I. — ( ) Conseiller du Roi en ses Conseils
d'Etat et Privé, Président au Grand Conseil, Maître des Requêtes ordinaires de l'Hôtel du Roi, Intendant de la Compagnie de la Nouvelle -France on des Cent Associés.
II, — (François Louia de) Gouverneur et Lieutenant- Général de la Nouvelle France pour le Roi et la Compagnie. Il se usa. en Canada et eut la garde noble des ^en- &ns du suivant après sa mort.
ITL— (Messire Jean de) son fils, Cheralier de Charuy, seigneur sur la rivière de l'Assomption en 1652, Grand Sénéchal de la Nouvelle-France. Il servit dans les règimens de Navarre et de Picardie, posséda l'estime du dnc d'Epernon, et fut tué dans nn combat par les Troquois en 1660. — Charles de Lauzon Cliarny, épousa d'abord Demoiselle GiSard, fille du fameux seigneur do Beauport. Cette dame étant morte en 1656, il passa en France, revint en 1657, et embrassa l'état ecclésiastique après avoir été Commandant-Général do la Colonie on Gouverneur- Général, ainsi que son père prétend l'instituer par sa commission. Il fut Officiai et Grand-Vicaire de Mgr. de Lavai Montmorency, et mourut le 22 avril 1673.
V. — (François ) Conseiller au Parlement de Bordeaux, qui rvçut une concession de soixante lieues de pays en Canada, et qui est désigné seigneur de La Citière et de Gandarville. Il eut le premier des vassaux, — les Jésuites à La Prairie de La Madeleine, les Le Moine à Longueuil et la Compagnie de Montréal dans l'tle de ce nom. M. de La Dauversière obtînt de lui le traité de concession en 1610, à Vienne en Dauphiné.
Le Ber (Jeanne) célèbre recluse canadienne, cousine germaine du premier baron de Longueuil et fille du pins riche négociant du Canada, excellait dans les ouvrages de broderie et travailla le drapeau avec lequel son cousin marcha contre les Anglais en 1710. Elle quitta le
monde, donqa son patrimoine à la Congrégation de Nct-" tre-Dame et se renferma dans une cellule où elle mourut en odeur de sainteté en Hl*. Le P. Charlevoix devait publier sa vie II la suite de son joLirnal, mais il ne le £t point. M. de fieimoQt proDouçasonoraisonfunèbrejpuis. écrivit sou Kloge, dédié à M, Le Pelletier, Ab!>é de St. Aubin : il la compare à iSte. Hose de Lima. Bacquevtl- !e de la Potherie la mentionne dans soq Histoire, et M. de Moutgoîfiei a écrit sa vîc. Entre autres objets on conterve d'elle à la Congrégation, un rishe devant d'autel. Le jeune Le Ber Duchëne, tué en fesanl des prodiges de valeur k la tête des Canadiens, au combat de La Prairie de la Madeleine, était son parent, sinon son frère. Un autre frère de cette sainte, Pierre Le Ber, entra dans l'ordre des frères Charron, où il mourut en 1707.
iec^firc (Chrétien) missionuaire Kécollet né en Artois vers 1630, fut envoyé en Canada en 1655. Après s'y être adonné avec zèle au travail des missions, il retour- , na en France, où il devint Gardien du couvent de Sens. Outre son Bisîtdre de la Gaspésie, on a de lui un ouvrage plus précieux, V Etablissement de la Foi dans la Nouvelle- France. Quoique cet ouvrage ait été efiàcé par celui de Charlevoix, il contient des renseiguemeus et des détails utiles et intéressaus.
Lefàiwe. — Outre François Lefebvre, arrivé i Québec eit 1672, Supérieur et Seigneur de Montréal après M. Dollier de Cassoii, et Grand-Vicaire de Mesaeigneurs de Laval et de St. Vallier, on connaît Lefebvre de Labarre et les Lefebvre de BellefeuîUe,
Antoine Joseph Lefebvre, seigneur de La Barre, Lieutenant-Général et Gouverneur de la Nouvelle-France^ mort en 1688, avait été successivement Maître des ILeijuëtes. Intendant du Bourbonais, de l'Auvergne puis de Paris, ot GouTerneur de la Guiane en 1663, Il conquit Cayenne sur les Hollandais et y fonda les établisse mens français. Il battit les Anglais aux Antilles en 1667. On sait qu'il fut moins heureux en Canada, où il fut humilié par les Cantons Iroquois. On a de lui : lo Description de la Nouvelle-France 1666 in-lto et Journal d'un Voyage à Cayenne 1671, 2 vols. in-l2. M. de Belmont le désigne : " M. de La Barre, Intendant d'Auvergne, capitaine de vaisseaux, qui avait donné un beau combat aux lies et
ijtii se fait appeler M. le Général." La seigneurie Je L« B&ire fut depuis éri^e en marquisat.
La famille canadienne Lefebvre de Bellefeiiille a fourni un zélé missionnaire, dont ou a une relation, et des officiers supérieurs de la Milice. Charles Lefebvre de Bellefeuille, avant d'entrer au centième régiment ang-laî« avait servi Napoléon III en Crimée et contre les Kabyles d' Afrique ; puis dans la cavalerie de Montréal, dont il a roçu un saljre d'tionneur.
Legardeur, puissante maijon canadienne divisée eu plusieurs branches, — Legardeur de Ke[«ntigny, de Tilly, de St. Pierre, de Montessnn &c. et descendue de Jean Legardeur Sire de Croysille, annobli l'an 1510. TJn autre Sieur de Croysille devint baron de Portneuf par alliance avec une Bécancour.
' Cette famille arriva en Canada eu 1637, selon M. de Belmont. Pierre Legardeur, Eeuier, Sieur de Repentigny, alla en France en 1645, piiur r^ler avec tes Cent Associés l«nrs difficultés avec les habitans de la Nouvelle-France, el y conclut un cornpromis par lequel la Compagnie leur abandonnait la traite des pelleteries avec les Nations sauvages à la charge de payer les dépenses de l'administration politique et un tribut d'un millier pesant de peaux de castor. Il commanda souvent la âotille qui allait de Québec en France, et un lui donnait dans ces circonstances le nom d'amiral, comme on le voit par les Lettres <le la Mère de l'Incarnation. En lC-t7, il obtint en toute propriété, seigneurie et justice le lief de l'Assomption,
Jean-Baptiste Legardeur, Ecirier, Sieur de Repentigny obtint plusieurs seigneuries, et l'an 1663 (7 octobre), quanà les Canadiens tentèrent d'implanter en Canada le régime municipal, il fut élu maire de Québec. Le Conseil Souverain l'admit au serment, mais lui retira depuis ses pouvoirs de l'avis de Tracy et Talon, Si cette plante populaire avait pu s'acclimater dans les circonstances où le pays se trouvait, elle lui aurait été pltts salutaire qu'elle ■ ne peut l'être de nos jours, — carie Canada était situé à ^B près comme l'Europe aux temps pour lesquels l'illustre Robertson a pu dire avec vérité 1 " l'institution des villes en communautés, corporations ou corps politiques, et l'octroi à elles tait du privilège de la jurisdiction muni-
cipale,contTibuft peut-être plus qu'aucune antre cause à introduire ud gouvernement régulier, une bonne police et les arts." Un Legardeur de Repentjgny établit uns maoufactiire en 1704'.
Pierre J. B. F. X. de Repentigny, Chevalier de St- Louis, était lieutenant des troupes en 174S, ignand il obtint un billet de logement chez le Sieur Philibert, qar ayajit voulu résister à l'ordre, fut tué par lui d'un coup' d'épée k travers le corps, M. de Repentigny s'enfbit eo- Acadie, puis en France, où il obtint du roi des Lettres de grâce et de pardon qui furent entérinées au Conseil Supérieur le 29 Septembre 1749. C'est probablement 1»'- Même qui nous a laisse la relation d'nne expédition qu'il fit entre Orange et Saratoga en 1746. A 34 ans, le 30 Janvier 1753, il épousa à Montréal, Demoiselle Catherine Archange Payen de Noyan. Il était alors devenu capitaine d'inlknterie. Dans la dernière campagne de Montcalm, il commanda un bataillon de la Milice de Montréal, et à Montmorency, où Wolfe échoua contre le camp de Beaupor', il soutint le principal effort de l'eûnemi, À Ste. Foie, il commanda une brigade du centre qui fut hk seule qui se sou'int toujours contre les Anglais. Elle ar-rèta l'ennemi, repoussa deux corjis détachés de l'aile droi^ te anglaise, et donna aux grenadiers délogés du moulia< Dumont la facilité de se rallier. Il fut ensuite établi com.'- ' mandant i la Pointe aux Trembles, puis au fort Jacques- ■ Cartier. Ayant émigré en 1760, il mourut commandant' de Mflhé dans l'Iude en 1776.
Louis Legardeur, Ecuier, Sieur de Ilepentigny,Che\-H.-i lier de St. Louis, son frère cadet, né 4 Montréal le 5 août 1721, épousa à Québecle 20 Avril 1751 Demoiselle Marie Madeleine Régis Chaussegros de Léry, Il émigra k la conquête, après s'être signalé sous Montcalm et Lévis,' fit la guerre d'Amérique sous tlochambau et devint Gouverneur du Sénégal, Brigadier-Général et comte. Il mou-' rut à Paris le 9 Octobre 1786, ayant eu de son épouse* Louis Gaspard, né à Québec le 10 juillet 1758, mort le S' juillet 1808 à Pointe -à-Pitre de la Guadeloupe, où cette:-i maison possède de grands biens. Il avait épousé Demoi-: selle Duquesnal, qui épousa en secondes noces le comta ' de Marchais. M. Violet, Procureur des Repentigny, est' venu eu Canada ces années deiniàios pour y recueillir 6s*t
titiâs propres à faire valuir îeurs réclamations snr certai^'^ nés terres des Etats-Unis, doni ils ont été en partie remî^^ en possession. Par l'impoli tique de l'Angleterre, ces tern^J res avaient âni par se trouver enclavées dans la province de New- York.
II — Louis XVI nomma en 167ê un Legardeiir de TillyJ conseiller au Conseil Souverain, et en 1728, un autre*] était Commissaire oidoiialeur ou subdëlègué de Tlnten-^ (tant. Un troisième émigra à la conquête, se signala dans la marine et devint comte de Til!y. Commandant la Concorde de 26 canons en 1779, il surprit le 18 février us '' corsaire de 14< canons et fut blessé dan genre use ment dans un combat avec la frégate anglaise Congrès, qui fut obligée de prejidre la fuite. Le ^2 août, il prit la frégate Minerve, puis le Eomulus, en 1733, dans la Chesapeake. U assista dans les mêmes eaux à la bataille livrée par l'amiral Destouchea à l'amiral Arbuibnot, puis él celle de Trinquemale sous SuCren, daus l'Inde. U y fut encore IilesBé avec plusieurs Canadiens. — D'Aillebout de Perigny les sieurs de Marigny, de T.inière et autres. Le cheva-, 1 lier Legardeur de Tilly, diffirent du précédent, fut tué J avec M, D'Estiœauville. Une demoiselle Tilly de Re-J pentigny avait épousé en Canada le sieur Sesbordes dftJ Landrief, d'abord garde du corps de Louis XVI et che-3 valier de St. Louis, puis elievalier de la Légion d'hoa-J neur et aide-de-camp du duc d'Aremberg qui, ^ la res-J t&ura:ioa, lui laissa l'Hdtel d'Aremberg à Paris. I
m. — M. Legardeur de St. Pierre fut chargé par !ej marquis de la Jonquière de renouveller la tentative de J Varenne de la Verendrye pour découvrir ]amerderOuett,M Il Étaii associé au sieur Marin, capitaine redouté et qui J avait fait des actes de bravoure digues des flibustiers, J S'ils firent peu de découvertes, ils réalisèrent d'immen-s J ses profits pour eus et pour le gouverneur, dont le lucre i mercantile était l'ambition. Qilant à M. de St. Pierre, c'était selon l'auteur des Mémoires " un officier renommé , par aa valeur et une certaine intrépidité qui le Ihisait .! craindre et aimer des natiens, et qui joignait a la con- 1 naissance parfaite du commerce des Sauvages, une gran- .4 de intégrité." Washington, qui eut une entrevue aveo.J lui au fort Le Bœuf, dont il fut commandant, vante sa 3 politesse et son aii martial. J
IV.^^Legardeur de Montesson, un des héros de Cft^ rîllotiy chevalier de St. Lonis, se trouva en ' 174*8 à une conférence tenue par le comte de Galissonière avec' les saii* vages au château St. Louis, fit les campagnes de Montoalm, et commanda à Kamouraska en 1759, un poste à signaux. Quand les Français se désistèrent de garder l'île d'Orléans, ils 1^ laissèrent avec un détachement et une batterie. Il resta dans le pays malgré la conquête, combattit contre les Américains à St. Jean, et mourut leur prisonnier^ On connaît Madame de Montesson^ que le duc d'Orléans épousa avec le consentement de Louis XV, et qui, après avoir émigré, rentra en France sous le consulat de Bonaparte. Un Sieur de Montesson avait été tué par les Iroquois eu 1693.
Légaré (l'honorable Joseph) célèbre paysagiste canadien décédé membre du Conseil Législatif, s'était fait lui-même ce qu'il était, n'ayant eu pour guide que son génie, qu'annonçait en lui un chef très remarquable. Il recueillit une galerie de peinture dont il a publié le catalogue en seize pages, Québec 1852. On ne connait guères d'artistes devenus sénateurs: M.Joseph Légaré a eu cela de commun avec le peintre David. L'abbé LégaTé, du séminaire de Québec, étudiant à l'école des CaFmes de Paris, avec MM. Beaudet et Hamel pour occnper ensuite une chaire è l'Université Laval, a brillé par un travail sur l'autorité temporelle des papes au moyen âge dans un séance présidée par l'archevêque de Paris et où se trouvait M. Vi Demain, Mgr. Boudinet,J évêque d'Amiens, et Mgr. de Montréal.
Leif, fils d'Erie le Rouge, navigateur Danois qui peut })asser pour celui qui a vraiment découvert l'Amérique, avant le douzième siècle. Il descendit dans le Vinland. Thorwald, son frère, et Thorstin, son fils commercèrent avec les Esquimaux.
Le Moine, célèbre famille canadienne originaire de Normandie, où les le Moine remontent jusque à Guillame le Conquérant.
Le premier le Moine du Canada, qui fut le père ou l'aieul d'un grand nombre de héros, est Charles Le Moine, Ecuier, sieur de Longueuil et de Chateauguay, qui vint de France, en 164rl et fut interprète des langues à JVIontréal. François de Lauzon lui concéda cinquante
arpeos'en fief avec haute, moyenne et basse justice, 1657. De Laiizon Charny y ajouta l'île Ste. Hélène, l'ile Ronde l'an 10641, et ces concessions furent encore étendues par les Intendans Talon et: Diichesnean. de La Barre, dans une dépêche qui fut portée en France par d'Iberville, son fils, conseillait au ministre de la marine, de le nommer au gouvernement dé Montréal comme étant l'homme du Canada qui avait le plus fait à la e contre les Iroqiioia et contribué d'avantage à la pais qui avait été conclue avec eux. Ilavait une grande inâuence sur leâ nations, qui l'appelaient Akouessan ou la perdrix, et ce fut lui qui amena les chefs vers M. de la Barre, Le marquis de Denonville le loue dans une dépêche. Il alla en France en 1691. Charles le Moine fut encore plus illustre par sa. nombreuse et puissante postérité que par lui-même. Il douna naissance à Charles Le Moine, premier barron de Longueuil, à Jacques, Sieur de Sie. Hélène, Pierre,, sieur d'Iberville, Pai^, Sieitr de Maiieour, François, Sieilr de Bienville,.loseph,' Sieur, de Séiiguy, Lonis, Sieur, de Chateauguay Su;. (Voyez ces noms) £n parlant des services du- second Sieur de Chateauguay à Louisbourg, Léon Guéri») historien de la marine française, écrit; " c'est ainsi que da golfe St, Laurent au golfe dit Mexique, de la France éqiiinoxiale 4 la Nouvelle-France, continua longtems encore à jeter soa éclat, la plus glorieuse famille peut-être, qui ait jamais brillé aux colooies." Marie Anne fille de Charles le Moine née à Montréal le 13. août 1678, épousa le 18 Octobre 169»i le chevalier J. B. BrouiUac de la Chasaaigne, gouverneur ou commandant de Montréal. Marguerite le Moine, troisième Supérieurs de l'Institut de Marguerite Bourgeois, née à Montréal, était cousine germaine de ces héros. Après. avoir fait place à la sœur Charly, elle fut élue une seconde puis une troisième
Léri/, une des plus illustres maisons canadiennes, issue | iwiit-élre de ce baron de Léry el vicomte de trueu qui tenta en vain de s'établir en Canada l'an 1518 el donf' Lese&rbot dit "qu'il avait le courage porté à de hautes eUoses et désirait donner commencement i un établisseaient de Français par delà, les mers. "
Le premier Léry dont il est ensuite parlé dans noti» j
Nouvelle
nstoire, est le Sieur Gaspard Chaussegros de ti , . génieur en Chef du Roi dans les places de la Nouvelll France. Elève de Vaiiban, il servit au siège de Tutîû avant de venir (1716) en Canada, où il épouaa Dem<d^ selie Legardeur de Beauvais en 1717. Il fortifia Qaëbe4| ses plans, envoyés à la cour, ayant été préférés à cerA des Sieurs Beaucourt et Levasseur (1720.) On conserva au ministère de la Marine, en France, son Mémoire stif la situation de Montréal (1717,) qn'on rÈsolut aiis.ii d» fortifier. 11 en fit un plan qui est, dit-on, le plus bestt spécimen de tdpographie du temps. On n'estime pM moins comme travail hydrographique sa Carte du St.. Laurent depuis Catarocoui jusque à Kamouraska. On tt encore de lui " uu projet pour former un commencemeÇt de ville û, Chambly " une carte de la Baie St. Paul, indiquant les lieux où se trouvent des mines ou des eaus< sulfureuses, et le plan d'un mantelel blindé pour servir t. prendre un fort sauvage. Il mourut en 1756. Sa filto- ■ épousa le Marquis de Lotbinière. Joseph Chauasegros d» de Léry, fils, dn précédent dénommé "Ingénieur du, Pwoi, " Chevalier de St. Louis, construisit le fort Beansé*jour en Acadie. Il obtint une seigneurie, en 1732. Homme de main comme de science, il commanda un détachement à l'attaque du fort Oswego, prit les forts BuH,. Bridgeman et Clinton, et commanda un poste à signant dans l'île du Portage en 1759. Surpris par Wolfe à Bea»mont, il perdit tous ses papiers. En 1760 une partie de cette maison passa en Ftance ; inata l'autfe resta en Canada. Ce furent le chevalier et la chevalière de Léry qui portèrent i George III l'hommage de ses nouveau* sujets, {•)
Benoit Chaussegros de Léry. neveu de l'élève de Vaii'bau, fut contre amiral et commandant de Toulon sous la République Française.
