parut comme témoin au procès du &men3c colonel Despard.
Closse (Lambert) Major de Ville-Marie et Gouverneur en l'absence de M. de Maison-Neuve, fut un des premiers habitants, défit en 1653 200 Iroquois qui s'étaient approchés de la place quoiqu'il n'eut que 34 hommes et deux pièces, leur tua 20 guerriers et eu blessa cinquante. 11 mourut de la mort qu'il avait ambitionnée en combattant ces nations. Un arrière fief de la seigneurie de Montréal porte son nom.
Collet (Mathieu Benoit) Procureur-Généml de S. M. T. C. au Conseil Souverain de Québec, qui ofirit en 1717 de rédiger un Code Civil pour les colonies, et qui fut refusé par le minifitre de la marine. — -Charles Angèle Collet chanoine de Québec, fut forcé à retourner en France par les Anglais en 1^760. — Luc son frère, RécoUet, né en Canada, aumônier dans les troupes, ayant été fait prisonnier en 1759, conduit en Angleterre et élargi un an après, ne revint pas dans sa patrie, mais mourut en Fmnce dans une des maisons de son ordre.
Co'ombière (Joseph Séré de la) natif de Vienne en» Dauphiné, exerça le ministère en Canada de 1682 à 1723 et ne doit pas être confondu avec Guillaume Daniel, qui servit de 1698 à 1728* Joseph fut Grand-Vicaire, Archidiacre , Grand Chantre et Conseiller Clerc au Conseil Souverain. Ce fut en 1722 qu^il succéda à M. Des Mai-» zerets dans la dignité de Grand Chantre par provision royale enregistrée au Conseil. On \\d doit l'oraison fti-
toèbre de Mgr. de Laval Montmorency, dont un
renarquabie est reproduit dans l'Encyclopédie Canadienne. II mourut à l'Hôfel-Dieu de Québec.
. Cûmpain (Pierre Joseph) natif de Québec, étudia là. médecine à. Montréal sous le docteur Feltz, Chirurgiea Major des troupes, et acquit de la réputation dans sa profession, qu'il quitta néanmoins pour le sacerdoce. Ordonné en 1774- et successivement curé à Ste. Anne, à l'Ile «ux Coudres et à Beaumont, il mourut ca avril 1S06 A. St. Antoine de la rivière Chambly.
Conâé (Henri II prince de) deuxième Vice-Roi propriétaire de la No u%'e lie -France, succéda à Charles de Bourbon, comte de Soissons. Il céda en 1620, pour 12000 couronnes, sa vice-royauté an maréchal de Montmorency, son beau-frère, plus occupé lui-même des troubles de l'ancienne France que des aflaires de la nouvelle.
Contrecaur (Pierre Claude de Pecaudy, Ecuier, Sieur de) fils de Pierre aunobli en Canada par Lettres Patentes du mois de janvier 166 1 suivant les Métitoirfs publiés par la Société Littéraire et Historique, eut une assez grande' influence anr les événemens de son temps et la bonne fortune de vaincre par ses lieutenans le général Braddock, à la bataille de Mononghahcla, et Washington au fort Neeesnty. Il ne commanda pas seulement au fort Duquesue, puis sur le territoire contesté de l'Ohio, mais aussi en Acadie, dont on disputait unepartie à l'Angleterre. Les initiales qu'on lit en tête des Mimoirts^ pourraient les lui faire attribuer, ou à un des siens. Cette famille ne disparut pas encore après la conquête, et l'auteur de la Vie do Marguerite Bourgeois cite un seigneur de cette famille qui se signala par sa charité et sa munificence. Le dernier rejeton a été victime d'un accident 4 la chasse.
Courcelle (Daniel de Kemy de) gouverneur de la Nou» velle-France après M. d« Mesy, Ait d'abowl subordonné au marquis de Tracy, Lieutenant-Général du Roi danî les Deux Amériques, et dont le séjour en Canada fut de 13 mois. IVL de Courcelle gouverna avec sagesse et fermeté, et se fit aimer des Sauvages. 11 est le véritable fondateur de Kingston (Cataracoui.)
Cvurcy (les frères de) coutenipornina, écrivains français, Canadiens par leur mère, — Pol de Coures a tcivl \\
Iti^Hiaite de Byelagne on ITtiatoire âe la noblesse bretonae. Charles, plus corrau sons le nom de La Roche-Hèrou,a donné uu« ^tsfoîVe Eedisiastique det Etats-Unis, Les Servantes de Dieu en Canada, une criiîq ue de VHisloire du Canada et de ses Missions de l'abbé Brasseur de- Bourbourg, et des articles défRchés qui devront contribuerà éclairer l'opinion chez nos voisins. Il est un de» eollaborateiirs de l'Univers.
Créqui (Jean Antoine Aide) premier peintre canadien était né à Québec et fut ordonné prêtre le 24 Octobre 1773. Il mourut le 7 Décembre 1780. Une de ses toiles ornait encore la chapelle Eté, Anne de Québec en 1825, et V Annonciation du mattre antel de l'église de la paroisse de l'Islet est aussi de lui. Le premier Canadien ^li ait étudié en Europe et qui y ait remporté un prix, est Beaucours, dont le Commandeur Viger conserve le portrait dans sa collection, et dont l'auteur de ce livre a vu la veuve dans son enfance. Il voyagea dans la plus grande partie de l'Europe et vit même la Russie.
Crespei (Le B. P. Emmanuel) de l'ordre réformé de St. François, Supérieur- Général et Commissaire de son Ordre en Canada, mort à Québec en 1775, est auteur de deux relations intéressa n tes. Il avait beaucoup voyagé er servi en qualité d'aumônier, M. de Ligoeris dans son expédition contre les Ouragamis.
CroysiUe (Le Sieur de] gentilhomme bas-normand en faveur duquel Lebrun (raè/esi* dw 2>ewa: Canadas) prétend que fut érigée la baronnie de Portneuf, mais qui ne devint baron du lieu que par alliance avec une fille de la maison des Bécancour.
Gvgnit, famille canadienne illustre dans la robe, et qui <i omprend André Cugnet, Pioeureur-Cénéral du Roi au Conseil Supérieur (Jos. Frs. Perrault loue sa science), Frauçois Etienne, premier conseiller en 1733, qui fut Receveur-Général du domaine du Roi, fit plusieurs voyages,, essayaje commerce de la laine du bœuf Illinois, et fut commissaire pour visiter et rétablir la haute justice du Château Richer j Thomas -Mo rie, le premier Canadien qui, après avoir suivi les Cwiférences dit Procureur-Général, reçut des Lettres Patentes de conseiller assesseur en 1754 ; Guillaume André-, prêtre le 22 Septembre 1753. clianoine de la eathédiale de Québec, mort en 1758 ;.
François Joseph, dont on va donner l'article, Thomas, .-sou frère (le même peiit-Étre que Thomas- Marie) qui passa en France après la conijiiête et firt couseiller honorai- ■re eu Coiir Souveraine à Bloia, et J. F. Cuguet. — Frau- çois Joseph Cugnet, Ecuier, seigneur do St. Etienne, junsconsulte et feudiste, parraît avoir été conseiller an Conseil Supérieur sous les Français, et l'avoir suivi à Montréal en 1759, après la bataille d'Abraham. Le général Amherst avait laissé an Canada ses lois ; le général Murïay, son lieutenant à Québec, nomma le 2 Novembre 1760 M. Cugnet Frocweur-Ginéral et Cimtmiitsaire de 4a Cour et Conseil de guerre dans toute l'étendue de la côte ■fiti Nord de son gouvernement oorrane koTnme de hnnnes maurs et capacité en fait de loi. Sur lui tombait tout le poids des afiiiires, les militaires, constitués juges, ne connaissant pas les lois françaises ; aussi Tattribution d^ Commissaire se trouvait- elle jointe à celle de Procureur- Général. Le Hoi ayant proclamé les lois anglaises en 1763, notre compatriote perdit sa place et les Canadiens furent effacés ; mais il éleva la voix et publia ses Observations sur le plan d''aete d» Parlement proposé par M. François Masères. Il devint Secrétaire du Sénat créé fioiis le nom de Conseil Législatif. Carleton ne l'apprécia pas moins que Murray, et il fut sous lui le principal rédacteur de VExtrait dsi Messieurs ou réforme de la Coutume de Paris, que ce général le chargea de faire avec MM. Jiichereau et Pressard, et qui fut imprimé à Londres en 1773, après avoir été revu par Sir James Marriot, Avocat-Général, et Thurïow et Wedderburno, Procureur et Solliciteur-Généraux d'Angleterre. Il est di- ^e de remarque que les légistes canadiens étendirent leur travail au droit criminel. Ciignet refit seul son travail sur la partie civile et le publia sous le titre de Traité. ■des anciennes Içis, coutumes et usages de la Colonie du Canada Québec 177f>, chez Will Brown. On le trouve qnel- Îuefoia relié avec un petit tiaité de Police et des Extraits Laisonnës des Edits, Déclarations et Bégiements des rom et des Ordonnances et Jugements des Intendants, qu'il publia pour appuyer ses traités et pour répondre à des ■critiques envieux. Daxbs ce tmvail partiel, mais qui dut ■encore lui coûter beauooup de peine, il disait : " il serait À«otLbaiter que le gouvein^nent les lit im crimes, '^î'iit
qu'ils sont une partie de îa loi coutiiniière de cette Prfr* viuce." Ce conseil fut suivi sons Sir Robert Shore Mîlnea. Son ouvrage le plus considérable après sa Coutume fut son Traité des Fiefs qui, bien qu'il paraisse avoir été ignoré ou du moins négligé })ar les législateurs anti-fëodaux des dernière tema, est eïtréraemeot bien ftit et infiniment précieux pour l'histoire de notre pays. n'Extrait des Messieurs me semble être le meilleur et le plna clair travail existant sur la Coutume de Paris. Il est bien écrit ; mais il n'est pas dû â, !a seule plume de Cugnet, et fut revu. La Coittnme du Cugnet en difière beaucoup sous ce rapport. Un auteur de droit fesait autrefois peu d'attention au style, et c'est ce que fit aussi notre juriste canadien, qui avait pourtant des dispositions à écrire clairement et agréablement. Son style peut quelquefois servir de modèle '; d'autres fois, il est tellement coupé, incorrect, qu'il est inintelligible. Ayant suivi les conréreuces que le Procureur- Général donnait sous les Français, il avait été mis sur ta voie de l'étude du droit romain sans laquelle on n'est point jurisconsulte, et la lecture de ses ouvrages fait voir qu'il B*y était rendu profond. Deliuis lui, il n'y a plus eu de jurisconsultes dans i« pays et les écoles de droit pourront seules en former de nouveaux. Dans un temps où toutes les procédures anglaises devenaient à la motte, Cugnet fut utile au gouvernement dans Pafiaire de l'agent Cochrane, et sur le refus du Procureur- Général depuis Sir James Monck, de le poursuivre, il fcuida le Solliciteur- Gêné rai Williams et fit recouvrer £100,000 par le procédé firançais de saisie-arrêt qu'on adopta. Il fut un temps où les Canadiens ne ijouvaient se faire jour au barreau j mais Ciignet pratiqua toujours, du moins en qualité .d 'avocat-consul tau t. A en juger yar sa consultation pour MM. de Niverville, seigneurs lie CLarably, sei consultations égalaient en méthode et (?ii clarté celles des avocats français de réputation. Celle-ci est d'une belle, très belle petite éctitura semblable à celle du beau manuscrit des œuvres de ce Canadien il- Justre que possède l'honorable Pierre J. O. Chanveau. Cugnet était éminemment patriote, il se prononce énergiquement en faveur des droite d'une famille dépossédée en quelque sorte par les Anglais ; il fustige les juges e* .^'Arp6ntêur-£>éaéi;al, et dans sou traité de Police i. il K-^
gtette les sages Ordonnances de la domination française, et déplore le désordre qui leur a. succédé. Il eut assez d'influence pour en faire remettre quelques unes en vigueur. Le Canada le perdit aumois de Septembre 1789. Son frère, Conseiller Honoraire à Blois, lui survécut, et ■pivait encore en 1800. J. F, Cuguet, fils de François Joseph, est loué comme un des élèves dont le Séminaire de Québec s'bonore dans la Lettre de Mgr. Hubert au Cotueil Législatif concernant le projet d'ériger une Udî-
Ïerailé. 11 devint traducteur des lois, et doit être appelé > père du français plus que barbare des traducteurs de l'Assemblée Législative. Beau jeune homme, il ne répondît pas aux espérances de ses instituteurs, visita l'Angleterre et la France, fit le grand seignein, et dissipa le bien que son père lui avait laissé.
Curateau de la Blaîserie (Jaan-Baptiste) de la Communauté de St. Snlpice, ordonné le 24 Mai 1755, fut envoyé 4 la Longue-Pointe par le Séûiinaire, qui nommait alors aux cures de l'Ile de Montréal. Il y donna origine au ' collège de Montréal en 1773, dans le presbytère tde cette
iiatoisse. Les classes furent transférées ensuite à la vile dans le château Vaudreuil, qui prit le nom de collège St. Raphaël. Ciuateau mourut en 1790, et eut pour suc- I cesseur M. Marchand.
Cutfiberth, honorable famille anglaise établie en Canada peu après la conquête. — James Cuthberth acquéreur de la seigneurie de Berthier, fonda pour ainsi dire eu 1766 la paroisse de St. Ciithbart, ea donnant pour y bâtir une église, soixante arpens de terre, outre deux clociies et un labieau de St. Cuthbert, à la sente condition que la nouvelle paroisse portât son nom, tandis que des seigneurs ' catholiques retiraient des donations faites sous les Français, Membre du Parlement, il proposa l'abolition de l'esclavage. L'honorable James Cuthbert, son fils, a été membre du Conseil Législatif et du Conseil Spécial, et l'honorable Robert Cuthbert l'a été du Conseil Exécutif. Boas Cuthbert, Ecuier, membre du barreau de Québec, publia un pamphlet en réponse à celui que M. Viger vejiait de publier en 1S09, puis un système assez ingénieux £iir les marées qui eut l'honneur d'une critique dans le JLondon Qututerly Revieto.
Cuvillier (l'honorable Augustin) habile fini
oàdien' et fondateur d'une grande maison de fut éUi membre du Parlement Provincial pour le comté de Huntingldon en 1815, et devint l'unie dea comitéB sur le budget. En 1828, il ftit délégué avec l'honorable D. B. Viger et l'honorable John Neilson pour piésenler au Parlement Impérial une suppliaue de 87,000 Cftnadibns se plaignant de la privation de leurs droits politiques. Interrogé par un comit6 spécial, ses réponses furent précises et marquées au coin de ITiabiletè et de la connaissance des aiTaires. Muis il n'alla pas jusque à appronvMles 92 résolutions et perdit en conséquence sou siège efl 1834. Eeélu en ISil, sous l'acte d'Union, il fut porté a la présidence de l'Assemblée Législative ; cependant, il ne partagea point les vues de l'administration La fontaine BaJdwin à propos de la rupture de ces messieurs avec lord Metcalfe, se retira de la Tie publique et mourut peu de temps après. Un jojirnal anglais de Montréal a proclamé que, dans quelque pays que M. Cuvillier eût pu naître et dans quelque sphère qu'il eût pu se mouvoir, il n'aurait pas manqué de devenir un homme distingué, aucuu de ses contemporains n'ayant surpassé son talent pour les "" *
Sablon. — Outre noble homme Simon Dablon, Syndic de Il ville de Dieppe, un dea Cent Associés, on connaît le K. P. Claude Dublon, de la Compagnie de Jésus, Supérieur-Général des Missions de la Nouvelle-France, Recteur du collège de Québec et membre du Conseil de la Colonie. Il arriva en Canada l'an 1641 et mourut l'an 1680. Ce fut lui qui tenta le premier de reconnaître le Mississipi, découvert et oublié par les Espagnols,
D'AtÛebout, tirés illustre famille canadienne dont il parait subsister encore des individus dans le District des Trois-Rivières et à la Rivière Rouge ou à la baie d'Hudson. Elle se divisa en difierentes branches, — D'Aillebout de Musseaux, D'Aillebout de Coulonge, D'Aillebout de Mantet, d'Argenteuil, de Pèiigny, de Cuisy. Les D'Aillebout étaient de Champagne, et ce qui les attira en Canada fut qu'ils étaient membres de la Compagnie de Montréal. Louis D'Aillebout, vint à Ville-Marie avec 60
hottuncsen 1^5, et en fut comtnaiulent en 1646, en l'absence de M- de Malsoniieuve. Il fit beaucoup pour asseoir Vilie-Marie naissaiate sur des bares solides. H devint Gouveruetir et Lieulenant-Gàuéral de la Colonie en 1647, après le chevalier de Montmaguy et grftces aii désintéressement de AI. de Maisonneuve. Il chercha eu vain à ae liguer avec le Gk>uvemeur de la Nouvelle-Augtetwre contre les Iroquois, et à opposer une digue an torrent qui menaçait de ce côté ; ces peuples franchirent toutes les bornes sous oe gouvernant et son successeur. Keiu placé en 1Ë51, ilsefixa Uaus le pays, et mourut à Québec en 1650. Devenu Directeur de la traite de la Wouvelle-France, après avoir été Gouverneur, il obtint CD 1656, de la Comjiagnie des Cent, que sa seigneurie de Coulonge fût érigée en chatellenie. Ilest dit: " Désirant reconnaître les bous services qu'Elle a ci-devant reçus, et ceux qu'Elle espère recevoir ci-après du Sieur D'Aillebout, à ces causes Elle a érigé la terre de Coulonge, ses circonstances et dépendances, en titre de ChàtelJerie avec justice haute, moyenne et basse, suivant la coutume de Paris, jiour en jouir par hii et les siens ou ayans cause au dit titre de Ch&teHerie, mouvant de Québec par un seul hommage lige." Unohâtellain. son descendant se signala dans les guerres de la Louisiane. La cLâtellenie de Coulonge appartient de nos jours à Messieurs dn Séminaire de Québec, lîarbe Boulogne, épouse de Louis D'Aillebout, Gouverneur de Montréal et de la Coloi ' ce retira à. Québec aptes sa mort, et fisa sa deniauie a l'HAtel-Dieu pour y vivre au milieu des malades et i' panvres,refusant la main de M, de Courcelle et cellede l'Intendant Talon. Elle mourut en odeur de sainteté le 7 juin 16S5 âgée de près de 70 ans, laissant quelques écrits et les fiefs de Coulonge, des Grondines et d'Âigentenay et la terre de Villemay au profit des pauvres. — D'Aillebout de Musseaux, neveu de D'Aillebout de Coulonge, commanda un camp volant en 1649 et fut Gouverneur ca Commandant de Montréal en 1652. Le vicomte d'Argenson, nommé Gouverneur en 1657,n'élani venu que l'année suivante, M. de Lauzon Chainy,'puis M. D'Aillebout ccmznandérent intérimaire ment la Colonie. — D'Aillebout de Mantet surprit avec le chevalier de Vaudr«tiil le fameux Ch*i Iroquois La Chaudière Noire en 1693, Il fit aussi uns
ÎBenraion dans la Nouvelle- Augleterre et s&cc&ges Corlar. Ggidjen d'AUlebont de Cuisy se signala durant la première guerre américaine, et signa la réclamation de la noblesse contre un article du Courrier de Londres qui dépréciait les services ou les motifs de ce oorps.
Daly (Sir Dominick) contemporaÎD, durant longues aaiiées Secrétaire Provincial ou Chancelier, Chevalier de l'Ordre du Bain, ci-devant Gouverneur de Tobago et actuellement de l'Ile du Prince Edouard.
DamouTs, famille canadienne que le P. Crespel appelé illustre, et qui se divisaen plusieurs branclies,-Damaiirs de Plaine, de la Morandière, de FreneusCf Deschatifiburs, de Ciignanoourt. — Mathieu Dajnours, Sieur Deschauffour, Conseiller, estdéaigné premier Garde-Scel du Conseil Souverain. UnDamours de Freneuse fut aussi Conseiller. Dans l'histoire d'Acadie, on connaît une Dame de Freneuse qui y,fit beaucoup de bruit et qiri en fut expulsée. Dnmours de Freneuse, commacdant du navire La Henommée, avec lequel il jiérit dans un naufrage, était un habile navigateur selon le P. Crespel, qui loue sa fermeté. — Un Uamours de Plaine se signala dajis les guerres de la Lauisiane. — Abel Robert Damours, Sieur de la Morandière, visita le Gouvernement de Montréal pour faire construire des forts en pierre dans les côtes, dressa une carte ou pian pour le projet d'un canal à Lachine et construisit le fort St. Jean en 1743, Ces services lui méritèrent en 1753 un brevet royal d'ingénieur avec mandat à Pllitendant Bigot de lui faire tenir ses appointemens. H avait obtenu la même année la commission de capitaine d'infanterie. 1! fit les dernières campagnes et demeura dans son pays après la conquête. Èalph Burton, Gouverneur de Montréal, le nomma capitaine de la deuxième compagnie d'un corps de 300 hommes envoyé contre Ponthiac, qui assiégeait le Détroit, Un membre de cette famille est mort il y a peu d'années, et il en reste un outre. Ludger Duvernay, fondateur de la Minerve et de la Société Nationale de St. Jean- Baptiste, auquel on a élevé un monument , était allié aux La Morandière.
DaulHieB.a Denis) ordonné prêtre à Paris en 179Û, passa en Canada en 1796 et fut employé comme vicaire à la cure de Québec avant que d'être nommé curé de St. Jean des Ecureuils. Rappelé a Québec eu 1806 pour de-
VfenîrDirecleMr des TJrsMliBes, il occupa ce poste durant 26 ans, et est mort aveugle à Lorelte en 1852 à 86 ans et trots mois. l\ publia è grands fiais un nouveau Recueil de Cantiques dont les airs sont nulés et gravés sut cuivre. Il était musicien et poète.
Dauversiére (J. Lerojer de La) membre de la Compagnie de Montréal, en fut le premier moteur et l'agent-général. M. Olier et lui se signalèrent à l'envi dans la fondation de Ville-Marie, et l'on doit ptirticuliÈremenl à M. de La Dauversiére celle de l'Hôtel-Dieii. 11 mourut en 1660. C'était un Uomme d'une singulière sainteté-, tel qu'il s'en tron*«it en France an XVlIème siècle, et comme il ne s'en est plus trouvé depuis entre les citoyens. Le baron de Renty, atitf^ associé de Montréal, marcha
I sur ses traces,
, Dav-'smi (J. W.) F. G. a^^ ci-devant Surintendant de l'Instruction publique ù la Nouvelle- Ecosse, y est né
I en 1820 et a fait ses éVnûes à l'Académie de
\ Pictou , puis à l' Qhivetsi lé d'Edimbourg. De retout en Amérique en IS+l, il voy^ea avec Sir C. Lyell
I et explora sous Sa direction diverses parties de la Nouvelle-Ecosse, travaux rfwrttiJ ren'dit c^m pie dans les Transactions de la Société Géologique cPAngletene, dont il est membre. Principal dii Collège Universitaire de McGill et do l'Ecole Normale de ce nom, professeur d'histoire naturelle, éditeur du journal intitulé Canadian Naturalût and Geologist, il a été président de la Société d'Histoire Naturelle et fut député à Albanyen 1356 pour
jl assister à la réunion de la Société Américaine poitp l'a- Tancement des Sciences. Il ne s'y accorda pas avec Agassiz sur la prétendue pluralité des espèces chez l'homme. A la réunion de cette société à Montréal, l'année suivante, il a fourni deux essais : Onike varii^iesand mode of préservation of the Fossils Known ai Stembergiae et On the newcr Pliocent Fossiis of the St. Lav.rence valley
Subliés à Cambridge (1858) avec ceux des autres savans, 'n a encore de lui : Acadian Geology : the geologieal structure and minerai resourcei oj Nova Scotia, and portiom of neighbou7ing Provincet, Edimburgh 1855 8vo.
Day (l'hon. Charles Utrufey) coutemporain, Président de la Cour Supérieure i Montréal et du Bureau des Gouverneras du Collège Uaiv^sitaire de MeGîll, Sollicite»!-
Général purâ Conseiller Exécutif avant Pavénement àm ^rti canadien au pouvoir, a eu une dispute de préséaoco avec le juge Bedard. On lui doit la réforme du droit cciminel canadien par l'introduction des Statuts de Sir Ro* l)ert Peel (black statutes) dont la contre-faoon canadienne est connue sous le nom de Statuts de M. I^y •
Debartzck (l'hoa. P. D.) chef d'une illustre famille canadienne et possesseur de plusieurs riches seigneuries, membre de l'Assemblée Législative en 1810, et du Conseil Législatif en 1815, fut de l'opposition dans le Sénat, protégea Amury Girod et fonda un journal qui contribua beaucoup à amener l'explosion de 1837, «à une époque où ce patriote, détrompé tardivement, aurait bien voulu arrêter le torrent s'il eût été possible de le faire. Tl eut à se plaindre des insurgés, reçut et triita chez lui le colonel Wetterall et sa colonne/ Ses demoiselles ont épousé MM. Drummond, Monk, Kierkowsky et le comte de Rottermund. Quand les' Juges furent accusés par l'Assemblée en 1816 et que le Conseil, à l'instar de la Chambre des Lords, fut saisi du procès, ce Sénat canadien, non moins timide qu'ignorant de ses prérogatives, exprima un doute sur un privilège qui aurait été d'une importance incalculable pour nous, si on avait pris au mot le prince Régent ; mais le ministère anglais se prévalant de la faiblesse inespérée et absurde du Conseil, puisque c'était le prince lui-même qui reconnaissait sou droit et qu'il n'était plus permis dés lors de le mettre en question, le priva d'une prérogative si belle, mais dont il semblait ignorer le prix. Il ne tint pas à M. Debartzch qu'il en fût autrement, et il prononça en cette occasion un discours qui fait honneur à sa sagacité. Il est imprimé au long dans le sixième volume de Christie. " Peut-onsup' poser y y est-il dit, que IHgTtorance des mandatadres publics à Pégard des privilèges dont ils sont revêtus pour promouvoir
le bien de V état y pourrait les anéantir ? JVon Laré^
jponse de Son Altesse ^Royale le Prince Régent n^est qu^eZ" jplicative de Pacte constitutionnel ; de laquelle réponse on ne .peut tirer des conséquences qui lui eeraient diamétralement opposées, sans justement encourir le déplaisir de fil. il. i^." Si on n'encourut point le déplaisir^ du moins encourut-pn \i2Ljpitié du prince et des gouvernans de la métropole ! Il
cora'battit l'IIaion en 1823, et c'est de lui que mon pér» dit dans la Chanson das Orateurs Canadiena.
L'aréopage
Malgré lui, me ctit-on,
Envoie un sage
Ici clonoer le ton.
Ah ! n'est Debarge,
C'est l'orateur profond.
Delorme ou de l'Orme (Pierre Joseph Thierry Hazeiir, de 1') Grand-Vicaire et Chanoine, Grand Pénitencier du diocèse de Qiiébec, né en cette ville, ordonné en 1700, fut curé de Champiain de 1707 à 1722, et Supérieur des Uranlines dos Troi^-Riviéres. Le 2* février 1740, Mgr. de l'Auberiviére Ini adressa de Paris «ne proeiiratioE l'autorisant à prendre possession dn siège épiscopal de Qnébeo en son nom, ce que co dignitaire fit le 20 jnin. Il mourut vers 17-12.