(•| Hifl Majesty GleorgB ni, dît Madame Roy, had the gmtîfic«tWfc of receWÏDg tbe horaage of hîs new sabjets. The cheTalier Ghaues^ g^03 de Létjr ADd b[| ladf were the Grst af tiis Oanadiaa snbjecti tbat had the boDourorbciog presented at Court. The foung and g»ilant mannrcb on rcceiving Madam de Lérr, who vas a very beaaCifal iroman, obacrred to ber ; "If ail tbe ladicB of Canada ace ag batlSiam» Bâ youraelf, I bave indescl tuade s oouquest."
Vian^is Joseph Chaiissegros de Léry, célèbis in^nieur sous Napoléon, baron d'Empire, puis vicomie, Grand Croix de la Légion d'Honneur et Commandeur de l'ordre de St. Louis, ué à Québec le H Septembre 1754, était fils de Gaspard Joseph Chaiissegros do Léry, écuier, (f) capitaine des troupes de la marine, et de Marie Louise M-aitelle de Brouages. (§) Il commença A huit ans ses études à Paris. Le génie des furtificatiDDi était héréditaire dans sa maison. Admis à l'école du génie à quinze ans, il en sortit lieutenant en 1773. H servit en Amérique en I73I et 1783, assita à la bataill« navale qui eut lieu entre le comle de Guichen et l'amiral Kempenfeldt, à celles dn 9 et du, 12 avril, puis mitja Guadeloupe en état de délènse. Décoré de la crois de St. Louis en 1790, le premier germinal eu III, Léry était nommé chef de bataillon Pt sons-directeur des Fortifications. L'an IV, il devenait chef de brigade, pais Directeur des Fortifications le 6 venlose de l'an VI. L'an VIII, 5 floréal, le premier consul le nomma Inspecteur des Fortifications et Commandant du génie en Hollande: il le créa général de division le 1er lËvrier 1805, et l'on «ait qu'il refusa ce grade à Jomini. Léry savait diriger les colonnes comme les travailleurs. L'an III de la République, il disposa les ouvrages pour le passage du Rhin & Dusseldorf et à Vaiidaogen. L'an IV, il commanda le siège de Biberach et le blocus de Cas'el. L'année suivante, il suivit jourdan, qui allait débloquer Maaheim. Il fil ensuite les campagnes du Danube et du Khin, et servit dans le pays des Grisons. L'an Xll, il fut de l'armée des Côtes de l'Océan, et de la grande armée l'année suivante : il se trouva à Ulm et à Austerlilz. Officier de la Légion d'Honneur eu 1805, il commanda le génie en Italie. En 1809, i! conaraanda en chef cette branche
(t) CheTsUer de SI. Lonia, «igapai de la Beauce, lataibre des Cnuaeiis qui al U tu AaglQlerre.
[5] M. de Broiiae^a seigneur au Lnbrador, maria eee filles à M. da, 1 Léc;, Bii général JubiiBon, [Cuurerneur de Woolvicb, au colonel Ha- L eb«a de rartilteria,ct iU. Ltcompie Duprâ. Due Demuiaclle La49 compte Dupré épauaa le général Lemoroe/ aussi de l'afiillerie
Il niTU» au grand état major de l'armée d'Espagnei^ Il conduisit particulière méat le siège ou blocus de Cadû^ et lea ouvrages gigantesques des Français autour de cet* le ville sont d'une célébrité qui ne le cède qu'à celle des travaux de Lord Wellingtoa k Terres Vedras en avant de Lisbonne. Il conduisit aussi le siège de Badajijs et en. doubla les fortifîcalions, ainsi que celles de Cmdal Ro^drigo. On trouve dans le livre \uliU\\é Exploits of Wdiington une lettre de Lèry au général Kellermann siiT'. la prise de' Badajos. Mais il fut tiré de la Pëninsuts< pour commander le génie dans la campagne do TtuBsie,c'eat-à-dire un corps d'ingénieurs pruportlouné il une aemûe de six cent mille homme. Il échap-^. pa au déaastTB et reparut en Kspagne en 1S;3. Ea 1814, il commanda de nouveau le génie sous les yeuX de Napoléon. Il avait été créé baron d'Empire en l8lU avec une dotation en Westphalie. A la restaiiratiào», Louis XVIII le créa Grand Croix de la Légion d'Honneur" Commandeur de St. Louis, membre du conseil de guerre et vicomte. Napoléon relraçantdans les Mémoires de Stét Hélène ses grands projets défeosifs de 1813 dit ; " les travaux de la défense de Lyon avaient été confiés an général du géaie Léry. Le 25 juin, ils étaient élevés et armés." Jonvini ajoute dans le Précie Politique et MUitairt-, de ta campagHt de 1817 : " Le général Léry eut la t&châde présider aux travaux dèfensU's de Lyon ; ils ètaîeoV poussés avec vigueur : 450 pièces de gros calibre en feii, amenées de Toulon, et 2S0 pièces en bronze, armaient les remparts ou servaient de réserves." Malheureusement, Napoléon rendit inutiles les travaux sous Paris et Lyon en allaot se faire écraser d'une seule fois dans le» champs belgiques. Louis XVIII remonté une seconder fois Biir son Iràne, n'en voulut pas encore à. M, de Léry et le créa Lieutenant-Général. Mis à la retraite le leE août 1818, il reçut Mgr. Plessis i Paris en 1820; et écrivit A ce sujet une lettre touchante â. Madame de Beaibjeu, sa sœur. Il mourut le 5 Septembre 182* à Chai>^; trelle près Melun, chez !e comte de Marchais, sort' parent, (dans lea braa du baron AXalin, son aide de camp, qui le fut plus tard de Louis Philippe,) d'ime apoplexie foudroyante. Le jour aiÉme de sa mort, it était snr la liste des officiers-généranx qui devaient
ftlre C(éés- maréchaux de France. Le maréchal duc de Yalmy, dont il avait épousé la fille, prononça l*éloge funèbre sur sa tombe. Oo retrouve son iwrtrait aiut lavalidea et son nom sur l'Arc de Triomphe de la barrière de l' Etoile, voiite de l'ouest. Ces honneurs lui étaient dus par la milice française comme à un des lieutenans de' Bonaparte qui lui furent plus fidèles. — Gaspard George , Roch, frère du précédent, né à Québec le 22 Décembre 1771, fut baptisé le même jour par Messire Dosque, et eut pour parrain et marraine Louis Roch de St. Ours Deschaillwns et Demoiselle Angélique Chaussegroa de Lèry. 11 étudia au Séminaire, où Edmond Burke,depuis Vicaire Apostoliq'je de la Nouvel le -Ecosse, fut son professeur i puis il passa, en France. S'étant échappé de l'Ecole de Méziére sous le règne de la terreur, il fit la campagne des princts comme Ingénieur- volontaire, ainsi que l'atteste le certificat du Maréchal de Broglie daté de Dusseldorf le 26 Mai I793j Depuis lors, il servit tour à tour dans cette branche t'Auirictie et la Russie. Etant entré dans le corps du prince de Condé, il y commanda son arme jusqu'à la paix de Carapo Forraio. Ce corps étant alors entré au service de la Russie, il ie suivit en Volhynie et se retira du service le 12 avril 1797, avec l'estime et le regret de ses compagnons d'armes, selon le certificat qui lui fut donné à Dubno par les commaudans de ce corps. Devenu ensuite précepteur d'un prince impérial, il visita avec Isi la plupart des eours et obtint des marques d'estime de la plupart des 'Souverains, ainsi que les ordres de St. Loui& et du Lys, Il est mort à Groduo, en Pologne, en 1830, sans postérité, ne s'étant jamais marié. I] n'avait jamais rien demandé à sa famille, qui a même reçu après sa mort des objets de grande valeur par l'intermédiaire du baron de Kilchen, Consul- Gêné rai de Russie aux Etats-Unis. On peut consulter encore sur François Joseph Notice Biographique du Lieutmant- Général, iticofnte de Léry. pas- le vicomte de Liry, son fils, Paris, Imprimerie de Cadencier Méricmirt, 182*. Ce dernier (Gustave d'Eslîenne Chaussegros de Léry) qui a aussi rédigé le Corsaire et le Eeu Follet, fut d'abord dans les Gardes du Corps puis dans l'état-major, parvint au grade de colonel du 49e de ligne fut blessé à la prise du Tiocadero i. Cadix, sous S. A. E, le duc d'Augouléme, et
décore de l'ordre de la Légion d'Honneur. Il a frté aussi chargé d'afiîiires à Hambourg. Il a èpoiiaé en 1S9S, Mariu Huse Ernestine de Somery, fille de Loaïs Marie de Johanne de Lascar, Marquis de Somery.
Alexandre André Victor Chaussegros de Léry, frère des deux ingénieurs, après avoir fait des études distÎDgnéeB au Séminaire de Québec, oA il brilla surtout en mathématiques, étudia le droit et entra au barreau; (•) niBii eatrafnë pai Juchereau de St. Denis, depuis baron et général, il passa eu France, où il rejoignit François Jowph et devint Colonel du ^âèrne, qui participa aux deux aéfeoses de Badajoa, que son frère avait fortifiée. Wellington fut vaincu il la première attaque ; mais y ayant mii do nouveau le siège, il prit la place après avoir perdu fiOOO hommes, Alexandre de Léry mourut en 1816 Comloandant à St. Pierre de la Martinique, Catherine Chaus* ■egros de Léry, sœur de ces trois frères, née k Québec, épousa l'honorable Jacques Philippe Saveuse de Beaujeu, et est morte à Montréal le 23 Février 1847 à 76 ans.
Eu Canada, l'honorable Louis René Chaussegros de Léry fut Grand Voyer, puis sommé au Conseil Législatif en 1818. L'honorable Charles Chaussegros de Léry fut Député Quartier- Maître -Général de la Milice duraiit la guerre de 1812 et membre du pouvoir exécutif en 1826, et C. E. ChaHssegroa de Léry aété enfiu membre du Con- ■eil Spécial en 1838.
ieicorôot (Marc) lié à Vervins, d'abord Avocat au Parlement de Paris, quitta le barreau, pour suivre ses penehans, qui l'eniraioaient vers une vie avantureiise. Il «'embarqua pour la Nouvelle-France, oii il se rendit fort utile au dire de Charlevoix. En parlant de la prosgiétilA de la Colonie, cet historien dit que Lesearbot ne oontiibua pas peu à mettre et à maintenir les choses dans cet heureux état. Il animait les uns, piquait les autres d'émulation et ne s'épargnait lui-même en rien. Tous lea jours il inventait quelque chose de nouveau pour l'utilit* publique, et jamais on ne comprit mieux de quelle res- ■ouTce peut être, dans un nouvel établissement, un esprit cultivé par l'étude, et que le zèle de l'Etat engage i s»
I 'servir de ses talens et de ses connaissances. Lescarlot
' ' -publia en 1607, la relation de ce qui s'était passé sous ses
•yeux en Aoadie, accompagnée de pièces de vers, où il
loue en particulier et à juste titre, MM. de Monts, de
■ Pontfincour et Du Pont ; en 1816, " La conversion dei ^Sauvages", et eu 1612, difièrentes poésies qu'il dédia au chancelier De Sylleri, en le priant de considérer que si
■ «lies étBient mal peignées et rustiquement vêtues, c'était parcequ'elles avaient été composées dans nn fiay s incitlte,
'taViVage, hirùsi de forêts et habité de peuples vagabonds. L'érudition est trop prodiguée selon le goût des XVI et XVIIème siècles. Etant ensuite passé en Suisse à la sui- 'te de Pierre de Castîlle, ambassadeur de Louis XTII, il
■ écrivit un Tableau des Treize Cantons, en vers héroï- '^ues.
Lesavinier (Michel Candide) de la Société de St. Sul-
^•pice, né en 17S8 près Coutances, instruit à l'Université de Caën, fut ordonné en 1782, et arriva en Canada en '1793. 11 succéda aussitôt dans la cure de Montréal, à M. Latour Dézéri, prêtre canadien mort la même année. H soutint M. Roux dans son démêlé avec l'èvêque de Telmesse, et mourut en 1830. La grande église paroissiale de Montréal est particulièrement due à. son zèle. C'était un homme spirituel et fecétieux. Il répliqua à I quelqu'un qui l'informait que l'église de St. Jacques " '-^(i laquelle beaucoup d'ouvriers travaillaient sans salaire^ ' '«'élevait à vue d'œil: je n'en suis pas surpris, tout le
'monde leur jette la pierre !
J LesueuT, voyageur canadien do quelque réputation, qui i .:iiiivit les traces de Nicolas Perrot. Ses voyages et ceux ■ '.du Sieur Juchereau de St. Senis servirent à lier une al- 1' liancB avec les Illinois, qui se trouvant placés entre le n Canada et la Louisianne, étaient utiles aux relations des r 'deux pays.
I , Lévis-Léran [François de] connu dans l'histoire du Ca- L . nada sous la désignation du " Chevalier de Lévis" né en I 1720 au château d'Aiijac en Languedoc, était de ta mëm^ 1 'maison que Lévy de Ventadoiir [Voyez Ventadour] Vice- Tk Roi de la Nouvelle-France, et y vint en qualité de com- I mandant en second sous MoDtcalm. Il eut une grande F 'part à l'impérissable victoire de Carillon, où il comman- 1^ -liait sur la droite, et aux conquêtes qui préoidèrent cett«
Lataille. Avant PinvajBion anglaise de 175^, il visita tons les postes militaires de la Colonie avec une étonnante activité, et avait le commandement immédiat au. glorieux combat de Montmonency> qui frustra le dessein de Woife de se rendre maître du camp retianchà qui couvfait Québec. Quand Montcalm succomba, Lé vis était de nouveau malheureusement à visiter les points faibles du pays, et ne fut pas là pour le remplacer. Le marquis de Vaudreuil l'appela à l'armée et on fit de concert ce qu'il fallait pour sauver la capitale ; mais ceux qui en avaient la charge la rendirent au moment où le secours allait y entrer. Notre compatriote n'était pas homme à résister aux Anglais après la chute de Québec ; mais Lévis était le Mars de l'armée d'Amérique et possédait le véritable feu de la guerre. Non-seulement il se prépara à défendre les gouvernemens des Trois-Rivières et de Montréal, •lu grand étonnement de Kaynal et de l'Europe ; mais il tenta même de reprendre Québec. L'événement aurait ^ans doute justifié sa témérité sans l'avanture du oanonnier français, qui est bien connue. Il vengea du moins la défaite d'Abrabam dans la plaine de Ste. Foie. Il défendit ensuite pied à pied le pays contre les armées d'Amherst, de Johnson, de Murray et d'Haviland, qui vinrent converger sur Montréal, alors place de guerre. Lévis proposa de se retirer dans l'île de Ste. Hélène pour la défendre jusque à l'extrémité, mais le marquis de Vaudreuil capitula sagement. Amherst exigea les drapeaux : Lé* vis les brûla. En Eiuope, on le retrouve à la victoire de Johannisberg remportée sur le prince Ferdinand* par* le prince de Condé en 1762. Ses services furent récompen- .sés par le gouvernement de l'Artois^ il fut créé . maréchal de France en 1783, duc et pair l'année. suivante. Il mourut en allant tenir les Etats à Arras en 1787. Ils lui décernèrent un mausolée dans la cathédrale. On trouve im beau portrait de ce capitaine dans la collection dU' Commandeur Viger. Le duc de Lévis, fils, émigra à la. révolution, se trouva à l'expédition de Quiberon et .ftit sauvé blessé par une chaloupe anglaise. Il a écrit sur les institutions de l'Angleterre.