Demers [Jérôme] décédé Grand- Vicaire de l'archiiliocèse de Québec en ISS^ à 79 ans était né t. St. Nicol8s, le 1er août n7+. Ordonné prêtre le 24 août 179» après avoir étudié l'arpentage dans le monde, il s'agrégea le 1 1 août 1799 an Séminaire des Missions Etrangères à Québec, et fut élu Supérieur en 1808 après M. Sobert. Dévoué durant 58 ans a l'inslraction de la jeunesse, il fut tolir A tour professeur de philosophie et de théologie. Ses talens supérieius, joints à une constitution robuste, qui lui permettait un travail prolongé, le milent en état d'approfondir, outre les sciences naturelles, les mathématiques, la philosophie et la théologie. Il n'a pas peu contribué à répandre en Canada le goût de la belle architecture, et le grand nombre d'églises au plan et ai la décoration desquelles il a contribué par ses conseils, attestent par leur éléganee et leur régularité, combien son goût était sûr et éclairé, La sculpture et la peinture lui doivent aussi des encouragemens bienveillans. Le collège de Québec lui doit beaucoup, car lea livres étaient rares de son temps, et il compila et fit copier des traités de physique, d'architecture, et a publit- «n livre d'Institutions Philosophiques pltis orné d'érudition et plua instructif que la plupart des livres de cette
matnre envoyés d'Eutrope en ce pays. Les principes efc les thèses seulement sont en iatin ; les développemeMi et les notes historiques sont en français. Il a eu en I84t une polémique animée avec son confrère le Grand- Vicai* re Maguire au sujet du Manuel de Locutions Vicieuses da ce dernier. Cet ecclésiastique utile à son pays avait re«fusé l'épiscopat. — Modeste Demers, évêque de l'Ile dô Vancouver , a porté l'Evangile presque jusques au pôle.
Denaut [Pierre] dixième évêque de Québec, fondatenr du collège de Nicolet, était né à Montréal en 1743, fut ordonné prêtre en 1787, et élu Coac^juteur en 17W, sous MgTk Hubert après la mort de Beilly de Messein évêque de Capsë ; lord Dorchester l'ayant agréé au nom da Roi, le pape Pie VI confirma cette élection en le nommant évêque de Canathe. Il fut sacré à Montréal, qui parut devoir donner des évêques à la capitale, car Denaut devenu évoque titulaire en 1707, choisit pour Coadjutenr Joseph Octave Plessis. Les officiers de la Couronne Monck et Sewell ayant dénoncé devant les cours comme contraire aux lois pénales d'Angleterre l'Ordonnance du Conseil Léffislatif [1791] renouvellant les pouvoirs de révêque de Québec comme Surintendant de l'£glise Catholique, ce prélat adressa au Roi le 18 juillet 1805 une Supplique [imprimée dans le sixième volume deChristie]) qui aurait pu être une imprudence sans l'habileté de son successeur. " Ni votre suppliant, y est-il dit, qui conduit depuis huit ans cette église, ni ses prédécesseurs de*^ puis la conquête, ni les curés de paroisse (*) n'ont eu de )a part de V. M. cette autorisation spéciale dont ils ont souvent senti le besoin, pour prévenir les doutes qui pourraient s'élever dans les cours de justice touchant l'exercice de leurs fonctions civiles." Ryland fit de cette requête la base de son plan pour l'assomption du patrona-* ge par le Roi. Il mourut dans la baronnie de Longueuil le 17 Janvier 1806 et fut inhumé dans son église paroissiale. De son temps encore, les évêques étaient obligés pour subsister, d'occuper une cure. Messeigneurs D'Ës^ glis, de Messein, en avaient fait autant. Monseigneur Denaut })assait pour savant.
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<*) L'acte d« Québec établit le co&trairc.
Denùf famille canadienne illustre dans la marine dont )e! branches sont Denis de La Ronde, de Bonaventure, de Vitré, de St. Simon, de Moramponl.
Le Sienr Denis de LaKonde, Chevalier de St. Louis, se signala en Acadie et à Terre-Neuve, fut député à Boston, batiit le colonel Warck et le força de lever le siège de Port Royal. Il obtint une seigneurie en 1733 et int nommé commandant de Chagoiiamigon. En 1735, MM, Beaiiharnais et Hocqiiart lui adreistrent un mémoire pour lui servir d'instructions, et lui reconi mandèrent, ou ù son défitnl au voyageur Guillory, Forster, pCre et fils, mineurs envoyés par le Roi pour exploiter les miuea du lac Supérieur. Il eut ordre en même temps d'étndier la topographie des veines, et de dresser un journal exact de» observations de Forster, père, par le moyen du fils, qui savait le français. Tandis que le chevalier de La
- Ronde servait ainsi utilement son pays dans ces régions lointaines, ses ennemis fesaient réunir sa seigneurie ait
■ domaine du Roi, sous préteste qu'elle n'avait pas éié mise eu valeur. Ce contre temps ne l'abattit pas, et i!
■ continua à servir, M. de Vuudreui! ayant tiré des troupes de la marine, dont Denis de La Ronde était capitai-
- ne, deux compagnies de gr*nadiers f.our la défense du
■ Cunadii les donna aux Sieurs de S», Martin et de La • Ronde. Celui-ci fit les dernières campagnes et fut lue
■glorieusement à Ste. Foi. Son fils fut un des membres
'de la Compagnie du Nord-Ouest. Gaspard Denis de La
Bonde, son pelit-fils, ruiné par un procès, dans lequel il
' a obtenu jugement de Sir James Stuart en 1S43, sans
- qu'il ait jamais été exécuté, a été réduit & demander i la Lég;isl3ture une indemnité (!e £500 pour émigrei aux Etats-Unis avec ses dix enfants. — Denis de Bonaventure, frère du chevalier de La Ronde, secourut son frère, assiégé au Fort Royal en Acadie par le colonel Mark et fut !e compaguon du femeux d'Iberville dans ce pays et dans ses autres expéditions, où il commanda successivement un vaisseau de la Compagnie des Indes et le vaisseau du Roi le Profond. Il prit le commandement à". i'Acadie après la mort de M. de Brouillan en 1705 es rendit compte an ministre ; mais M. de Subercase fut nommé Gouverneur.^Denis de Vitré, capitaine de fré( gale, fait prisonnier par les Anglai», fiit-obtig» de Unr
servir de pilote dans le Golfe St. Laiireut. Un antrB reçut une gmtiâcatioD du Roi pour avoir établi uns pêche au marsouin. — Le Sieur Denis de Morampont fut Frévôl de la jurisdiction des maréchaux de France en Canada. — Les Dénia de SL Simon ne furent pas la branche la moins reinaïqiiable de cette maison, et fournirent aussi deux prévôts de» maréchaux de France. Un Sieur de St. Simon fut envoyé par Talon avec le P. Aifaanel, à la découverte de la baie d'Hudson par le Saguenay, et la reconnut par terre ea ,1672, selon Léon Giiérin, qui le fait voyager soiia les aus-
f lices du baron d'Avau^ur. Cet auteur moderne dit que e vicomte d'Argenson avait envoyé Desprez Coutures (*J et le P. Dreuilletes eu 1661 par une autre voie. Ils pénétrèrent jusque au lac St. Sacrement et, refoulés par leB Iroqtioi?, reviarent à Québec. M. de St. Simon laissa un journal soigné de son voyage. Ce ne fut pas le seul voyageur que produisit cette famille. Carlo Carli, parlant du voyage de Eougainville amour ilu inonde en 1765, dit: " L'Etoile était commandée par le Sieur Girandais, qui avait à son bord le Sieur de St. Simon, capitaine d'inÊintcrie, fort versé daiks les langues et les usages des Sauvages. Il était né au Canada." En 1759, il avait pénétré à Montréal avec les dépêches du gouvernement français, malgré la prise de Québec. Brigadier-Général soUB Kochambeau à York-Towa, il commanda une attaque. — Lui ou un autre membre de cette maison éraigra en Espagne lors de la révolution française. Il était devenu marquis, commanda une division de 7000 hommes dans l'invasion de la France en 1793 ; puis dans la défense du territoire espagnol en 1794. En 1801, il commanda contre le Portugal le corps espagnol dénommé l'armée du Nord, et repoussa une irruption. Napoléon, par qui il fut pris les armes à. la main à la défense de Madrid, allait violer le droit des gens en le fesaut fusiller puisqu'il était Officier-Général au service d'un Souverain, quand Mademoiselle de S*. Simon obtint sa grâce par son héroïsme.
Denis (Jean Olivier) fils de Denis,3eigneur de la Baie des Chaleurs et de Percé, fut un des premiers Canadiens
— sr—
.qui entra dans l'ordre réformé de Si. François, Ordonné eu 1690, mort en 1742, II bâtit une église et ane maison de son ordre à Percé.
De Quen (Jean) de la Compagnie de Jésus, Missionnaire de Sillery, puis Snpérienr-G&néral des Missions de la Non vel le- France et Recteur du collège de Québec, membre né du Coûseil politique de la colonie , gouverna spiritnellement tonte l'église du Canada au nom de l'archévÈqne de Ronen, qui avait alors juridiction sur ce lays, en qualité de sou Grand -Vicaire. II était venu lans le pays en 1634i Plus tard, M. de Queyins le supplanta. Le P. De Quen reconnut de bouiie grâce ses pouvoirs et lui céda ; mais bientôt ajirés l'archevéqiie restreignit le Sulpicieu i Montréal. Le P. de Quen n'usa pas longtems de ses nouveaux pouvoirs pour Québec et Trois-E-ivières, car il mourut. ou laissa le pays eu 1659. Prançois de Laval Montmorency était au reste arrivé dans le pays' avec le titie et les pouvoirs de Vicaire-Apostolique du Saint-Siège. Le p. De Quen décou-vrit en 1647 le iac St. Jean, où le Saguenày prend sa source.
Deschamps de Boishébert (Charles) ailié aux De Léry et aux de St. Ours, successivement gouverneur de Niagara et de Louisbourg, homme actif et officier habile, joua un grand rôle dans les affaires da fAcadie, se fortifia sur la rivière St: Jean après la' paix d'Aix- la -Chapelle' et en défendit l'entrée contre le colonel Mascareene puis lord Comwalljs. Il brûla St. Jean plutôt que de rendre le fort. A la défense de Québec, il commandait le -corps de réserve, composé de liOO soldats, 3â0 Canadiens et 450 Sauvages. Il eut part à la victoire de Montmorency. Ayant laissé le Caiiada lois de la conquête, il fut impliqué dans le procès Bigot et acquitté. Une fille de cette laiiuJIe es* morte comtesse de Germini en 1851, et le comte Se Germini, son fils, a été'jmni(hc des finances sous le p'rincQ Louis Napoléon ,
Skit^ardins Philippe J«an Louis) Grand-Vicaire de Paris et de Québec et archidiacre (\e Ste Geneviève, né en 1753 à Messas, dig^jjd'Orléajis, flit succt^vement reçu doc>eur de So»boBK Cl'^*3) Qfiicial fle'Bâyeux, puis Grand-Vicaire de l'évêgiie d'Orléans. En 1792, H ^^ssa â Londres) où Edmuud Burke, à la requête de I^c^ De
La Marche, évéque de St, Po) de Léon, lui donni
sion aijprès des gouTerneurs du Haut «t du BftF-Cauada
de truuver place pour les prêtres français réfugiés en Angleterre. Il fut quelque temps l'Jifite dps Jésuites de Québec. Ce fut lui qui prononça l'oraison funèbre de Mgr. Hubert. Etant repassé en France en 1802, il fut d'abord nommé curé de Meung prés d'Orléans j mais il fut appelé bientôt auprès du Cardinal Caprara, Légat du SouVeiain Pontife. Il fut enfiuile nommé à la cure des jtfissions Etrangères à Paris- Une lettre que lui écrivait le duc de Kent, qui l'avait connu à Québec, le rendit suspact à la. police impériale ; il fut retenu prisonnier à Fer nestrelles avec le Cardinal Pacca, qui en parle avantageusement dans ses Mémoires. Elargi plus lard, il refusa l'évéché de Bloîs, comme il avait refusé celui de Québec que !e gouvernement lui avait offert, et mourut à Paris U 21 Octobre 1833. L'abbé Oïivier prononça son oraison funèbre et l'archevêque de Quéleu lit mettre une inserip.tion latine sur sa tombe. Louis Joseph DesjariJîns, sou frère, ordonné en 1788, venu au Canada en 1794, y est mort.
Vollard Besccn-ftm's tt uoh Daulac, citoyen de Ville- Marie qui, avec 16 Montroyalistes et quelques Sauvages, aux Chaudières de POttawa, résista pendant plusieurs jours à 700 Iroquois qui devaient fondre sur Ville-Marie et Québec, où l'on fortifia les couvens et les maisons. Il succomba, mais son héroïsme sauva la Colonie de grands ravages. Ce fait, comparable aux Thermopyles, a échappé à Charlevoix (1658.)
Dollier de Casson (François) docteur en tliéologie, Supérieur et Seigneur de Montréal, Grand-Vicaire de Mgr. de Laval, né en Bretagne, fut d'abord militaire et servît sous Turenne en qualité de capitaine de cavalerie. Reçu à St. Sulpice en 1657, il passa en Canada en 1665, fit 1 un voyage au lac Ontario en 1670, et tenta d'établir des ■ manufactures de toile et autres étoffes : le comte de Frontenac le loue de ce dessein dans une dépêche de 1673. Il fut Supérieur en 1678 pour la seconde fois prit uu grand soin des Sauvages, et mourut à Vill^-Marie le 7 Septembre 1701. On conserve de lui à la Bibliothèque Mazarine et en Canada une Hùloire de file de Mcnlrial, dans laquelle (1 est loin dé se montrer bon écrivain. M. de Bclniont et hii
fmtVenfbien-ëtre regardés comme les premiers inètltutenn ■ces Caosdiena dans i'art de mal parler et de mal écrire leur Jkngue.
Dofinacona, Agoliannaou chef de Stadaconé, -contemporain de Jacques- Cartier, qui l'enleva pour l'emment en France et lui feire confemer en présence de Franco 1 lui-même, les merveilles qu'il avait racoritées aux Français touchant le Saguenay. Le chef partit au milieu des regrets les plus manifestes de son peuple. Il répéta dans l'audience qu'il eut du Roi tout ce qu'il avait dit. Un livre fut publié à l'occasion de son baptême, qui eut lie» avec pompe ù. Rouen, mais le climat de l'Europe lui fttf contraire, et il mourut bientôt ainsi que Taiguragny è^, Domagaya, deux de ses conseillers. Cet ■ enlèvement erfi une tache dans le caractère deCartier.
Dorchestm- {Guy Carleton, lord) Chevalier de l'Ordre dipj Bain, général habile et gouvernant aimable, né à Strahir-' ne en Irlande, en 1724, fut fait Lieutenant- Colonel i^pjis' les gardes en 1748. En 1758, il fut Quartier-Maître Général d'Amherst à Louisbourg, puis de Wolfe à Québec, en 1759. Il fut encore Officier- Gêné rai à la conquête de.ta Havane sous le comte d'Albemarle en 1762. Durant les longues années qu'il fut gouverneur et Capitaine-Général de la Province de Québec puis des -Canadas, il fut le meilleur araj des Canadiens ; leur assura leurs lois et protégea le clergé et mfime les ordres religieux. Lors de l'introduction de la constitution anglaise, ilallaaudevftW de privilèges populaires que la Chambre d'Assemblée ne fut pas assez prompte à saisir et qu'où lui contesta depuis; teb sont les droits bursaux ou de contrôle des dépensa de l'élat. Il ne fut pas plus compris quand, voulant nommer Panet Juge, il avertit par message l'Assemblée de choisir un autre Président. N'était-ce pas lui montrer du doigt qne la magistrature était incompatible avec l'attribut du légisiateitr. Cependant, ce point ne fut rfcglé que sous Craig et non d'une manière paisible. BuranflAguerre de l'Iodépendance Américaine, il sut s'attacher HP noblesse canadiennp et les habitans de Québec;' la noblesse arrêta jiuq mois les Américains sur la frontière, Carlelon échappa à Montgommery par un bonheur merveilleux, après avoir fait captif le fameux Ethan-Allen; 31 eut l<j temps de raellre Québec en défense et repoussa
finalement- Pinv^ion, qiii coûta la vie à son adversairex Il prépara ensuite pa^ une victoire .navale et par seSf soins désintéressés l'expédition de Burgoyne. Enfin il parvint au généralat . d'An[iéTique, quelles négociations pour la paix rendirent infiructueux en évènemeiis militai- *» res. Déjà décoré .de l'Ordre du Bîijii, jl fut; élevé à la Pairie en, 1786 et mourut en 1808., 11 a eu un fils qui ^ joué un rôle secondaire dans la politique. Comihe gouvernant, Çarleton 9 marché — et^peU à la tète d'un peu- ]ile étranger, sur les traces des Antonin et des Marc-Aurèle. Comme guerrier, spn Huip^nité lui ^ valu l'éloge, des Botta et des Carlo Carli, , Jos. Frs.. Perrault, notre agronome, nous apprend qu'*étant en Angleterjre pour surveiller l'acte constitutionnel, il envoya ici de la graine de Ruta Baya ou navet de Suède, qui estime plante hardie et préoieusq dans les climats. froids comme, le Canada, où elle est bien répandue de^juis cette époque. On trouve, un portrait de lord Dorchester, dans la collection du Com-. i]iahdeur Viger. Lady. Çarleton, épouse de ce gouvernant chéri des Canadieps, était, d'après la tradit^n, une. singulière dame. Elle s'habillait souvent comme un homme plutôt que comme une femme, . se rendait sujvie de gros chiens sales, chez certaines Québecquoises, qui n'étaient pas si grandes dames qu'elles auraient bien pu' se dispenser d'aller frapper à la porto, du Château, et fe-. sait bien d^autres malices. On prétend:qu'elle avait beaucoup d'empire sut le général, son maïi. . A en juger par les actes de celui-ci, -cette circonstance ne ferait pas de tort à la réputation de la MUady Çarleton^ comme on l'appelait à Qmébec. ^
Bosquet (Pierre Herman) quatrièpie évêque de Québec, né à Lille, entra d'abord dans la Société de St.. Sulpice, . exerça le ministère à Ville JMarie, puis fut Supérieur à Lieieux. La Société de. St.' Siilpice le céds^ plus tard à celle dos Missions Etrangères. L'abbé Brisapier l'en- ^
«a à Rome où il remplit les fcmctipns de Procureur des aires Apostoliques des Indes. Benoit XIII le sacra lui-même le jour ae Noël de 1725, évêque de Samos> et le nomm^ Assistant au Trône Pontifical. Monseigneur , De Momay le nomma en 1729, Administrateur . dé l'Eglise de la Nouvelle-France. En.<3ette qualité, il se b/ouilla comme François d^P Laval avec^ l'autorité tfem,po* .
ffiBe au sujet de la traite de l'eau dé vie. L'évéqiie de I Qtiôbec ayant résigné en 1733, Dosiiuet lui Succéda et ré-i I signa lui-même en 1739. Il exerça les fonctions de Vi^; 1 Caire- Gêné rai de l'archevfUiie de Paris et mourut âgé de» 1 S6 ans le * Mars 1777. *
Dougîan (Louis Archambault, comte de) né à Mont-^ réal en Canada «n 1746, Clie'/alier de la légion d'Honneur, deSf. Jean de Gérusalem, de St. Maurice et de St. l Lazare de Piémont, ancien député, membre du Conseil,, 1 Géoéral de l'Ain, décédé au chàtean de Montréal en Bn-. gey le 27 Février 1842 à 95 ans, avait succédé l'an 1770 i son oncle, Charles Joseph de Douglas, comte, et seigneur de Montréal en France, qni, avec un de ses frères,' accompagna le prince Charles Edouard daiia sa tentative, chevaleresque de recouvrer là trône de ses ancêtres, etfl fut fait prisonnier à la bataille de Cnlloden. De Rame-, ffly, gouverneur de Montréal, était l'aïeul maternel dejfl Louis Archambault, ' Il n'y a pas eu en Ecosse de plu^J illustre maison que celle de Douglas. 3
■ Draper (l'honorable W. H.) contemporain, légiste etj homme dtétat, premier ministre en 1844, actuelleraentj Juge-en-Chef du Canada Supérieur, a été envoyé dn gou- Ternement canadien à Londres pour faire valoir les droit» du Canada au Territoire de la Baie d'Hudson. On a de,V l«i, outre le Rapport de ses nÈgociations; un ouvrage sut' i le droit criminel du Haut-Canada. II a été Président de l'Institut- Canadien de Toronto.
Duberger (Jean-BaptisteJ célèbre Ingénieur, géographe ■et mécanicien canadien, après avoir fait un' cours d'études classiques au Séminaire' de Québec, devint dessinateur dans le corps des Trgônieurs Royaux, et exerçait cet emploi en 1814, durant la dernière guerre. Dés 1S09 le voyageur Lambert écrivait : " Avant que je quitte tejl sujet des aria en Canada, pays plus capable en apparan^ ce de soutenir que de Qréer le génie, (*) je ne dois paa omettre de faire mention d'un monsieur du nom de t>w\ berger, natif de ce pays, et officier dans le corps des i géuienrs et dessinateurs militaires, fOur lui rendre le t but d'éloge qu'il mérite à si juste titre. C'est un homm^ qui s'est orée lui-même son génie, si l'on peut ainsi paiûS
Jer, et çui n'a eu pour s'instruire d'autres avantages gne ceux que lui fournissait la Provioce, car il n'est jamais sorti de son pays, 11 excelle daus les arta mécaniques et dans les pians et dessins de xnesumge militaire. Plusieurs de ses grandes esquisseAlu pays sont déposées au Bureau du Génie. La seule carte correcte du Canada qui ait été publiée, par Fadcn à Londres, an nom de M. Vondenvelaen, a été dressée par Duberger et un autre Monsieur {GharlaTid). Mais le plus important de ses ouvrages est un beau modèle de Québec, qu'il a feit, aidé du capitaine Byson, sou compagnon de collège. Il a plus de 35 pieds et comprend une partie considérable des hauteurs d'Abraham, jusque à l'endroit on Wolfe fut tué. Le tout est entièrement taillé dans le bois et modelé sur une certaine échelle indiquant la forme même et la projection du Cap, les élévations et les déclivités dans la ville et dans les plaines, particulièrement lea éminenoes qui commandent la garnison. Tout est d'une exactitude et d'ua fini qui ne laissent rien « désirer." Ce modèle fut envoyé en Angleterre et déposé à l'arsenal de Woolwich en 1813. Marmier, dans son Voyage en Amérique, tLlitïbue à Dub'erger la principale part dans les travaux de fortification de Québec, et prétend que d'autres se sont attribué ce qu'il a fait en ce genre. On voit par l'Alœa-iiach de Québec pour 181-i, que J, B. Duberger, jeune, était assistant- dessinateur dans le corpa des ingénieursen même temps que son frère.
DuAois et Champagite, habiles horlogers canadiens, le premier sous [a domination frajiçaise, et le second sousla domination angleiise. — Dubois avait acquis une éducation élémentaire. Il fut obligé de faire Iiti-même tous les outils dont il se servait, ou de les inventer poiu- ainsi dire. Il fit de fort bonnes horloges et d'un assez bon goût. Champagne en laissa une qui, à chaque heure, fesait en- Çendce un air, au moyen de timbres de grandeur difiërente. On remarque avec justice dans la Bibliothèque Canadienne, que, quoique ce soit chose commune en Europe, il y avait un effort de génie à faire pour exécuter une pareille pièce de mécanisme, dans un pays où il y avait peu ou point de modèles. Ces faits étaient d'autant plus glorieux et à l'appui du témoignage de l'Intendant Hoc quart çui accorde aux Canadiens le. génie des aitSi que.Con-
ioizei, dafls la vie de Voltaire, ne place que sous l'an nM l'extension de l'horlogerie même en Europe. Un horloger de la Kiviére Chambly, Doray, a assez biçn introduit dans HQe de ses horloges le lever et le coucher du soleil et de !a lime. p
Sucalvet (Pierre) une des plus considérables figurea de nos annales politiques, e'était acquis une grande fortune par le commerce des pelleteries sous la domination fran-
S.ise, et n'almndonna point le paya après la conquête, e Canada fut administré selon les lois françaises jusque à la paix de Versailles, en 1763. L'année suivante, il fut soumis aux lois anglaises, et les Canadiens éloignés des charges i cause de leur religion. Huguenot, Ducalvet ne partagea point leur disgrUce et fut fait Juge à Paix OIT magistrat. Ses compatriotes ne iwuvaient être avocats au harreau ; pour remédier à cptto injustice, il se mit à accorder les parties, comme autrefois l'Intendant Baudoti Son trihunal était l'âme de la justice, qui était déniée ans Canadiens partout ailleurs. Mais c'est surtout comme moteur de la Constitution que Duoalvet est célèbre parmi nous. Il fit une guerre ouverte au système admmistratif qui régnait sous le Conseil Législatif, comme entaché selon lui de doctrines despotiques, puis a Sir Frederick Ilaldimand personnellement ; il demanda a grands cris poiu les Canadiens les droits de, sujets anglais comme il les entendait, et rédigea un plan de constitution en tout semblable à celle qui fut octroyée en 1791 inoinB l'Université et le régiment de d'eux bataillons; encore co régiment fut-il levé en 1796. 11 osa poursuivre en Angleterre Haldiraand, qui ne l'avait incarcéré que sur des preuves écrites de sa trahison, et réclamer en même temi>s de Benjamin Franklin à. Paris le paiement de ce qu'il avait fourni au Congrès. Il publia à Londres la Lettre aux Canadiens et VAppet à la justice de PEtat, adressé au Eoi, au prince de Galles, aux ministres et aux membres du Parlement, Ces écrits sont pleins de force et d'une éloquence rude et inculte. L'ex-Jésuite de Québec, RoKhaud passe pour l'avoir aidé dans ce trtLvail. Ducalvet alla deux fois en Angleterre, la première en 17S3, en compagnie de soii ûls unique, né en 1773 et Sgé de 10 ans: son épouse, Louise Jusseaume était morte en Xifi.- Fi îaissa son enfant à Londres. Il se trouvait e^î.
Canada dans l'hiver de 17S5 à 17S6, et cepettit- au i de Janvier pour l'Angleterre, afin d'y donner suite à ses accusations contre HaldimanJ, mais il parait avèrj i^ne le navire sombra en mer. P. Dncalvet, fils, demeuré a Londres, y vivait encore en 1796. On voit donc qn'il ne fut pas jeté à la mer, et. que sa mère ne fnt point rendue folle par de crnelles terreurs, comme l'a songé M. Barthe. — Tout le mcnde ne jugera pas Dncalvet au méite point de vue. Cenx dOnt la loyauté au gouvernement établi est à l'épreuve, le trouveront en fitule, et ceux qui n'admiient pas Ja constitution anglaise ou qui déploteul le résultat qu'elle a en ou qu'elle aura eu Canada, lui auront (leu de reconnaissance, et se jappèleront qu'il s'allia pour la demander aux Bretons de la Colonie et aux Loyaux Américaine. Ceus au contraire qui aiment celte iorme de gouvernement, croiront la lui devoir ; ils se souviendront que ce fut pour la leur Obtenir qu'il ruina sa fortune,et que même il périt à l'occasion de ses efforts dans cette cause politique. " Petit de taille, beau de figure, nobîe d'attitude, loyal de Caraclère, chaud de cœur, il était taillé dans le granit des héros de Borne et de Sparte dans leurs meilleurs tems" dit un de ses partisans.