Ligneris (Marchand de) un des plus illustres gjuerriers* qu'ait produits le Canada, eut d'abord un commamlement dans l'expédition abortive de M. de Ramezay contre Iql
'Nouvelle-York, en 1709. Les Oiitagamis étant d redoutables à la Nouvelle-France en 1729, il marcha contre eux, les défit en plusieurs rencontres et détruisit leurs bourgades et leurs forts. Le P. Crespel servait d'aumônier à son corps d'armée. Il commandait en troisième & la iamei^se journée de Monoaghahela ot succéda à M. Dumas dans le commandement dii fort Duquesne. Il avait, avant cette époque, commandé sur la droite à l'attaque d'Oswego par Montcalm. Menacé dans le fort Duquesne par le général Forbes, il battît à. plate couture son avant-garde sons le colonel Grant, et se relira avec ses prisonniers au fort Macbault, qu'il commandait encore en 1759. Ayantreçu ordre de l'abandonner pour marcher aa secours de Niagara, il fut pris par Sir William Johnson dans ce dernier effort pour la défense de son pays, â laquelle il avait si longtemps contribué. Il avait épousé Anne, fille de Claude Rohutel de St. André, Sieur de Lauoue, voyageur de quelque renom, La LUte Ecdésiastî- ^e nomme un M. Marchand de Ligneris.
Logan (Sir "WilliamE.) célèbre géologue contemporain né à Montréal, Directeur de la Commission Géologique du Canada, membre de la Société Royale de Londres, des Sociétés Géologiques de France et d'Angleterre, de la Société Américaine pour l'avancement des Sciences, et membre honoraire de l'Institut Polytechnique de Montréal jiour cette classe, Chevalier du Bain et de la Légîon d'Honneur.— Après avoir étudié au High School et à l'Univeraité d'Edimbourg, il préluda à sa réputalion en devenant l'assistant de Sir Henry De La Bêche, auquel il se li; connaître par une carte géologique. De retour en Canada il fut nommé Géologue Provincial par Sir Charles Bagot. Depuis cette époque, il a fait, assisté de MM. Murray et Hunt, l'exploration géologique de presque toute la Province, et consigné ses travaux dans ses impérissables Rapports, qui forment aujourd'hui plusieurs volumes, et qui ont été accueillis avec un vif intérêt à la Société Géologique de Londres et à l'Institut de France, dés avant les expositions de 1851 et de 1855. Il était commissaire canadien et membre du jury international 4 celle de Paris. A l'une et à l'autre, il a tourni la plus -belle «olleCtion géologique et minèralogiquo et remporté
les grandes Médailles d'Honneur. Celle da Wollaston lui a aussi été adjugée. Sir Roderick Murchisou et M, Du&eacoy ont fait son éloge en Angleterre et en France de manière à ne pas laisser douter que ^exploration géologique du Canada ne soit un des plus grands évènemens dans les ajinales de cette science, et son nom se trouve au niveau des plus grands noms de l'Europe. Il a dressé la carte géologique du pays et résumé avec M. Hunt ses travaux par VEsquisse Géologique du Canada pour servir d Pintelligence de la carte géologique et de la collection des minéraux économiques envoyé» à ^exposition universelle deParis, Hector IJossange et flls, Quai Voltaire, 25, 1855. Sir W. Logati a été un des représentons du Canada au Congrès Scientifique d'Albany eu 1856, et il a travaillé pont celui de 1S57 à Montréal.
Longueuil (les barons de) — La seigneurie de Longueuil fut érigée eu Baroonîe en 1700 en faveur de Charles Le Moine, Ecuier, ûls de Charles Lemoine, Eeuier, Sieur de Longueuil et de Chateauguay, " en reconnaissance des services qu'il avait rendus et qu'il rendait tous les jours à. la colonie, et en conséquence de ce qu'il avait érigé sur sa seigneurie un for^ en pierres ù. quatre bastions." H naquit & Montréal le 10 Décembre 1656, et épousa en 1683, Demoiselle Elizabeth Souart d'Adancourt, sœur du chevalier Dominique, mort en 1740 maréchal de camp et gouverneur de Bayonne. Il fnt l'homme qui eut le plus d'influence sur les Sauvages après Sir William Johnson. Il alla avec eux reconnaître les mouvemens de l'amiral Phipps, entra en commnnicatîon avec d'Ilierville, son frère, revenant de la Baie d'Hndsoa, hattit, avec M. de Ste. Hélène, son autre frère, les troupes anglaises de débarquement, et Ait blessé. Il visite, les eaux de Barége en France, pour se rétablir, et servit en Flandre en qualité d'aide de camp du maréchal d'Humières. Devenu baron et gouverneur du Détroit en 1700, puis gouverneur de Montréal, il quitta cette ville en 1710, pour aller garder la tète de la colonie contre le général Nicolson. IL fesait porter devant lui une baniére brodée par sa cousine, Demoiselle Le Bei, et qui lui fnt remise solennellement dans l'église paroissiale par le Supérieur et seigneur De Belmont :. on le compara 4
SïaoHafcée. (*) Nicolaon fut obligé de retraiter en partie à caiiSR de la bonne contenance de la poignée d'iûn)nies du baron de Longiteuil, et principalement à cause des désastres arrivés à la flotte anglaise. H ftu fait chevalier de St. Louis. Eu 1726, malgré tout ce que put foire Burnet, gouvernenr de la Nouvel le- York, il persuada les Iroquois de soufirir qu'on bâtit ou qu'on rétablit dans leurs pays le fort Niagara. On a sa correspondance avec ce gouverneur à ce sujet, et son compte rendu au ministre de la marine sur le voyage qu'il fit à Oawego et àOnncttitagiiÉ, dans les Documena de Paris. Il était Administrateur ou Cuntmaudaut Général de la Colonie, et le fut du 10 Octobre 17*25, en cotkséquenee de la mort dn marquis de Vaudrenil, jusque au 2 Septembre 1726, époque de l'urrivée du marquis de Beauharnois, qui écrit an ministre en 1727 qu'il a cliurgé le baron de Longuenil de veiller aux intérêts de la compagnie des Indes, Il mourut à Montréal i 72 ans el six mois, et fut inhumé dans l'église paroissiale le 8 juin 1729.
H.— (Charles) fils du précédent, deuxième baron en juin 1729, était né au château de Longueuil le 18 Octobre 1687. Il fut aussi gouverneur de Montréal, oà i[ mourut à 67 ans, le 17 janvier 1755, après avoir élé Admiuistrateur ou Commandant Général de la Colonie comme son père, depuis la mort du marquis de la Jonquiére, le 17 Mai 1752, jusque à l'arrivée du marquis Duquesne de Menneville, le 6 août. Il avait épousé en premières noces en 1720, Demoiselle De Gouàt Desgrex puis Dame Marguerite Legardeiir veuve de Monsieur Pierre de St. Ours, en secondes.
m.-(Charle!! Jacques) troisième, baronne de la première au cMteaude Luugueuille 26 juillet I724<, eut pour par-
(*] Le baron de LongoEuil, ButDomoiê arec raison U Machnbéa de Uontrénl, jugeant qu'il de rallait pis laisser arriTer les Anglaïa jaaqasà Ville-MACLG anns leur dresser quelque embuscade, se râsolnd'Nlter avec uoe. poignée de rooade les attaquer pracbe de Cbambl; où ili deT«ient passer. Il fit por'flr devant lui un étendard qui était l'image ie U Vierge avec Que inBcriptian compasée par la sœur Le Ber, ■ft conains germaine, fameuse recluse de la CongrégatioD, que M. de Belmoat bénit aolenuellement et remit lui-même dans les maina dn litkTe capit^e en prâseoeede toutle p«up|(i ; " Elle tit terrible coco. ■U DM aroiâa rangée en bAlftillel'— L'abbé FftUlon.
— tes —
râin le héros de Mononghahela, M. de Beaujen, avec Dllo. Damours de, C ligna ncourt. Il épousa Dite. Marie Catherine d'Esc hambaiilt et devint baron le 17 janvier 1755, jour de la mort de son père. It se trouva i la défaite du brigadiergénéral Howe et à la bataille du Lac George, et périt dans la retraite, au portage du lac St. Sacrement, entre les forts Edward et Lydius le 8 Septembre 1758. Il n'était âgé que de 31 ans. Il est & présumer qu'il fut commandant* général de la colonie entre la démission du marquis Desquesne de Menneville et l'arrivée du marquis de Vaudreuil, car on trouve dans les documens féodaux publiés par la Législature la concessiffn de trois lieues dans la baie de Calaracoui aux sieurs Desgrai s et de Maricourt, faite à Québec le 12 juin 1755 et signée LoDgueiiil et Bigot.
IV. — (Paul Joseph) Chevalier de Longueuil, 'frère du second baron et prétendant à la Baronnie après la mort du troisième baron, était né au château de Longiieuil^le 17 Septembre 1701. Il épousa Demoiselle Marie Geneviève Joybert de Soulange, fille du Chevalier de Soulange. Dés 1718, on le trouve Lieutenant au régiment de Normandie, et lieutenant d'une compagnie détachée delà marine en 1726, avec une expectative de commission de capitaine, qu'il eut la même année, avec le commandement au fort Frontenac. En 1728, il fit la campagne centre les Kenards. En 1739, il commandait au fort St. Frédéric. Il commanda six ans au Détroit depuis 1743, y reçut la croix de St. Louis avec dispense de réception {1744i) déjoua un complot des Sauvages pour tomber sur la Colonie et brûla leur camp. Il fut aussi Major de la ville de Québec en même temps que Gouverneur du Détroit. En 1749, il est Lieutenant de Roi des Places et gouvernement de Québec. En 1757j il fait la campagne d'hiver sur le lac St. Sacrement avec ILigaud de Vaudreuil. Gouverneur des Trois-Rivières ia même année, il fit cependant la campagne sous M. de Montcalm, puis celle des Rapides sous M. de Lévis. L'auteur des Mémoires dit qu'il n'en cédait pas à K-igaud de Vaudreuil pour la bravoure, qu'il avait de l'esprit et entendait assez bien son métier. En 1759 et 1760, il s'employa dans son gouvernement des Trois-Rivières, et émigra à U conquête, ne pouvant se résoudre à vivre avec les Anglais. Il se
'ixa à Toiurs. Â>yaut obtenu coDgÉ de venir en Canadn, pour y vendre ses proprîétéa en 1767, il repassa en France en 1768 avec le jeune de Beaiijeu, depuis comte, et monrut le 12 Mai 1778, non à Tours, où il résidait, mais au Port Louis, oii la baronne Germain, sa nièce, l'avait iait venir pour lui prodiguer ses soins. [■]
,V.— [l'honorable Joseph Dominique Emmanuel] fils du précédent, seigneur de Soulange et de la Nouvelle LongueLiii, né au manoir de Soulange le 2 Mai 1738, fut baptisé par le célèbre Père Crespel. Enseigne en 1755, par commission datée du Palais de Versailles, il servit soue M. de Viliers. M. de Contrecœur l'envoyti. ensuite du fort Duquesne pour conduire les Hurons de Lorette à la Belle Rivière et les mettre aux ordres de M. de Beaujeu. En 1738, il était enseigne en premier des troupes de la marine. Monlcalni le nomma second de M. de AIontesEon à Carillon. Son père le laissa eli Canada à la conquête. Il parait avoir été le &vori des Anglais. Xi'abbéFailIon nomme le baron de Longueuil à la pose de la première pierre de Bonseconrs ; cela est inexact, car ce ne pouvait être que celui dont il s'agit dans cet article. Mon père commet la même erreur concernant la défense du fbrt St. Jean. II y combattit contre les Américains et fut prisonnier à Bristol,aux Elats-Unis. Carleton le nomma Inapecteur-Gfénéral de la Milice. En 1796, il fut Lieutenant-Colonel Commandant le batailloo fias-Canadien du régiment de réguliers dit les Volontaires Canadiens Royaux. On le retrouve Commissaire pour l'embellissement de Montréal et pour faire disparaître ses fortifications. Enfin, il fut membre du Conseil Exécutif et du Conseil Légiatatif. Il mourut à IVIoatréal le 19 Jan- TJex 1807. Il avait épousé Dame Prudhomme, venve du Chevalier De Bonne de Lesdigiiièrea, tué au siège de
(•J DemoisplIeAgoèaLB Uoiue de Locgucail, Bile de Cbarles Le Moins depuis bmoa de Lon^aeull , épousa en Canada i. IT BQi, Joseph Germain, cspitniiis aa régiiner]t de la Reine, dernis banni Oarmaio, qui éniigra à la conquête cl devint OonTeineur de Fort Louia, puis deliorient. Lca époux eucem au cbâieaa de Longueuil, en ITeO, une Glle,quieutpourpiiTrBÎi] Armand de Méziére de liùionelle, QauTemear ou Commandant de JUontréal, aTec Demoiaelle Agathe de Longueuil. Il avait uD Gl« dam les Laoclera en 1B13. On «nuait le oomte Gemuin, né i Paiia le 31 avril 1>B21.
Québec, et fille du colonel Prudhomme, qui cOmmanAr^ là milice de Montréal à Abraham et à Ste. Foie, et il recueillit un quart de la succession de M. de Bienville, qui • fit son testament à Paris en 1765.
VI. — [Marie Charles Joseph] baronne de LoDgaeuâ, fille de Charles Jacques, née à Montréal le 21 Mars 1756 baronne par la mort de son père le 8 Septembre 1758,^ fut pourvue d'un tateur dans la personne du Sieur Fleury D'Eschambault, épousa à Québec, en 1781, le capitaine David Alexander Grant, [*] et mourut à Montréal le 17 Janvier 1841 à plus de 85 ans. Elle était connne sons le nom de la baronne et se signalait à la tète de tontes les institutions charitables. De son mariage est issue Mader'me de Montenach, dont les demoiselles ont épousé les^ colonels White et Pritchard et M. Perrault de Linière. Son fils a été officier dans l'armée.
VI. — [Charles William] cinquième baron, fils de David Alexander Grant et de la baronne, né à Québec, la 4 Février 1782, décédé à Alwington House, prés KinflS' ton le 5 Juillet 1848. Il était' du Conseil Législatif de- > puis 1815i
Vlll.—r [Charles James Irwing] sixième baron, né è^- Montréal le 1er avril 1815, instruit et marié en Angleterre, Il s'intéresse aux expositions industrielles du Ca* = nada Supérieur, et a été induit par la passation- de Pac-^ te seigneurial de 1854 à demander au gouvernement une reconnaissance formelle de son titre, auquel il a un droit incontestable, surtout si l'on considère qu'en Canada, le» fiefs de dignité ont été érigés en faveur des postérité» masculine et fé minime. Il y a un Marquis de Longueuil demeurant au château de Fourranges près.Gannat, déi- partement de l'Allier, qui porte trois roses dans son écna* son comme les barons du Canada, et qui se dit de la mè- ^ me race.
Lotbinièré, illustre famille canadienne alliée à' celle de Vaudreuil. — Elle commence à René Louis Léandre Chartier Ecr. Sieur de Lotbtnière, nommé lieutenantgénéral Civil et Crimâneldu Canada par la Compagnie des Indes, qui croyait qu'on lui laisserait la* justice, qni
[*] DÎijà la baionne donaîrièfe avait époqseWeK Grant, Ser. •
M était donuée par son titre. Le Conseil Souverain fnt' maintenu, mais Moas, De Lotbiuiére fut Lieutenant- Général en la Prévoie de Québec. Quand De Meay prétendit révoquer le Procureiir-Uénéral Bourdon, il nornina ù, fa place le Sieur Chartier de Lûtbiniére,que Louis XIV créa Conseiller en 1674-. L'intendant Duoheaneau !e loue dans une dépêche en 16.-0, Ce gentilhoinme ayant obtenu une seigneurie qui appartenait aux KéeoUels, la leur remit de bonne foi. (Deux membres de ■ eette famille entrèrent dans cette ordre. — EustaclieJChartier de Lotbioière, qtii exerça le ministère de 1746 à 1776, et Valentin Chartier de Lotbinière.) Il descendait de Mathieu Charlie^ seconu du nom, seigneur d' Alainville et de Lacy, et de Françuiae de Montholon, sœur de celui qui fut Garde des Sceaux en 1588, Il épousa une Demoiselle Damoiirs de Clignancourl. Mario Françoise Charlier de Lotbinière, sa tille, è|K)usa M. De Marsou de- Soulange, Commandant de l'Acadie, et monrirt à Paria le 17 avil 1732, laissant pour fils le chevalier Jacques Joybert de Sor.Iange, aeigneur du. bainage de Vitry et eapi-taine des vaisseaux du Roi.
Ijouis Eustache Chartier de Lotbinière, chanoine archidiacre de Québec, ordonné le 14- avril 1726, murt le 14 lévrier 174'9, jirit possession du siège de Québec pour HonseigaeurDuplessis de Mornayen 1728, et pour Monseigneur Dosquet en IT-ii, et eut un démêlé avec le chapitre au sujet des obsèiiues de Monseigneur de St. Vaille!. Un autre Louis Eustache Charlier de Lotbinière. ordonne en 1711, mourut le 17-octobte 1786.
Cette maison a fourni un ingéuieur notable, Michel Alain, qui fortifia Carillon et qui éleva ces retranchemens de l'île aux Noix, lea quels firent perdre une campagne & Amherst. On voit par les Documens de Farit, qu'il envoya i la Cour une relation de la bataille de Carillon et qu'il demanda la croix de St. Louis. 11 devint Marquis et épousa Demoiselle Louise Madeleine Chausaegros de Léry.
Après la conquête l'honorable Michel Eustache Gaspard- Alain Chartier de Lotbinière, fila du Marquis, devint acc^iiéreur des seigneuries de Vaudreuil, de Rigaud et de Beanharnoie, et en 1767, M. Fleury D'Eschambault, Procureur de la maison de Vaudreuil, lui vendit ea leatUfloi.
le château Vaudreuil, qui passa plus tard à la>' &briqtte 'un Montréal. ' Il combattit à St. Jean, parut avec le baron Mazères, ]e Grand Juge Hey et le général Carleton devant un comité de la ChaiAbre des Communes d'Angleterre au sujet des affaires du Canada, et fut 'élu membre du premier Parlement Canadien par le collège électoral du comté d'York. Il fut élu Orateur ou Président en 1793 sur la proposition de M. Frôbisher secondé par M. Richardson. Il y a de lui une harangue remarquable, reproduite par M. Garneau. Le roi le somma au Conseil Législatif en 1797. Durant la -dernière guerre, il fut Colonel de la division de milice^ de Vaudreuil. Le docteur J. B.Curtius Trestler, étudiant à Edimbourg, lui dédia sa thèse inaugurale (*). lia lignée masculine de cette maison est éteinte. Trois Demoiselles De Lotbinière sont Mme. Robert Unwin Harwood, seigneuresse deVaudreuil, Madame Bingham, seigneuresse de Rigaud, qui réside à Paris depuis nombre d'années, et Madame Joly, seigneuresse de Lotbinière. M. de Lotbinière Joly, • petit-fils de M. de Lotbinière, a été ^tué à l'assaut 'de 'Delhy, dans l'Inde.
Luc [frère] dont le nom de familie était Lefrançois, arriva diacre en Canada avec le P. Allard en 167Ô. Les chroniques de l'ordre des Récollets, auquel il appartenait, disent qu^'il avait un vrai talent pour la peinture, et que ses huiles^étaientconmies.par toute la France. On a dit cependant que si frère Luc était bon dessinateur, il était compositeur^^médiocre et mauvais coloriste. Il fit une Assomption pour l'église des Jésuites, et un Ecce Homo pour l'Hôtel-Dieû. La lisie ecclésiastique ne le mentionne point.
Lxmgnan, — La Nouvelle-France, qui fut, au dire de Louis XIV lui-même, la colonie qui posséda le plus d'ancienne noblesse française, eut aussi une branche de cette illustre, sinon auguste maison. En 1692, M. De Lusignan, capitaine réformé tomba dans une embuscade et fut tué par les Iroquois dans une île de la rivière Richelieu. Paul Louis Dazemard de Lusignan, son fils, né au
(*j Ftro honorabUi Mickadi Eustûchio Gaspardo Chartier, de Latwmièft^ Domino liotbinièrt et Rigaud^ BtàUum Proœfêètê.
pays en 1691, fut eosejgne de la marine en 1622, seigneur ae la baie de MÎEsiskoui on 1733, commanda à St. JoEeph des Illinoia-en 1735, et revint en Canada en 1739. Il y commanda à Carillon, puis à St. Frederick, où il était en 1749, dans le temps où le savant Suédois Kalm, jessa dans ce pays. Ce voyageur décrit le fort de St. Frédéric et surtout la haute et massive tour où M. de Lusignan fait sa demeure. La place avait 22 canons, un mortier et 18 pierriers en 17Î9, Il commanda il l'Ile aux Noix en 1759 et à St. Jean, en 1760. Il y a uu autographe de lui dans l'Album des Souvenirs Canadiens du Commandeur Viger. Il avait, épousé Demoiselle Louise Gilea d'Avaise Desmeloise, On trouve te Sieur De Lusignan, jeune, [«imi les officiers qui donnent leur opinion dans le conseil de guerre qui précéda la capitulation de Québec.
Maguire (Thomas) né à Halifax, décédé Cfrand Vicaire à. Québec en 1855, est le péie de la critique en Canada. Ordonné prfilre en 1800, il a été tour à tour vicaire ù. Québec, rriucipal du collège de St Uyùcinthe, et Chapelain des Ursulines, et lut deux fois député il Rome pour les afiaires du Canada. On a de lui lo. Une critique bien écrite, mais acerbe de l'Histoire du Canada de l'honorable William Srnith, II. Le Clergé ainadien vengé par ses • r.nnemis ou critique du Tableau des deux Canadas de Lebrun. III. Un livre d-e plaiu-chant, IV. Doctrine dt l'église catholique concernant la toumission aux autoritisà- viles. V. Manuel de Juritprudence à Pusage des ecelisiastiques. VI. Manuel des difficultés les plus cotnmunes dé la langue française, ada2i(é ttu jeune âg? et .tumfTun recueuil de locutions vicieuses. Québec 1841. Ce dernier ouvrage l*entra!aa dans une polémique fort vive avec le grand ' vicaire Demers. Bibaud, père, intervint dans l'Encyclopédie Canadienne, et favorisa ce dernier. VIL Critique de l'Histoire du Canada de Bibaud, dans les Mélanges Eeli- £ieux.
Mailloux (Alexis) grand vicaire du diocèse de Québeeet Prédicateur de la Tempérance, ci-devant Principal ducollège de Ste. Anne Lajxicaliére, a été envoyé dans* l'illinois pour prêter main forte à Monseigueur CTB^egan*
— ni —
■ contre le chisme du trop fanieiis abbé Chiniqiiy. On lui
■ Joit lo. nn excellent écrit contre Ja philosophie pro&ne, 1850, imprimé dans la. Minerve. II. Manuel fies parent ehrélietts . ott devoirs des pères et des mères dans l'' éducation religieuse de leurs enfans, (Québec 1851, in-8vo. III. £a
■ croix présentie aux diverses conditions, Québec 1852, in-
Maison-Neuve [Paul Cliomedey de] gentilhomme -champenois, fondateur de MniUréal en t642, avait déjà pani dans l'île et préparé le termin. Il repassa en France et en amena une recrue de 108 hommes. On fit des iirièrea publiques à Québec ponr son heureuse arrirèe, et 1 fut appelé le libérateur de la Colonie, dont le peuple était encore très peu de chose. I! eût été à désirer que ce bon accord continuât ; mais sous le vicomte d'Argeo- SOQ et le successeur du baron d'Avnngour, la Compaguia des Cent Associés fut travaillée d'une violente jalousie coutre la Compagnie de MoDlréal: Jeanne Manse avait
■ d'abord suivi M. de Maison -Neuve ; Marguerite Bourgeois s'attacha à ses pas. La victoire de Dollard 'Descormiers sur les Iroquois nus Chaudières de l'Ottawa est le plus bel événement de son gouverneraentde Montréal. Après avoir pu être Lieulenant-Général du pays en 1647 et avoir fait nommer M. D'Aillebont, il succomba sons les persécutions de M. de Mesy, qui prétendit le chasser ignominieusement en le déclarant incapable. Le Sëminaiie de Paris fil une pension à ce héros de la propagation de l'évangile et de l'humilité chrétienne.
Jlfarase (Jeanne) fondatrice de l'IIÔtelDieu de Montréal, suivit M. de Maison-Neuve en 1642, intéressa la duchesse de Bullion à son œuvre et mourut en odeur de sainteté, comme Marguerite Bourgeois, aTOc laquelle elle se lia d'une amitié constante. Voir sa Vie par l'abbé Paillon.
Marchand, nom de deux prêtres canadiens de mSrite, — Etienne Marchand, auteur du poëme héroï-comique L» 'Querelle de CEglise, relatif aux troubles de l'église du ■Canada en 1728. Il fut ordonné en 1732 et est mort en 1774: — Jean- Baptiste Marchand, de la Communauté de St. Siilpice et membre dn grand Conseil du Séminaire, -ordonné en 1782. Il fut Principal du collège de St. Raihaëi après M. Cuiatean de la Blaiserie, et est mort cm*
•ia Détroit, capitale du Michigan, en 1825. M. Botix noua apprend qu'il était Canadien dans son rapport au gouvernement en 1799, Le Principal actuel du collège de Montféal est ainsi le deuxième Canadien qui ait occupé cette charge.
Maricour (Paul Le Moine Sienr de) fils de Charles Le Moine, père, ^guerrier et diplomate, était né le 15 Dénembre 1663, et fut brdlé par les Iroquois dans une maison] avec 40 Français ou Canadiens, en 1704i, selon Léon Guérin, on mourut de fatigues selon d'autres,à Montréal, i l'époque susdite, le 21 Mars. Il se signala à Québec, puis à la Baie d'Hudson, sons le chevalier de Tntye d'abord, iniis sous D'Iberville, son frère- Il commandait les Iroquuis et les Âbénaquis domiciliés dans la grande ex- ,pédition du comte de Frontenac contre les Cantons, on il alla en embaasade avec M. de Joncaire (■) et le P. firuyas en 1699, et eut beaucoup de part a la paix qui fui -conclue sous M. de Calliëres. Il avait épousé en premiëles noces Demoiselle Dupont de Neuville,et en secondes, Demoiselle Catherine Anbert de Lachenay, qui épousa «usuite un pair de France. En 1755, le troisième baron de Longueuil, Commandant-Uèûéral de la Colonie, et l'Intendant Bigot, inféodaient une terre, à Cataracoui en &veur des Sieurs Desgrais et de Maricour.
Martin, première femîlle canadienne dit-on, — Le 24 Octobre 1821, !e P. Denis, K^coUet, baptisa un fils et nne fille [Abraham Amador et Marguerite] d'Abraham Martin dit l'Kcossais et de Marguerite Langbis. Une curieitw coïncidence, c'est qu'en 1689, nne seigneurie était ooneédé^ à Mathieu Martin, qui est dit dans l'acte premier ni de PAcadiK. Martin, père, était pilote du Roi pour le fleuve St. Laurent et donna son nom aux plaines d'Abraham. Le parrain du fils fut ce La Tour, de si fameuse mémoire en Acadie. Il devint le second prêtre canadien et chanoine lors de l'érection du chapitre de Québec. S'il ne fut que le deuxième prêtre, il fut le premier musicien, car on lit dnns les Annales de la Méia
(') U. de Joncaire, loagtGmps le prïacipnl diplomnlc employé aupril des astiqua. 3h famille ao âiviaa en ptnaïeurs braacb«i. On •nnasit U. Joucatmde GlauaoDS et Joncaire Chabect, Goanuandanida Sïagnrs, impliqué daua le protàs Bigot.
Morin qu'il composa tout un office divin, mots el que. Il fut envoyé à Santeuil, qui fut content èxt latîade notre compatriote. Le célèbre botaniste Sanaisin épousa une- ûïie de cette fiimille, et Hélène Martin* époHsa Médard Chouard Desgroseillers, connu par ces entreprises à la Baie d'Hudson.
Philippe Martin, né en Canada en 1752, quitta 1& pays après le traité de Versailles, entra dans la marine et: était contre amiral sous la République. Il commanda Tonlen et l'armée navale de la Méditerranée, destinée à reconquérir la Corse. Il enleva à l'amiral Holham le Berwie de 74 canons. Dans deux combats subséquens, qui furent des victoires poar les Anglais j mais dont Nelson était fort mécontent, il perdit trois vaisseaux. Entre ces deux évèiiemens, il avait réduit aux abois Nelson qui commandait dans le Golfe San Fiorenzo les vaisseaux légers de la flotte anglo-napolitaine et l'Agamemnon, de 64*, quand son amiral arriva à son secours. Cette rencontre donna lieu à l'affaire de Fréjus. Martin fut créé vice-amiial sous l'empire, et mourut en ISIO.
II. — (le R. P. Félix) de la Compagnie de Jésus, littérateur, linguiste et artiste distingué, membre correspondant de la Société Historique, de New-York> recommence en 1842, après avoir servi en Espagne, en Suisse &r., la liste des Supérieurs et Recteurs de cette illustre société interrompue en Canada depuis la mort du P. de Gkpien en} 1790. On a de lui, outre quelques notices biographiques et des opuscules de piété : T. Relation des Jésuites sur les découvertes et les autres évênemens- arrivés en Cana^ da et au nord et àPœiest des Etats-Unis (1611-1672) par le docteur E. B. 0'<)allagtou ; traduit dé Panglads^ avéc quelques notes, additions et corrections^ Montréal, 1850. II. Relation abrégée de quelques missions par le R. P. Bressani S, J, traduit de Pitalien et augmenté d^un avantspropos de la biographie de Pauteur, de beaucoup de notés et de gravures, Montréal 1852, et la relation malheureusement inédite d'un voyage d'exploration dans le Canada Supérieur ornée de dessins que ce religieux a fait colorier. C'est surtout une étude de l'ancien pays des Hnrons, les Jésuites, en arrivant ici, n'ayant eu rien de plas pressé que de relier connaissance avec ces sites si glorieux pour leup'oriUe. Le P.* Martin est aussi le collo^
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horatieiir zélé àa commandaiir Vigei dans ses travaux ucJiéloi^queB. It ue iaut pas le confondre avec le R. P. Arthur Martin, son frère, mort en 1856, et doni les travaux artisttqneact archèulo^qiies ont été couronnés par l'Institut de France. Sans être aussi éroinent que Iwi dand les arts le P. Félix Martin cultive avec goût le deasin et l'architectnre. Il était en qualité de Recteur membre du Conseil des Patrons de l'Ecoie de Droit avant que de tat ser la supériorité pour entreprendre Iç voyaf!» qu'il vient de faire eu Europe dans l'intérêt des M^lissemens de la Compagnie en ce pays, et chargé d'une mission du gouvernement canadien pour l'obtention de nouveau manuscrits relatif^ au Canada.
Mavgue (Marie Josephte) onzième Supérieure-Généial6 de l'Institut de la Cungrégation de Notre-Dame, et lapins digne d'éi reconnue après Marguerite Bourgeois^t •CBttr en I7S8, et succéda â Madame de de Langloiserie en 1781, Elle montra delà desiériié dans ses rapports avec l'administrateur Cramihé et avec le général Carieton, fit transférer le corps de 3a fondatrice de l'église paroissiale à la chapelle de la Congrégation, pour laquelle elle obtint des privilèges dii pape Clément XIII, rédigea le Coutumier de la Congrégation, vit brûler son établissement, et le reconstruisit.
McDonald (Ronald) premier instituteur des sourds et muets en Canada en I831.-Gallaudet et Leclerc avaient introduit ce bienfait aux Etats-Unis quelques années ■.vant. Né en 1798, il porta d'abord l'habit ecclésiastique, Pt Monseigneur Plessis le destinait dit-on à devenir »oa suSragant et auxiliaire & Halifax. II fut longtems rédacteur de la Gazette de Québec, et rédigeait depuis OMB ans le Canadien à l'époque de sa mort arrivée en octobre ISSi, L'abbé Laeorce a embrassé depuis J'œuvra de l'enseignement des sourds et muets.