Duchaîne (l'abbé) savant clerc mineur décédé dans un âge avancé en 1851, a été durant de longues années le seul Canadien qui s'occupùt ex professa des sciences exactes en dehors des coUéfres de la Province. Après avoir ensfcigné la théologie dans le Canada Supérieur, il fit plusieurs inventions ou perfectionnements, construisit des ponts et fournil les églises et édifices publics de paratonnerres. Il prépara aussi durant longues années le calendrier, n traduisit, compila ou composa de nombreux traités sur la Grammaire, la Géographie, la Chronologie, l'Histoire, les Belles-Lettres, les Mathématiques, l'Astronomie et la Physique qui, malheureusement, ne servirent qu'à lui-même dans sa carrière enseignante, car il n'a jamais publié de livres. Sur la question de l'Instruction Publique, il précéda ceux qui s'en sont occupées, comme le docteur Meilleur et le juge Mondelet, et même M, Perrault, téidoin son plan remnrquable imprimé dans VEncyciopédie Canailimne, cahiers de Janvier et Février 1843 et alors déjà vieux de vingt ans. M. Barlhe dit du Clei-
■ ;gÉ Canadien dans le Canada Reconquis, pufelié ft PhtiS ' "Ce corps a compté parmi ses savans iru abbé modeste qui a vécu et est mort dans la retraite, — l'abbé Diichatne voué à l'instruction de la jeunesse et à l'étude silencieuse des aciences, dont il approfondissait les arcanes, comme cet évoque d'Avranches, Huet, au sujet duquel les paysans, qui le trouvaient toujours à l'étude, exprimaient si ■ naifvement leur surprise qu'on leur eût envoyé un évèqiie qui n'avait pas encore terminé ses études."
Duàouyt (Jean) Chanoine Promoteur de J'Officialilé de Québec et Grand- Vicaire, d'nne aiicieûue famille de Hauteville, BU diocèse do Coutances, dans la Bretagne, exerça le ministère en Canada de iCôOàiegg. Tl fit connaissance de Mgr. Laval de Montmorency à Caën, chez l'harmite De Eemières, frère de cehti qui vinten Canada et suivit ce prélat. Ce fiit lui qui donna le permis pour construire i Montréal la célèbre chapelle de Bonsecours. Duhamel du Monceau (Lotiis-IIenrî) Membre de l'Académie des Sciences de Paris, et botaniste de lépulation vint en Canada en 1740 et y tint un journnl d'observations météorologiques de llil à Ï744, Il avait été reçu à l'Académie en 1728. Nous avons aujourd'hui un mè- 'léorologue distingué dans le professeur Smalhvood M.D. et L. L.D., qin a figuré avec avantage dans les congrès scientifiques d'Aîbatiy et de Montréal.
Dunn (l'honorable Thomas) Ecuier, seigneur de St. Armand, Juge Puîné de la Cour du Banc du lîoi, memfcre des Conseils Législatif et Exécutif, deux fois Prési-
j dent de la Province du Bas-Canada, fut un des colons an-
fiais qui surent le mieux apprécier les Canadiens, et se t Canadien lui-même pourSinsi dire, ayant épousé dame Henriette GuicLaud. 11 fut Commissaire pour l'adtniniatration des biens des Jésuites puis pour pourvoir à la réparation et à la construiition des églises. Se trouvant le flus ancien membre de l'Exécutif, il pril, sous le nom de Président, les rSnes du gouvernement Provincial lors dut départ de Sir Robert Shore Milnes, eu 1805. Le 20 lévrier 1806, il ouvrit le Parlement et annonça la victoire de Trafalgar ; puis le 21 janvier 1807, où il mentionna la conquête du Cap de Bonne. Espérance- Les Etats- Unis prenant une altitude hostile, il émana le 12 aoilt, une proclamation prohibant l'exporlaiion des munitions
de guerre. Le 19 Octobre, en conséquence des prépara-^' tifs par delà les lignes, il ordonna la levée du cinquième de la milice de l'âge de 18 à 50 ans. Cette levée s'exè* cuta avec un zèle admirable, et lui donca occasion de publier que dans aucune parfie des domaines britanniques il n'avait été déployé un plus grand zèle pour la défense du gouvernement. Il admit Mgr. Plessis à prêter serment malgré Ilyland, qui voulait qu'on ne le fît qu'a* près que ce prélat aurait souscrit aux conditions que le gouvernement anglais lui imposerait en conséquence de la requête de son prédécesseur. Le sixième volume de Christie contient une lettre du Secrétaire qui annonce piteusement au lord évéque de Québec, Mountain, la détermination du Président. Dans le procès entre le curé Bertrand et le paroissien Lavergne, où les officiers de la Couronne Sewell et Monck voulurent faire déclarer nulle rOrdonnance de 1791 comme contraire à un Statut pénal d'Elizabeth , M. Dunn empêcha que cette affîiire n'eût de suite et s'opposa ainsi ti cette prétention monstrueuse (•). C'était en un mot un homme de l'école de CJarleton, et qui s'était annoncé en s'opposant aux projets d'anglification du grand juge Smith. De nouveau Président de la Province depuis le départ de Craig jusque ù, l'arrivée de Sir George Prévost, il donna l'agrément de l'autorité temporelle à l'élection de Mgr. Panet à la Coadjutorerie, et honora de sa présence les exercices littéraires du Séminaire de Québec. — Robert Dunn, souslieutenant au llème régiment de hussars dans la guerre d'Orient, décoré de l'ordre de Victoria ou de la vertu mi- ^ litaire, pour avoir sauvé la vie au sergent Benthl^ey en I8r)4, est le môme, croyons-nous, qui est devenu major du 100e et qui vient d'être décoré de l'ordre musulman de Medjidié.
Duplessis (François-Xavier) de la Compagnie de Jésus célèbre prédicateur, né à Québec en 1693, mort à Paris, annonça assez de taleus pour être appelé en Europe par ses confrères. Après avoir professé la philosophie à Ar-
[*] Tbrongh the interrention of Mr. Président Dann the suit in question was not brou^ht to a final décision. — ^Henrjr Wiirius Roland i Sir U. Peel.
ras, il fat MissionuaireApostolique dans la FlBiulfe Française, et s'y signala par ses miiiisious et prédications. Son livre intitulé : " Avis et pratique "pour Hen profiler de la miisùm" a eu, dit-on, beaucoup de cours. On conserve ea Canada quelques exemplaires de son Calvaire ou : lieprésentation de la Croix Miractileuee plantée sur le rempart delà ville d'Arras par les soins du S.. P. François- Jîavier Dn^esàs de la Compagnie de Jésus et Missionnaire Apostolique, dâîiée à Madame la duchesse d'Ayen pwr son Tri» SwmMe et Très Obiisscmi serviteur J. B. De foilly : se vend û Farts chez Davmont.
Duplessis de Mornay (Louis François) troisième évéque de Québec, de la même famille que Duplessis Mornay qui disputa contre Du Perron à la Conférence de Fontainebleau en présence de Henri IV,— oé à. Vannes en Bretagne, entra dans l'ordre des Capucins. Choisi pour Coadjuteur par Mgr. de St. Vallier, il administra la Louisiane ainsi que l'archidiocèse de Cambray, dont l'ordinaire était absent. 11 fut sacré sous ie nom d'évêque d'Eumémie par le cardinal de liohan. Devenu évêqne de Québec en 11128, il se déchargea du soin de son diocèse sur Mgr. Dosquet, ne vint jamais en Canada, et se déiMit en 1733, Il mourut en 1741 écrasé par la cliûte d'un édifice.
Eckford (Henry) mort à Constantinople le 20 Novembre 1832, constructeur des vaisseaux du Grand Sultan, commença imr être apprentif de John Black de Québec, constructeur et membre du Parlement. John Gondie, plus tard un des p!uE. riches bourgeois de cette ville, était son compagnon. Fendant la guen-e de 1812, Eckford construisait les navires de guerre américains sur une rive du lac Ontario, tandis que Goodîe construisait ceux des Anglais sur la rive opposée. Québec, New- York et Bysance ont partagé la vie de Henry Eckford.
Ecuyer (Charles) fils du capitaine Ecuyer qui entra dans le régiment de troupes légères à quatre bataillons créé par ie duc de Cumberland et qui défendit Pittsburg contre Fontbiac, et frère du capitaine Ecuyer, des Voltigeurs, ordonné prétra en 1783, entra dans la Communau*
té dé St. Sulpice, et se signala oo«tme màfeîcftn. ïtïi<n«'' posa un Snnçtus à trois parties et mit en musique les* pseaumes de vêpres. Curé de Repentigny en 1794t> il passa de là finalement à Yamachiche, où il est mort le 29 Mai 1820. MM. Ecuyer, Guillemin, Borneuf et Lartour Dézéry furent les premiers Canadiens qui fuirent admis dans la Société de St* Stilpice.
^ Edouard (S. A. R. le prince) fil» de GreDfgeHI, et père de la reine Victoria, duc de Kent, fut successivement commandant des troupes à Québec et gouterneur de Gibraltar. Quand Napoléon annonça son desseifi de passer en personne dan» la Péninsule, il demanda héroïquement au roi le permis de se rendre à son' poste. Bonchette, notre géographe, lui dut une généreuse protection. - J&É?î/7arc^ (Guilltame Frederick) membre de l'Institut de France ou de la Société des Sciences Morales et Politiques, qui en fait partie, né à la Jamaïque en 1777, mort en 1842, fut le principal fondateur de la Société Ethnographique. Il a laissé : Des Caractères Physiologiques des Races Considérés dans leur Rapport avec V Histoire,
Effi^t (Antoine Coeffier Ruzé, maréchal d') Surintendant des Finances, un des Cent Associés de la Nouvelle- France, commauda en Piémont en 1630, et mourut l'att 1()32, en allant commander en Allemagne. En moins <le cinq à six ans, il avait acquis de la réputation dans les armes par sa valeur, dans le conseil par son jugement dans les ambassades par sa dextérité, et dans le manie- ^ment des finances par son exactitude et par sa vigilance.
Eguillon (Charlotte de Combalot duchesse d') fondatrice en 1638, et prot€Ctrice de l'Hôtel-Dieu de Qiiébec. — Elle obtint de la Compagnie des Cent Associés des sei-gneuries et terres considérables à la seule charge de faire célébrer chaque année une messe du Saint-Esprit ; 'le gouverneur ou son lieutenant, et les' principaux habitans présens ou invités, pour prier Dieu qu'il lui plût inspirer à la Compagnie des résolutions qui tournassent à sa gloire et à l'honneur de la France.
Elgin (James Bruce) comte d'Elgin et de Kincardme, baron de Torry, Chevalier du Très Noble Ordre du Char-' don, ci-devant Gouverneur-Général de l'Amérique Britannique du Nord, et actuellement plénipotentiaire en' Chine, où il a conclu un traité de paix glorieux et mémo-
Z&ble axée l'empereur céleste, est un rejeton da Ja famik - Je royale de Bruce et fils du lord Elgiii qui, comme lorit Iriiudel, a donné son nom ù. des marbres précieux.
England (Sir Richard) contemporain, Liëutenant-Gé!- I Béral, Commandant des Forces eu. Irlande, Grand Croix du Bain et de la Légion d'Honneur, e&t natif dn Canada Supérieur, et a été un des meilleurs Officiers-Généraux ■ de la guerre d'Orient.
Eric, Évêque du Groenland au XTIe siècle, visita le Tinland l'aft II71, et doit être regardé comme le premier apôtre de l'Amérique. Le prêtro Jean y avait été martyrisé avuDt la uission de ce jirélat.
Esehambault (Flenry- d') maison canadienne, alliée a celles de Choisenl, de Vaudreuil de Longueuil et de Steigner.- I. Jacques Alexis de Flenry, Ecnyer Sieur d'EschanibauU, l'âe St. Jean de Montaiguau diocèse de Lnçondans lePoiitou, né en 1642, Conseiller dn Roi, docteur en lois, avocat au- Farlement ; et«n Canada, d'abord Procoireur du Roi à Mon- 'toéal, épousa en ce^pays Marguerite de Chaviguy, veuve 'de Thomas Douaire, Sieur de Bondy,qui s'était noyé en 16ff7 prés de l'île d'Orléans, et ËHe de noWe homme Jrançois de Chavigny de Berchercaa et d'Eléonore de Grand-Maison. Il se signala duos la grande expédition ■du comte de Frontenac contra les Iroquois. Plus tard il fiit bailli puis Lieutenant-Général Civil et Criminel tic jajurisidiction de Montréal après le Sieur Juchereau en J*™*. Il était allié à M. 4e Ramezay, Gouverneur de UoDtréal, et donna son .nom à la seigneurie d'Eschaiiibanlt qu'il eut de sa belle-mére, EléoDore di! GraiidlUaisoQ, û. qui elle avait été concédée par M. de Lauzou l'an 1632. U épousa en secondes noces Marguerite Bt- 'Iièe Denis, veuve de M. de Lanaudière, et mère de TLo- .Uas Tarieu, Sieur de ia Pérade,. époojt oroyonsT-.nous, de la fameuse Marie Madeleine do Verchèrest De. ce second iJinriage il n'eut ]>oint d'enfans, mais il -laissait du \prçmier, à sa mort arrivée vers J715 :
lo. Charles Fleury d'Eschambantt ou Charles d'Es- ■ ihambault Fleury, comme il signe-, qui passa en France rt se fiSa'à La Rochelle. Il y fesait en 1705 les affaires ■de, la Compagnie du Canad». '
2o.. Josçph dt Fleury, Sieqr de la .Gorgeodièrej qu;
Testa en ce pays, et qui est proprement la tige de la mai* ^son canadienne.
3o. Simon Thomas Fleury de la Jannièré^ qui alla s'établir à la Martinique, et qui se trouvait à Québec au mois de septembre 1716, cédant ses droits successifs au précédent qui, à son tour, au mois d^août 1719, renonçait aux biens de Jacques Alexis d'Escliambault situés en France, en faveur de Charles Fleury d'Eschambault, de La Rochelle, qui renonçait de son côté aux biens du Canada.
4o. Jacques Alexis Fleury d'Ëschambault, prêtre de la Société des Missions Etrangères, tonsuré le 19 Décembre 1692, minoré le 1er février 1093 et fait sous-diacre le t Mars de la même année. Il dut être ordonné prêtre en France, d'où il revenait le 27 Août 1694* avec ce caractère. Il était sans doute allé fortifier ses études. Il était né au Canada et non à Saintes en France, comme le veut le Grand- Vicaire Noyseux, qui l'appelé encore Louis Honoré , et qui le ûiit repasser en France pour ne plus reparaître, en 1696. Le fait est qu'il passa en Aca» die et qu'on trouve de lui dans les Documens de Paris la relation d'un combat livré aux Anglais par les Sauvages, à Pemaquid.
II. — Joseph de Fleury, Sieur de la Gorgendière, cidessus nommé, second fils de Jacques Alexis d'Eschambault et de Marguerite de Chavigny, né le 20 Mars 1676 épousa le 11 Mai 1702, demoiselle Claire JoUiet, fille de l'illustre JoUiet d'Anticosti, alors âgée de 22 ans et morte en 1760. {Vof/ez ce nom). Il était en 1722 un des principaux négociansdu Canada, et devint même Agent-Général de la Compagnie des Indes. Le marquis de Beauharnois lui concéda le 23 Septembre 1736 une seigneurie de trois lieues de front sur deux de profondeur sur les deux rives de la rivière Chaudière, en même temps que ses gendres, Thomas Jacques Taschereau, Conseiller au Conseil Souverain, et Pierre François Rigaud de Vaudreuil, frère du marquis, étaient également favorisés. Dame Taschereau était née en 1705, le 28 août. M. de la Gorgendière obtint du Conseil Souverain une sentence qui le maintenait dans le patronage de l'église. Il mourut le 25 Septembre 1749. Sa veuve vécut jusqu'au 19 Février 1797.
;'A pttrtide deux filles que dous venons de mentiouDw, Joseph Flfiury laissa trois fils.
lo. Louis Flenry de la Gorgendiére, né le 31 août 1705. Il épousa demoiselle Athalie Boiidrault le 7 Janvier 1764, et hérita ou devint possesseur des deux seigneurie d'£schambaiilt et de Vaudreui!, Il eut nn fils, Louis Henry de la Gorgendîèfe, et une fille, Louise Flenry de la Gorgeudiér^. Le premier naq^uit le 9 novembre 1764) et fut le dernier Flenry qui fut propriétaire des seigneuries de ses ancêtres, à la réserve du domaine pourtant. Celui-ci eut im fila ijui fut médecin et qui servit dans la guerre de 1812.
2o, Joseph Fleury d'Eschambault, dont on parlera au paragraphe suivant.
3o. Ignace Fleury de la Gorgendière, qui épousa demoiselle Proat, et mourut vers 17Ô3. Sa fille Marie Elisabeth Geneviève épousa le 13 mars 1772 le vicomte de Choiseul, émigra durant la révolution et mourut h Brennan, ville libre de la basse Saxe le 21 Février 1797, Le 31 Décembre 1796, elle avait fait son testament par lequel elle léguait les deux cinquièmes de ses biens eu Amérique et à St. Domingue particulièrement, à ses cousins germains du Canada,
III. — Joseph Fleury d'Eschambault, deuxième fils de Joseph Fleury de ia Gorgendière et de Claire JoUiet, naquit le 1er Mai 1709, et épousa demoiselle Marie Catherine Véron de Grandmeuil. Il devint comme son père Agent-Général de la Compagnie des Indes. Dans un tempe où les agcns coloniaux se livraient en masse à de* concussions inouies, on dit de lui daus l'histoire de Bibaiid : " Plusieurs citoyens se firent un devoir de seconder l'Intendant dans ses efibrts et particulièrement M. D'Eschambault, agent de la Compagnie des Indes, qui ofirit généreusement tout l'argent qu'il possédait et alla même en personne, dans différentes paroisses, afin d'y acheter du blé et de la iiirine pour les troupes." Après la conquête ou le voit agent des Vaiidreuil et vendant en leur nom le château Vaudreuil, k Montréal, à M. de Lotbinière. Il llit tiUeur de la baronne deLongueiiil, sa petite fille, et Cugnet l'accuse d'avoir en cette qualité, lésé les Boucher de Niverville et anglifiè sa maison et celle de Longueuil. Madame d'Eschambault se distinguait surtout par
sa piété, et lors de la grande obscurité qui- eut Ken ft- i, Montréal en 1785, les dames allèrent la prendre- poiu-al-ler à leur tête réciter des prières à N. D. de Bonseconr^ lis laissèrent trois fils et trois filles. Les fils sont :
lo. Etienne Fleury d'Eschambault qui se signala à St. Jean et fut fait prisonnier par les Américains avec le chevalier de. Montes2:on et le Sieur Sabrevois de Bleury. Après avoir été capitaine dans les Volontaires Canadiens Royaux, il se retira à Longueuil,- où. il remplissait les fonctions de juge à paix, et mourut vers 1815.
2o. Louis Joseph Fleury d'Eschambault, dont on par-^ lera au long dans un autre paragraphe, et Antoine Fleu-ry d'Eschambault. Les filles :
lo. Marie Catherine, qui épousa en premières noces^ Charles Jacques Lemoine, troisième baron de Longueuil, et en secondes, William Grant Ecuyer. (Voyez JLon*gueuil).
2o. Marie Claire, qui épousa le capitaine et juge Jean. Fraser, et qui eut trois filles, qui devinrent les darnes^ James Cuthbert, Chaussegrois de Léry et Floyart. Ce dernier était le capitaine Ployart, du régiment de Wat-* teville. William Ployart,. Jeur fils, est mort au service de l'Angleterre dans l'Inde.
3o. Madame Dunbar, mère des daihes Bruyère et Selby , la première, mère des dames O'Sullivan, Pothier, ■ et de Fleury Bruyères de Deal, près de Douvres en Angleterre, lequel a épousé Dlle. Factor, fille d'un banquier anglais. Madame Selby, épouse du docteur Selby, qui avait étudié à Paris avec James Cuthbert, dis, ne- laissa qu'un garçon, qui épousa demoiselle Baby, mère des dames Dosbarjats, Montesq uiou- &c.
IV.-»-Louis Joseph Fleury d'Eschambault, -né à Montréal le 20 Février 1756, fut conduit en France par le che-valier de Vaudreuilj étudia au collège de La Flèche, fut })age de ftouis XVI et servit comme officier dans le régiment dit de la Couronne. Rappelé par son père- lors de la révolution française^ il épousa à Boucherville, le 6 Octobre 1792 -demoiselle Giles Boucher Labru'feré de Montarville, fille de Joseph Boucher Labrttère de Montarvjjfle et de Catherine Pe caudy de Contre-cœur, et fut noniihé sur la recommandation de ses beaux-frères, enseigne dans le .2ée régiment anglais; commandé par le général. .
taylfar. n devint pins tard Major, puis Lieulenatlt-Co-: lonel dft' l09e régiment. Carleion l'avait nommé iris-' pectenf de la Milice en 1777. Sir Robert Shore Milnefe'. \enotoma. DiptUé Agent dei Indiens, Bt S\t Robert Prôé-' cOtt,' Surintendant des Ménaq'iis de St. François et de Sécanamr. Euûn i\ fat Surintendant des l'osles. Il eut à' Longueitil avec S, A. R. le prince Edonard, un combat simulé, bataillon contre liataiMon. Lors de la dernière guerre il fut créé par Sir George Prévost, Quart ier-^Maltre' Général de la Milice, se trouva avec 6000 hommes sur le' chemin du général eu Chef des Américains, DearbûTh, et le vit renoncer à son invasion après le cortibat infiftt- ' ment glorieux de Lacolle. On le voit servir d'intercesseirr ' dans l'affaire de la Pointe-Claire. Il mourut il Montréal en i 182*, et fiit inhumé avec les honneurs militaires. Itlftis-'' sait quatre fils, Louis Flenry d'Eschambault, qui !iti site- ' cédai>ardïoitd'ainesae,et qui è-pDusa demoiselle Noyellfeë' de Florimont ; George Fleirry d'Eschambault, un des associés de l'honorable compagnie de la Baie d'Hildson. tioiJtaimie 'Fleaiy d'Eschanibairlt de Montréal, deetèWfti*'* ■ médecine Se la Facilité de Paris, qui à.'époufeé detnoîaëlle" Esther tlayriiotid, fille de Jean- Baptiste, mëmbï« iVi Fit-A leneht pn^ir leconité de Hunting:dom,e* sœifr déitirtdatAe' M«i6o'n,'('*)'fondatnce'<hi cOllé'geMasSon,Êttâniede Mgf.' PiBïoritlàiilt,' &véï[0e de' London. Le'qi'iatriètneest HenryJ' Fleury d'Eschambault qui a été un des directeurs du Canaf : Cbambly. Ces quatre frères ont eu deiix sœnve , dont l'une était Madame dé Steiguer d'Eschambault, épouse de Rodolphe lie Steiguer, capitaine au régiment cxpitulëde. Wattevillê et aide-de-camp du général deie nom, déeëdèe le 5> Juillet 1858 à, Mount Cliemeuf daits"* l'Etat da 'Micliigaû. Déjà petite nièce d'un VaudreBillil elle éfctit devenue par celte alliance petite fille de 1'^'^ voyer De Steiguer. [A
Esgtiê'(ho\iis Philippe Mariacheau d') huitième évêqô»* de Qnébec, né en cette ville en 1710, était fils d'itu lien-'"»
c-i VeoïEdel'lioiiorHbla JonepUMasaon fendsteur fl'&Be poisastitè "* maisnii de commerce, membre dn OonBeil Léeialalif, rt iiin' des crt-'mierïPrégMtnlaiJelaSociéléNalionale de St. Jein-Biplide II »e ' •igojlii encore pur s» miinlfieeneB HO profit des ïncandJés deiQoébflc Lord Helealft et le BémioairB de ManiréRl donrèreot rfiiq ntnit lci>i\s 1 «lucDD, el U. HMSoa, sept centa.
tflmnt sn dét&chemeDt des gardes dti corps serrant anftta du Gouverneur et LieulenaDt-Génèral de la Moih velle-France , et frère de Fraoçois Mariachea» D'Esglis, chevalier de St. Louis et Lieiilenunl de Roi des Places el g.iiivernemeDt des Trois- Rivières , à la moft diKjiiel le Grand - Vicaire Charliex do Lotbinière adressa à la cour, iiu mémoire sur ses services el le mérite de sa funiille. Son Irère fut élevé pour l'Aglise. Ordonné prÈlrc en 1734, il Ail le jiremier Catia' dien qui porta la mitre, ayant été élu CoaUjutenr de Mgr, Briand en 1770 et agréé pour !e Boi par Carlelon. Le pape Clément XIV, par une bulle de !77d, le ncmraa èviqiie de Dorylée inparli/ms. Briand a'étant démis, il fut reconnu èvêi|ue de Québec le 29 Novembre 1784, et prit possession le 2 Décembre. H mourut à St. Pierre, Ile «rOrléans, leéjuin 1788 à 78 ans, et fut inhitmé danscette paroisse, dont il èlait ciirè depuis cinijuaute quatre aus. Il réunissait ù uns grande simplicité de mœurs tm Kèle et use cbarilé fans bornes.
Eyre (Sir William) Commandant des Forces dans l'Aroérique Britannique du Nord, Adminislrateurdugoiivcrnement durant le voyage de Sir Edmnnd Head en An-
Steterre, Commandeur de? ordres <'u Bain et de la Légiou 'Honneur, est un héros de la guerre d'Orient et a pénétfè avec son rëgimenl dan.'! la Karabeinaia lora de l'atta- (|ae infructueuse du maréchal Felwsier eoKire Sebesie-
Failion (l'ahbé) de la Société de St. Snlyiee.asteurdBla Vi»de M. Ollier, ei^t v«nii à Montréal en 1854, en qualité de Visiteur, et a écrit les vies de Marguerite Bour- ^«ois, de Mademoiselle Manse et de Madame d'YAUvilIe. Apres un voyage en France, il est venu se fixer en Canada, ot^ il IravaiHti à l'Histoire de l'Ile du Montiéal. Comme Charlevoix, l'abbé Paillon est diffus et manque d« précision, co qui ne l'empêche i>as de denner de l'i: tér£t à ses rîcils, qu'on lit avec plu.t de plaisir que I semblait le csmiiorter le sujet : il a ré)>andu presque 1oii~ ' te t'bistoire du Canada dans ses biogriiphits.