McDondl (le docteur Alexander) premier évêque catholique de Kingston ou du Canada Supérieur, membre du Conseil Législatif Provincial, naquit en 1762. Ordeone prêtre en 1794, il alla en Irlande en 1198, en qualité^ de Chapelain des Glengary Pencihlea. Missionnaire et Grand-Vicaire de l'évêque de Québec dans le Haut-Canada déalSOS.il rendit de grands services au gouvernement . dncaat b guerre avec les State-Unis. Pie VII et lSlEV.Fle«r<
ais ayant assimilé antant que possible l'Amérique Britainiqae à utie Province Ecclésiastique, il fut créé le 12 Jatt^ vier 1819, évêqiie de Rhésine en Mésopotamie, sufiragant^ •et Auxiliaire de l'évèqiie de Québec pour le Canada Supérieur, et sacré dans ]Vg]ise des Ur^ulines de la capitale du Bas-Canada en 18*20. Jl ne fut donc pas sacré pac le pape en 1826, connue le dit M. Hodgins. Le Haut- Canada ayant été érigé en évêchc indépendant {mr Léon. XII eu 1826, MgT. McDonell eut pour Coadjuteur Mgr. depuis le cardinal Weld, puis, à sa promotion au cardinalat, Mgr. Gaiilin. 11 mourut à Dunjfrie en Ecosse, ohes le Révd. William Reid le 14 Janvier 1840. Ses restes furent portés en Ciiiiuda et inhumés dans la voûte de famille au comté de <j!cngary. Kous avons vu à une parade, les officiers s'empresser autour de lui ; c'était mi homme très distingué.
McEachern (Bernard Angus) premier évéque de Charlotte-Town, né en 17ô9 à Inverness en Ecosse, fit ses études à l'Université de Valladolid en Espagne, et arriva en Canada en 1789. î<ummé en 1819 évéque de Rose in po.rtibuSy sufTragant et Auxiliaire de Mgr. Plessis pour les provinces et îles du Golfe 8t. Laurent, il fut sacré à fit. Roch de Québec le 17 Juin 18-21. Char lotte-Town dans l'île du Prince Edouard, fut érigée en évéché indépendant en 1829. Ce prélat est mort en 1835, et a eu pour successeur Mgr. Bernard Donald McDonald, né en 1797.
McGill (l'honorable James) fondateur du Collège Universitaire qui porte ce nom, né à Glasgow en Ecosse en 1744, émigra jeune en Canada, et é|)ousa en 1776 Charlotte Guillemin veuve Trottier Des Rivières, et fille de Guillaume Guillemin, ancien Lieutenant du Grand Amiral de France en l'Amirauté de Québec et Conseiller au Conseil Supérieur. Il fut Commissaire du Roi pour le cadastre des biens des Jésuites, puis pour l'enlévemetiC des fortifications de Montréal , membre du Parlement Provincial en 1792, du Conseil Exécutif en 1793, pais du Conseil Législatif ; enfin Commandant d'une division de milice eu 1812, bien que nouj ne croyions point qu'il ait reçu comme on l'a dit, le brevet de brigadier-général. A sa mort, le 19 Décembre 1813, il laissa de quoi doter le collège, la dotation réversible néanmoins à François Trottier Des Rivières, fils de son épouse, en cas d'inexécutieu
MQD généreux projet. L'booarable Peter McGill a. ité mairt: de Monlréal et merubre de» Coiiseilx Spèci^,
~ .éciitif et Législatif. Les De.s Rivières ont hérité en rtie de l'bunoratile Junies MeGill à lu rondîliua d*alojil^'r son u uni et ses armes, beiil gfure d'adoption du iruit roniain qui paraisse ëlre atlinîse dans uotre droit.
feMcKcnzie (riir Alexander) illuslre voytigeiir, était ori- Duireiueiii iiti des iiiarffaaiids canadiens ( ) fondateurs i Jii Cuinpngiiie du Nurd-Onest, qui fut longlems rivale b cette de lu Baie d'HnJsuu. Il s'était d'uiinrd établi à doolréal. En 1789, i| entreprit im voyage dans le but Le péiièircr à l'OcéHJi polaire nord. Il entra dans la riièreipii ^Kirte aujonrii-biiî sou nom et ajunia. ainsi un lOUM'uii lieu 11 lu clniine île d'convi-rtes lujles drnis ces Égliitis. Âii mois d'octobre 1792, il s'engagea duits un. 'oyage plus difficile encore à travers le i;op1iaeul jusque jlk rive nurd du Pacifiiiue, qu'il alleignit |,rÉs du cap dtuzies, iiii SSème degré de iatiliide. Etant passé en Lngleterre eli ISOI, il reçut l'honneur de la chevalerie Jcrs moins jirodigué que de nos jours. " Les dL'iix voyales de McKen/.ie, uldes tl la Coinjisgnie du Nord-Onest, pua le riip|Kjrt du commerce, enrichireut aussi jusque i fsrtain point, ia géographie et l'ethnographie," dit Bi- ^iid, père. Bellehiiiaber n'a |iit se procurer la date de |i mort de ce voyageur. Nuns l'ignorons aussi ,■ seuleleDt, nous savons qu'il vécut assez pour éire â la tête du pinttë qui employa Rol>eit Mitchell, de Londres', à faire 9 plftn de lu CulouQe Nelson qui se trouve sur la place ^«nueN- Cartier il Montréal.
MeX-augUin, famille canadienne d'origine irlandaise, AÎa pruOxil Marie Louise ou Révérende Mère til. Henf Sll|>tirieitr des Ursulines de Québec, décédëe le 3 juitt'18Î5 après 46 ans de profession, et distinguée juir ses Jeosi ta l'iublesse de ses manières et les charmes de sa Oav«rsutioii, — !e docteur James McLanghlin,aussi ué en Jauadu, et qui a pratiqué avec distinction la médecine à biis, et le docteur John McLaiighlin, né à la Rivière du «>Up. Elan) entré au service de la Compagnie du Nord- 'ueat en qualité de médecin, il en devint associé et fut
I (•) OTi%itu.iUy a Canadian mercfiant in tHe noTth-weit fur 'pBtlé dit lu Uiu^raiilm Btllcliaraber.
hîtjlDUTeHieui du fôit William. Apiés la dMtmttoa de fort et la réunion des Cotm>agnies du Nord-Onest et de tîaied'Hudson.il ("iit cUargéde gouverner lesposies à l'Oui d^ Montagnes Rucheoaes, et d'y surveiller le cumm< o«. Il fonda le fort Vancouver, tjn'il commanda Jusqiie en 18J4. n alla alors s'établir à Oregon City, qu'il avait fondée dés 18S9. Il appela du Canada les Blanchet e1 le3 Pemers en 1B38, établit des écoles, et fut il la tête da nrauvement civilisateur dans ces régions. IL est mort % Ongoa City en 1857.
McNab (Sir Alan Napier) conteropoiain, guerrier tiomoie d'état, né à Niagara en 179S, étudiait encore en. 1812, quand tes Etats-Unis déclarèrentln guerre : il quitta le banc pour courir anx armes, et était sur le vaisseau dn Commodore Yeo i Sakett's Harbour. Il passa bientôt du service de mer au service de terre, fut admis ceOi' me enseigne dans le 48a de ligne et se trouva à. l'assaat de Niagara et à Plattsburp'Ii. Mis à la demi-solde ea lSl7, il entra au barreau et devint Conseiller du &oi. Ce fut en 1829 qu'il entra nu Parlement. H s'y est rendu savant dans l'étude traditionnelle et les formes de la constitution anglaise : M. Xodd lui a dédié sou livre SDr ce sujet. £n 18.39, il a été élevé à la chevalerie pour son activité prodigieuse et ses signalés services contre In iOBiirgés eC les syiapatliiseurs Américains. Sa carrière et celle de quelques autres fait naître la réflexion qne les Montaqnaids de Fraser ont peuplé le Haut-Canada àe héros, comme autrefois le régiment de Carignan répandit une ardeur vraimenl belliqueuse chez nos ancêtres. Sous l'empire de l'Union, on l'a vu Orateur ou Président de l'Assemblée Législative, puis premier ministre. Depuis, il s'est retiré de la vie publique, et, a été créé Baronet du Royaume Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlaade. Sa demoiselle a éjwusé le vicomte Bury. Comme te duc de Wellington, Sir AUan McNubs mettait de temps i antre à la portée ceux de ses collègues qui n'obéissaient pas au mot d'ordre avec assez de souplesse.
Meilleur (Jean -Baptiste) M. A. M.D.Sc L L. D., membre honoraire de l'Iiistiiut Polytechnique , classe des Sciences, Président de la Société de Construction du District de Montréal et membre fondateur de la Corporatton du Collège de l'Assoraplion, né à St. Laurent, dans l'Ile
^ Montréal, le 9 Mai 1796, descend d'un âapitatne au i^- ÎMmentde Carignan qui s'étuhlil ù la Rivière des Prairies '■^ dont la fille épousa le docteur ou cliiriirgiea militaire ^e Bonne, dont on a parlé pins baiU, Après avoir f«t % plus grande partie de aes études classiques an coUége Aile Montréal en même temps qu'on fils du l'atron d'Albaiûf, que i:: petit fils de lurd Lennox et que l'abbé Brien. cooitneiiça l'étnde du droit, qwM interrompit pour alUtt étudier la Médecine au collège de Casiletown dans l'état He Veiniont. Il fit en même temps sa philosofèie à Slidlebnry, sous le célèbre professeur Hall, élève de l'ahbb flftuy, qui lui enseigna, entre autres branches la minéralogie et la géologie. Il obtint le degré de docieur en 4nédeoine le H Décembre 1825, et aussi des diplômes du «gl^ge de Midiebury et de l'Université de Dartmouth, à 'Hanovre (•) dans le New Hainjfthire, où il fut (quelque temps professeur de français. Il écrivit alors son prenùer opuscule, qui est une analyse de l'alphabet français. La Société Médicale et Philosophique de l'état de Vermoal Tadmit dans son sein. De rL'tour en Canada, il fut un des principaux collaborateurs du journal de Tessier, ^i ■flite avec éloge un traité du docteur Meilleur sur le charbon, ei de la Bibliothèque Canadienne de Bibaud, dacs laquelle il écrivit le premier sur la géologie (f) et l'ap-
Jilcation de la chimie i l'agriculture. Ce dernier écrit tait nu supplément au traite d'agriculture de Valère Guillet. Q publia aussi en 1S33 le premier traité de chimie, intitulé : Cours abrégé de Leçons de. Ckinàe, œntenant une exposition précise et mitJiodique des principet Ae cette science. L'introduction, concernuut la physique, la chimie, la minémiogie et la géologie, est très remarquable. Il avait été nommé membre correspondant de la Société d'Histoire Naturelle de Montréal, la même ant>ée «t ce fut aussi la même année qu'il publia à St. Charles,
{*) Elle porte ce nom parcequ'eUe fut fondée par le comte de Dartmautti,
P] Cei écrit, qui a eta depuis réimprinw dans le Répertoire Mawital de Huswn, fui iniiluii nujt Eiais-IlniB pnr fHOcien pfOfasaeiir du docteur Meilleur, Frederick Hall, qui l'a fait préoéd» d'une nppiéciBiiun, danH Uqiielle il rentasqnB qu'il ooutient liei idÂBH ingéuieusas et loutea neuve».
oi l'honorable P. D. Delwrtzch avait établi un journat^ ' dont le docteur fut un moment rédacteur, la première édi- , tion de sa Nouvelle Grammaire anglaise rédigée daprok A les meilUurs avteurs. Il ne faut (ws oublier uon pldf | VExtrait du Recencement du cmnU de PAssnmption, qiif ' eit la géoffriiphie, la lopijçraphie et la statistique de °^'a comté, où le docteur Meilleur fut un des fondateurs et doi^ l profesaeurH du collège, et dont il fut Élu représentant avC 1 Parlement te 6 novembre lS3i. Ce dernier écrit eaVl loué dan,« l'Encyclopédie Caoadienue, cahier de Décem-, j bre 1842. A la, Chambre, il fut ch.irgé de classer selôtl^
l'ordre des trois règnes et de le Musée Chasseur, dont elle parla et écrivit sur l'éducatio pait aussi alor' et, admiratei
;l espèces pro[*e)ï.
' faire riii-quîsîtiDki'r .
'Assemblée s'octu-, plus modiTè de M. Papt 1
neaii que d'autres, il lui fit éprouver uue défaite dans ti comté de l'Assomption. Après la susjiensinu de la cuns- ' titntiuD et sous l'empire de l'Union, il écrivit ses Letlrit sur l'Education amsirlérée dans ses divisions et tlatts son application générale et particulière ; et sur les principaux tnoyens propres à la répandre d'une manière pratique et prà- ^able à l'individu et à la société, à la réijiiisiliua de \<}Z9, Durham, eut au ronlien de l'abbé Duchntue une poléiiii-' ' que avec l'abbé Desaulniera au sujet ùe l'électricité,, ôï ' s'était en^gé à faire les lectures de foudalion de la ^[K ciêté d'Histoire Naturelle, quand il fut nommé Surinteïidant de l'Inslruction Publique par SirChnrles BagOt,aî'éjB' la promesse de la part de ce gouverneur, que cette situation ne serait [joint politique. Il fit deux fuis le tour dtf ; Bas-Canada pour s'assurer de ce qui existait, l'aupraen^ , ter et créer ce qui manquait; et durant plus de tieize, années qu'il a oocupé ce poste élevé, il a contribué deS fonds du département à la fondation de qiia ranle-cjntf ' établis-semens d'éducation supérieure, demandé l'enseignement normal et presque tout ce qui se fait actuellement, de l'aveu impartial de son successeur — conclu méiae le marché d'achat d'un bùtiment pour Ecole Normale. " Dire ce qu'il a f 'lin à mon prédécesseur d'efforts intelligens et continuels, de persévérance opiniâtre, de patien-. ce poar bien dire surhumaine, pour seulement parvenir à' mettre en opération une loi malheureusement impopulaire dans le principe, ce serait eatreptendie un récit pfes-
T^n'anssi pénible à subir, que les épreuves mêmes qu'il retmcerait. Il est seulement étoniiaut que le succès, si limité qn'il puisse [Hiraîlre, qui a coiiriiDné ses efforts, n'ait pas avenglé celui qui. mieux que tuut autre, ëtuit à. mémo d'en apprécier la vuleur, au point de l'empêcher de découvrir tout ce que sou œuvre renfermait encore d'imjieriections iaévitaliles, de lacunes difficiles 4 remplir ; it n'est cepnndaut presque point de réforme im|)ortaute reclamée aujourd'hui fiar l'opinion publique, qui n'ait été indiquée et même demandée avec insfance par le SurÎDtendant dans ses rap|iorts", dit M. Cliauveau. Mais les reuges, qui ont été servis comme les grenouilles de la làble, voulaient les écoles mixtes, le gouvernement montra d'abonl de l'apathie, c! les rapports, projets de loi &c. du docteitf Meilleur, énuméruat les réformes désirables furent enfouis, soustraits à la vae aussi longtems que possible, tandis que les démocrates criaient qu'il ne fesait rien. Il n'y eut [as seulement que de l'apalhie, il y eut de l'hostilité. Du temps que M. Driiminoud avait encore de l'influence, MM. Sicotte et Turootie particulièrement, firent avec l'aveu et la signature de membres et d'amis du gouvernement une opposition inqualifiable au Sarin tendant. Le rapport du comilé de l'éducation est remarquable par ses erreurs, ses contre-vérités et une insigne mauvaise fui. On a nommé des inspecteurs d'écoles, par exemple, et on reproche au Surintendant de n'avoir pas visité les écoles ! L'administration, toujours ptnsou moins influencée |>ar les rouges, en vint enfin i l'engouemenl pour les écoles mixtes et voulut môme les faire agréer aux èvêques, qui avaient pour eux le Surintendant. M. Cayley, qui avait puisé dans le fonds des écoles communes, pour un autre objet, en contravention à la loi, se querella avec lui. Enfin, plusieurs individus, soutenus |<ar des moiubres de l'administration, se disputaient ta Surintendance. Alors, le docteur Meilleur, dont on rendait la [«sition de plus en plus désagréable, demanda un office qui lui donnât du repos, et accepta celui de Directeur de la PoKte à Montréal, qui lui fut ollèrt (6 octobre 1855). An moins l'exécutif ne lui manqaa-t-il point d'éf^rds lors de ce changement, puisque Sir Edmnnd Walker He»d, qui ne l'avait pas parfaitejowt tnité lot» de la maladroiniatrattQn de AI. CayleY»
le reœerciK offleiellemeot de ses longs sirricva. Qnwtt aa pays, il ne ies oublia pas dcid ptiis, puisque en tââfl. le <tocIeur Meilleur fut élu présideul de la Société Nation a te de St. Jean- Baptiste an reconnatttancc des xorviea distingué» fju'il avait rendus au pays dans la cause de /%htruction publique. Le preiitier rapport officiel du ductew MeHleiir est de 1843, et le dernier, de 1854. L'UuJversité de Vennont lui envoyait le degré honoraire de Midtre èa Arts en ISS*, et l'UniverBité de St. Jean de New- York, les degrés honoraire de L L. D, l'aunèe suivante. Il avait refusé le degré honoraire de M. D- du coUége McGill, Une circonstance remarquable de sa présidence de la St. Jean-Baptiste est l'euvoi que M. de l'wbtaque lit par l'entremise de l'honorable P. J. O. Chauvean, son ami, au président d'alors, d'une pièce de vecs ptMU la fête canadienne. Durant sa surintendance de l'ifiatiHition publique, il fournit les écoles de bons livres élémeii' taires, publia : A treatice of the pronouncialion ofthe FrertA language with pradical irregvlariiùi examplified , 18*1, puis un petit traité de l'art ëpisioiaire, et enfin une deuxième édition de sa granimairt; anglaise. Il donna aubsioecasiou ik la composition du Guide de r Instituteur pain, circulaire No. 12, ce livre n'étant que la réponse i. Ift série de questions qui s'y trouve sur les diverses bnitcfaes d'instruction prescrite par la loi des écoles. Ce fat lui qui fit imprimer la première édition de ce livre rempli de mérite, n'en déplaise à ceux qui ont vouUi le" décrier. A nne époque de fermentation politique, le dacteur Meilleur a dû &ire preuve d'un courage moral peu commun pour empêcher la lui de l'instruction puUiqua d'être altérée au gré des pari is, et pour ta rendre stable coniormémeut aux principes : une loi qui changé toujours n'est que désordre dit le Chancelier Bacon. Il apent-ètre. uignalé le premier ies cau&es regrettables de l'émigratioa canadienne vers les autres pays.
Membertou. fameux sachea Abéna<iU)B dont Lescacbet chante une expédition dans ses vem, était à la Sois bon. politique et habile guerrier. Il se ât baptiser en 1610. M. de Poutrincourt, qui le tint sur les fons baptismaint le nomma Henri, comme le roi de France. Laèt dit qu'il avait alors cent ans, et Lescarbot prétend qu'il avint vu Jaequee Cartier. Il faudrait paur cela qu'il eût été. »o-
voyé en ambusade auprès de oeiii: de Stadaconé, !« mèiae auteui rapporte qu'il voulait qu'on lui fit l'hw netii de tirer un coup de canoa qiiatid it venuit à Paît Bjoyal, parce qu'il vuyait que cela se pratiquait pour le chëlfrançais. Ud publia à Paris eu 1610: Lettre raiêsive touchant la conversion du Grand Sag'ima de la Nouv«ii*~Franee, qui en était aoarU ^arrivée'' des Français, le (A^ et le Souverain. Il ne régnait tout au plus que sur l'Acadie, et encore y avait-il des peuples à. combattre. A-vant que de se convertir, il avait été aulmoin ou jongteuT prmi les sieus; il était donc à la fois le chef civil et religieux ; c'est comme cela que fuit l'autocrate de RjiSBie, lia conversiou de Membcrtou n'en est que pluf^ méritoire.
Minard nom de deui Canadiens qui se sont illustrés dkDs las pays étrangers, — Pierre Ménurd, qui fut i.ieulensnt-Gouverueur du Missouri, et Michel Branamour, son neveu, mort à Galveston en tâJ5. Né à La Prairie le b Décembre 1S05, il s'engagea à seize ans dans la traite des pelleteries, au 'service d'une compagnie américaine étaljie au Détroit. Trois ans plus tard, il se joignait à son onde et feaftit pour lui la traite avec les Sauvages. Il se fixa parmi eux, fut élu Grand Chef par les Shaoïianis, négocia avec le Congrès ia translation de toutes les natitms dans l'Utah et lu Californie, et fut pr6s de réussir : il eût commandé alors à plus de '200,000 sujets. Ayant émigré au Texasen 1833, il fut fait Colonel, empêchales naturels de prendre parti pour les Mexicuins, fut membre de la convention qui déclara l'indépendance du Texas et qui posa les bases de la constitution de la République.
Mena». (Charles de) Sire et d'Âuluay-Charnizé, le plus farouche châtelain connu dans les annales de l'Acadie, a'eispem de presque tout le pays, força la colonie du Moissachusset a abandonner le (larti du célèbre LaTour, qu'il déposséda, ainsi que l'estimable Denis, et ât d'abord approuver sa conduite à la cour de France. Ses succès en Acadte réagirent sur toute la Nouvelle-France, car la Compagnie des Cent ne pouvant réduire ce fier vassal, filt.tJriigé d'invoquer le secours de Louis XTV, qui replaça I«»ieur Dénia dans soa gouvernement. LaTuiu: rentra égaiement dans ses possessions et Charnizé tomba oomlae il élut s'était élevé. Voyez cependant l'article Vandôme:
MeMsein (Charles Fmnçois BaHly dey Coodjutenr ifi:, ' Québec, était d'extraction m>l>le,et naquît à Varennes en. 1740. Il fit de lionnes éttid^s en Europe, entra au nor viciât des Jésuites et revint en Canada en 1762, Jors de l'expulsion de Tordre de la France. Il acheva sa thè<H logie à Québec et fut ordonné prêtre en 1767. En- . revenant des missions du Golfe, il fut blessé dans un combat entre des Canadiens loyaux et des Canadiens aoÛB ^ des Américains, en voulant servir de médiateur probablement. Lcrd Dorcherter le fit précepteur de ses fils. Elu Coadjuteur de Monseigneur Hubert en 1788, il fut nommé; évAtjue de Capse par le pape Pie VI, la même année, et sacré 'année suivante. Ami très chaud des Anglais,il aurait, probiiblement, s'il fût devenu évêijue de Quebe, commis des faiblesses dont ceux qui ont occu[)é ce siège ne se sont fwint rendus coupables. Voir en effet son Ejiitre à lord Dorcherter et au Conseil Législatif i\ propos du projet d'ériger une Université en Canada, qui i>arle plus ea faveur de son tîilent et de son érudition, que de son jugement et de sa piété. 11 mourut à l'Hôpital Général le .SO Mai 1794, et fut inhumé à la Pointe aux Trembles, dont il v'tait curé depuis seize ans. Il était âgé de 5Sans ï^t 6 mois.
Meulande (Louis de Cissé de) d'une fimillô noble de Bretagne, étudia au séminaire de ^t. Sulpice, puis passa en Conada vers l'an 1668, et y fut le colloborateur de l'abbè de Salignac Fénélen dans les missions sauvages. Etant repassé en France en 1677, il fut nommé Vicaire- Apostolique pour le royaume de Siam et sucré vers l'an
Miramirhiy dieu des eaux oit Neptune, connu parti* culiéremenl des anciens Outaouais.
Monck (Sir James) successivement Procureur-Général, membre du Conseil Exécutif, Juge en Chef de Montréal et Administrateur de la Province du Bas-Canada. — Ses projets d'à ngli fi cation obligèrent Carleton à sévir contre ' lui et à employer Cugnet, quand il refusa d'en ployer le procédé français de saisie-arrêt contre les marchands qui devaient au fisc. Quoiqu'il eût une réputation domme légiste, on peut juger combien peu elle était mérités en se rappelant qu'en 1803, il déclara l'esclavage inconpatible avec la constitution du pays, bien qu'on trouve un
statut impérial qiii confirme le droit maintenu par la capitulation (■) de Moiitrèul, et que dans sa consul la lion où il prëteod que l'Ordonnatice du Conseil de I7J)I ijiiant aux pouvoirs de l'évêqiie, eat ccinlraire à un siutut |>énal d'Elysabeth (qui n'avait pas été fait pour le Cuiinda ,) il prouve contre hii-même (\) Le Mémoire de 1814. au sontien de la Requête des hiibilans du Bas-Can^t'a a Son Altesse Roy^ile le Prince Régrent, ne lui fesait pus moinb de peine que l'Ordonauce de 1791, comme on peut lu voir p&r SCS remarques sur ce Mèmuire dans le sixièmo volume de Christie. Ce fut en conséquence da la morl dn dnc de RichiTiund qu'il administra la Province ad infsriin. Il fut honoré de la chevalerie.
Montgdjier {Etienne de) septième Supérictir de St. .Sulpice dans rrie de Montréal, était de la r.mille Aee grands aëronautes. Ordotiné prêtre en 1750, il arriva e»
[•] il y n dans ce royiiurae un rèslément fon^lé "ir iiiis cerlame noutiiine rhé-lenne, p'ulôt que sur mis loi (i<rmF|V.qiii porte qne lursoTiui e-iil ,ve ÈLra'ijterBliorde en Ai'ir'el.r;' , il lierlent iibrBUUwiiol ^ii'il a (lua iMud à terre.— Greg-oriD LUt. Vie de Cmnwll
(f) Nor Ho 1 confine >iiy g roi in ri h of helisf atilely ii llie cirenlustiUiCB abuva slHleit. A ProviiLcial Blalulu pa,(.Mi! iii ilie 34lhye>irHurUiH MnJtiT^iy's lei^ii ■' fur lli» rilvi^îcii i.f ihe fra- Tince tifLuvec CaiiBiia fur iiwnniiiifi rhf jnili'-niuie ili(r,-of, aod Ibrrepcaliiig c<^rl»ia lawa iheteiit mciitiiined. " IiMhi.'8lIi feclioD, lun expresulj deoInrEd Ihal Ihe Orilinnuci» hIkivh oited " For bailditiK mid miiuiring rhiiri'liciS '' ^NhII nix bu by ili« «8)4 Btalute leviikeil nr ri-pealed, w)iicti ciinieB w last, a li'uiil imnltaoiion ol l»ici»lalivâ xpi'robntloii, (nr it i" lobe ub-i^Tcil. ihiit tbis provincial ftalQle wttR rpsaiveil iu lielirniBot tlie l'aiiada Aot, chap. 31, e. 22, 'or Hih M»j^;t.iï's a|ip^obfltuai • anit U.e Royal npi'roba ion wiis sriUilcd Hiiil |.iil.b(-ly aiin.iiUK'ed in tbe (erms of ine laiï, by tha Oavernu , lonl Oitrchestoi ':* pi^clumatfon, suit mes»ngea Kjlbe Iwn br^nt-lii-s ni Ihe Hinvinuial Pur- ItaiDHnl. Nor liaVB Ihe "r^umfnm 'iir His Majp-ly'- prci-umed mnotion ti Ilie above O'ilimnicB rt',-l"d liere;lli« Gniur" t or Lieul Covernnr rlelesn'eil Hii>Maje~U's nowi^r, ve^ifit in ihe Oovnrnor, la CoTnniiit-iciiiiirv m 'nrrv llie Orditinnin mlo eflect •ad prueeedings ravn b'^n had iti'-reiii, nnd ratifitid S'y il cnune of loiiiil l^ulIl^ovl•^lly in His M-ji'Htv'a rouiti, tii clT<-ct'>Hie tne
Sowlts grnnieil lo ihe ■' Ruman o^allmlir Bpshn|i, or Superimenuit of llie KomiA church " bjr ihu Mid 0^;i\«Kiv<».
Canada au mois de juin de la même année et succédlL 1 plus tard il M. Notniant du Faradoo. L'évêque de Que- f beliiiex[)édjadcs LeUresdo Vtcaire-Généiul. Ktuèvèqi)« après lu cuaqiiête, la jalousie du gotiveriiemetit anglais l'empêcha d'accepter, et il désigna liii-mfime Jean Olivier Btiaud. Il mourut le 27 août 1791, et eut pour successeur Gabriel Jean Brassier. Ou a de lui plusieurs vies de personnes mortes en odeur de sainteté à Ville-Marie. Celle de Marguerite Buiirgeois fut publié» par M. Roux en I8I8. Ce fut entre lui et le Supèrieur- QÉnéral Couturier que fut fait l'acte d'abnndon par Ift Séminaire de Paris à celui de Montréal en 166^, de tou tes prétentions sur les biens situés en Canada.
MonCcalm (Louis Josepb de St. Véran, Marquis ie) Iiieutenaul-Génèral des armées du Roi, Commandeiu honoraite de l'Ordre de St. Lunis et commajidant efl Chef en Amérique, naquit en 1712, d'une famille da Rouergue qui a produit le Grant-Maitre de Malte Gozon. Colonel du régiment d'Auxerruis en 174.3, il reçut trois blessures à. la bataille de Ftaisauce, et deux à. l'aâalre de l'Assiette. Brigadier en 1747, et maréchal de camp en 1756, il reçut le commandement en Amérique, arrêta Is, général Loudon, prit Oswego, Onlario, et William- Henry avec un iramence matériel de guerre. Le frûid et la faim accablèrent ses soldats depuis l'automne de* 1757 jusque au printems de 1758: il les soutint dans cette; cTtrémité. Ce qui diminue de sun mérite, c'est qu'il assiégea Oswego sur l'ordre du marquis de Vaudreui), et contre son opinion. M. de Vaiidreuil pensait qu'il aurait pu prendre aussi le fort Lyrlius, et ne s'éla jamais cette idée de l'esprit. Le Marquis de Montcalm le prit de suitâ sur tin fort haut ton avec lui à l'endroit de la conduite de la guerre, bien qu'il n'eût figuré lui-même en Europe qne comme brigadier, grade qui n'oblige point à. savoir la guerre. Dans sa défense du Canada en 1759, il laissai trop facilement Wolfe s'établir à la Pointe Lévi, d'où il domiua Québec. Les feintes de ce général avant de surprendre l'Anse du Foulon, lui firent prendre le change au point qu'il laissa jusque à la dernière heure Bqugainville trop loin de lui avec l'élite de ses troupei. Quand à la bataille d'Abraham, il la présenta avec une précipitation indicible à la (Ëte de 4000 hommes,nialgréujie
note de M, de Vandreuil lui mandant d'attendre k ooncentralioD des troupes, et qu'il marchait en |)ersoDne pour le rejoindre avec les batailiona de Montréal. L'officier canadien qui nous a laissé la belle relation des opérations qnt elt à ta fin des Docuniens de Paris, dit qu'il n'agit pas ainsi par caractère, mais toujours par jalousie. VoJûi le portrait qu'il trace de ce général: "Plein do talent, iOBis ambitieux sans mesure ; plus brillant en con&inUenfe de l'avantage d'une mémoire cnltivée, que pro- Rind dans les sciences relatives à l'art de la guerre, dont il ne posvèdail pas même les élèmens, ii était peu capable de commauder les armées. Sujet à des accès de passion, it était encure iuiilscret et divulguait voUintiers ses pla/DS. Avait-il quelque chose sur le cœur contre quelqu'un, il ne pouvait s'empêcher de le rabaisser et d'eu parler avec la dernière légèreté en présence du soldat et même de sea domestiques: c'est ainsi qu'il déprécia lo Marquis de Vaudreuil anxyeuxde tous. Il voulait le supplanter. Ajoutons que, b:en que brave, il n'était rien moins qu'entreprenant; il n'aurait jamais attaqué Chouagueu par exemple, s'il n'y avait été forcé pour ainsi dire par les reproches que lui fit de sa timidité M. de Rigaud, homme borné il est vrai, mais plein do bravoure et de hardiesse ; il aurait abandonné celui du fort George presque aussitôt
Suit l'eût commencé, si le chevalier de Lévis ne lui eût 6nné l'exemple de la fermeté d'âme. " L'auteur de cette relation lui reproche les entraves qu'il mit aux opérations administratives de l'Intendant Bigot A l'heure suprËme-quand celui-ci s'employait enfin avec un zèle véritable et de bonne foi, par jactance, et par l'andiscipline et l'extravagance qu'il encourageait chea l'officier et le soldat ; et il a 'oujotirs été difficile de le laver du blûme de la cruelle violation de la capitulation de "William- Henry, qui a fourni des armes au génie pour le flétrir, témoin Fénimore Cooper. Malgré tout cela, il vivra dans l'histoire, parceque sa bataille de CarilUm, remportée le 8 juillet 1758 est la première où la Franue ait vaincu dans l^ mêmes proportions que l'Angleterre à Crécy, Poitiers et Agincourt, les Français n'étant que 4000conlre 18000. C'est toujours beaucoup d'avoir au front l'éclat d'un pareil triomphe, bien qu'iln'eût pas cm pouvoir le poursuivre, que le général vaincu ait conservé en quelque sorte
l'offensive, et qu^il ait refusé de mnnœinrrer ponr ijèloger rarniée angiuise un moyen des opérations que le marquis •de Vutidrciiil voulait qu'il fit sur ses communications avec lit iiulic** du Caiinda, qu'il voulait lui envoyer. Moutcalni a lirait abaudonné les lues sans des ordres a bsoluh du ^reu Verne iir. Tué à Abruhum, on a dit qu'il fut enterré luiiib un trou qu'nne Lombe avait fuil au xuur des Ursidin. .s. l! iiourrjssuit l'esj-uir d'être admis à l'Académie (!■ s Ihscriptious et Belles-Lettre. Lord Dalhousie a fait éUv<T à iMontcalm e* à Wulfe un mouument commun. L'J£/o^e de Montcalm ]»nl)lié dans le Marcure de France, vjeiM d'être réimprimé à Québec avec son portrait.