Vatariteau (le chevalier) îlhislre fieuilre Canadien de
FltHvnee, ni k Québec. — Parvenu en Italie, il ^ a eoviroD treize ans et n'ayant que $^00 [<oiir tutite fortune, iî 'se vit exposé à les dépenser avant que de poiu'uir gagner par son travail , et dut se borner à un repas [idr|jour, re'^ime qui nuisit ù sa sanlé. Quand il eut quelque snccès et qu'il sortit de la misère dans la terre classique dès beaux arts, gr&ecs à son génie, il lui fallut endurer ies persécutions, parce qu'il ne voulut point participer aux événeruens politiques de IS48 et se prévalut de sa qualité déranger pour demeurer traiiquille. Cette ligne de conduite, qui faillit le perdre, lui a. valu finalemeiit le respect el la protection des Grands, et il a vu dans Son atelier Don Carlos, prétendant à la monarchie des Espagtiés et les grand-ducs de Toscane et de Parme. I] refusai à Don Carlos une Sainte Famille, sous prétexte qu'il défait la porter avec lui à Québec. Sa conduite ]irùdénle af&lic attiré sur lui l'attention du Grand-duc de Toscane, Celuici se rendit avec le duc de Parme dans son atelier potir lui acheter quelqu'une de ses études. Une entre aut^ frappa le duc de Parme, la duchesse surtout, qui se '^t de passion pour elle. C'était une petite fantaisie de la &çon da. pe;nlre, représentant deux Cupidons qui se gjti^lellent pour une rose. Le duc ofTiit un prix que FfU^rdeoM refusa j puis il fut prié de mentionner le' stei^, ie [U*i,l refusa de même. Âluis voyant la manière doiit Va lUQhevse brûlait pour son œucre, il offrit ^Ismment Ue lai en faire don, ce qui fut acceplé. Peu après le ducllii remit de sa main une épingletle en diamant d'un tr^s grand prix et ajouta â ce cadeau princier le brevet de l'Ordre de St. Louis. Le grand duc de Toscane, qui a obtenii la Sainte FaviUle, l'a créé Chevalier Toscan : notre compatriote ea porte la décoration, qui cïft une bflgue précieuse oinée de brillanls. Depuis lors.'iescomitLandés arrivent en foule ù son atelier ; ou l'a vu à jVnvre ptfûr le compte de M. Bright, l'bummi; de la paix, et II a 'fKt deiix tableaux pour le vainqueur de Ch^pullepec. D^evenu opulent, lia fuit de sa résidence uti pèt?t paradis terrestre, orné « l'intérieur par ses meublés pfécienx'ét tes tableaux, et en dehors, de fleurs et de cbges d'oiseau t. Outre ses originaux, Falardeau est le premier copiste du jour ou qui uit jaii'as existé peut ëire.car'îl rend an partait toutes les écoles au point qu'on ne ^ ut. distinguer
q(Ujiyent la copie de l'original, dont il imite jusqtte à i'àià-» Qji^Deté. Il a destiné une salle aux copies qu'il a fiâtes' d^ chaque Ecole, et leç a ainsi disposées suivant le rapport du juge Black, qui vient de visiter l'Italie. Première Mlle. — Une assez nombreuse collection des portraits des .pi!iDmiers maîtres, tels que Leonardo Vinci, Êaphaël, Anâx^ del Sarte, le Guide, Rubens, Van Dyck, Titien, Paul Veronese, Sir Joshua Keynolds. Seconde salle. — Plusieurs petits tableaux flamands et hollandais qui font l'admiration des visiteurs pour leur fini et l'expression: particulière à chaque copie de. maître difièrent, une des qualités précitées du chevalier Falardeau, qui saisit la manière de chaque maître et oublie ce qu'il sait lui-même pour sUdentil^er avec son modèle. Troisième et guatrième salles^ -T^tà sont des tableaux de la plus grande importance des diflèrentes écoles. d'Italie, où l'Ecole florentine domine, si.qe n'est que celle de Rome est représentée par une magaifique copie de la Madone à la chaise de Raphaël. Le 4çssiQ en est admiré, ainsi que le clair obscur des tons et c)i|oique teinte rendue avec infiniment de talent. Une Flore d'après le Titien, dont la couleur est si bien rendue que ce tableau ne semble pas peint par une ipain moder-i ne. Deux grands tableaux dont l'un, le Christ en Croixf, d'après le Guide, et peint en 1851, bien qu'il semble vieux d'un siècle ; l'autre, qui est la mort de St Joseph, est d'après Franceschini. Une Judith d'après Christophe AUori, une tête de Méduse et des paysages d'après Salvator Rosa et Claude Lorrain. Cinquième et sixième sallesé —-Un très l>eau martyre de St. Barthélémi, de Ribeirs (Spagnole.ttQ)y un Christ en Croix d'après le Guide, A^l- \ox\ et Maxsias d'après Pierre de, Cortorte, St. Joan-£ài>ti^tc l;>aptiy5ant Jésus-Christ par Baroocio, un paysage m Pouisisin^ des ftuits et des fleurs de hopez. Les meublesde ces six salles sont ce qu'il y a de plus rare, tous du quinzième siècle, admirablement sculptés et venant des premières familles de la Toscane, telles que les Medicis/ le^ Strozzi, les Guicciardini, les^^ Martelli, les Pucci et même du temps de Ja République de Florence* Il a re-* fusé pour ces meublesr plus de 1,000 liv. sterling sans les lustcet» antiques e^ verre de Venise et les candélabres. Ou aâniiîe aussi des tentures bruche es d'or et d'argent,, des D^ma/s, des christeaux, des bronzes, des monnaies^-
— lOi —
- dag médailles, dçp plats des plus célèbres ^briques d^Urbin,i<le Pazana, de Faenaa et de Foili, dont uc seul est estimé à £100. Dirait-on uo jeune Quêbecqitois sans reçsQujces poussé vers l'Italie par la seule inspiràtiou lia gèpi},K, avec lequel sotivent ou ue se fait pas jour même dans son propre pays !
■FfxriliauU iC- B.) contemporain, Secrétaire Perpétuel de,]^. Société Littéraire et Historique de Québec, s'est raiidu iu^nimeut utile à cetl«' association et a été cliarg^ jiar le gouvernemeut provincial de faire eu Prance de concert avec l'Etat de New-York, les achats que nécessi^ient la destruction, de la bibliothèque du Parleiuent pai t'iiicendiat de i&iB, et les besoius de la Province voisÏBe de l'Uuion Américaine. M. Uovius, maire de St. MjUo, duuoa à la Société Littéraire et Historique par son tnteimèdiaire, au uom des Malouius, uu tableau de Jacques-Cartier, précurserir de Champlain. On doit à M. Êai^bault, outre les éditiuus annotées de plusieurs Mémoires historiques pi.bliés par cette Société et obtenus par lui ou par l'ubbé Holmes et M. Papineau : l'excellent Catalogue d'Ouirages sur l'Histoire de r Amérique et partiCÊtiiéremettt nur celles du CoTiada, avec notes bibliographiques et littéraires, en trois parties, par C. M. FaribauU, avocat, Québec, des presses dt. William Cmoan, 1837.
F^hn (François de Salignac de) frère de l'iUuBUe ar<;hevêque de Cambray et missionnaire en Canada, arriva à Québec le 27 juin 1667, non encore prêtre. Ordonné par Monseigneur de Laval l'année suivante, U établit une missii'U sauvage à la baie de Quinte, lorsqu'enfin Françoisde Laval permit au Sulpicien de ae joindre aux Jésuites pour prêcher l'Evangile aux tribus { 1668). Le roi , lui donna une seigneurie " en considération de la passion , . qu'il a montrée depuis plusieurs années pour la propagHtÎQn du christianisme, et pour le convier à continuer le zèle qu'il a eu, et qui l'a porté à abandonner les établissemens considérables que sa naissance e' son mérite pouvaient lui faire espérer en France, et à fonder un établissement pour élever de petits sauvages selon les nnœurs françaises." Cette mission n'eut pus de succès bien que l'abbé de Fénélon fût aidé par MM. Trouvé et de Cisaé, - et elle fut abandonnée. Il devint curé d'offite AaNî\&- . Marie, jirit paiii pour M. Peirot, ^nveiiieia à&'ï^ïKiSAb'îi
contre le comte de Frontenac, et flit arrêté KVec Ini ef traduit devant le Conseil Souverain, en présence duquel i! moiilm beaucoup de fierlè. L'affaire alla ju:jque devait le Conseil d'Etat, uà Louis de Biiade n'eut pas gain de cause. L'abbé de Fénèloii repassa en France en 1673, ea compaeiiie de Marguerite Bourgeois.
Gerland (l'abbé J. B. A.) contempOTaiii, docteur èslet- Ire», membre de in Sociélé Amérjçaine pour Javancemenl de ta Science, professeur comme jd'tisloire d'Amérique etdu Canada à la Facullé dfa.Ayls de l'IIniversilé Laval, est né a Kingston, et a fait seaéiftàes au collège de- Nicolet, dont il a été Principul. I( ^ ,fait un voyage en France en 1856 pour y recueillir des malé^iiifix sur l'histoire ecclésiastique du Canada, Outre ,qii'il est un des éditeurs des Relations des Jèsuitçs, l'alité Ferîatid a publié une réfutation aussi solide que spîritiielle dq l'Histoire du Canada et de ses Missions par l'abbé, Brasseur de Boiirbourg, et des Noies sur le Règîlre de N. D. de Québec. Il est de retour d'un voyage à la côte du Labrador.
Fiiehe (Josné) de Langres, premier, prêtre çt par conséquent apôtre de l'Acadie, était Vicaire-Général de J'archév£que de Rouen, de l'archi diocèse duquel tonle la Nouvel le- France élait alors nue dépendunce. Il baptisa l'an 1610 le. Grand îragarao Membertuu et vingt cinq de SPS sujets, qui furent les prémices de la chrétienté abéna-
ForAin Jaïison (Monseigneur Charles Auguste de) prédicateur marquant, d'une maison qui a fourui de temps immémorial des cardinaux il l'église romaine, en son vivant évèque de Nancy et de Toid, Primat de Lorraine, célèbre par une mission â. Couslanlinople sous les Bourbons et par l'œuvre de la Sainte Fnfance, né à Paris le 3 Novembre 1785, fut ordonné |)rétre à 24 ans par l'évêque de Gap, et lut promu à Pépiscopat en 1823. Le 30 juillet 1830, sou palais fut dévasté par la populace. Il est connu encore par ses prédications fructueuses en Caji>4a, où il a planté un monument religieux sur le Mont St. Hilaire et donné 24,000 fr. pour le retour des exilés politiques de la terre de \'an Diemen. Il est mort près de Marseille en juillet 184-i tt a été iuliumé i Paris. Il a ea un service ïiinébre ï. MoiiUta^,
Fcnylh (Genar T.) de Moulrtai, capitaine an 57énie régiment d'infanterie uuglaise dans lu guerre d'Orieat. i:Pké Chevalier de la Légion d'Hunoeur i«r l'empereiu Napoléon III.
Foucker (l 'Il on oral île Ixm'tE Chiiries) né en 1760, année de la conquête dans une niiatlle de rolie, entra au barreau en I7S*. Alembre d*i Porlenient l'rovincial pour la ville de Monlrëol en 1796, ît fut de Topposition et mérita ainsi d'être noAimè ËulliciteiK-CiéDéral, un ofiicier de la Couronne, dignité qui I te «'accordait gtiéres à des Canadiens. Jl ne s'nrrétn pas là. Nommé Juge fisiàenl des Trois- Riviérefi en 18C3, il devint Juge Tiiiiié de la Cour du Banc de lu Reiiw en 1812. Ce fut eo vain que la Chamlire d'Assemblée l'accusa de hatils crimes et délits daua l'exercice de la luagielmldre, car le prince légent d'Angleterre lui donnu gain de cause. Il est mort le 26 Décembre 1829. Le juge Foudier remplit loogtems la charge publique de Commissaifc du Roi pour le soulagement des personnes alignées.
Fournet (Lm\k) GéogiEiphe canadien, d'abord négociant â Québec et seigneur de Bourg Louis soua Beauliarnois et Hoeqiiart en 1741, décoiivrit en 174^3 la baie de Ketiessakion «u des Esquimaux.
Pravchire (Gabriel) coutem|K>raiu, voyageur de renom, l'undaleur et président de la Société de Ht Jean-Baptiste a New-Vork, fit jairlie dans les années 1810, 1811, 1812, 1813 el 1814, d'une exjféditiun d 'explorateurs qui visitèrent les îles Mnlcjuines ou Falkland, doublèrent le cap Uorn, atteignirent les lies Sandwich ei parvinrent no» sans périls a l'emboucbure du grand fleuve de l'Ouest, rcconnuisKunt l'es contrées nouvelles et remarquant des mœurs el (les croyances jusque alors ioconnues. Us remontèrent eu&uite i'Orégon appelé aussi rivière Colooibia, traversèrent le grand désert de l'Aicéfique, la haute et large chaîne des Montagnes Rocheuses, et au moyen des rivières et des lacs de l'inlérieiir, la vaste région siluén entre ces montagnes et le lac Sujtérieur. M. Franchèro a donné de ce voyage, en 1S20, une relation qui, quoique dé|)ourvue de l'ajipural scieulifique, ne laisse pas de se faire Uie avec un grand iutéifit. L'édition française osl malheureuscmeut épuisée. Ou vient de le traduire co AU^ibiis. Le même auteur a donot des iMj\es. «ot V\m.Vvïv-
re de ]a Baie d'Hudson publiées dans le Pays de Montréal. L'Inslitiit-Caiiadien de cette ville posaède.nn beaa portrait de. ce Canadien distingué.
Frontenac (Louis de Buade) ;Chevalier, Comte de Palluan, (titre qui fut porté par le maréchal de Cièrembaulty^ puis de Frontenac, a étéde plus illustre gouverneur de la Nouvelle- Fiance sous la domination française. Il en eut deux fois l'administration, en 1672 et en 1689. MefiK tre de' camp au régiment de Normandie, à 17 ans, il fut âùt maréchal dèi camp après' douze ans de service, «t commanda des détachemens en Italie, en Flandre et en Allemagne, tandis que la comtesse de Frontenac, amie de Madame de Sévigné et de Madame de Mainten'on,se rendit célèbre à- la Cour. Recommandé par Turenne , il fut le dernier défenseur de Candie, qu^il fut obligé d'évacuer. Ce fut alors qu'il fut nommé Gouverneur et Lieutenant-Général de la Nouveller-f rance. Sa première administration ne fut pas heureuse ; il se fit' despote, se brouilla avec tput le monde, fil usage de lettres de cachet comme le monarque lui-même, incarcéra ou exila les premiers personnages de la Colonie, se fit- appeler ^*Hant et Puissant Seigneur" et avait, comme le Vice-Roi De T»cy, l'usage d'une compagnie des gardes du corps. Il*fut rappelé et apprit à être plus modéré. Rêvent enCadada à l'époque du massacre de Lachine, ce désastre le força d'abandonner un projet d'invasion de la Nouvelle-York. Il porta néanmoins la guerre dans la Nouvelle-Angleterre et au centre du pays des Iroqnois, et se couvrit dô gloire par sa défense de Québec contre l'amiral Phipps : Louis XIV fit frapper une médaille en mémoire de cet événement. Les Sauvages en particulier, le regai^daient comme un homme plus qu'humain, et les Sioux, dont on n'avait guères oui parler, lui euvoyèrent des ambassadeurs. Louis de Buade était grand de tète et de coBur. On lui a reproché avec droit d'avoir trop aimé à commàii-f der et d'avoir porté trop loin les prétentions du pouvoir ; mais ces défauts disparurent avec l'expérience et avec l'âge. C'est ce qui permet â Léon Guérin, dans son liyre sur Les Marins de la France^ d'en tracer ce portrai^ : << Il avait toutes les qualités du grand homme ; la ferméeté qui sait imposer la retenue, aveo la douceur et la magnanimité qui savent se faire chérir. Il était généreux.
ii avait l'aplomb et la magnificence d'un roi. C Qaébec un digne reflet de tktaia XIV à Versailles ; un seul motj un seul regard de lui éiectriaait' le Canadien, qui était toujours soldat ; il était l'amour, les délices de M: Neuvejle-France, la terreur des Iroquois, le'jiére des natiaos alliées des Français ; son activité n'avait d'égal qae BOn courage." Ce portrait ne s'éloigne point de celai'qii'en fait l'historien Bacqneville de La Pothcrie. PfODlsnao mourut à Québec l'an 1698; et fut inhumé dans >'église des ïlécollets, qni n'existe plus. Il n'aimait pis les Jésiiiles et protégeait les Récollets, dont leComisÎGSaire ou Su|)érieiir Goyer, prononça son oraison flinèbre. Ce motceaii d'éloijaence sacrée, avec le num de Buâ{l«, donné à une rue de Québec, et de Frontenac, àun COratA du Canada Supérieur, sont les seuls souvenirs qui lestent au pays de cette grande célébrité.
Gaminer (James, Icrd) im des plus grands marins de l'Anglelerre, né aux Iles Bahamas en 175b, mort â. Iven près d'Uxbridge en 1833, s'acquit une répulalion solide dftns la guerre d'Araérique et aida à repousser, les Français fle ri!e de Jersey en 1781. Dans les campagnes de la, Bépublique, il commandait la Défense de 74, à la bataillé d'Ouessant livrée par lord Howe le br juin nSi, et fat &it contre-amiral pour l'anniversaire de celte grande journée. Durant l'empire, il commanda en chef â la prias de Copenhagne, en 1807, et à l'attaque do la flotte française â l'Ile d'Ai.t en 1809. Cette flotte fut en partie incendiée. Il négocia la paix de Gand. On le vit depuis premier Lord de l'Amiraulé, et il fut créé Ainiral de la Fkt'e à l'avènement de Guillaume IV. On lui doit lin nouveau code de signaux.
Gamelin (Emélie Tavernier, veuve) fondatrice et première Siipérieure de l'ordre des Sœurs de la Providence ou des Sœurs de ia Charité à Montréal en 1844., décédée le 23 Septembre 1851. à près de 52 ans, avait donné un commencement âsonjœuvre dus 1828, en se chargeant des femmes ûgëes et infirmes. Elle la généralisa davantage en 1838. Depuis l'érection de la Communauté en (844, il a été fondé plusieiira missions dont utve, d«5S.«ift
(>our rOrègoa»a été ensuite transplantée au Chili, où Mgt^^ Valdiviesoa, arehevèque de 8au Yago, l'a accueillie^ bras ouverts. Le Président de la République a même fait pour le» sœurs l'achat d'une propriété coûtait 72,000: piastres.
CroiYifefidUe, fameux chef civil du canton d'Onnontagué, qui eut des relations diplomatiques avec le vicomte d'Argenson, le baron d'Avaugour, le marquis de Tracy, M. de Courcelle et M. de La Barre. Il fut la prémioe de la chrétienté dans les Cantons et y introduisit en 1669 les Jésuites, qu'il logea et auxquels il construisit une chapelle. A ^occasion d'une ambassade, François de Laval MontmoreucV) Vicaire- Apostolique du Pai)e, le baptisa avec pompe à Québec. Il eut pour parrain le Gouverneur et Lieutenant-Général et pour marraine Mademoiselle de Bouteroue, fille de l'Intendant. Tiouateskon, capitaine des Agniers, suivit son exemple ainsi que l'ancien Assendassé, l'ancien d'Onnéyouth Soenrese, et Rontagantuua, qui fit un voyage en France. Sa réputation se fonde surtout sur ses négociai ious et sou éloquence. Pleurant à la manière de son pays le P. Lemoyne en présence du Vice-Boi Tracy, il dit à ce sujet des cho- Kes si toucliantes et si bien pensées, que ce seigneur et les assistans en demeurèrent tout étonnés. Il était du type de ces diplomates des forêts dont Louis de Buade écrivait à nn ministre d'état : << Vous auriez assurément été surpris, Monseigneur, de voir l'éloquence et la fines* se avec laquelle tous les députés me [jarlèrent, et si je n'avais peur de passer pour ridicule auprès de vous, je vous dirais qu'ils me firent en quelque sorte souvenir des manières du Sénat de Venise, quoique leurs peaux et leurs couvertures soient bien diÔèrentes des robes des l)rocureurs de St. Marc." Il lutta avec énergie contre les superstitions payennes de ses compatriotes. '^ Garakonthié, dit une relation, qui est ce brave capitaine chré-^ tien dont on a tant parlé, s'est opposé de tout son pouvoir à ces superstitions, desquelles il témoigna bien dernièrement avoir de l'horreur en présence des plus considéra? blés du bourg. C'est pour cela qu'il fit trois festins so^ lennels. Dans les deux ])remiers, il déclara d'abord qu'il n'avait pas songé ces festins auxquels il avait invité oeuic à qui j] parlait^ et qu'il avait renoncé t toutes ces supers*
tiliom îniililes. Ensiiile il déctuiniL fortement contre le» excès de bouche qui se font daus les festins à tout nmilger. Daus le Iroiaième, comme il est fort vieux, il chanta sa chanson de morl. 11 salua le maître de la vie, qu'il reconnaissait jioiir le souVernin de nos forliines, et de qui dépendaient notre vie et noire mort, et non pas des^songcs Il y saliiaattsBÎ Monsoi^enr l'évÊque du Canada et les
■ autres personnes considérables du pays, lenr disant, comme s'ils eussent été jitéseDs, qu'il voulait nioiirii chràljen et qu'il espérait qu'ils prieraient Dieu pour lui. EnaiiiLc il fit publiquement sa profession de foi et désavoua toutes les erreurs dans lesquelles il était avant son baptême. Pendant loirt son discours Icsconvirs niaugenicnteu grand silence et l'écoiitO/ent avec une attention admirable.
ennemis et les infitièlL'S ne goûtèrent pa^ cette sorte de Chanson. Ils disent que la foi lui a renversé l'esprit et font ce qu'ils peuvent par letirs méchans diiicours pour
■ le rendre odieux et méprisLible ; mais il se soutient toujours par la force de son esprit, et conserve son rang et sa
* réputation, qui est telle que, quand on parle de lui, on se contente de dire l'Ancien, le Considérable sans le nommer." Tous les historiens ont loué ce pacificateur. Mon père dit dans l'Ode des Grands Chefs :
Salut, O ! mortel distingué
Par lu droiture et la franchise ;
Dont la candeur fut la devise.
Honneur d'Ounontagiié :
Ce que j'es:ime en toi, c'est bien moins l'éloquence.
L'art de négocier, que la sincérité,
Que lu véracité.
Et des mœurs, chez les tiens, l'admirable décence.
Garneau (F. X,) conlempornin. notaire de profession, et Secrétaire de la Municipalité de Qutbec, Président honoraire de riuslilut-Canadien de la même ville, né en 1809, a voyoRc en Europe, où il a travaillé jwur M. Viger* Londres. H y fut admis dans la Société des Amis do la Pologne eu IHXi, et se trouva dans une de ses réunions avec le général Pnc et le prince Czartorinskr. De retour en Canada, il a écrit lo. Histoire du Canada âepuit >a âêeouverte j\isq\ià KOJ jours, ti«t\«;c VÏA^, ^ x<;isœ..
m 8vo., puis une seconde édition. 2o. Récits de voyage tn Angleterre et en France dans les années 18âl, 1832 et 1833 Québec 1855 in- 12, ouvrage supprimé après l'impression. 3o. Alïrégé de V Histoire dû Canada depuis sa découverte jusqu'à 1840, Québec in- 12, écrit dans un inçilleur esprit que l'ouvrage en trois volumes. On a enc^c^ de M. Garneau des poésies reproduites dans le Répertoire National de Huston. Homme de génie, M. Garneaii s'il ne s'était instruit tout seul, et surtout s'il se fût foriué dans une Université de l'Europe, serait un des premien hommes de son temps. Son Histoire, au lieu de n'è^e qu'une grande ébauche, déparée pur une philosophie inconsistante, un style disparate et injurieux à la grammaire et à l'idiome, non moins que par une foule d'erreurs de faits et de dates, de contradictions &c., serait un vrai monumert national, car le travail y est. Telle qu'elle est, elle a obtenu les suffrages de MM. De Puibusque, Ampère, Gaillardet, De Belvèze, Margry, Bancroft et Chauveau. M. De La Roche-Héron ne lui a reproché que sa partialité pour les huguenots, à l't'xemple de M. Pelletier et de M. Moreau, qui y a découvert de plus de Varckaîs' me dans le style et qui en conclut que la maniree des auteurs canadiens est celle du seizième siècle! M. F. X. Marmier y a à peine vu quelques fautes de langage ; voyez pourtant : Le Charlatanisme dans T histoire ou Revue Crili^ lue de ^Histoire du Canada de F. X. Garneau, Montréal 1855, Sénécal et Daniel Imprimeurs, et pour l'abrégé, le troisième appendice du Dictionnaire Historique des Hofnmei Illustres du Canada et de P Amérique, Il est digne de remarque que la poésie de M. Garneau n'offre point les défauts de sa prose : celle-ci en a tous lesenjambemens sans en avoir les grâces. Le discours préliminaire de la grande. histoire est pourtant plus soigné que le reste, et doit passer pour un beau morceau en ce, genre. Il y a dans le Répertoire une pièce de poésie qui a presque l'importance d'un poë- . me.
Gasr<>w/izagwera, chef Iroquois, fut le principal et l'orateur des dix ambassadeurs des Cantons qui firent la pai.:c avec le Marquis de Tracy par traité conclu le 25 Mai de . Pau 1666. Il présenta onze presens dont il donna Pexr plication, et chaque tribu partie au traité mit son sceau, iDans ce pacte et un autife de la pême animée figurent Jjeft
■>rïllMriesde neuf tribus— celles de La Torhté (Atin^flirt) " âu'&enard (Etiiinthayonni), (le l'Ours (AtioioDgniB), du Castor' (Guey Niotiteshegiié) dn Chevreuil (Caoendeshé) de la Patate (Tehoneichiorontin), du Grand Pluvier (Otinanchahè), du Petit Pluvier [Asco}, de l'Aigle [CanoncÎHhonronoii].
GaMen, famille canadienne qui remonte au Sieur Catien, que le marquis de Beauhamois et l'Intendant Hocmmrt chargèrent en 1731 de visiter l'ardoiserîe du Grand •-'■EtBBg appartenant aux Sieurs Sarasin et Hazeiir,afin de '''donner une nouvelle forme àBon exploitation. — Félix Galien, né à Québec le 28 Octobre 1776,' mort au Cap Santé le IS Juillet 1844, fit de brillantes études an Séminaire de Québec, fut ordonné prêtre en 1800, et après avoir été vicaire du curé de St. Éustache de la rivière àx\ Chêne, il desservit le Détroit jusqu'en 1806, qu'il s'agrégea aa Séminaire des Missions Etrangères ft Québec. Il y int Préfet des Etudes puis Professeur de Théologie. Doué' d'âne haute intelligence et passionné pour l'étude, il regrettait avec amertume la position fScheuse que fesait aKx hommes instruits la rare'è des livres en cette province ; aussi poussait-il à. la reproduction des bons ouvrages cetix qui le visitaient. Il publia lui-même le Manuel dtf Chrétien m-\% eX une Semaine Sainte, et laissa uh manuscrit historique. Le collège de Québec lui doit la fobdatîon de quelques bourses pour de pauvres écoliers. Oeeniin [liemigius] deuxième évéque de Kin^ton, ne' à Québec en 1787, décédé en 1857, doyen des évèqde^tfé la Province ecclésiastique des Canadas, fut d'abord cnilli mis-marchand.' Ayatit ensuite été appelé à l'état ecélé'-aoafiqoe, il suivit les Votîfgeurs Canadiens durant la derlliôre" guerre, établit un hôpital à Kingston et acquit des connaissances précieuses en médecine dans un temps dit les hommes de l'art manquaient. Le Commandeur Via;ar parle en termes fore èlogietix de l'abbé Gauliu dans sa Snherdache. Thomas Weld, Coadjuteur de Kingston, H5ruit été promu au cardinalat, M. Gaulin lui succéda, et fut nommé en 1833, é\-éque de Tabraca en Numidie- EvAque do Kingston en 184L,il se déchargea bientfit, 4 caase de ses infirtiMiés, de l'administration sur son Coadjuteur et se retira en 1845 à l'Assomption, où il exerça les fonctions de Président du Collège, de onré et de
Gnad-Vicaire de l'évëque de Montréal. Celjt n*èlsiC pas Bans exemple : on a vu qiio Monseigneur Dosquet, anciea évêque de 'Juéhec et Aasislant au Trône Pontifical, avait êié Grand- Vicaire de l'archevêque de Par». Etant ensuite retuurnè dans le Canada Supérienr, il sa-, cra en I8i8,Eiigène, premier évêque do Bytown, et quoi-. que pnralytiiine, il parut au premier Concile de Québec eu IS51. Il est mort dans le diocèse de Moctréal, où ses restes mortels ont reçu tous les honneurs funèbres avant leur translation A. Kingston, où la population protestuite (V suspendu les travaux et Je commerce lors de l'arrivée du convoi. Il repose dana sa cathédrale. Ce prélat h' sait admirablement le latin. On retrouve de lui la relation d'une mission chen les Sauvages dans les Rapports des Missions du diocèse de Monlrénl publiés en 1839, et des Lettres dans les Annales de la Propagation de la Foi>
GaufAief, nom commun à plusieurs hommes illustres dans les aiinale< de ]a Nouvelle-France, ,
T. — M. Gauthier, MéJecio du Roi 4 Québec et Académicien, qui lit en Canada des observations botaniques, météorologiques et médicales de 1712 à 1743. Il découvrit le thé du Canada et démcnlra à l'Académie Aee Sciences la supériorilé de noire capillaire sur lecapillaiie français, qui n a. rien, dit-on, des qualités précieuses de la plante du Cauada. Il parla en même temps de notie thé, qu'il dùsigua comme un breuvage excellent, aromatique, sans acrelé ni amertume. Énonçant sa propriété diurétique, il le donna comme trâs utile aux personne* que le&afiaires on les infirmités retiennent sédentaires, et qui sont par là exposées à l'attai^ue de la pierre. L'Académie fut si satistitils du Mémoire, qui se trouve dans le quatrième voliune de ses Transactions, qu'elle roulnt
Îae cette plante poriilt le oom de M. Gauthier et qu'elle ut appelée Gualthet'ia. Alors il y eut fureur en France pour avoir do noire thé et de notre capillaire, et ces deux ■ubstanoes étaient envoyées tous les ans des Ttoi*- Rivières en qnanlités considérables. Après la prise du pays, les Anglai-i s'apercevant que l'exportation de ce thé naissait lit l'importation du ihé étranger, la prohibèrent arbitrairement et tirent tomber ainsi cette, ïillo dans . l'insignifiance non moins que par la suppression du gouvernement des Trois-Kivières.
ÎI, — On connaît les GaHihîer de Vaienoe», do Lu Vêrendrye, cle Comporté.
Rénè Gauthier de Varennea, qu'on a confondu mal à propos avec M. do Valrenncs, arriva simple lieutenant dans la Nouvelle-France ; mais il épousa une fille de l'il- Inatte famille de Boucher, — la fille mémo du chef de cette maison canadienne, et devint gouverneur des Trois- Riviéres, poste qu'il occupa durant vingt-deux ans jusque à sa mort, Jeon-Baptiste Gauthier de Varenneg, ordonné prêtre le 3 Décembre 1700. mort en 1726, fut chanoine i Québec, le 18 Octobre 1702, Grand Pénitencier 1^ 26 Novembre 1716 eteufin Conseiller Clerc au Conseil Souverain. Un Gauthier de Varennes périt en passant en France en 1761.
Pierre Gauthier, Sieur de La Vérandrye, fila do René Gauthier, servit dans îa Nouvel le- Angle terre en HOi et il Terre-Neuve en 1705. Il passa ensuite en Flandre dana lea grenadiers du régiment de Bretagne, où son frère aine, tué plus tard en Italie, était capitaine, et gagna par neuf blessures le grade inférieur de lieutenant. De retour en Canada, il s'occupa avec le marquis de Beauharnois des moyens de compléter la découverte du continent jusque à ses dernières limites occidentales. H forma nne compagnie commerciale afin de payer tes dépen- KS, et partit de Moqtrèal en 1731. Prenant la route du lac Supérieur, il passa par Kammisliquia, poste établi par le Sieur Robutel de Lanoue en 1717, consiruisit des fortins suf lea lacs La Pluie, des Bois, Ouinipeg et sur ta rivière St. Pierre, marchant i la découverte de la mer de l'Ouest. Il avait perdu dans une Sle du lac des Bois un 4e ses fils, le P. Aunean et pliiaieura de ses hommes, mas- '«acrés par les Sioux (1736). Il |iarvtnt cependant en 1738 chez les IVlandans, purs en 1742 vers le haut Missouri, et en 174d, il atteignit les Montagnes Rocheuses, 60 ans avant Lewis et Clarke, Le gouvernement refusant de fitire de nouvelles avances, M. de la Vérendrye, d&jà bien endetté, retourna à Québec, pour remettre sa commission, et devint Capitaine de la Giarde du Marquis de La Jonquière. Bientôt les amia de ces découvertes étant 'parvenns & engager lo ministre de la marime à faire dv ■ nonveatis efforts afin qu'on les poussai jusqups â I'l3céan Pacifique, ce voyageur infatigable allait se mettre en rou-
le, quaûd il monriit le 5 Décembre .1749. Un Chevalief^ de Li Vérendrie périt avec l'Auguste en 1761.
Philippe Gauthier, Ecuyer, Sieur de Comporté, fut Prévôt de la jurisdictiou des maréchaux de France en Caiia-* da. Il eut un démêlé avec la Prévôté ou justice ordinaire de Québec, où il voulait avoir séance et faire juger les cas prévôtaux. Cette querelle ton ma à la gloire de' la clmrge dans ce pays, car Louis XIV décida que, n'y ayant point de Présidiaux, ils seraient jugés au Conseil Souve* raiii, et que le Prévôt des Maréchaux y aurait séance après les conseillers. Le célèbre Talon, ex-Intendant, l'ayant traduit devant le Conseil d'Etat à Paris, le Conseil Supérieur en prit occasion d'arrêter, le 10 Novembre 1681, que le Roi serait supplié d'ordonner qu'aucune jier- :sonne domiciliée en Canada ne fût à l'avenir traduite en France ni devant d'autres juges que ceux du pays. Le marquis de Denonville fait son éloge dans une lettre au ministre de la marine en 1686.
Giffard [Robert] Ecuyer, Conseiller et Médecin Ordinaire du Roi, seigneur de Beau port en 1635j obtint d'autres inféodations et eut pour vassaux en 1647, les Jésuites pour le lief de St. Gabriel ou des deux Lorettes. Il jura par devaut Bras de Fer sire de Châ.teaufort, Lieutenant du Car dinal de Richelieu, d'observer les lois et Ordonnances qui lui seraient signifiées. ' On le dit ancêtre ' des Duchesnay et des Salaberry. Il sa rendait pour ia première fois à Québec avec des hummes et des proyi-. sious pour faire un établissement, en 1628, quand il fat capturé par les Anglais. La Compagnie des Cent Asso^ ciés ayant recouvré le pays, l'indemnisa en le fesant sei- . rçneiir.
Girouard [Jean Jacques] homme de loi profond et pa*^ Iribte honnôte et désintéressé, décédé en 1856, était no-^ . taire à St. Eustache de la Rivière du Chêne. Il représenta le comté des Deux Montagnes au Parlement Pro»- vincial de 1830 à 1831f, et fut incarcéré durant les troubles* . Depuis l'Union des Canadas^ quand l'Angleterre, après avoir voulu agir autrement d'abord, désespéra de pouvoip ; gouverner le Canada sans se jeter dans les bras des partisans de M. Papineàu, M. Girouard reçut l'oâre d'un por- , tefeuille ministériel et eut la grandeur d'âme de le refu^-^ set, quelque désiî que pu* avoir de ses services Sir Char*
le» Bagot, qui écrivait à M. La Fontaine : — " Mr. Gi ■^uard has been represented tome as a gefUîeman potiesnng administrative faculties of a high order, and at Ike same lime, the conpdence qf kis countrytnen, He can mututUly asnst in forwarding my- obfecl in tfut respect and 1 hâve tltfrefore deternâned, if I should be succtéa/ui in induàng you to aeceptTny proposilion, on (fffering him Uie situation held by Mr. Davidson witli a scat in the Council. M. Girouard avait aussi, dit-on, un talent singulier pour la mécanique. On lui doit la fondation de l'hospice Youville à St. Benoît.
Glandelel (Charles de) ecclésiastique qui exerça le ministère en Canada de lti75 à 1722, était d'abord Théologal, puis. Doyen dn Cha pitre de Québec, et laissa des inanuaerits qui furent utiles à M. de Montgolfier. On l'a accusé dernièrement de Jansénisme ; mais l'abbé Faillon t'en, a lavé avec succès.
GWo^n (Augustin Louis de) de la Compagnie de Jésus, dernier Supérieur -Géuâral des Missions et Recteur à Québec, descendait d'une famille noble de Normandie originaire d'Arras, et vint en Canada en 1747. Il demaura en possession même après la .suppression de l'ordre, avec l'agrément du ban \otA Dorchester, qui vint trouver Mgr; Briand avec îa. buUe de supptessien et lui dit de n'en pas- faire bruit, sa fesant fort de le maintenir. Le prélat écriVit à Rome que les Jésuites du Canada avaient été prêts i. quitter l'habit et à ae disperser en toute obéissance ; mais qu'il en était autrement en conséquence d'un accord entre le pouvoir civil et lui, Tl mourut le 2i Février 1790. U était spirituel et très instruit. Ce fut sans lui que fat tUit le cad^tre des biens par les Commissaires Royaux. Pour lui il aurait été prêt ft les transmettre aux Canadiens, et tenta même de l'effectuer autant que faire se pouvait, comme on le voit par aa Lettre de 1789, imprimée dans l'Appendice de bos Institutes Historiques. Il a laissé des sermuns manuscrits.
Gosford (lord) Gouverneur-Général de l'Amérique Britannique du Nord après lord Aylmer et Commissaire Royal pour examiner les griefs des Canadiens avec Sir Charles Grey et Sir George Gipps, décédé lord Lieutt-nut d'Armagb en 1849, a éti l'ami des Canadiens mal-
g^è Insuccès d« son administmlioa. 11 te« défendit oha* leHrensentent dans la Chambre (le-* Lords, en dépit de Pingratitude dont il aumit pu accuser leurs chefs, et il s'opposa i l'UnioD. Aichibald, vicomte Acheton, son fils, lui a BUocédé dans le comlè de Gosford.
Gosselin (Jean-Baptiste) ecclésiastique qui a exewfe le ministère en Canada depuis 1734-, année de son ordination, jusque à 1759, ;fut chanoine de la Cathédrale de | Qaébec et se mêla de botanique. 11 fit en 1742, avec la j Sieur Cugnet, Eeceveur-Géiiéral du Domaine Eoyal, un ] voyage d'exploration aux Postes du Roi ou Côle I^ord, et | enrichit le Jardin des Plantes de Paris. I
Oraxset Saint Sauveur (Jacques) célèbre littérateur ] trançais, né à Montréal le 6 Avril 1757 d'André Grasset J Saint-Sativeur, Secrétaire du marquis de Vaiidreiiil, et de Marie Josephte Quesnel-Fonblanche, mort à Paris en 1810, avait éraigrô à la conquête, et fut Consul de Franoe en Hongrie sons la Rèpnblique. Lebrun dit dans le T^iieau StcUistique et Politique des deux Canadas que Paris a recherché un moment ses ouvrages composés Ûe 1784)1 1805, et qui jonirent delà vogue qui s'attachait 1 aux livres composés dans l'ssprit de cette période de la ' littérature française. Ce sont lo. Coitumes civils eC actuels de taus les 'peuples connus, 1784. II, Tnbleattx de la Fable rvpiésentés par'Jigures et, accompagnés d'explicalùms. III. Tableaux CoËmographiques de l'EuTvpe, de CAtie, de l'Afrique et de l'Amérique, 1787 in ♦to. IV, L'anlique itome ou Detcriptian Historique et Pitli^esque dr toute» giti coneerjie le peuple romain 'lajts les m^umfx ciiils, militaires el religieux, dans leurs mœurs publiques et privées, d«puis Romulus jusi^yCà Auguste, 1796 in-4to: V. Les Ai»mà-s du comte de iîo?merval,padti d deit^ queves, ccnKWsoM'le nom d'Osman 17H6 in-18. VI. Le Sémil ou Histoire des Intrigues Secretles et Amoureuses du Grand SeignâO', lT8o i-in deux vohimes. VU. Fastes du peuple françaJis,ou-ai- , èleau raisonné de toutes les actions héroïques et civî^iÎBS ' du 1 soldat et i/a citoyen, 1796 in-4to. VIII. Warwick, 'HKa ^ «t Zelmire, histoire véritable, traduite de Panglais, 1796 in- 12. IX. Voyage dans les Iles Vénitiennts, 3 voluffleS'in- Svoavec Allas in-ito. X. Voyage dans les Iles Sol&àis, XI. Encyclopédie des Voyagea, 5 vc^umes in-4to. ' XII. Les Archives de l'Honneur ou Notices siir les générait:
frtiHX et ^
^ffiâen de toin grades tjuiimtfaû tes campagnes de la Révolatiçn, 8 volumes tii-8va. XIII. Le Muséum de la gutrre. C'est donc à tort que le Tabl&iu des Deux Canadas, ne lui attribue que onze ouvrages.
GreeK [WiUiam] Seorétaira de la. Société Canadienne poni l'encortragement des Amis et des Sciences fondée à Québec pat lord Dulhousie, et membre Correspondant de USooiétè des Arts de Loadree, est autenr de plusieurs «orits imprimés dans les Transactions de la Société Littèiaire et Historique, à laqnelle la Société des Arts s'est réunie, et entre autres de celui sur certaines couleurs prodaites dans celte colonie, description reproduite dans la Bibliothèque Canadienne de Bibaud. Il lui obtint en 1S29 de la Société de Londres la Médaille d'Or d'Isis.
Grifin (Henry) contemporein et membre estimable du bareau de Montréal, dont il a été Syndic. Il a publié JuHÏus Discovered , Boston ISô*, ouvrage canadien de littéralure transcendanle, ptiisque l'auteur a pris parti la polémique quia divisé et divise encore les érudits de l'Angleterre sur le véritable lyitenr des fameuses Lettres de Janius. M. Griffin les attribue au gouvernenr Pownal, père de Sir George Pownal, qui figure dans notre histoire.
Guerckevil/e (Antoinette de Pons marquise d'e) qui obtint en concession une partie de l'Acadie et y fonda
quelques établi niècle, repoussa Htnri IV t tion de la reine, dont ellt épousa en premières noct ÏLoche-Guyoo, puis en se.
gneur de Liancourt, gou' . surtout
l du XVII* procura à Richelieu la proteoérait dame d'honneur. Elle' Henry de Swily comte de la mdes, Charles Dupleseis, seirueur de Paris. Elle s'inléde la NoiiTelle-Franee, oà aile introduisit les Jésnilea, dont elle lut une grande protectrice.
Baliburtort (T. C. Brenton) contemporain, ci-devant juge en Chef de la Cour Suprême de la Nouvelle-Ecosse, publ i ciste, historié u et romancier célèbre, dont on a 1, Ali hïstoncal and statistiad aaxiunf- of Nova Kcotia ; With a map ef (Ae Province and teveral engravingt 2 fola \^
Svo Halirax 1829. 11. Ruh and Misrule ofÛitEnf^iSih ia Afn^<xt 2 vols itt-Svo Londres 1857 IIÏ. -A Refiy. t» fine MepoH of the earl of Durbam, Londres 1839 ia-Svo IV. tlie Bubbies of Canada, Lotidon 1839 80o. V. Otserïw*-. tionsonlhs iw^iortance of the North Americam cohnies.to dreat'Brtiai». Londoa 1831. VI. 7%e aUaché; or. Sam Siick ia England, Londou 1843, 2 vob in-8vo. VIL Tke Antericmu at home ; or by-v.'ays, csck wooâs and prairies. . London 1854 3 vola 8vo. VIII. Nature and humanna-- 'ure. London 1855 2 vols Svo. Sec. &c. Son histoire de la NotivelIe-ËGosse a été utile à Bibaud ))ère, à l'endroit; • les malheureux Acadien». sîaj/
HaToel (Théophile) (leintre contemporain SOTl des éeo^. lea d'Italie, a peint les Orateurs ou Présidens deaCon- ^^ila Législatifs et des Assemblées Législatives des deux Caqadas el du Canada-Uni, et le portrait dti Lord Ëlgin, lithographie a New- York ]mi Davignou. Il excelle dans. lo portrait, et ceux de D. U, Viger, L. H. Lafontuine, lïttenne Parent ne lui font pas moius d'hoaneur que cette l^alerie nationale, dans laquelle on remarque MIÛ. Panet et de Lotbinière, Sir David Smith et Sir William Camp-. bell, le grand Juge Elmsley, L. J. Papineau et autres.
Hardinge [Henri vicomte] dernièrement décédé inarêi^J^ial et commandant des - Forces en Angleterre, aïait étudié les mathématiques à Québec sous l'abbé Kaim-. bsijlt. 11 Ht gagner la bataille d'Albuera en. Espagne, sur le maréchal Soult, était commissaire anglais & l'armée de Blucher en 1815, et fut en Angleterre Grand-Maître de l'Artillerie puis ministre de la guerre sous l'admîuistralion Wellington. Viœ-roi des Indes, il voulut servir soua Gough, le commandant des Forces, comm« autreloia le maréchal de Bouilers servit sous Villars, qui était. lUOins ancien, et ilgagpa avec,lui les grandes batailles qui. rétablirent les aSairea des Anglais. Le prince Goits-. chakoffo^ait son éloge.
HanimJ (François de ) de la maison des marquis de ( 'hampvallun, archévé'jue de Houen, au diocèse du quel liit réunie la Nouvelle-France.— Il y fit exercer la jutisdiçtion spirituelle par le Supérieur- Gêné rai des Missions da la, Compagnie de Jésus, auquel il accordait à celte ef- ^ lat (i|ifs Lettres de Vicariat-Générc^i, et s'intéressait fort a .i^es. centrées, oii il envoyait de temps à ciiiircs des re-^.
-«ïties d'habitans qu'il choisissait avec le plus grand aoin. -ILimonrut l'an 16^3. 'On lui doit des Observaiitms sitir i'JSpitre aux Romains, qu'il fit imprimer an chàte&n de <3uilloa en 1641.
— (François II de) neven et sncceBseiir Av. précédent, mais beaucoup nioias lecommandable par ses mœurs.— Sous lui les Supérieurs des compagnies de Jéstis et de St. Snlpice lurent lout-à-tour ou simultanément Vicai- Hres-Gèuéraux du Canada. Quand François de Laval MontmorBRCy fut ncmmé Vicaire -Apostolique par !e pape, il prélendit demeurer l'Ortlinaire de la Nouvelle-France, conserver ses grands-vicaires, et s'appuya de ce que les bulles de ce prélat mentionnaient ces pays comme fesani partie de l'archi-diocâse de Rouen. Mais Louîs A'IV envoya l'ordre d'«rapêcfaer l'abbé de Queylns ou autres d'exercer atieune jurisdiclion en son nom. Ces prélenîions firent accuser De Harlay de jansénisme. Il raouriu -d'apoplexie eu 1695, dépossédé depuis longtems de sa Jurisdiotion sur ce pays et devenu archevêque de Paris. Il tenait des conférences de morale, donnait des régtemens saJutairbS, publiait des mandemens et présida pins de dix assemblées générales du Clergé tout en vivant mal. Mascaron s'excusa de faire son oraison funèbre. Deux choses, dît Madame de Sévigné, la rendaient ditâcile, la me et la mort. Le P. Gaillard, qui l'entreprit, ■fut obligé de se jeter dans les lieux communs. Son éloge fut prononcé dans l'Assemblée du Clergé.
Harvey (Siit John) héros de la derniûre guerre américaine, membre de la Compagnie des Terres du Canada Supérieur, ancien Député Adjudant-Gi^néral, commandait sous Morrison à la défuite du général Boyd, et se signala encore plus par son attaque nocturne du canp de» Américains à Stoney Creek. Us avaient 3000 fanlassios. 250 cavaliers et 9 canons. II y pénétra avec 800 houimes et enleva trois généraux, lâO hommes et4 canons, le- * juin 1812. Ce coup de collier paralysa tous les efforts du général en dief Dearborn, qui se vit bientôt bloqutdans \e fort Xîeorge. Le général Jomini dit de la poursuite de nuit des Prussiens' à Waterloo ; " les alliés apprirent 4 Napoléon que la nuit peut n'être pas le terme des opérations du jour;" qu^tHTait-il dit de l'entreprise <ie Sii John Harvey/ Après 1& guerre, la \vfeï<»,'ic>w,-w.>f
m 8vo«, puis une seconde édition. 2o. Récits de voyag€§ €» Angleterre et en France dans le^ années 1831, 1832 et 1833 Québec 1855 in- 12, ouvrage supprimé après l'impression. 3o. Abrégé de V Histoire dû Canada depuis sa découverte jusqu'à 1840, Québec in- 12, éqrit dans un meilleur esprit que l'ouvrage en trois volumes. On a enQC\re de M. Garneau des poésies reproUnites dans le Pvépertoire National de Hustpn. Homme de génie, M. Garneau s'il ne s'était instruit tout seul, et surtout s'il se fût formé dans une Université de l'Europe, serait un des premiers hommes de son temps. Son Histoire, au lieu de n'être qu'une grande ébaucbe, déparée j)ar une pbilosophie inconsistante, un style disparate et injurieux à la grammaire et à l'idiome, non moins que par une foule d'erreurs de faits et de dates, de contradictions &c., serait un vrai monumert national, car le travail y est. Telle qu'elle est, elle a obtenu les suffrages de MM. De Puibusque, Ampère, Gaillardet, De Belvèze, Margry, Bancroft et Chauveau. M. De La Roche-Héron ne lui a reproché que sa partialité pour les huguenots, à l'exemple de M. Pelletier et de M. Moreau, qui y a découvert de plus de Varchaiisme dans le style et qui en conclut que la maniree des auteurs canadiens est celle du seizième siècle! M. F. X. Marmier y a à peine vu quelques fautes de langage \ voyez pourtant : Le Chariot (inisme dans l histoire ou Revue Critique de V Histoire du Canada de F. X. Garneau, Montréal 1855, Sénécalet Daniel Imprimeurs, et pour l'abrégé, le troisième appendice du Dictionnaire Historique des Hœnmes Illustres du Canada et de P Amérique. Il est digne de remarque que la poésie de M. Garneau n'offre point les défauts de sa prose : ceile-ci en a tous lesenjambemens sans en avoir les grâces. Le discours préliminaire de la grande.histoisfé est pourtant plus soigné que le reste, et doit passer pour un beau morceau en ce genre. Il y a dans le Répertoire une pièce de poésie qui a presque l'importance d'un poë- . me.
Gosr^w/tiûgwcra, chef Iroquois, fut le principal et l'orateur des dix ambassadeurs des Cantons qui firent la paix avec le Marquis de Tracy par traité conclu le 25 Mai die . l'aa 1666. Il présenta onze presens dont il donna l'exr plication, et chaque tribu partie au traité mit son sceau^ Dans ce j»acte et un autp.À<3 la ipHiS^me anjc^ée figurent «lea,
arfflWriesde neuf tribus— celles de La Tortrfè (Ath^fh^V * du Eenard (Enanlhayooni), (le l'Ours (Atinionguîn), du Castor (Giiey Niotiteshegfié) du Chevreuil (Caiiendeshé) de la Palate (Tehoneichioronon), du Grand Pluvier (Otinaiichahè).dH Petit Piiivierl^Asco], de l'Aigle [Canonciahonronon}.
Gutien, famille canadienne qui remonte an Sieur Catien, que le marquis de Beauhatnois et l'Intendant Hoc- Ïuart chargèrent en 1731 de visiter l'ardoiserie du Grand Itang appartenant aux Sieurs Saresin et Hazeur, afin de dmnei une nouvelle forme à son exploitation.-— Félix Gatien, né i Québec le 28 Octobre 1776, mort au Cap Santé le 18 Juillet 1844. fit de brillantes étudesau Siminaire do Québec, fut ordonné prêtre eu 1800, et après avoir été vicaire du curé de St. Eustache de !a rivière du Chêne, il dcBservit le Détroit jusqu'en 1806, qu'il s'agrégea aa Séminaire des Missions Étrangères à Québec. Il y lut Préfet des Etudes puis Professeur de Théologie. Doué d'une haute intelligence et passionné pour l'étude, il regrettait avec amertuoae la position ificheuse que fesait aox hommes instruits la rare*è des livres en celte province ; aussi poussait-il à la reproduction des bons ouvrages ceux qui le visitaient. Il publia lui-même le Manuel du-Chrétien in-ia et une Heniaine Sainte, et laissa nn manuscrit historique. Le collège de Québec lui doit la foMlatCOn de quelques bourses pour de pauvres écoliers. Gaulin [Remigius] deuxième évèque de Kingston, n'a a Québec en 1787, décédé en 1857, doyen des évfeqiie^'dé la Province ecclésiastique des Canadas, fut d'abord commii-marchand.' Ayant ensuite été appelé &. l'état ecclé'- S)S»fiqQe, il suivit les Votligetira Canadiens durant Ta derniéfe guerre, établit un hôpital à Kingston el acquit des oohiiaissahccs précieuses en médecine dans un temps oï* les hommes de l'art manquaient. Le Commandeur Vi- ^oj- parle en termes fort èlogien.x de Tabbè Gauliu dans sa Salenlache. Thomas Weld, Coadjulenr de Kingston, ayant été promu «u cardinalat, M. Gaulin lui succéda, et fui nommé en 1833, értque de Tabraca en Numidie. Evoque de Kingston en 1841, il se déchargea bientôt, il cause de ses infiruMlés, de l'administration sur son Coadjuteur et 6e retira en 1845 à l'Assomption, oii ii exerça les fonctions de Préaident du Collège, de curé et de
ea nomiiia.- H
ua autre Cincinnatus, devint planteur dans le Hods et y vécut diitaut lotigiies a c né f^» jusqu'il sa. tion RU gouvernement de la Nouvelle-Ecosse,
Hébert, honorable famille canudiecne, qui coiumence i Louia Hébert, aieur de Leapinay, le patriarche des seignetiis dit Canada, puîsqne la première concesBiou fut faite en sa fiiveur, l'an ltj23, par le Maréchal de Montmorency, Vice-Roi. Cette terre était située sur la rivière St. Charles. L'an 1626, Henri de Lévi duc de Ventadour, l'èrigea en Ëef noble sous le nom de St. Josepb, par égard pour ce colon, " le premier qui ait habité la Nouvelle-France, y ayant transporté de Paria tout ce qu'il avait (dès l'an 1600) et quitté ses parents pour s'arrêter sur le fleuve St. Laurent." Mare Leacarbol fait aussi l'éloge de ce premier défricheur de la jeune France. — Lors de l'érection de la jurisdiction de la Vice-amirauté à Québec, l'an 1717, le comte de Toulouse, Grand- Amiral de France, nomma Lieuteuant ou juge de ce tribunal, le sieur Hébert de Lespinay, descendant du premier. — Sir George Prévost ayant créé un corps des Guides eu 1812, en confia l'organisalion et le commandement au capitaine Joseph Ignace Hébert.