Montm'gny (Charles Iluault de) Chevalier de Malte ou de J^t. Jei.h de Gérusalem, Gouverneur *de la Nouvelle- France [>oiir la Compagnie des Cent Associés et Lieutenant-Général pour le lloi après Cliasteaufort, administra avec succès, et le Koi le continua njénie contre son gré dans le commundeinert sur les insanjes de la Compagnie. Il bâtit le lort lliclielieu eu 164«2, et mit beaucoup ■de dignité dans ses relations avec les nations sauvages. Les Iroquois eux-mêmes le respectèreat. Ces peuples ayant deraondé ce que signifiait .son nom, on leur répondit Grande Montagne ; depuis lors les Iroquois, et par imitation les autres peuples, a) }!elérent IVl. de IVlontmaguy, puis tous les gouverneurs, Ononthio, et le Roi de France, Grand Ononthio. Lord Elgin a remarqué à propos que Montmagny appartient à Tâge héroïque de la Nouvelle- France.
Montmorenaj (Henri II duc de) Amiral et Maréchal de France, immolé par Richelieu eu 1632, acquit en 1620, du prince de Condé, son beau-frère, la Vice-Royauîé du Canada, et la céda lui-même cinq ans après au duc de Veutadour, son neveu. Il laissa son nom à, j)lusieur& lieux du pays et fit quelques inféodations. Il avait été toiur-à> tomr la terreur des huguenots et des Espagnols, et l'on disait de lui qu'il était l'homme de la France le mieux fait et le plus aimable, — le plus brave et le plus magnifique. Révolté contre le Roi et ne pouvant inspirer son courage au duc d'Orléans, chef du parti, en présence de l'armée royale sous les maréchau:s de La Force et Schomberg, il se jetta dans les rangs ennemis. Aii procès, les Jugcji
înterrogeaDt GuiteaiiK pour savoir s'il avait vu le .Due
■ eombuiluiil cunlro le Roi, cet officier ré|<oii(lit les luîmes .'BOX yniix : le feu et la fumie dont il était atuvert m'oMtem-
. pické 'Volnril de le dittinguer \ jnais voyant un li/immeqtâ^ . après aviir ronvpu six de nos rangs, tucat encore des i-oldata
■ OH styittème, j'ai jugé fue ce ne pouvait être qui M. de ■• JSiwttiioremy \je ne l'ai su ctrtuinemetil que ipjnnd jcPai
mi'à terre sous son cheial mort. Une lie iios l'iim belles ishûieij (l%'i^ii relient encore sou nutn.
II. -fFrrtiiçois de Luval de) premier évèijiie de Québec, d'une liruiitiie de lu oiuisiiD de Munlinu'cncy qui
. avail [tidiiii Imis iner<'(LaLx de FruRce. ^luii lilbde Hughes di- Lîiviil de Mon'.iLorejicy, seign cr de Muiitigny»
- «t Duqiiili Laval dsins le Miiiue, en i62L'. Jl fil ses études un collégF- des Jésuites à Laâe(.'he, di'viiit Ârcbidia- ■cre d'E\ ivuk et Abbé de Motiii^ny. Le | ai e Alexandre .Vliuyaiit sèpiré laNouvelli^-Fraucede l'ii;;ly.-e de Rouen, ■vaiiliil y envoyer un Vicuire-Ajxisioliijiie ei j''ta les yeux siirliii,eii IfifiS. Il fut wicré par le Nouce-Apusloîique «ms le lilre d'èvêijiie de Pêtr^'e in pariil.ux. Il arriva ù. Québec i-ri I(i59. De Harliiy.archevêijui- de Rouen, vouiut Viiii)etniiit s'opposi r à lui et se préletidie encore l'Ordinaire du pays. Conseiller du Roi en ses Couseils et membre né lie celui de la Colonie, il eiil aussi une 1res grande itiâiieiice Riir ses a<iret<, fut le censeur des fitutes den gouverneurs et mit toiir-û-tourà la misiiu le larun d'Avaugi'iir et M. de Mesy. Il s'oppiisuil suriout avec force 4.1a Imite de IVuii-de-vie ,ce iléau des naturels. II eut la gloire de bupliser rilliisire cbef Iro<jUois Gariikonlhié.
. Le 2fi Murs lti()3, il érigea â Québec le Séminaire des Missions Klraugêres, érection tjiii fut coafirmée pur Lettres Paleiiies du Roi. Ami et protpcleur des Jésuites, il leur réserva longleius la prédication de l'Fvangila aux nations et eut des démêlés avec M. de Queylus ; mais Jt fiiiit par permettre aux Sulpiciens de se juitidre à eus. Tandis qu'il érigeuit son séminaire, il devenait un des gr&iids dignitaires civils de la Colonie pur l'éfecliaii du Conseil Souverain, où le prince lui assigna la première place après son Lieutenanl-Gènéral et avant l'Xutendaot. Cette qualité le met à couvert des attaques mal dirigée* de plusieurs écrivains qui n'ont considéré en lui que le IM^atiie, taudis ij^u'ilsauiaieqt dQ. ne ^£tirfi abst^^ctîou
ée sa qualité de membre du goaTernement. L'abbé Fsil' Ion lui-raétDe ne l'a pas parfaitement Imité sous ce (apport. L'érection de Québec en évêché se poursuivait » Rome dès Pan 1670 ; mais elle fut retardée par le» prétentions opposées de Loi'is XIV et du souverain pontife, qui exigea que le si^ge de Québec dépendit imimmédiatement du Saint Siège. L'affaire fut terminée tn 1774 et Clément X expédia les bulles à son snfimçuant. Les revenus de l'abbaye de Maubec furent réuni8 A l'évêcbé en celte occasion. Monseigneur de Laval s'érigea nn cbapifre en 1684. Les premiers chanoine furent Henri de Bornières, Doyen, Ango des Maizerets^ Archidiacre, Charles de Glandelet, Prébendier des Théologiens, M. M. Soiimande, Pinguet, Buisson, de la Colom— bière, Levallet, Deleuze et Ciermain Morin. Quoiqu'il ae démit à Paris le 2+ janvier 1688, il continua cependant a résider à Québec aa séminaire, qu'il vit brûler deux foisavant sa mort, arrivé le 6 Mai 1708. 11 fut inhumé devant le mattre-autel de la cathdërale, où M. de L& Colombiére Serré prononça son oraison funèbre, qui ofire des passages remarquables. Prélat digne de la primitive église, il ne ménageait nullement sa personne et s'imposait des courses pénibles pour visiter spirituellement son immense diocèse, souvent au cœur des rudes hivers de ce temps-là, et en partie à pied, suivi d'un traîneau portant son néce^-saire. Sa reconcilation avec l'Abbé de Queylus et avec M. de Mesy, contre la mémoire duquel il empêcha que les commissaires du Rai fissent rien, fait hunueiir à ce grand homme. Le petit séminaire de Québec, qui eut son commencement sous son èpiscopal, a été érigé en université sons son nom en J852. — Voyez Queylus.
Moquin (Louis) habile légiste canadien né en 1787, fut élevé par un de ses oncles, marchand à Varennes, qui le plaça à 13 ans an séminaire de Québec, où il étonna par son intelligence. H fit son cours d'études en ciuq ans, mais malgré qu'il passât ain«i dans les classes su- I>érieures, il laissait derrière lui les plus valeureux. Le Discours de Bossuet sur l'Histoire Universelle lui étant tombé sous ta main et n'ayant pu se le procurer dans les boutiques de Québec, il l'apprit par chœur. Il entra chez un médecin, mais il quitta bientôt cette bianche pgur
itudierle droit et fut admis au barreau en 1813. Le zélé qu'il mettait à l'étude de ses causes, sa franchise et ses belles qualités, comme ses talens supérieurs, lui firent une grande réputation et une clientelle profitable ; mais une maladie de langueur le conduisit au tombeau le 23 juin 1825. Le Grand-Vicaire Demers chanta son service funèbre, et le Grand Juge Sewell prononça un éloge sur sa tombe. I! y a de lui un portrait à l'huile dans un Album de feue Madame Alexandre de Lusignan.
Morgan (le général) originairement perruquier à Québec, passa dans te camp américain, fit des prodiges de valeur et fut blessé au siège de cette ville ; — se signala ensuite à, l'armée du Nord contre Burgoyne, puis dans le Sud, où il eut '* "loire débattre à plate couture le fiimeux chef de la cavalene anglaise, Tarletou, qui se vantait d'avoir violé pius d'Aoiéncaiaea, que les insurgés ne lui avaient tué de cavftlienî. C'était un des premiers homtnes de son temps pour le coup de maîn.
Marin (Germain) premier prêtre canadien, baptisé le 3.5 janvier 1646, ordonné eu 1 665, fut Secrétaire de Mgr. «ie Laval, chanoine en 1697, et mourut en 1702. — Marie 21orin, religieuse de l'Hôtel-Dieu de Montréal, écrivit en 1725, les annales de cette maison, conservées dans cette C^omraunauté et à La Flèche en France. Née à Qué- "bec en 1649, elle fut le même jour présentée au baptême yar le gouverneur Louis D'Atîleboui de Coulonge. Hospitalière en I66t, elle fut Supérieure de 1693 à lb96,rHÎs <ie :708â 1711, et mourut en 1731.
IL — (L'honorable Augustin Norbert) LL. D-, Juge de la Cour Supérieure'et Doyen de la Faculté du Droit de l'Université Laval, né à St. Michel, comté de Bellechasse, en octobre 1803, commença sa léputation par une Epitre aa juge Bowen i propos de l'emploi de la langue française dans les brefs des Cours de Justice, imprimée dans la Bibliothèque Canadienne. Il n'était encore qu'étudiant en Droit. Elu jeune député au Parlement, il fut chargé de l'impression de t'Histoiro de Labrie et fournit à Isidore Lebrun, de Paris, dts données poiir son Tableau des Canadas;— eut une grande part aux quatre-vingt douse résoiutionsçX fut député en Angleterre en 1833. Sous l'empire de l'Union il fut Juge de la Cour des Prérogatives, et fut élu Orateur del' Assemblée Législative. M.Morinétaitalois au
faite de sa réputation) qui a'a pas augmenté depuis. Quand la populace incendia les chambres, il était sur le&uteml présidentiel comme ces anciens sénateurs romains devant Jqs Gaulois, et ne voulut point le quitter avant qu'on e£t luis (levant lui une ntotton d'ajournement. Il a Été depuis Secrétaire Provincial, puis Président du Bureau des Terres sous un ministère corrouapu, et a été défait dans soa comté de Terrebonne. Cet incident a amené sa retraite ,< et sa nomination à la magistrature. II a encore fait partie du Comité Exécutif de l'Exposition Canadienne & Paris, et est membre du Conseil des Patrons de l'Ecole de Droit, liée au Collège des Jésuites, On- reconnaît à M, Morin des connaissances remarquables en plus d'une branche. — Voyez Papineav, Lahrie, Caudwn.
Mountain (Le Très Révérend Jacob) DD. premier lord évêque de Québec en 1793, membre des Conseils Exécutif et Législatif, mort à Marchraont près de Québec en 18C5, avait été nommé sur la recommandation du docteur Tomline, évÈque de "Winchester. Le Christian Remembrancer de Londres pour 1825, contient un magnifique éloge de ce prélat, qui était dit-on, un homme modéré sur lequel Mgr. Plessis prenait facilement le pas dans les assemblées publiques, et qu'on croit n'avoir appuyé que faiblement les démarches de quelques gouverneurs contre le culte catholique. Mais sa Lettre de 1799 à âr Robert Shore Milnes, dans le sixième volume de Chrislie, montre qu'il voulait s'emparer de l'éducation du peuple canadien, et sous Craig, en ISIO. et II, il excita Herman Witrius B.ylandt à dénoncer les Mandemens où Plessis u^ur^if son tttre selon lui. — Il signa aussi le mandat d'arrestation de Bedard et des autres patriotes. — Le docleur J. G. Mountain, troisième lord évêque de Québec, ancien Officiai du premier, a transporté son siège i Montréal lors de l'Union, puis est retourné à Québec. Il a publié des poésies et contribué à k fondation du collège Bishop û, Sherbrooke.
Mun-ay (James) général anglais, lieutenant de Wolfe, était fils de lord Elibank, pair d'Ecos.îe, suggéra dit-on à ce capitaine l'escalade par laquelle il surprit les plaines d'Abraham, et défendit avec succès Québec contre le chevalier de Lévis. Il prit ensuite le, fort Jacques-Cartier, et opéra sa jonction avec Amherst devant Montréal.
. liasé par celtit-ci à la tête du gouvernement ie ^u'é^
il interpréta la capitulation de Montréal fevomblemént, I tandis que te marquis de Vaudreuîl, dans une lettre k M. ( de Bellestre, l'interprétait contre nous, quant aux lois I ihuiçaises. D fut ensuite Gouverneur en Chef de la Pro- I Tince de Québec en 1763, et fut rappelé en 1766 pour avoir moDtré trop d'estime pour les Canadiens. Il emporta avec lui les félicitations du clergé, de la noblesse et du peuple, et interrogé par un comité du Parlement, il dévoila impitoyablement l'iniquité du pouvoir envers le peuple conquis. Commandant à Miuorque avec un autre général contre le duc de Crillon, il défendit durant lept mois le fort St. Philippe, et refusa un milion et la paiïie française qu'on lui offrait s'il voillait livrer la place. H înourut Général en 1799. Son fils était Général-Major dans la Péninsule sous Wellingtou.
II. — (Sir George) guerrier, diplomate et écrivain, suciCeesivenient Quartier-Maître-t>énéral de Wellington dans ii Péninsule, Président du Canada Supérieur, Chef d'Etet-Major des armées de la coalition à Paris, Ministre des Colonies et Commandant dss Forces ad interum, éditeur des dépêches de Marlborough, Il négocia la capitulation ■de Copenhague et la convention de Cintra, et promit aux iCanadiens de mettre en pratique les recommandations du tbomité de la Chambre des Communes d'Angieterrci ocleasionnées par l'administrai ion arbitraire de lord Dalhonine.
Muy (Danneau de) illustre famille canadienne qui (Commence à ce Danneau de Muy qui rallia les Français et les Canadiens surpris par Peter Schuyler et les IroguoÎB à. La Prairie de La Madeleine, etqui remporta la vie» jtoire. Nicolas Danneau de Muy Ecuier, épousa Demoiselle Marguerite Boucher , fut Gouverneur du Détroit jtprés Céloron de Blainville, puis de la Louisiaune. Ma- Izie Charlotte, sa fille, religieuse TJrsuline à Québec, a l'écrit la vie de Madame de Pontbriand, mère del'évéque. (C'est un abrégé de celle de Doin Trottier, et elle a été reilrouvée au Séminaire de Montréal parmi les papiers du prélat. On connaît encore Jacques Pierre de Muy, Ecuier, .seigneur en 1752, etcapitaine d'infanterie. Un Danneau .de Muy était officier dans la Milice en ISll.
Neilson (i'honorable Jolin) qu'on a appelé quelquefoi» le Franklin du Canada, sans doute parce qu'il commença comme lui par être imprimeur, fut propriétaire de la.. Gazette de Québec publiée en anglais et en français. Il ilit élu membre du Farlemeiat pour Québec en J820, et fut réélu jusqu'en J830. 11 représenta alors le comté de Québec jusque en 1S34. Il appartenait aux rangs populaires ainsi que James Stuart. L'administration Toulat', séduire cea deux hommes qui prêtaient le secours de leur, nom aux Canadiens- Français, Elle gagna Stuart, et of-; frit à Neilson pour son journal le titre de Gazette O^ciel', ^e ou d'organe du gouvernement. Il refusa pour lui-même, mais accepta pour Samuel Neilson, son fils. Bien-, tftt quelques articles suspecta, attribués au père, a'étant, glissés dans la Gazette, loid Dalhousie la rejeta, et fonda>, la Gazette Officielle de Québec, qu'il confia au docteur Charlton Fîsher, alors rédacteur de l'Albion de New- York. Neilson combattit l'Union, et alla en Angleterreavec M. Papineau porter la requête des Canadiens. On a de cea députés : Letler to His Majestifs under SecreUxty nf State on tke suhjectoftheprr^sed Union of JJpper omd Lower Canada, lAtadon 1824., bvo. Le 4 Janvier 1832, ' il fut présenté à M, Neilson une coupe travaillée en re-' Jiefs et en bossages. Dans un compartiment, les agens' présentent la requête au ILoi, assis sur un Trône. Dans" un autre, un miliiaire déchire d'une main l'acte constitu-' tionnel, et présente de l'autre des chaîne s au Canada, quele Lion Britannique et un génie protègent, placés entra le militaire et le génie de la Province. Sur un antre compartiment, C in ci nnatu s laisse la charrue pour prendre la dictature. Sur le quatrième, deux génies portantdes palmes autour de l'Inscription, iiui est ainsi conçue t " A John Neilson, Ecuier, M, P. P. Député deux fois anprés du Parlement Impérial, pour défendre les Droits des Canadiens. -Ce léger tribut de reconnaissance lui est of- '% fert en mémoire des services qu'il a rendus au pays, et t comme hommage à ses vertus civiques, Québec 1S32."''JI — Sur le pied, la maison même de M. Neilson se trouve '^ représentée au naturel, ainsi que plusieurs emblèmes in- " dioatifs des mceiits du pays, tels qu'une traine attelée et
rvhargée de b(
rvhargée de bois, un canot d'écorce et une famille sauvat'ge. On sait qu'il fut encore député ea Angleterre avec ♦ Jocelyn Waller en 1834.. En 1835, il fut chargé d'aller ^ aux Etats-Uais étudier le régime des Pénitenciers avec 'M. Mondelet ; ils publièrent leur rapport, Québec in-it*^ iSoua lord Gosford, il se sépara de Papineau. Il refusa 'un siège au Conseil Exécutif, mais entra au Conseil Léigislatif. Il fut aussi du Conseil Spécial en 1838. Après l'Union, il représenta de 18+1 à 1844, le comté de, Québec BU Parlemenf-Uni, et est nnort dans la retraite à un Age fort avancé.