Seney (i'honorable Hughes) habile publiciste canndien, né en. 1790, étudia au collège de St. Raphaël ou château Vaudreuil, où il fut compagnon de classe de Michel Bibaud, qui lui a adressé une de ses Epitres. Il fut membre du Parlement Provincial pour Montréal de 1820 à 1829, et fut réélu eu 1830. On le voit ensuite C/wc e» Ij>i on rédacteur des Statuts et Lieuteuant-Colonel de Milice. .11 fut appelé au Conseil Exécutif en 1930 et le fut de nouveau en 1842. On lui doit l'excellent commeutaire ittr l'Acte Vemstitutùmnei du Haut et du Bas-Canada Montréal 1832. Nommé ûnalement Commissaire pour la revision et codification des Statuts avec l'habile Alexandre Buchanan et Gustavua Wicksteed, il mourut avant la fin du travail à Trois Rivières, le 13 janvier 18*4, â â+ ans. Dans leur rapport de 184'5 à Lord Metcalfe, les denx commissaires restant exposent " qu'au mois de janvier ISA-i, ils furent privés des secours d'un colloborateur habile et zélé, par la moft de M. Heney qui, dans cette circonstance comme dans toutes les autres cbargqs pnbljques qui lui ont Été conâëes, ne s'est épargné ascu»
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travail pour rendre utiJes à son pays ses talents si éminens. " Oa avait encore de lui : Etat de la priscm d'état deia Nouvell^York, manuscrit in-8vo dans l'ancienne tibliothëque de la Chambre d'Assemblée.
Hemot (Sir George) né à Jersey le 2 janvier 1766, mort à Drummund- ville à sa résidence de Confort-Hall en 1844-, jieut-ètre regardé comme le fondateur de ce bourg canadien, étant allé s'y établir des premiers avec des soldats des régimens licenciés en 1816. Il était Député Maître générai des Postçs de l'Amérique d« Nord au commencement de ce siècle^ étudia le Canada et en publia en 180* «ne Histoire en deux volumes ia-4to, Entré au service à 15 ans, il était lieutenant-colonel à 27. !:>econd de Salaberry dans l'organisation et le commandement des Voltigeurs, il reçut une médaile d'or pour ses services à Chrystler's Farm. 11 était chevalier compagnon de l'ordre du Bain et colonel en 1830. La reine Victoria le créa général Major à l'occasion do la naissance du prince de Galles. H avait aussi été aide camp Provincial membre du Parlement pour le comté de Drummuud, et membre du Conseil Exécutif.
Mertel, illustre maison canadienne sortie du régiment de Carignan Salières, et divisée depuis en diverses branches, — Herlel de Rouville, de Cliambly, de La Frenière, de Sl Michel, de St. Louis, de Moncourî, &c.
Jean-lïaptiste Hertel, Sieur de Rouville, un des preus du régiment de Carignan, dont les exploits furent si nombreux, reçut une seigneurie du comte de Frontenac. Il ribtint des Lettres de noblesse pour ses services à la défense de Québec, pais fut fait chevalier de l'ordre militaire de St. Louis. La même année 1690, il prit Sementflls. Il se trouva à Kaskobay sous le baron de Portneuf. En 1703, il battit les Anglais et leur fit 130 prisonniers : Haverhill tomba sous ses coups eu 1708. On le retrouve fesant une incursion vers le lac Champlain avec 2^0 hommes, puis dans l'expédition de M. de Kamezay. Il alla en 1710 reconnaître l'armée du général Nioolson à la tète de 200 hommes. En un mot, il fut peut-être le plus terrible Canadien de son temps après D'Iberville ; et comme lui, il n'était pas seulement propre à la guerre, et remplit une mission politique à Boston pour le Marquis de Vaudreuil, en compagnie du M«joi Dupuy, son cam^-
triçte. — Hertel de Rouville, commandant de Chambly, fut impliqué dans le procès Bigot. Un autre était Lieutenant-Général Civil et Criminel des Trois- Rivières.
Sons les Anglais, cette branche a fourni des Officiers .Supérieurs de la Milice, plnsieurs sénateurs, un juge Stc. On a plusieurs fois accusé la conduite de J. 13. Hertel de Rouville dans l'exercice de la magistrature ; mais on doit se rappeler qu'il combaltit jiour son Roi et arec Tancienne bravoure de ses ancêtres contre les Américains, dont il fut le prisonnier, et que, Commissaire Royal ponr le cadastre des biens des Jésuites, il réclama, comme M, Taschereau, contre la partialité des commissaires anglais. Il siégea au Conseil Législatif, et sa fille épousa Salaberry, le Léonidas canadien.
Hertel de CAambly fondateur de Chambly, capitaine ait régiment de Carignan, après s'être signalé en Europe, surtout contre les Turcs, jwissa en Canada et obtint une seigneurie. D'abord de servî,;e aux Trois- Rivières, il en partit avec des troupes le 10 août 1665 pour construire le fort Ponîchartrain, auquel il donna bientôt son propre nom. Un mémoire du temps l'appèle " Monseigneur de Chambly, gouverneur de la. place." Commandant du Chftteau de Pentagoët en Acadie, il fut obligé de se tendre aux Anglais en 1674. Il n'en devint pas moins commandant de l'Acadie deux ans après (l()76) en remplacement du chevalier de Grand- Fontaine, et fut ensuite gouverneur de la Martinique.
i~ Il y a plusieurs Hertel de La Freniôre. — Joseph Hertel, Ecuier, Sieur de La Freniére, prête foi et homr:iage pour Id seigneurie de Chambly entre les mains de l'Intendant Bochard de Charapigny-Noroy. Ce fait indique que la branche des Hertel de Chambly ne prit pas de profondes racines en Canada. Quant aux La Freniére, ils s'allièrent jiar mariage aux Boucher de Niverville, qui étaient seigneurs de Chambly dès 1723, qu'ils prêtaient foi et hommage entre les mains de l'Intendant Begon. Un Hertel de La Freniére, le même probablement, commandait au fort Frontenac, aujourd'hui Kingston, eu 1709. Ses descendants paraissent avoir émigré i la Louiaianne, où un membre de cette branche fut le dernier Procureur-Général du Roi de France dans cette Province, et nioanit en 1765 victime de son amour pour
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les Sois IraDçaises, qui l'entraina dans une résistance o tinée aux innovations des Espagnols. Le Capitaine-Général O'Eeilly le fit arqtiebuser en 1765.
Bînck» (l'honorable Francis) contemporain , Gouvernear-tJènéral des Iles dti Vent, habile financier et homme d'élat canadien, assez fin politique pour avoir fait une dope de lord John Russell lui-même à l'endroit du gonvemement responsable, durant plusieurs années minislre di'état provincial avec le portefeuille d'Inspecteur des Comptes Publics ou d'un des ministres du trésor, a écrit sur les ressources du pays et fait deux Toyages en Angleterre pour mieux asseoir le crédit de la Province. Malheureusement, — et c'est une grande tache à sa réputation — l'infidélité de aon administration en a égalé i'tiabiletÈ; M. Hincka a été le Walpole canadien. Il a été Prèaisrdent dn Comité Exécutif dn Canada créé pour assurer une digne représentation de l'industrie canadienne à l'£xpoutioii de Paris. Son frère est membre du haut clergé anglican. M. Hincks avait commencé sa carrière politique en fondant VExotniner à Toronto, puis le Pilât A Montréal. Le trop fanienx Grand Trunck est encore EOD ouvrage.
-Haïmes (l'abbé Jean) Géographe, Naturaliste et Orateur sacré, né aux Etats-Unis en 1799, fut d'abord élevé pour être ministre Wesleyen ; mais ayant fait sa philosophie au collège de Montréal, il s'y convertit, et fut un des premiers professeurs du collège de Nicolet. Etant passé à celui de Québec en 1828, il y introduisit l'étude du grec, et remplit les charges ds professeur de philosophie et de Préftt des Eludes. Il passa en Europe eu 1836 avec la. misMon d'y engager des instituteurs d'Ecoles Normales, et revint en Canada avec M. Kegnaud et M. Findlater. Membre de la Société LittémJre et Historique, il hii po- Qura aussi plusieurs manuscrits qu'il avait fait copier. On doit tl ce savant : lo des Abrégés d'Histoire Ancieitne et eCffistoire Romaine qui valent ceux que l'on enseigne ailleurs. II. des Traités de GéograpkigiP Amérique rt du Co' nada très bien écrits et les plus charmants que nous connaissions. Ils ont été tradnïlBi en anglais et, dit-on, en allemand. III. Les Ctmfirmets de N . D de QuibecUPrtmièfe Série, Avent et Carême de 1848-49. La mort (Lorette, 1693) l'a empâcbé de pousser plus loin ce TBa.çp.ifiaiS.«.
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Gt gloiieiis travail, et il lui a à peine été donné de voir i'aurore de l'Université Laval dont il était la plus belle base. On connaît aussi le docteur A. T. Holmes, Président du Collège des Médecins et Chirurgiens du Bas-Canada et Doyen de la Factilié de Médecine du Collège Universitaire de McGill, qui lui doit des collections précieuses dans les diÔÈrentea branches de l'histoire natureUe.
Horan (Monseigneur Edouard Jean) contemporain, quatrième évêque de Regiopolis ou dt Kingston dans le Canada Supérieur, ancien professeur d'histoire naturelle au collège de Québec puis à l'Université Laval, dont il a et» Conseiller et Secrétaire, avait accepté la charge de Principal de l'Ecole Normale Laval lors de sa fondation. Durant son professorat des sciences naturelles il a découvert iiR fossile auquel M. fiillings a donné le nom d'acida^s Horani et appartenant au terrain silurien du Canada, an soua-règne des articulés, à la. classe des crustacés et au genre addaspis.
Houdet (Antoine) de la Société de St. Sulpice, auteur de la grammaire latine si logiquement raisonnêe de Montréal, qui a remplacé celle de RIM. Rivière et Tiiavenet, ■ était fils d'un Président à Mortier. Chassé de son pays natal par la révolution, comme eus, il arriva en Canada en 1796 et occupa, entre autres, la chaire de philosophie au Collège de St. Raphaël puis à celui dit de Montréal, qui le remplaça en 1806, après l'incendie de 1802. 11 fut obligé de &ire lui-même quelques uns des instruments ou modèles d'inslrumens nécessaires à ses démonstrations. Le célèbre astronome Tiarcks, envoyé pour régler les limites entre les Etats-Unis et les Provinces Britanniques et qni a découvert une plaoéle, ne dédaignait point ses conversations scientifiques. Cet habile professeur et jdiilologue est mort le 7 Avril 1826.
Haugoaho, le premier homme selon la tradition des Hurons et des Iroquois.
Hubert (Jean François) que h P. Glapwn appelé à tort Fruttçois- Xai>ier, neuvième évéque de Québec, était né en cette ville le 3 Février 1739. Ordonné prêtre le 20 JHin 1766,, il s'agrégea au Séminaire des Missions de cette villa, et fut élu Supérieur après Urbain Boîret. £Ui Coadjnteur de Mgr. D'Esglia le 30 Novembre 178*, et
agiéé par l'autorité civile, il fut nommé évèque d'Almyre inportiàus et Cuadjnteiir de Qiièbeo pai une bulle du pftpeFiè VI, datée du 4Juiii 17S5. Il fut sacré sous ce titre par Mgr. firiaiid, ancien ëvëqiie de Québec, le 29 Novembre 1786, Mgr. D'Esghs étant mort le 4 Juin 17âS, il lui succéda et prit possession de son siège le 12 Jnin dç la m6me année. IL accueillit les prêtres français proscrits et l'on retrouve des traces de sa correspondance â, cet effet avec les éfêques français réfugiés en Angleterre, et en particulier avec Mgr. de La Marche, évèque de Fol de Léon. Il proposa aussi an Saint Siège l'érection d'un écëché à Montréal. Eu 179t>, il sacra dans sa cathédrale Mgr, O'Donell, premier Vicaire-Apostolique do Terre-Nenve. Sa belle Lettre nri Capitaine-Général et au Conseil Législatif an sujet de l'érection projetée d'une Université, nous le montre prélat éminemment jiatriote. Il éleva des premiers la voix pour assurer les biens des Jésuites à la Province.S'élant démis en 1797,il mourut peu après il'Hôpîtal-Gènéralligéde ôSausel 8 mois, etfutinhiimé dans sa cathédrale à côté de Mgr.Briand. L'abbé Desjardins.aDcieDOlEcialde Bayeiix et docteur de Sorbon ne, prononça son oraison futièbre. Il eut deux coadjnteurs, — fiaiily de Messein, qui le précéda au tombeau, et Pierre Denaut, son successeur.
Hudon (Hyacinthe) en son vivant Vicaîre-fiénéral du diocèse (le Montréal, Doyen du chapitre, chanoine honoraire de la cathédrale de Chartres en France, Président de la Société de Tempérance, Supérieur des Dames du Bon Pasteur et Président du Bureau Catholique des Ejca- Uinateurs pour l'adraiiision des instiluteurs. — Né à la Rivière Ouelle, diocèse de Québec, il fit ses études classiques et théologiqnes en cette ville et fut ordonné prêtre le 9 Mars ISI7. Presque aussitôt il fut chargé de l'impOTtante desserte du faubourg St. Roch, où il dirigeait quelques ecclésiastiques et avait sons ses soins tes écoles fondées par Mgr. Plessis. A^rés avoir signalé ensuite sou zèle dans les Missions du Golfe, il était curé de Boucherville, quand Mgr. Bourget rappela à un canonicat dans le citapitre de St. Jacques le Majeur érigé à Montréal e» 1841. Ayant fait un voyage en Europe, il revint de Rome porteur du pailium de Mgr, Signay, premier archevêque de Québec, et le lui remit solennellement dana l't-
îftise cathédrale ie 24 Novembre ISi*. Doué d'un couïage apostolique et civique à loute épreuve, il s'était en 1847, chargé de presque tonte l'administration des Sheds, eu gisaient les pestiférés Irlandais, et de payer les employés : il fut victime de son. dévonement et espira après treize jours de fièvre typhoïde que tous iea efforts des médecins ne purent surmonter. Seafimèrailles foiçnt imposantes par le concours du clergé et du peuple. — Hyacinthe Hudon n'était pas seulement un des patrons de l'éducation { — il l'était particulièrement des beaux arts, et songea à attirer en Canada des artistes italiens et à réformer nos églises, d'où il voulait faire disparaître beaucoup de mauvais tableaux, qui n'en sont pas de véritables ornement. On a admiré unanimement son Settnanpottr la Fête Nationale de Si. JeaK-BapUste. Il passait pour l'homme le plus spirituel du clergé canailien.
i/ii^iï (T. Sterry) contemporain, élève du collège de Yale, Docteur es Sciences, Membre de la Société Géologique de France et de l'Académie Américaine des Arts et des Sclenceij, Chimiste et Minéralogiste de la Commission Géologique du Canada, Professeur de Chimie à l'Université Laval, s'est trouvé à Paris en 1855, Ses notes $UT let sources acides et les gypses du Haut-Canada et sur les volumes atomiques y ont été lues au sein de l'Iustitut [tar MM. Dumas, de Sénarmont et Boussingault, et le prince Napoléon l'a agrégé an jury international jiour la clause des minéraux. Enfin l'empereur l'a fait chevalier de la Légion d'Honneur. Il est Vice-Président de l'Institut Polytechnique, et a succédé à l'auteur de ce volume à la présidence de la classe des Sciences, qu'il occupe iwur la deuxième fois. Il s'est trouvé il y a deux ans à la session do la Société Américaine pour l'avancement des Sciences Si Albany, et a été un des membres les plus actifs du Comité pour la session qui a eu lieu à Montréal l'année suivajite. On Uii doit, outre ses rapports en qualité de chimiste et minéralogiste provincial, la Carte Geologique et l'Esquisse Géologue du Canada qu'il a publiée avec Sir W. Logan, Parb 1855, chez Hector Eossange et Fils, Quai Voltaire, 25, n prépare aussi un Rapport où il réunira tels détails sur l'application des minéraux ca" nadiens que les circoostances et l'expéripoce acquise à l'Exposition 4e Paris lui ont suggérés. Ainsi l'on voit
ijwe^o jeune savant, dont la capacité avait été vivement attaqués d'abord, surtout par le comte de flotter m iind, s*est enfin acijuis une répiilatioB couflrmée et sanctionnée aux principaux ibyera de la Science.
Iberville (Pierre Le Moine Sietir d') seigneur haut juslicier, chevalier de St. Louis et chef d'escadre, — fondateur et premier gouverneur de la Louisiane, fils de Charles Le Moine et frère de M. de Bienville et du premier baron de Lougueuil,— le rl»s grand homme de guerre qu'ait produit le Cauada, vit le jour à Montréal 20 juillet I66L Garde mHrine à 14 ans, il fut peu après porteur des dépêches de M. de La Barre à la Cour. Ce gouverneur le recommandait au ministre de la marine pour ie grade d'enseigae de \-aisseaiix comme étant un excellent marin qui avait dèjé fait plusieurs voyages de loug cours. Il était Commandant à la Baie au Nord en 168tf, et l'an- . née suivante, il obtint une seigneurie avec haute justice- La Nouvel le- Angleterre, l'Acadie, la Baie d'Uudson, Terre-Neuve furent tour-û-toitr le théfttre de ses actions et de SOS exploits. Jl fit ssa premières armes comme volontaire sous le chevalier de Troye ù. la Baie d'Hudson, W trouva à la prise des forts Monsoni et Hupert, prit avec neuf hommes un bâtiment monté par 14 Anglais, découvrit et aida à enlever le fort Quitehitchouen, qu'il défendit avec succès l'année suivante, et brûla enfin celui de Charteston. Devenu commandant, aptes avoir été volontaire, il prit sans perdre un seul homme un va.iBaean de24 canons et enleva le fort Pemaquid défendu par le colonel Chiibb. B fit deux expéditions glorieusas i la Baie d'Hudsou avec une promptitude surprenante. A la suite de la premiâre il passa en France après avoir rendu compte à Monsieur de Frontenac par l'euvoi d'un canot qui arriva à Qnébec le lendemain de la relraite de l'amiral Phipps. Ses exploits, nombreux dans l'île de Terre- Neuve, d'ciil, avec une poignée d'hommes, il chassa pre«ffue entièrement les Anglais, étonnent à bon droit Bacqueville de lapotherie, un des historiens de la Nouvelle- Fronce. Dans une de ses expéditions à la Baie, ot'i il prit le fort Nelson et cinquante canons et chargea son
a oeltai dn fort Bourtnin, (') il gagna aveo sonxenl vaisseau <sur trois vaisseaux anglais, im combat qui n'a rien de plus glorieus dans ]a vie de Jean BerLh lui-mêloe. Dans ees vastes étendues de pays qu'il parcourut l'épée à la maîu, il enleva d'emblée un grand nombre de places fortes et Si, Jean de Terre-Neuve elle-même, ainsi que les trois forts qui ]irolégeaieut cette capitale. Si l'on considère les moyens avec lesquels il agissait, ses actions sont incroyables nopobslaut que Charlevoix remarque avec vérité qne ses Canadiens étaient pour lui comme la lOe légion était à. César, et prêts à le suivie an bout du monde. Ils marchaient, dit M. Léon Guèrin, par les terres, les lacs et les rivières, traînant leors. canots aveo leurs vivres, souvent à travers les bois, souvent dans les marais et toujours par des cliemius diffi-. ciles et non frayés, supportant avec une force de cœtut et de tempéramment dont étaient seuls capables des Canadiens, d'incroyables fatigues, des privations et des sotifU fances de foutes sor'es: ou avait piques, pioches, peliea^ gabions et béliers. C'était ia guerre antique, que rappelaient encore les cuirasses de nos preux. (')Vraichelier, et en cela supérieur à Jean Barlh, D'iberville, en 1692, dépensa avec Denis de Bonaveiiture 55+ livres tournois pour la rançon, non d'hommes vigoureux propres à le servir, mais de lemmcs etd'enfuns. Le retour deJapdiX lui fournit de nouvelles occasions de servir son, pays nalnl et la mélro]iole. Il rastait à leconnritre par mer l'embouchure du Micissipi et, il profiter des décOiivM-. Kn.qne l'on avait déjà Élites. Etant passé en France,] cet,ho>imccapaDlede funder comme de détruire, proptsiL l'espédilion à M. de Pontcharlrain, ministre de la marine, et en oblint deux vaisseauK. On lui associa le brave Château Morand, neveu du grand Tourville. Avec ces faibles nioyens, il réussit dans son projet et établit la Louisiane, où il bfttit trois ou quatre iiirts et particulièrement. Hfebile, qui fut quelque temps capitale du pays, et qui en est encore une des villes principales. Une autre ville de la Louisiane porte le nom de ce grand homme. Lors de
(*J II En! ù repreniirs ane eeconds foUcetlo place, 1*) M. M. lie Bîpntielle et ds Lflcorne août peiaW s l'Album du Comniandeur figer.
la guerre de Succession, le héros qui avait èlè fkit od' pitaiue (le frégate en 1692, chevalier de St. Louia en 1699, el capitaine de vaisseaux on 1702, fut appelé en Europe fitit commaudaat de Rochefort un instant, et ensuite mis ù. la tête d'une flotte considérahle. Parti avec 10 vaisseaux, 3 frégates et 3 flûtes, il devait tenter la conquôte de la Jamaïque ; mais il tisuva les Anglais sur leurs gardes. Après leur avoir enlevé les Iles de Niévres et de St. Christophe, défendues par le colonel Abhot, il prit des troupes espagnoles à la Havane, et des flibusliers, et partît pour attaquer la Caroline, quand il monrut en mer, en 1706. " D'Iberville fut l'un des pins grands marins k la fois et l'un des plus habiles navigateurs que la France ait jamais eus" dit Léon Guériiï dans l'Histoire de la Marine Française. Voyez de plus dans les Documens de Palis I Lettre d'Iberville ù. M. de Pontchartrain (1697) dans laquelle il lui rend compte de son expèditiou à la Baie. II Copie de la relation du voyage de Messieurs d'Iberville, Château Morand et de Surgères dans la rivière Micissipi, envoyée il M. de Pontchartrain 30 juin 1699. m. Mémoire d'Iberville sur la situation de Boston, New-York Sca avec nn projet détaillant les moyeBs qu'il y aurait de les attaquer et ruiner. Sa veuve, Dame Thérèse Pollet de Laconibe Pocatiêre, épousa en secondes noces le comte de Bélhiine, Lieutenant-Général des armées du Roi, d'uue maison d'où sontsurtis les Sully et ptusieurs marùuhaux de Friince. TI laissa uns &lls qui porta le nom de Grandive de Laviruiie. La LteutcDButf tiuuverneur Hutelûnson, dans sou. Histoire du Mqssaohiisetts, distingue mal â propos deux hommes de guerre canadiens du m6me nom. Le» Epitra Satires & de Hibaud oontivnuQut A l'Iionneur du héros une Ode qu'on trouvera dans l'Appendice, ainsi que U courte notice que M. Barré lui a consacrée à^Ti& sa. Biographie Classique,
'Incarnation (la Mère Marie de P) célèbre leligiefi^ - (Jffiuline, née i Tours l'an 1590, y composa pour, l'instruction des novioes, uu fort bon livre intitulé: PMeole fjhritienne. Appelée imr Ja grâce à l'instruction des fillea en Canada, elle jiassa à Québec l'an 1639, et établit une inaisoD de son Ordre. Ses Lettre» furent imprimées l'an 1671, et elle mourut Tannée suivante. Dom
l&iiae Maitin, son Sis, et le P. Charlerolx écrmioa!
la. vie de cette veuve, doat les écrits ascétiqnes respireiU: cette oncCioti|sitbliniB qu'oa ne ti'ouve que daus les saia^ et ses Lettres ont l'impur tance de très ligas MÉmoiressi l'tistoire de soa temps durant 36 aus de séjour dans là. Cotonie. Ou trouve son portrait dans l'Album du commandetu Viger.
Inglis (Sir Robert) dëfeoseur de Lucknow, eat aé à 1^, Nouvelle-Ecosse de même que le hérosde Kars. Il q|J| eatré comme eiiseîgue daus le 3ie. régiment d'infaalerjfl a fait la guerre du Puajaiib en ISi'S, et était Lieuteuanl Colonel, quand.il a fait cette admirable défense de Lackaow contre l'armée révoltée de l'Iade durant Mx. mois. Tl a. été créé chevalier du Baiii et général Majqj:, et s'est sigaalé depuis comms Lieutenant de Sii Colija Campbeil.
Irving (PauIuB Emilins) dècÈdé général à Carlisle ep Angleterre, le 1er février 1828, ancien Président du Coiirseil Législatif, fut Administrateur du gouvernement W 1766 lors du départ du général Murray. Sous CarletO% il prit part à .la dëfeuce de Québec, et au mois de ju^ 1777, il se trouve avec Craig au combat glorieux livrf aux Américains sur les rives du lac St. Pierre. Il étitjt de l'ordre du Bain,
Jogues (Isaao) le phu intrépide martyr de la Comp^' guie de Jésus en Canada, aSVeusement mutilé jiar 1^ Iroquois en 1642, fut, sauvé de la mort par Arendt Vaa Ctirler, Commandant d'Orange pour !e Patron Van Ranasaelar, qui l'envoya au Directeur Général Wlthelm Kieft Celui-ci le fit passer en Europe. Ses mains étant mt^r lilées , il ne pouvait dire masse sans dispense ; mais il l'obtint facilement du Pape Innocent X. Indignum easet Christi MarCf/rem, Christî non bibere tanguinem, dit o^ pontife. Il revint dans ces régions chercher la mort, et la trouva.
/oAïison(Sir William) Baronel, Colonel dans l'arméo anglaise, Major-Général provincial, Colonel des six Nations et Surintendant-Général des Indiens, fut l'Européen qui acquit la plus grande influence sur les tribus iodir^
^lies, Il était neveu de Taniiral Sir Peter Warren.qnl te fit passer en Amérique en 17S4, et assista au congréB des Culoiiies où fui mûri un plan de campagne contre les Français. 1! sauva le fyrl Edward, vaioijuit complètemeal et prit le baron Dieskaii au lac George, puis érigea lefurt William- Henry. Les remercimens des deux chambres du Parlement .l'honneur de la chevalerie et un don de ainq mille lutiis Airent sa récooipensn. Il avait été nommé Surin leodan (-Général des Indiens dans l'assemblée des gouTertieurs tenue â. Alexandrie, où se trouvaient l'amiial Kep])el et le général Bradduck. Le ministère anglais le consulta sur le plan de campagne de 175fi. IL succéda an général Prideaux, tué par un éclat d'obus durant le siège de Niagara, gagna une victoire complète sur M. Aubry- venu au secours de ia place, et s'en empara malgré la lielle défense de l'ingénieur Pouchot. £nâa il ooDlmanda une partie de l'armée conquérante d'Amherst et 1000 guerrier iroquois. Dans la lutte de Ponthîac avec les Anglais, il fut le pacificateur. Vingt deux nations ârent par son entremise la paix avec le grand Roi au Sault Ste Marie. Décédé en 1774., il laissa deux fils, iea colonels John et Guy Johnson. Sir John, l'aînée, seigneur d'Argenleuil, qui lui succéda au titre de Baronet, fut chassé de Johnson-Hall dans le pays des Iroquois, pftr les Américains rebelles, et se retira en Canada, où il figura comme sénateur et comme guerrier. On voit encore s», maison au courant Ste. Marte. Il fut comme son père Surintendant des Indiens. Dans la guerre de Plndépendance, il battit et tua le général Herkimer à Orislûny, sous l'administration de Carleton ; et sous celle de Haldimand, il s'empara, après plusieurs combats heureux, de Sohohary et de Stone Arahia. Dans la dernière guerre, il commanda la divi-iuu de milice desTownseips. Il était membre du Conseil Législatif. Le troisième Baronet ne sut pas soutenir la dignité de son titie. La seigneurie d'Argenteuil est encore cependant dans les mains d'un membre de cctie famille.
Joliet d' ArUicotli (Louis) illustre voyageur et géograph-î canadien, était fils de Jean Joliet, natif de Picardie et négociant à Québec, et de Marie d'Abancourt. Il fut baptisé la 'il Septembre 1645 par le R. P. Vimont, Supérieur des Jésuites, et fit «es études dans leur ooUè^%.
A I7 ans, le 10 août 1662, il fut tonsuré, avant qna d'avoir fait sa philosophie. Oji lit dans le jourttal des Jésuites; "le 12 Juillet 1666, les premières disputes de philosophie se font dans la congrégatioa avec succès. Toutes les puissances s'y iroiivenl. M. l'Intendant, enire autres, y a argumenté très bien. M, Jolietel Pierre Franiiheville y ont très bien répondu de toute la logique." Il prit l'habit de novice en 1667, mais le quitta et fut chargé par le conte de Frontenac de la déuouverte ou de l'exploration du Micissipi. Après avoir laissé la Compagnie de Jésus, il s'était enfoncé dans les régions de l'Ouest afin d'y chercher fortune par le commerce des pelleteries, apprit les langues et acquît les connaissances et l'expérience qui engagèrent le gouverneur à le désisner pour cette grande entreprise. Le P. Marquette fut invité,seloti ses jiropres expressions, à accompagner le jeune explorateur. Us explorèrent en effet le grand âeuve étirent disparaitre les doutes sur la direction de son cours. En revenant, Joliet perdit tons ses papiers dans les Rapides» au dessus de Montréal, et futobligé de faire de vive voix son rapport au gonvernemeat. Il le remit cependant par écrit, et l'accompagna d'une carte tracée de mémoire, qui fut transmise au grand Colbert, Le 7 Octobre 1675, il épousa Claire Françoise Bissot. Ayant regu en seigneurie avec haute justice l'Ile d'Anticosti. "en considération de la découverte que le dit Sieur Joliet a faîto du pays des Illinois, dont il a envoyé la carte, depuis transmise à Monseigneur Colbert, aîusi que d'un voyage qu'il vient de faire à la Baie d'Kudson dans l'intérêt de la ferme du Roi," il avait dessein d'y établir des pêcheries et d& commercer avec les Antilles, et y hàtit un fort, qui dut se rendre à l'amiral Phipps en 1690. Joliet fut échangé à Québec ainsi que M. M, Trouvé et Lalande. Les Anglais ayant détruit ses espérances, il obtint en échanged'Anticosti la seigneurie Joliet sur la rivière des Etcheinins. Le marquis de Denonvilîe l'avait recommandé en.. 1686 pour enseigner la navigation ; il fut en effet nommé hydrographe du Roi. En 1693, il écrivait à M. de Lagny, lui fesant la desciiption des Sauvages du Labrador, et lui envoyait ime carte du golfe St. Laurent, L'époque de sa mort a embarrassé M. Shea,l'abbè Ferland et le doc-: teur O'Callagnaii, qui donnent pour époque approximative
•*• eiiTre 1700 et l702."Le fait est que,dès 1700 les JésuHes s'tofiraient jionr le remplacer dans l'enaeignemen* de la na- .vigHt ion, comme noua le voyons par les Documensde Paris, li'enseignemeol leur fut conâè eo effet ; mais le successeur immédiat de Joliet fut le Sieur Franqiielin. Noua connais Bonsdeux filles de Joliet. L'-me épousa Pierre François nigaud. Marquis de Vaudrenil, et l'autre, M. D'Eschambaalt.
II. — [l'honorable Barthélémi] successivement membre du Parlement, du Conseil Spécial et du Conseil Législa- ,tif, fondateur du village d'Industrie et de la Compagnie da Chemin de Fer d'industrie à Lanoraie, né en 1789, mort en 1S50— L'honorable Peter McGill prononça l'éloge de se grand citoyen an sein dn Conseil.... On lui doit l'église d'i lieu et le collège Joliet, qu'il confio aux «lercs de St. Viatenr, appelés d'Europe pour y donner une éducation moins élevée, mais p!us pratique que celle de BOs collèges classiques. Il reçut les remercimens du Saint Siège dans une lettre du Cardinal Franzoni, On a ptiblié son portrait lithographie à New- York par Wm. Endicott.
jKcAercoa, honorable famille canadienne, dont le |»emier membre connu paraît être le Sieur Noël Juchereaii des Chàielets, licencié eu droit, membre du Conseil de la Colonie et Commis-Général de la Compagnie des Cent Associés. Il mourut eu 1649 en allant de Québec en Fraoce,— Nicolas Juchereaii, son fils, épousa en 1647 Mapfe Gjfikrd, fille nu fameux seigneur de Beauport, et ce fief tomba depuis dans la famille des Juchereau. C'est le n[iêjne qui, en 1690 défendit malgré son grand âge. Quebec à la tète de ses censitairps, et, qui mérita pai sa lionduite des Lettres de noIilesRB et le titre d'Ecnyer. Il moulut à Beauport en Octobre 1692 i 66 ans.
On connaît Jean Juchereau, Sieur de More, Conseiller au Conseil Sonverain, un ancien conseiller, employé sous Carleton à revoir et rédiger les anciennes lois nationales avec Cugnet et Pressard, et un Lieutenant-Général Civil et Criminel de la Jurisdiclion de Montréal avant le Stenr rrEschamlmult.
Cette maison s'éloif partagée comme tant d'autres, en plusieurs branches, — Juchereau Duchesnay, de St. Deuis, de More, La Ferlé &c.
La Mère Jnchereaii de Si, Ignace r.Ieaniie François» iuchereaii de La Fené] Sitptrieiire Je l'Hàlfl-Dien Se Québec, en écrivit l'Histoire, iii-1'2, publiée à Paris et 4 Montauban. Née en 1651}, elle fiit admise en qualité de fiension naire en 1661?, entra au nuviciat en 1664, fit profession en 1666, et mourut le 14 Janvier 1723, ftgée de 'pies «le 73 ans.
Le Sieur Jiichereau de St. Denya, fils de Nicolas Juchereau annobli ea 1691, fut employé quatorze ans à "la ijoiiisianne comme guerrier et comme négociateur, après avoir tenté d'établir une colonie à l'embouchure de l'Ohio en 1700, — fut chargé de deux missions importantes auprès du Vice-Roi du Mesiqùe, et fut fait Chevalier de St. Lonis il la paix. Il avait eu beaucoup d'aveuliires de 4outes sortes, était homme d'esprit comme de cœur, et écrivit d'intéressans mémoires.
Les Juchereau de Si. Denis Émigrërent à la conquête et devinrent barons, comtes on marquis.
Le premier marquis Jucbcreau de St. Denis eut plu- Werirs filles, — Louise Mèlanie, qui époitsale baron Le Co^, d*Harvey, Maréchal de Camp, ancien Ijiterdant Militaire à Rouen et Direcletir du Chemin de Fer deSlrasbrini'g-,mort au Château de Bréhaiit le 18 Décembre 1841 à 5& ans, et une autre, qui devint la comtesse de Marne. Elles paraissent avoir élè sœurs du présent murqnis [Amédéej qui dbit être âgé de 95 ans, et du comte Charles, qui fut Aide-de-Camp du duc de Rerry eu Espagne et Colonel des lanciers. Le premzer marquis est mort en IS5S.
Madame d'Harvey laissa pour héritiers le baron LéoQ Juchëreati d'Harvey, qui a publié Les RevDiiitiont de la Sicilt eu l8.')6,-Lorette d'Harvey époitse du comte Franck ' de Noé, philantrope et homrae de lettres, raort en 1858 ii- 81 ans, et Sophie d'Harvey, épouse de Joseph Clément. .. Irénée Trénée comte de LLippe, ancien membre des As- . semblées Constituante et Lègisiaiiv-e. i
L'homme le plus célèbre de celte maison canadieniie ■ a été le Général baron Jnchereaii de St. Denis. Il vint' il. Québec durant la révolntiou, entra chez un avocat, et i n'ayant pu obtenir de l'emploi du général Prescott, il repassa en France avec Ale.xandre de Léry et remporta plu-. sieurs prix à l'école polytechnique. Ayantservi sous Mar- ' mont en Dalmatie, ou sous Sebusliani, il devint Directeur
^li génie de l'eranire ottomaa.eE épousa une grecque dans le {Hiysde laquelle i! fut plénipotentiaire. Son épooae luj ^onna une &Ûe qu'il a mariée an Géuëral d'£spinasse. Ayant *lé Chef d'État Major Jn Maréchal de Bonrmoui. en io30, cette circonstance lui a donné occasiou de publier un livre sur la conquête d'Alger, eu 18W. Etistache «ou neveu, anssi excellent dii)li)mate, a épousé Demoiselle A. Otlar dp La Grange. H est vuou à Santa Fe de Bogota en qualité de ciiargé d'aiTaîres, et est retiré en ■Corse.
Les .Itichereau Dnchesnay é migrèrent en partie lors de la conquête, tîu d'eus' fut Lieu tenant -Colonel d'artîUe. .rie, cumuiandaut de Chaileville, et périt dans une émeute en 1792. Il était fréré du marquis.
£a Canada, l'honorable A. L. Juchereau Duchesnay ifut membre du Conseil Exécutif en 1791 ; et l'honorable A. Duchés nay, membre du Conseil Législatif en ISIO. Les seigneuries de Fosaambault et de Gandarville étaient dans leur famille.
Juchereau et Chevalier Dachesnay servirent dans le 60e régiment de troupes légères A quatre bataillons fondé par le duc de Cumberland, comme Bouquet, Ecuyer, Salaber- ■ry, puis devinrent capitaine dans les Voltigeurs. On connaît leurs services dans ce corps immortel. Ils devinrent tous deux Lieutenant- Colonel s, et Chevalier DucheS' nay fut aussi Député Adjudant-Général. Nommés Inspecteurs de la Milice avec MM. De Bellefeuiile et Heriot par un Ordre général du 2 avril 1828, ils reçurent les remsreimens flatteurs de lord Dalhousie avant son départ «léGnitif pour l'Angleterre. " Le Gouverneur en.OnQt, eal-il dit, croit de son devoir de remarquer que le Lieuteuaat-Colonel Chevalier Dnchesnayaprèsentéd'excellens idkgTaniraes de chaque bataillon sous son inspection, sans ançiiiis Irais pour le sefvice public ; et S. E. les regarde comme une addition précieuse à e>re déposée dans le bureau de l'Adjudant-Général, aÛii qu'on puisse y avoir re- <îoura eu tout temps."
Jafaontfi/^e (Viliers de) jeune officier canadien tué par les Anelais dans la dispute des deux nations pour te lersitoire de l'Ohiu, tandis itu'il agissait comme parleraeutaire, «L iminoriulisë par le poëme de l'Académicien Thofâaa, intitulé : La mort de Jum^nvUt^ — Vo'je.-L VUUri.
Juneau (Salomon) fondateur de Milwaiikee dans rOuîs' uauBin, mort en novembre 1H56, ilail Canadien et naquit à Repentigny snr la rivière de l'Assomption en 1792. Il se fit remarquer de bonne heure par la force de sa. volonté et cet esprit d'entreprise ilont sa carrière avautureuse fournit un exemple si frappant. Jeune humme il l'âme fortement trempée, il laissa son pays ati printemps de 1858 et atteignît les contrées de l'Ouest. Durant deux années de vie solitaire, il se levaj^ avec le solei) et se couchait avec lui, n'importe où, mais tonjonrs à la belle étoile, tantôt sur l'herbe, tantôt sur un rocher, et quelquefois dans le creux d'ua vieil arbre, comme il le disait dansses lettres à sa famille. Vers le printemps de 1830, il alla s'établir sur les bords du Milwaiikee avec deux trappeurs qu'il avait lencontrés sur sa route. Aidé de ces pionniers, comme lui infatigables et hardis, it abattit quelques arbres, tes détçroijsit tant bien que mal, et construisit d'abolrâ* deux OH trois cabanes infurmea à l'endroit même où cette belle Milwaukee étale aujourd'hui des deux rôtés de la rivière, ses mille maisons élégantes et caquettes. Tl fesait la traite avec les Sauvages. D'autres coureurs de bois vinrent se joindre ù. lui ; chaque mois la hache des ' travailleurs reculait la forêt. Salomon, chef de la uou-3 velie Uèpubliqne, traçait lui-même les rues, organisai^ le travail. Eu 1837, Milwaukee comptait une popiilà-J lion de 700 iimes. Quatre ans plus tard, le chiffre des haJ bitans avait quintuplé. £n ISJ-G, la population s'èlevm a 9,655 individus, et l'année suivante à 14.,05I. Dès lor^ elle marche il pas de géant, an l'incorpore et Juneau e i-Aa maire par acclamation. Milwaukee compte aujour^ d'bui plus de 30,000 kmea. Elle a un palais de justice^ un hôtel'de-ville, un bureau des terres, une nniversit6j une académie pour les demoiselles, 30 églises dont 5 sonGT catholiques, 3 asylea d'orphelins, une banque, 10 impri^ merles, deux journaux mensuels et Iff gazettes. SalomoDr .Uitieau tomba malade dans son dernier voyuge le 12 No-j vembre 1856. Il dit à un ami qui l'accompagnait : "j'es;^ père être bientôt ù. Milwaukee. je serai heureux de la r&J'ï voir, car je ne pense pas y avoir un seul ennemi." Hj n'eut pas cette consolation. iMais le 2S, les citoyens luË? firent des obsèques publiques. Le général Grant com-^ mandait les troupes, l'érêij^ue catholique officiait et le ET'
Resr^in ptenonçait le panégyrique da défunt. Les tadiens lui avaient donné un lombean temporaire, une sawoageise lui avait pris les mains en pteuraQt. et priaat tout bas, y avait imprimé plusieurs baisers, puis l'avait quitté ailenciensemeut ; une autre avait coupé une mèche de ses cheveux. — La fondariun de Milwaiikee par SalomonJuneaii nous mppèlft celle de Dubnque par un Canadien, le Sieur Diibnque, de St. Pierre les Becqueta, District des Trais-Riviéres. Les Indiens lui avaient donné un grand lit de terre dans l'Iowa, et, Dubuqne se fondait tandis qa''il revena.it mourir dans sa paroisse. Cette ville a déjà un évèque.
ireWej(.rean-Baptiste) Grand-Vicaire et cbanoine ho- ■ noiaire du diocèse de Montréal, né à Québec en 1783, décède en 1855, fut honoré de ces dignilés en récompense d'un voyage qu'il fit à Rome, d'où il rapporta en Canada des reliques des saints. Ordonné prêtre en 1906 î par Monseigneur Piessîs, dont il fut sous-secrétaire, il eut d'abord la mission de Madawaakn dans le Nouveau- Bmnswick. rentra en Canada en 1810 pour occuper la cure de St. Denis j et obtint en 1817 ta cure iraportarte de i Soiel, qu'il ne quitta qu'en 18i9, pour être mis à la retraite.
Kempt (Sir James) Général et gouvernant anglais, mort ^ à Londres le 21 Décembre 1854, avait reçu sa comrais- I sion dès le temjra que le marquis de Granby était Commandant des Forces. Il se signala fort dans la Péninsule, où il prît {>ar escalade La Picurina et le château de Eadajos, força la Bidassoa &c. A Waterloo, il commanda l'aile gauche après la mort de Picton. Successeur de Dalhousie eu Canada, après avoir gouverné la Nouvelle- Ecosse, il plut à M. Papiueau et concilia les esprits. Son sncoës était sans doute dû à ce qu'il connaissaii le pays, ft avait été Quart ier-MaStre-Général sous l'ombrageux Ciaig. Sir George Prévost, qui lui donna le commande- , ment i. Kingston, fait son élogfe dans une lettre du 26 août 1814. Sir James Kempt fut plus lard commandant en Chefda iMatériet de l'armée en Angleterre, et refusa un portefeuille.
Kertk (Sir David) huguenot, amiral dsa vaiss^n: loi d'Angleterre et t'im dea preiDiera baronets de la J^ouvelle-Ecosse, créés pir Jacques 1er, conquit l'Acadie et le Canada en 1628 et 29.
jTûU (Adam) poète, né en 1802, mort ii Québec ie b juillet 1S31, a publié à Montréal A peu pris en même temps que Bibnud, pire, un voliimt'. de poésie dédiées à Thomas Moore , le célèbre barde d'Erin, Ce qu'il y a de plus considérable est le poème iutitulé " The Huron Chief" qui n'est point dépourvu de beautés.
Kitciii- Manitou, déilé des anciens Sauvages du Canada, qui lui attribuaient tout le bien,
KondiarOTik, ou selon Lahonlan et les Anp;lais, Adario, Grand Chef Huron et capitaine dans l'armée française, homme de guerre, diplomate et orateur, joua aux Français traitant de la paix avec Teganissorens, cette f&meuse pièce de supercherie dont on trouve les détails dans Charlevoix et Raynal. Celui-ci l'appéie un Machiavel né dans les forêts, surnommé le Rat par les Français à cause de sa finesse, et qui était le Sauvage le plus intrépide, le plus ferme et da plus grand génie qu'on ait jamais trouvé dans l'Amérique Septentrionale. En 1687, il suivit avec 400 guerriers le marquis de Denonville dans le pays des Iroquois, et daus le temps que Hoskouaun, leur chef convenait d'une trêve avec ce général, il continuait à harceler leur pays, et attaquait Tega^ nissorena et les ambassadeurs, puis leur donnait à entendre que c'était les Français enx-mémes qui l'avaient envoyé pour leur dresser une embuscade. I! fit des prodiges de valeur avec Ouréhoiiré au combat mémorable de Laprairie de la Madeleine et gagna un combat naval sur le lac Ontario. Cette défaite et la mort de la Chaudière Noire, le foudre de guerre des Cantons, arrivée dans le même temps, forcèrent cette Eépubliquo à demander Ja paix. Kondiaonk prit part aux négociations de l'an 1700. Lorsque les députés Iroquois arrivèrent à Montréal, on les reçut ail bruit d'une décharge de boîtes, ce qui choqua fort les alliés de la colonie, qui se demandaient les uns aux autres si c'était ainsi que les l'rançais devaient accueillir leurs ennemis. Le généreux vainqueur des Iroquois fit cesser ces Murmures et Mirçna les préliminaires du 8 Septempre en disant : " j'ai
Ptonjoiirs écbnfé la vois de mon père, et je jette ma halehoàses pieds; je ne doute jioint ijue les geos d'en r haut n'en fassent de même. IruquoiB, jmilez mon exera- I pie; " Une nouvelle cunféienee tlit convoquée pour l'an I 1701. Montréal se vit remplie de Sauvages de toutas [ (es nations au Eumbre de plus de 2000. M. de Caliières, ■lors gouverueiir-généval, fonduit sa principale e£|)émn- «e pour le succès de ses desseins suc le chef Huron, m ^i l'on avait presque Imite l'obligation de celte réunion •t de ce concert jusque alors, inconnu pour la paix générale. Il se troava mal au milieu de la conférence: on b secourut avec empressement. Quand il fut revenu à iaii il manifesta le désir de dire quelque chose ; on le t asseoir dans rin fuuieuil au milieu de l'assemblée, et lut le monde s'approcha pour l'entendre. Il fit avec modestie et dignité le rèuit de ses démi>rches pour ame- Ber ane paix universelle «tdtirable. Il appuya beaueoiipsnr la «écessité de cette paix et les avantage» qui m reviendraient à toutes les nations, eu démêlant avec me étonnante adresise les intérêt:' des uns el dos antres, Puis, se tournant vers le g'ouvernetir-génëral, il le conjura de justifier par sa conduite la confiance qu'on nvait en lui. Sa voix s'affaiblissant il cessa enfin de perler. Doué au suprême degré de cette éloquence pleibe d'images des eufilus de l'Amérique, il reçut encoro dans oette imposante circonstance ces vifs applaudisse- Biens qui CQUvraieut sa voix chaque fois qu'il l'élevait 4&ns les assemblées publiques. S'étanl trouvé plus mal fciafin de laconléreoce, U fut porté à l'Hôlel-Dieu, o4 ilmoumi le lendemain, vers deux heures du matin. Son 5 fut exposé en habits militaires, le gouverneur-gé- BèÀI et l'Intendant alléreuC les premiers lui jeter l'eau bëaite, puis le gouverneur de Montréal et M. de Joncairei & la tête de 60 guerriers du Sault St. Iiouis, qui, le pleurèrent et firent des iirésens à sa famille. Le lendemain, on fit ses funérailles, qui eurent quelque chose de raanifiqne et d'imposant. Monsienr de Sf, Ours, premier capitaine, ouvrait la marche avec 60 soldats; venaient ensuite seize guerriers hurons, marchant quatre à quatre, vêtus de longues robes de castor, le visage peint en noire, et le fusil sous le bras. Le clergé procédait le cer^iueit, soutenu par six che& de guerre, el couverl d'un
psële semé de Aenrs, sur lequel on avait mis un cfaa peau, un Lausae-col et une épèe. Les frères et les fans du défunt suivaient, accompagnés des chefs des tions, et M. de Vaudreuil gouverneur de la ville, fermait la marche avec l'élat major. Il fut inhumé dans l'église paroissiale, et l'on mil sur sa tombe : " Cy-Git le Rat, Chef Huron. " " Kondiarenk " eût sigoifi6 infiniment pkis! Ajirés les fiinéraillea. M. de Joncaire mena les Iroquoîs de la Montagne faire leurs condoléances aux HnroDs, auxquels il présentèrent la figure d'un soleil et un collier de porceleioe, en les exhortant il conserver l'esprit et à. suivre les vues du grand homme qu'ils venaient de perdre. Cette mort causa nue affliction générale. L'iufluence de Kondiaonk et le cas qu'on fesaJt de ses conseils dans sn. nation étaient tels, qu'après la promejse que ÎM. deCalliéres avait faite à. ce chef monrant,de ne jamais séparer les intérêts de sa natioa de ceux des Hurons, ceux-ci gardèrent toujours aux Fraa- ^is une fidélité inviolable. Jamais Sauvage n'avait montré plus de génie, plus de valeur, plus de prudence, pitn de coonaissauce du eœur humain. Des mesures tuujouis bien combinées sinon toujours justes, les ressources inépuisables de soa esprit, lui assurèrent des succès constans. Il brillait autant dans les co.i versa tions particulières que dans les assemblées publiques par ses reparties vives, pleines de sel et ordinaire me ni sans réplique. Il était le st!ui homme en Canada qui pût, en cela, tenir tite au comte da Frontenac, qui l'invitait souvent à sa.' table, afin de procurer à ses officiers le plaisir de les entendre j et il lie criijgnait point de dire qn'i! ne connaissait parmi les Français que deii.t hommes d'esprit,^ — ce général et le F. de CarheiL Quel génie que l'enfant de la nature non éiluqué dont une telle assurance vis-i-vi» de tels hommes était tolérable! L'estime qu'il avait pour ce jésuite fut dit-on, ce qui le détermina i embraa- >ier le christianisme. Je ne puis mieux terminer cet ai* ticle que par ces vers de l'ode des Grands Ciieâ :
Entre ces guerriers, quel est donc CeChefàlam&le figure,
A la hïute et noble stature 1 • liî
^, ' Ah I c'est Kondiaronk :
Ce gtiarricr valeureux, ce rusé politique Du, pour dire le mot, ce grand liomme d'état,
Cet illiisire Yendat, Presque digne^du chant de la muse héroïque.
De quel esprit est-il doué,
Quand deux fois par sa. politique,
Et par son. adroito rubrique,
L'Iroquois est joué î Quand [«nr le mot plaisant, la fine repartie Laissant loin en arriére Voiture et Bal^^ac,
Le seul De Frontenac Peut avec lui lutter à riareille partie î
Kondiaronc fit donc mentir le vers de Boileaii : Esl-ce chez les Hurons, chez les Topiuauihoua Sec.
Kiissick (David) Iroquois Tuscarora qui a publié: Esquisse de rilislaire Ancienne des Cinq Notions com- ' prenant lo le récit fabuleux ou trudiliunuel di; la fonda- ' lion de la grande île maintenant l'Amérique Septentrionale de la création du inonde et de la uaissauce des deux enfans. U. L'établissement de l'Amérique Sepleutrïonale, et la dispersion de ses premiers hab.tans. III. L'origine des Cinq Cantons Iroquois, leurs guerres, les aiiimaox du fays &a &:c., Lewislon fCaiiadu Supérieur^ ' 1829.— Kussick élait un viellard qui, dL'venu invalide i»r accident, se dédommagea de la cîjasfe en devenant l'historien de sa nation. Il a rapporté en langage Sguré mais ' peu intelligible, les légendes et les traditions non moins ' que l'histoire des Iroquois, dont il trace avec un air de *" bonne foi qui peut en imposer, la suite des Grands Chefs *" i partir d'Atotarho, leur premier héros, Son livre est '' illustré de gravures grossières représentant les géans et les monstres humainp dont il parle dans sou étrange ré- ' cit. Cet échantillon de littérature sauvuge est certainement une des plus curieuses productions del'impremerie.
Laberge (Charles) avocat, Conseiller de la Reine et un moment iSollicileur-Géiténii lors de la formation du cabi.-
— IW —
net Brown-Dorion, eat un de nos orateurs IfeS plus distiiignés. Voici ce qu'en onl dit ses tnueinia eus-tnôrues. ■' 11 n'est guères possible de posséder une pins grande facilité d'élocutioD, et si mieafgiinjeiitatiun nerveuse et serrée manque presque toujours i ses discours, la période accompbe, heureuse et sicéronienue ne lui fait jamais dètiuiC. Son geste a de la grâce, sa diction de la pureté, sa voix, de l'harmonie," La question des écoles séparées lui a fourni une belle occasion de signaler son éloquence, et seul entre les membres du parti démaeralique, il a. conservé constamment des principes religieux, que l'on n'a pas le droit de dire qu'il aurait abandonnés si le ministère qui l'a élevé avait pu se maintenir. Ayant accepté l'office de Sol licite ur-Gèué rai, quoiqu'il ne l'ait gardé que quelques jours, il a dû briguer de nouveau les sufiruges du collège électoral d'IberviUe ; mais il vient d'être réélu par une grande majorité.
tabrie (Jacquesl célèbre patriote, instituteur et publiciste canadien, docteur en médecine et membre du Parlement, né en 1783, fit ses études classiques au Sèiaioaire de Québec, puis ses études médicales âi Édimlniurg, où il l'ut gradué. Un des premiers zélateurs de l'éducation en Canada, il fonda sur un grand pied à St. Eustache des écoles modèles on académies pour les deux sexes, et le^ surveilla sans cesse. I! établit et rédigea le Courrier de Québec en 1807. Député au Parlement vingt ans après, il s'y montra laborieux et donna au public i Les premiers rudimens de la constitution britannique traduits de l'anglais de Brooke, précédés d'un précis historique, et suivis d'observations sur la constitution du Bas-Canada. Il tit plus, il écrivit la première Histoire du Canada; mais il mourut à St. Eustache de la rivière du Chêne le 25 Octobre 1831, avant que d'avoir pu la publier. Dès le 3p (lovembre, M. A. N. Morin proposa à la Législatiu^e d'allouer 36500 pour cette publication de 3 ou 4 volunj^, in- Svo, en observant que, depuis Charlevoix, plus d'un siècle s'était écoulé sans que le Canada eût eu véritablement un historien ; il fut chargé de publier cette histoire, mais nos troubles politiques survinrent, et le manuscrit a Uéplorablement péri chez feu M. Girouard, au sac et. à l'incendie de St. Benoit. " Heureusement, disHit Isidtiï'e Jjebrun, M. Morin écrit avec goût le français, car efi iî'èijt
point par son style que M. Labrie peut mériter le mmom dé Tite-Lîve canadien, que des amis lui ont décerné." Cet écrivain français se montre ici bien sévère ; Jacques JCâbrie avait un style élevé ; jn n'en veuK pour preuve que les Trazmens précieux qii il 3. fournis à la Bibliothèque Oanaoïeone siir les preiiiié/es années de In domina* tion afigUise. Tout chaud Canadien qu'il était, Labrie Sesépara de M. Papiueaii sur la question des subsides.
Làclede (Pierre de) Officier canadien, servît à la Lonisianne, quitta la Nouvelle-Oilcans en 1763, et alla fonder'St. Louis de Missouri, aujourd'hui ville puissante de la Confédération américaine. Pierre Cliouteau, allié à la famille canadienne des Céré, l'accompagnait.
Lacorne. — Cette famille sort de celle de De Chapt qui se divisa eu De ChapL de Lavaltrie, de Lacorne &;c,, et la'branche de Lacurne ae subdivisa elle-même en Lacorne ÏJB. Colombière, Lacorne Sf ■ Luc &c. — Pierce de Chapt Eftliier, Chevalier de Lacorne. était de l'ordre militaire (te St. Louis. Après s'être trouvé i la défaite du Colonel Koble, il commanda en Acadie, où il s'opposa au major'Lawrence, et y bâtit le fort Beaitséjonr. En 1756, il battit lea Anglais an fort Lydius, puis il alla reconnaître l'armée d'Amheratjusijue à Oswego, oii il éprouva quelque perte. Il commanda enfin aux Rapides, et disputa pied à pied le terrain ft ce général. Ayant émigré i la conquête, il devint l'umi et le compagnon d'armes du fameux bailli de SuSVeu St. Tropez, dans ses cam[)agnes navales. Les La Corne et les Lauandière du Canada se Trouvèrent parmi les réclamans lorsque la France fut obligée de fiiire droit aux réclamations des alliés en 1815, parce que le chevalier de Lacorne avait placé des fonds sur la Municipalité de St. Mâlo. Son portrait se trouve dans l'Album du Commandeur Viger. Il est en cuirasse, décoré de l'ordre de St. Louis, et a perdu un œil à la guerre,— Maurice Dubreuil de Lacorne, ordonné prêtre ea 1739, fut chanoine à Québec, et Conseiller Clerc au Conseil Souveniin en 1749. Il passa en France en 17.57.
Luc De Chapt de Lacorne St. Luc, aussi chevalier de 8t Louis et homme influent parmi les nations sauvages, membre d[i Conseil Législatif sous les Anglais, prit le fort Clinton eu 1747. Il se trouva à Carillon et enleva ù. Abefcrouibie im convoi de 150 chariots. Après la perte
is Qnèbec, il commandait les Sauvages i Montréal. Les Mémoires publiés pr la Sociélé Littéraire et Historique disent qae" M. de St. Luc, le Canadien qui avait sur eux le pUis d'influence et aux sentimens duquel ils déféraient volontiers, avait été chargé de les engager à ne pas se rebuier." 11 les menn à la bataille de Ste. Foye. Il voulut émigrer en 1760, comme le dieval'er de Lacoine ; mais il fit naufrage et fut obligé de revenir dans son paya, comme on le voit par sa relation publiée à Montréal chez Fieiiry Mesplet en 1778. il liit on des premiers sénateurs de la Province de Québec, combattit à St. Jeaa et commanda les Cuuiidiens et les Sauvages dans la eampagne de Burgoyne ; les uns et les autres finirent par abandonner la partie, ce qui occasionna plus tard iins guerre de plume entre le général et auteur anglais et notre compatriote. An Conseil, M. de St. Luc ne voulait point de la constitution anglaise ; il dénonça les I^oyaux Américains et l'opposition, et soutint autant qu'il put celle de 177*. Cette tactique, qui le rendit alors odieux à . quelques-uns, doit de nos jours lui mériter ia reconnais- | sance publique, car si nous eussions conservé cette pre- ' mière constitution, le Canada serait encore un pays presque excluBivenient français. Il épousa en premières noces Demoiselle Hervieu.^, mère de Madame Major Campbell d'autrefois, puis Madame venve St. Pierre et enfin Demoiselle Boucher de Boiteherville, mère de Marie Marguerite Lacorne De Chapt de St. Luc, née à. Montréal le J premier jour de l'an 1775, qtiî épousa en 1794, l'honorable | lieutenant depuis le Major Lenuos, fils de lord Alesander Lennox, comte de Lennos et de Marche, qu'elle suivit en Angleterre puis à la Barbade, où il mourut en 18Ô2 lui laissant cinq enfans. Elle épousa en secondes noces le Commandeur Viger, devint mairesse de Montréal et mourut le 27 Mai 184.5. .
Un De Chapt de LavallTÎe fut tué par les Iroqnoia en | 1692, Un autre commandait au Sault St. Louis en 17*7. '
La Ferté (Jucques de) parent du maréchal de ce nom, Abbé de Ste. Marie Madeleine de Chateaudun et Chanoine de la Chapelle du Roi, un des Cent Associés et Directeur de cette fameuse compagnie, fut aussi un des grands seigneurs immédiats de la Nouvelle-France. Le» J Jésuites devinrent ses vassaux pour le fief de Batiscan, ï
qu'il leur concéda en fief absolu, pour l'avancement du otaristianîsme, à foi et hommage avec une croix d'argent ^ la valeur de 6U suis tous les vingl ans.
Lafitau (Joseph François de) de la Compagnie de Jésiâ, missioDDaire en Canada depuis l'année 1700 jusque 4. ]717, déconvril dins les forêts de la Nouvelle-France le gingseng, qu'on croyait particulier & la Corée et à la Tartane Chinoise, et écrivit un savant Adémoire sur cette plante. Il est encore célèbre par son livre sur ha mteta-s des trihvi sauvages comparées à celles des anàais peitfUs. L'abbé Verreau, Principal de i'Ecwla Normale Jaoqnes-Canier, vient de faire réimprimer son Mémoire au dac d'Orléans sur le gingzeng, précédé de su biographie et de sun portrait, gravé d'après celui qui se trouve encore à la mission du Sault St. Louis.
L'honorable Louis Hypolyte La Fontaine, légiste et homme d'étiit contemporain, Earonet du K.oyaume- Uoi de la Grande-Bretagne et d'Irlande, Commandeur de l'ordre romain de fel. Sylvesire de la Milice Dorée, membre du Conseil des Patrons de l'Ecole de Droit, deux fois chef responsable du pouvoir exécutif, etactuelleinent chef du pouvoir judiciaire de son paya, né à Boucherville «n 1807. — Etant enKé fort jeune au Parlement, il y montia néanmoins que!i|ue sagesse en exhortant lord Gosford i, convoquer encore une fois les chambres et eu se portant garant de la bonne conduite de l'Assemblée dans le cas «à ce gouvernant aurait pris ce parti. Il lut recherché de lord Durham. Quelque soit le jugement que (wrlera. do sa politique l'histoire, qui lui reprochera peut-être d'avoir accepté l'Union. ( )it est de iJit constant qu'après avoir proscrit la langue française et entendu faire des deux Canadas une province tout anglaise, l'Angleterre fut obligée de recourir Et lui ; et qu'après une tentative do se passer de ses services pour adojiter un milieu, il fallut le rappeler au pouvoir. Si Sir Charles Bagot eiit vécu, il est ])r«-' bable qu'il n'y aurait jamais en de malentendu quant a
\''' Je CTOia fermement qne quand l'AnjrlBtcrre se vit râduile it ap' peiar «a pouvoir crux qu'elle nuritrt voulu pendre, elle so serait aoumis? i tout. Il n* \\ù en cniktii jim tenucuup pont gagner les cbefâ cansdieDS ; cepeuSatit U. Giri^u&rd dèiInTgrin reg ruieura, <lt Toasatiiiil Pellter avait refusf de dinrr nrcc locd S;fdeatuvm'.
— lu —
la distribution des offices publics, et que l'administration* de M. La Fontaine n'aurait point été interrorapuey com-' me elle le fut, par ses démêlés avec lord Metoalfe. Sons lord £lgln, le biil extraordinaire d'indemnité lui prépara bien des soucis, ainsi qu'à ce gouvernant : ia paix publi* que fut même troublée, les Chambres et leurs bibiiothô* ques incendiées, et le parti soi-disant libéral, encore inac» coutume à tenir les rênes du pouvoir, parut un peu -ganche à l'œuvre à cette époque d'effervescence publique, et peu^apable de rétablir la tranquillité. D'autres difficultés survinrent. M. La Foutaine n'eut pas seulement pomr adversaires les torys. Ici comme en Angleterre, les sec* tes politiques se réunissent contre l'ennemi commun, les rouges et les torys se tinrent par la main. Si M. Papiueau et lui ne s'entendirent plus, il faut avouer que, va ia position qu'il occupait , la jalousie , si jalousie il y eut, était plutôt attribuable à M. Papineau. Quoi-' qu'il eu soit d'ailleurs, il faudra toujours accorder à M.- La Fontaine le mérite d'avoir fait relmbiliter la mémoire de son ancien chef, et de l'avoir rappelé dans son pays. Le ministre du Bas-Canada, trouva dans Robert Baldwin Procureur-Gré né rai pour le Haut-Canada, un collègue dévoué, intègre et laborieux. M. Baldwin a été créé* Commandeur Civil de l'Ordre du Bain en 1854». Je n'ai paS' voulu séparer deux noms que l'opinion a unis en désignant leur cabinet sous le nom de ministère LaFontaine^ Baldwin. M. La Fontaine sut se retirera, temps de la vie politique et avec une dignité qui aurait dû servir d'exemple à ses successeurs ! Après un intervalle durant lequel il ne dédaigna point de reprendre sa pratique aa barreau, il succéda à Sir James Stuart en 1853. En sa qualité de Grand Juge, il a présidé la Cour Seigneuriale* Il avait fait deux voyages en Europe ; le second a été profitable pour la bibliothèque du barreau. On doit au Juge en Chef V Analyse de rOrdonnart^e du Conseil Spé" cial sur les Bureaux d'Hypothèques Montréal 1842 in-8vo. Il y fait bien l'anatomie de ce corps mal organisé. Aussi les Ol)$ervations sur les Questions Seigneuriales, — Voyez Bedini, Viger.
Lamothe-Cadlllac (Antoine de) seigneur de Bouaguat et du Mont Désert dans le présent état du Maine, fondateur du Détroit^ aujourd'hui capitale du Michigan, était
etipltaine des troupes de 1b. marine avant de venir en Acadie, piiis eu Canada. Ea 16^, il succéda à M. de Lonri-
gny dans le commandemeut de Mîchillimakjaac st fonda le Détroit en 1701. Il vainquit les Miamia en 1707. On le retrouve Gouverneur de la Louisianne en 1712, oâ il tenta, mais saos succès, d'ouvrir un commerce avec le Mexique. En revanche il établit un poste au milieu des Indiens de l'Alabatna, puis un autre à Natchitochès, pont servir de barrière contre les Espognola. Il retourna en France en 1717, et mourut entre 1718 et 1719. Les Docuniensde Paris sont remplis de Mémoires qui prouTent son habileté comme économiste.
Lamartine (Alphonse de) le prince des poètes contemporains de la France, homme d'état comme homme de lettres, a feil un appel aux Araéricaiiia et aux Canadiens en faveur de son Cours Familier de LiUtratw^. Il est associé étran^r de l'Institut Polytechnique de Montréal. — Voyez l'Appendice de cet ouvrage.
Lancaster (Joseph) dont le nom est célèbre pnrcequ'il s'attacha à un système d'enseignement dit rautnel, qu'il propagea,— résida à Montréal de 1S29 à 1833. Il était venu eu Canada après avoir éprouvé des malheurs dans la Colombie. La Législature avait dés 1S24<, fait imprimer et répandu un exposé analytique de sa méthode dans le bot de la faire adopter dans les écoles élémentaires. Il ouvrit une école à Montréal, mais elle n'offrit pas de résultats satisfaisants. Le Parîement Provincial lui lésait une allocation annuelle de iElOO, qiii ne lui suffisaient pas, puisqu'il publia en 1833 un rapport des résultats obtenus, et fesait appel à la bienveillance des citoyens éclairés pour continuer son éeole et faire connaître au public le résultat final de sea essais. Il alla mourir à New- York.
Langloiserie (Marguerite Piot de) dite sœur St. Hypolyte, neuvième Supérieure de l'Institut enseigaant de Marguerite Bourgeois en 1758. née à Varenne* en 1702, était fille de Gaspard Piot de Langloiserie, seigneur des Mille Isles en 1710, Chevalier de St. Louis et Major puis Lieutenant de Roi des Placea et gouvernement de Québec, et de Marie Thérèse Dngné. Elle eut pour parrain Christophe Du Frost de La Gemmerais, père de la Mère d'You.ville. Entrée à^la Congrégation eu V720, et une Ifl
fuemiéiafoù Supérieure, elle l'était pour lasecondeifia»
il l'époque de la coaquëtei et montia de la dextérité dans ses rapports avec les gouverneurs anglais. On a de ses Lettres à M. Coiisturier et atiCres supérieurs généraux da St. Snlpice, ainai qu'à l'Abbé de l'Ile-Dieu. Elle mourut en 1781.
Langy MonZegron, habile ofiicier canadien partisan. — Avant ia bataille de Carillon, il découvrit l'armée d'Abercrombie sur !e lac St. Sacrement et la reconnut bravement avec, un seul canof:. La relation officielle porte que " M. de Montcalm organisa un détachement de 130 volontaires sous !es ordres de l'enseigne Langy Moutegron, des coloniaux, officier de la plus haute réputation." 11 fut blessé en côtoyant l'avant-garde sous lord Howe, Ayant surpris cinquante hommes des American Rangers aux enviions du fort Lydius, il en tua 23. L'année suivante, il conduiisit un corps de Sauvages à l'Ile aux Noix. Il alla reconnaîtra l'ennemi jusque à une lieue d'Albany et prit un caporal qui le mit au fait de ia force de l'armée du général Amherst. En 1760, il fut chargé de défendre les approches de l'île de Montréal. L'auteur des Mémoires publiés par la Société Littéraire et Historique dit qu'il était distingué par sa bravoure, actif, vigilant, toujours prêt à marcher et à se signaler.
La Pehrie (Marie Madeleine de Chavigny dame de) jeune veuve qui, non-seulement fonda l'établissement des Ursulines il Québec, l'an 1639, mais saciiSa ses biens et sa personne même à ce qu'elle croyait être le bien de la Colonie. Elle poussa son zélé et sa charité jusque à. eb dépouiller du peu qu'elle s'était réservé pour son usage, — à se réduire à manquer parfois du nécessaire et à cultiver la terre de ses mains, pour avoir de quoi soulager lus nécessiteux et les enfana pauvres qu'on lui présentait. L'auteur de l'Histoire du Canada sous ia dominatirm. française trouve un tel zélé excessif et même peu éclairé, mais il ajoute qu'on n'en doit pas moins priser sa bonne œuvre, dont le fruit s'est perpétué jusque à nos jours au grand avantage de îa ville de Québec et de celle des Trois-E.ivières. Madame de La Peltrie assista â la fondation de Ville-Marie. On a son portrait dans l'Album des Sonvenirs Canadiens du Commandeur Viger,
Lartigue (Jean- Jacques) premier év&que de Montréal,
• Mfcqiiilfen cette ville le 20 juin 1777. On a iwillé âans
le vie de !a Sœur Bourgeois d'un Sieur Lartijfue qui a'intéressa à l'établissement de son Institut à Louisbonrg, et un abbé Lartjgue, contemporain de notre évéque, se si^ale ou s'est signalé en France comme prédicateur Jean-Jacques lit ses études au collège de St. Raphaël puis 1 celui dit de Montréal, où il fut professeur et entra dans la Communauté de St. Sulpice. Monseigneur Hubert avait déjà proposé l'érection d'un évêché à. Montréal. Pie Vn voulut donner suite à ce projet en érigeant le siège de Québec en métropole, et profita de la présence à ïlome de Joseph Octave Plessia, qui meïnait avep lui l'abbé Lartigue, que l'on regardait comme le plus digtje d'occuper !e siège qui devait être érigé à Montréal. La jsilousie du gouvernement anglais retarda l'établissement formel d'une province ecclésiastique, bien que ce que l'on fit fftî quelque chose du genre ; car les prélats qui furent chargés de Montréa.1, de Kingston, des provinces du Golfe et de la Rivière Rouge, ne furent point appelés coadjuteurs, mais sulTragans et auxiliaires de l'évéque de Québec. Dans le Mandement par le quel ce pontife les installait, il leur accordait les mêmes honneurs dont il jouissait lui-même, tels que ceux de la crosse et du dais ; en lin mot ils devaient officier avec le même cérémonial que l'évoque métropolitain, et l'ont fait généralement malgré l'opposition partielle qui eut lieu dans le District de Montréal, opposilaon dont le Séminaire de St. Sulpice était la tête, et le curé de Longiieuil, l'organe. Le grand Vicaire Cadieu."î défendit les nouveau» èvêques. Jean Jacques Lartigue avait élé nommé par Pie VII le 1er. fevrier 1820, évêqne de Telmease en Lycie, suâragant et auxiliaire de l'évêque de Québec pour le District de Montréal, et il fut sacré par Plessia, le 21 janvier 1821, dans l'ancienne église paroissiale, de Montréal, Il fit la dédicace de la basilique actuelle en présence de l'Administrateur, en chef Sir James Kempt. Une des gloires de St. Sulpice, Monseigneur Lartigue résida d'abord au Séminaire ; mais en conséquence du mauvais accord dans lequel ce prélat M. Houx et M. Lesaulnier eurent chacun leurs torts et leurs raisons, il se retira d'abord à. l'Hôlel Dieu, puis s'établit avec l'aide de MM. Viger et Papineaii, ses puissans cousins. Il fonda l'église, la
maison Épisc opale et l'école de St. Jacques; il établit' aussi des classea de théologie dans sa maison, où se sont formés nombre d'ecclésiastiques distingués. Toute opposition cessa quand Montréal fut définitivement érigé ensiège épiscopal indépendant en 1835. Ce siège releva de Rome, dont Mgr. Lartigue devint suflragant Le procès que lui intenta M. Naud, et dans lequel les tribunaux civils se déclarèrent en quelque sorte incompétens, ne contribua pas peu ù. établir le principe de l'amovibilité des curés, contre le qnel s'était élevé M. Cliaboyez. Ce procès occasionna de part et d'autre la publication de plusieurs brochures, o'iiue part par le curé Naud, etM, La Fontaine son avocat, et de l'autra par l'évoque, qui publia un savant mémoire du Supérieur Roux, enrichi de ses propres additions et annotations, et de la réfutation des notes de M. La Fontaine. Durant nos troubles politiques, Monseigucui Lartigue sacrifia ses aUiances à. la doctrine théologique concernant la soumission A. l'autorité, et exhorta dans un mandement plein de doctrine et digne d'un publiciste autant que d'un pontife, les Canadiens à demeurer paisibles. Son sucesseui eut à exécuter des projets qu'il méditait poiu lé bien de son église, quand il mourut à l'Hôtel-Dieu le 23 Avril 1840. — Jean-Jacques Lartigue prËchaît savameut et conversait encore mieux ; aussi voyait-il chez lui, outre sea cousins, les premiers personnages de la Province et lea^ gouverneurs, qui prisaient fort son commerce. Il s'était rendu habile dans la jurisprudence. Très petit de taille son chef annonçait du caractère et une sévérité que démentaient son bon cœur, et une charité, pour, laquelle satisfaire, il avait parfois exposé, sa personne ou fait des actes extraordinaires d'humilité. L'abbé Laroque a publié l'oraison funèbre de ce prélat éminent, dont le Supérieur Quiblier prononça aussi le panégyrique. Lt service funèbre qui eut lieu à l'église paroissiale fut le plus pompeux qu'on eût vu en Canada ; l'inhumation se fit à la cathédrale. Après l'incendie de 1852, les Sœurs de l'Hôtel-Dieu dont il avait été l'hôte, obtinrent la translation de ses restes dans leur chapelle, Le meilleur portrait de ce Canadien illustre est celui de l'Album' commandeur Viger, par James Doncan.
La Salie (Robert Cavelier de) domicilié li Montréal
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comme agriculteur et coinmeirçant, était d'abord venu ea , Canada pour y chercher, par ie nord de ce paya, un pasaage aux Indes et à la Chine, Va accident qui lui arriva à trois lieues de Montréal,fit donner à l'endroit le nom de la Chine, en dérision de son projet de se rendre dans l'empire de ce nom par le Canada. Après le retour du Sieur Joliet, il changea de projet ; et persuadé que le , Micissipi se déchargeait dans le Golfe du Mexiqne, il résolut île le reconnaître lui-même jusque à sa source. Il s'en ouvrit au comte de Frontenac, qui l'encouragea à passer en France, Ou le marquis de Seignelay accueillait ravorablement sa proposition. I^a Salle ohtint du Roi la seigneurie de Cataracouy à condition qu'il y bâtirait un fort en p erres, et reçut des pleins pouvoirs et des
' fonds pour continuer les découvertes commencées. Il quitta La Rochelle en 1678. Il s'embarquait sur le lac Erié l'année suivante, accompagné du Récollet Ilennepin,
■ suivit une route différente de celle battue par Marquette et Joliet, et atteignit le Micissipi le 2 février 1682. Il poursuivit jusque an Golfe du Mexique le cours de sa navigation, et le nom de Louisianne fut donné aux contrées qu'atrose le grand fleuve- Il reconnut alors que l'entrée de ce pays par le golfe était la plus directe et la plus courte, et repassa à Québec, puis en France, d'où il revint avec quatre vaisseaux. On saitqu'il périt dans cette nouvelle entreprise victime d'un guel-à-pens, et que dTDerville eut la gloire Je compléler son œuvre.
LatérUre (De Salles) famille canadienne qui a fourni un Directeur des Forges de St. Maurice, chaud partisan des Américains en 1775, un membre influent du Conseil Législatif et un publiciste — ^En effet l'honorable Marc Faschal de Salles Latérîére, membre du Parlement Provincial pour la cité de Québec de 1825 à 1829, et pour le comtéde Sagnenay de 1830 à ]S34<, sommé au Couse^ Législatif en 1832, et du Conseil Spécial en 1838, a écrit sur le régime féodal dont il s'est montré un des plus zélés défenseurs. Son frère, le docteur Pierre De Salles Latériére a publié à Londres en 1833, un écrit politique aussi remarquable que volumineux intitulé : A polilical Account qf Canada 8vo. Le fàmenx J. A, Roebuck, membre du Parlemfertl Impérial avait traduit l'original .français. L'auteur n'Était de retour dans son pays c^ue
depuis quelques mois, quand il mourut chez aux Eboulements, le 15 Décembre I83i.
LatauT (Charles de St. Etienne Sire de) renommé par sa fidélité aux Roi en résistant au Cap de Sat)le à sob péie mftme, lorsque toute la Nouvelle -France tombait au pouvoir des Anglais, obtint ensuite une concession d'une partie de l'Acadie et nommément le fort et habitation de La Tour, ainsi qu'une concession de dix lieues pour Claude , son père , bien qu'il eût accepté la chevalerie en Angleterre, épousé une fille d'honneur de la reine, et levé la guerre contre la France. Charnizé et Denis étaient après Charles de La Tour les plus grands seigneurs de l'Acadie. Tous trois jouèrent le rôle des châtelains du moyen âge. LaTour, attaqué au fort St. Jean par Charuizê, obtint du gouverneur de Massachusetts le permis de lever des gens de guerre, repoussa son antagoniste et le poursuivit jusque sous ses murailles ; mais l'Anglais fit l)ientôt nu traité avec Charnizé, et St. Jean fut de nouveau assiégé. Madame LaTonr, fameuse héroïne de ces temsde chevalerie, le repoussa cette fois; mais au troisième siège, elle dut se rendre après avoir souffert les dernières extrémités, à des conditions honorablesj qui furent violées par le vainqueur ; Charnizé fit pendre la garnison et força l'héroïne à assiter au supplice la corde au cou. M, de LaTour erra en diverses parties de l'Amérique. Il vint à Québec ea 1646 ; il fut salué à son arrivée par le canon de la ville et logé au château St. Louis. La fortune devait lui sourir de nouveau. On le retrouve plus tard, par un assez bizarre caprice du hazaid. Baronet de !a Nouvelle- Ecosse sous Cromwell et en possession non seulement de St. Jean, mais du Port Uoyal et de la veuve de son. rival. — Voyez Menou, Vandrime.
II (Louis Bertrand de) docteur en droit, homme notable dans les annales ecclésiastiques du Canada, naquit à. Toulouse vers 1700. Il arriva à Québec en 1729, pourvu de Lettres Patentes qui le créaient Conseiller clerc au Conseil Souverain, charge qui le fesait en même temps grand Vicaire ad hoc de l'évêque. Monseigneur Bosquet lui donna un canonicat et le revêtit même des dignités d'Officiat et de Doyen. Il quitta le pays en 1731 et non en 1.736, comme l'a fait voir M. lo Commaudeiu
Viger, qui a prouvé l'inexactitude des dates du grand »icaire Noyseux, qui fait arriver ce dignitaire en 1706. Il écrivit sur monseigneur de Laval Montmorency des Mémoires qui laissent beaucoup à désirer (Cologne 1761.) et aussi une oraison funèbre de l'Abbé Dominique Antoine René Thaumurde la Source, missionnaire zélé.
Lauson, puissante maison française liée à l'histoire de la Nouvelle -France. On connaît :