Nelson (le docteur Wolfred) Inspecteur des Prisons et Pénitenciers , et ci-devant maire de Montréal , ancien membre du Parlement pour William-Henry ou Sorel de .1827 à 1829, se montra l'homme le plus capable de commander l'insurrection ù. St. Denis, où il repoussa le colonel Gore. Il se signala après la victoire par son humajiilé envers les soldats anglais blessés, auxquels il donna les secours de son art : le major-général improvisé ne put oublier sa profession. Echappé à travers mille dangers et misères, il rentra dans son pays à l'avènement desméoontens au pouvoir, pro&ta fort par le bill d'indemnité, adhéra à leurs nouveaux principes, et lutta pour eux contre M. Papineau, qui n'en fil pas autant. Depuis qu'il est Inspecteur, il a cherché à adoucir le sort des prisonniers par un mpport humanitaire. Il ne faut pas le confondre I avec le &meux docteur Kobert Nelson, le plus audacieux
ide tous les cheÈ de l'insurrection, Com/nandant en Chef dei Forces de la République, et qui supplanta Papineau à. l'Assemblée de Midlebury dans le Vermont, où il publia I une djéolaration d'indépendance. Il avait autant de génie ^u'il avait peu d'éducation.
Newton (Gilbert Stuart) artiste éminent, né à Balitax» capitale de la Nouvelle -Ecosse, en 1794, étudia en Italie «a 1820, puis à l'Académie Royale d'Angleterre. Il se livra surtout à la miniature et orna les Annuaires et autres publications élégantes. Ses figures de femmes ont une expression frappante d'innocence et de bdutê. Il est mort eu 1835.
Ifisbet (Frances Herbert) veuve américaine, fille d'un Président de Nevis, épousa en secondeâ noces en 1787, Horatio Nelson, commandant de \a ïta^von. -ra-Nîi^ ise*
Ilea et depoi» si célèbre. I.e prince William-Henry, puis Guillaume IV, leur servit de père. Nelson était ti i Québec, y avait lié amitié avec un moicbiind nozpjqfr; Davidson, et avait été sur le point de s'y marier. El)o devint baronne et vicomtesse, mais le ménage fut brouÙlé par les amours du grand maria avec la tameuge lady Hamilton, ambassadrice de Naples. Josiah Nisbet, beaa fils de Nelson, retint longtemps ce héros aveuglé, maia enfin les époux divorcèrent. Lady Nelson fut néanmoins créée comtesse après la bataille de Trafalgar. On sait que son mari a un monument & Montréal.
Noueux (François- Xavier) père de la biographie en Canada, né à Québec en 1748, décédé curé des Troia-Bivièrtis et Grand-Vicaire le 18 novembre 1834, entra an Séminaire de Québec en 1765 et se distingua dans Ici. mathématiques. Ordonné prêtre en 1774, il fut envoyé à la* Pointe anx Trembles et à la Longue Pointe, puis à Belœil, qu'il desservit pendant 21 ans, H passa aux Troiff- Eiviêres en 1796. llavait assez d'iofliieoce dans les at 'iaires ecclésiastiques pour que Craig, écrivantâ ton secrétaire Eyland, lui dise que Plessis est monté aux Troi»- Bivières pour consulter Calonne ou Noyseni (*). Cet ecclésiastique était un homme très instruit et possédait une belle bibliothèque dans un temps où il était difficile de réunir beaucoup de livres dans cette Province. Il a écrit le premier sur la biographie, se bornant au clergés Son manuscrit intitulé :
83t d'une belle écriture, mais n'est pas tout-à-fait ausn soigné pour les dates et antres circonstances. On veat même y trouver des personnages imaginaires. Il a été attaqué en effet par le Commandeur Viger, le R. R. Martin, l'abbé Faillon, l'abbé Ferland et Mgr. de Tloa, e» défendu, autant qu'il peut l'être, par le Juge Law et l'aat teur de ce vulume.
(') He Iben told me that he wbs to go to Three Rivers a day
gr tiTo iiiftf and reqneBled to defer entering more parlicularly
.- ii^to ittill his retum. Wbeiher be consulted Noiseux or Calonne
'i«Sr both, r knotf not ; bui when he reiurned, I found him entiiel;
changed, for hia conBCience mould oy no means permit bim evea
to consent to the Cionu nominatiog lo the livings.
Normant du Faradon [Louis] aixième Supérieur de St. Sulpice à Montréal et Grand- Vicaire, né en 1681 au diocèse de Nantes, entra au Séminaire d'Angers en 1701, et passa à celui de Paris en 1706. Etant passé en Canada, en 1722, il succéda dix ans après à M. de Belmont, et mourut en juin 1759. Il fut le premier bienfaiteur et comme le fondateur des Dames Grises, et soua lui le âef Bourchemin fut ajouté aux trois seigneuries de Montrèalj de St. Sulpice et du lac des Deux Montagnes.
Noyan [Payen, Cliavoy &c. de] illustre famille répandue dans toutes les colonies françaises, et allié à celle de Daillebout, de Repentigny, de Longueuil et de Beaujeu. — ^En Canada, Pierre Jacques Payen, Ecuier, Sieur de Noyan, capitaine des troupes de la marine, épousa en premières noces Demoiselle Catherine Le Moine de Lon-. gueuil , sœur de MM. d'iberville et de Bienville, puii en secondes, au cbàteau de Longueuil le 17 novembre 1731, Demoiselle Louise Catherine Daillebout de Manlel.. Il se signala par la défense du mauvais iort de Frontenac contre le général Bradstreet, qui fut obligé de le bombarder. Il fut impliqué dans le procès de Bigot et est désigné Pierre Jacques Payen de Noyan, Chevalier de St. Louij, Lieutenant de K.oi des Trois-E.iviêres. Pierre de Cliavoy, Ecuier, Sieur de Noyan, né à Montréal le T Avril 1731, Major de ia ville le 7 janvier 1754, était sans doute son fils ; quoiqu'il en Sioit, de son premier mariage avec Demoiselle De Longueuil, il eut des fils connus sous les noms de Chavoy l'aîné et cadet ; Chavoy l'aîné, guillotiné sous E«bespierre, avait uu fils dans la légion de Bourbon en Espagne en 1797, et uu autre qui périt à 22; ans à Quiberon, parcequ'il ne voulut pafe faire uu mensonge et dire qu'il n'était pas majeur. Chavoy cadet on Hughes Payen de Chavoy, s'était sauvé par l'émigration étant alors Chevalier de St. Louis et Lieutenant-Colonel ■ du régiment de Béarn. Il était h Londres le 7 Décembr» 1797 à Soiithampton Court, d'où il écrivait au colonel De Longueuil. Il avait été page de Louis XVI en 1763. Il fit la campagne de 1792 avec les princes, commanda en Angleterre un corps de gentilslwmmcs cadets et fut chargé par BSansUHr, en 1799, d'une mission en Franoe,Ilaquelle lui ayant réussi, il fut nomme Colonel au nom du Boi. Il vivait encore en 1820 à son château de Chavoy, dé-
parlement de la Manche. Sa sœur épousa le comte d^^s Mallet. Le général Christie Burton liait devenu acquéreur des seigneuries des Noyau, qui paraissent avoir tous quitté le Canada à la conquête ; ctpendant une Fayen de Noyan était encore Supérieure de l'Hôpital-Géném^V de Québec en 1802 : elle avait un cousin germain qui^^ après avoir été officier de cavalerie, était prêtre i Londres. Charly de Noyan, qui avait épousé une Demoiselle de Beaujeu, fille du héros de Mononghahela, fut Gouverneur de la Guianne. A lu Louisianne un Fayen d&=^ Noyan, gendre du malheureux Hertel de La Freniére, fut victime du dévouement qu'il lui FmoBtra, et arque — busé par ordre du Capitaine -GHtné rai O'Reilly. Un autre Fayen de Noyan, périt dans la révolution de St. Domingue avec iUadame de Repentignyj fille de M. de Noyan du Canada.
Odeiin (Jacques) nétaphysicion canadien, né à St. Constant et ordonné jnètre le 4 février 1816, professa la philosophie à Nicolet. Il est surtout connu par sa poléuique avec les ecclésiastiques du nouveau séminaire de St. Hyacint he au sujet des doctrines de Lammenais. A une époqu e où une grande partie du Clergé canadien s'engouait, comme celui de France, pour les nouvelles idées, il lutta avec une grande force contre plusieurs adversaires habiles, entra autres M. M. Prince et Raymond, et l'opinion lui donnait déjà la victoire, quand 1' encyclique de Grégoire XVI vint finir la cause. L'abbé O delin mettait le sceau ù. sa réputation par ses pensées tkéologivo-fhUosophiques, publiées dans les Mélanges Religieux, quand la mort l'enleva à son pays le 8 juin ISil.
O'Dondl (Jacques Louis) premier Vicaire Apostolique de Terre-Neuve en 1796, fut nommé évéque de Thyatire par le pape Pie VI, et sacré i Qii ébec par Monseigneur Hubert. Promu à l'évèché de Derry, en Irlande, en 1817, il eut pour successeur Monseigneur Thomas Gillow. L'architecte tie la basilique paroissiale de Montréal, dont la façade est si remarquable, est un O'Donell, qui Tint en Canada en 1824> , et qui se couvert it avcnt de mourii
en 1829. Ce fut Mes^iie Eichards, converti loi-mÉj qiii Tadministra. Il fut inhumé dans le temple qn'il avait cojislruit, près de la première des grandes colonnes qui fiOutieaneDt le dôiue, et Toii a mis nui sa tombe une épitaphe convenable.
Œier (Jean Jacques) Abbé de Pébrac, fondateur de la société de St. Sulpîce à Paris et à Montréal, de la Compagnie de laquelle tle il était aussi un des membres foadateuis, fut l'umi de St> Vincent de Paul, et moiiru t en odear de sainteté. Il avait refusé l'évêcbè de Ch&Jons sur Maine, que lui offrait le cardinal De Richelieu. Sa vie écrite par l'abbé Faiîlon a fait oublier l'abrégé du P. Giry.
Oraàaa héroïne algonquine de la tribu des Muscogules. Prisonnière de guerre chez les Iroquois, elle fut déposée dans une cabane pieds et mains liés, et demeura dix jours dan» cette position, sans prendre de nourriture que ce qu'il fallait pour l'erapÉcher de mourrir. La douzième nuit, pendant qne ses gardes dormaient auprès d'elle, elle parvint à dégager un de ses amis, et bientôt après à se détacher tout-à-fait elle-même. Son premier soin fut d'assurer sa liberté par la fuite ; mais elle ne put se resourdre à laisser ainsi s'échapper l'occasion de la vengeance. Elle rentra dans le wigwam qu'elle venait de quitter, saisit un tomahawk, assomma celui des guerriers iroquois qui se trouvait le plus à sa portée, s'élança dehors et s'alla cacher dans le creux d'un arbre qu'elle avait remarqué. Elle attendit là que la police du Canton iïtt passée et, dirigeant sa course d'un autre côté, elle s'enfonça dans les bois. Elle y errait depuis deux jours, quand elle s'aperçut que ses ennemis suivaient ses traces. Elle se plongea aussitôt dans un étang couvert de roseaux et y demeura dans une attitude qui lui permettait de respirer sans fitre aperçue. Durant irentecinq jours elle parcourut les forêts et les déserts, vivant de racines et de fruits sauvages. Parvenue à une rivière large et rapide, elle fit avec des osiers une espèce de radeau qui lui servit à la traverser. Enfin rencontrée par des guerriers de sa nation, elle fut reconduite en triomphe dans son village au milieu des chanls de guerre.
Ouikka, l'Ecole des Exquîmaux, fait uallre les tempêtes, renverse les pirogues et rend inutiles les plus gé-
néreux efforts de lenrs conducteurs. Ceux qui décotivrireut les premiers l'Amérique^ n'avaient point avec eux de CamoëDS. Dans la Lusiade, par 00 grand poète, quand Vasco de Crama est près de doubler le Cap des Tempêtes, tout-à-coun l'on aperçoit un personnage formidable qui s'élève au fond des men ; sa tète touche aux nuesy les vents, les tonnerres sont autour de lui, ses bras s'étendent sur la surfiice des eaux ; le génie est le gardien de cet Océan, dont nul vaisseau nia encore fenda les ondesi il menace la flotte, il se plaint de l'audace des Portugais, qui viennent lui disputer l'empire de ces meiS) et il leur annonce toutes les calamités qui doivent traverser leur entreprise. Cette fiction est une des plas belles qu'on ait à opposer aux anciens. .
Ouréhouaréf chef de guerre Iroquois, . f ut attiré àCatarocoui avec les autres chefs par René de Brisay, Marquis de Denonville, saisi traîtreusement, et envoyé en France pour servir sur les galères. Louis XIV eut le bon sens de le renvoyer en Canada avec Frontenac, qui se l'attacha et l'admit même à son conseil. Il devint un homme aussi poli que valeureux, et bien qu'il combattit plusieurs fois contre les siens, il put encore être utile auprès d'eux pour les relations diplomatiques. Il fiit à la tête de deux ambassades du Canton des Goyogouins et de celui des Onneyouths en 1694 et en 1695. Lors de la seconde, il mourut d'une pleurésie à Québec. Un père Jésuite lui parlant des opprobres et des ignominies de la passion de Jésus-Christ, il entra dit-on dans un si grand mouvement d'indignation contre les Juifs, qu'il s'écria : << Que n'étais-je làî je les aurais bien empêchés de traiter ainsi mon sauveur. " Il fut enterré avec les honneurs militaires.
Oureouati, fameux chef de guerre et Orateur Iroquois vulp^airement appelé en Canada La grande Gueule à cause même de son éloquence, fut la terreur des Outaouais et de Ville-Marie naissante, humilia M. de Labarre et participa au 'massacre de I^chine. Le gouverneur Colden nous a conservé la mftle et fière hurangue qu'il prononça à l'Anse de la Famine. C'est un beau morceau d'éloquence. Dans sa vieillesse, en 1712, il conclut un traité de neutralité.
t ami de I
PainchoMd (Charles François) philo l'éducation, né i l'Ile aux Grues le 9 Septembre 1783, étudia, les mathématiques sous l'abbé Raimbaud au presbytère de L'Ange -Gardien avec Henry Hardinge, depuis pair d'Angleterre et Commaudant des Forces à la mort du duc de Wellington, Après avoir fait son cours de théologie au Séminaire, il fut ordonné le 21 Septembre 1805 et fut employé comme Vicaire à N. D. de Québec. Ensuite, il fut envoyé dans les missions de la Baie des ■ Chaleurs, où il desservit des Acadiens, des Irlandais et les Sauvages de Eistigouche. Nommé à la cure de Ste, -^nne La Pocatière par Monseigneur Plessis en 1814, il y fonda un beau collège, qni fut ouvert aux élèves on 1829. Il dut s'imposer bien des sacrifices pour doter l'établissement d'une bibliothèque et d'im cabinet de ■physique. Il mourut à Ste. Anne le 9 février 1838. Tl y a plusieurs cantiques de lui dans le Cantique à Pusage ■4a Missions de l'abbé Boucher-Belleville, entre autres ■" Enfans, la jeunesse" " Nouvelle agréable," et jl a laissé «n manuscrit des remarques sur la philosiyphie du comte de Bonald, des observations sur les théories du comte de Maistre eï des recherches sur le magnétisme animal.
Panef, maison canadieune qui s'est élevée depuis la conquête. — Elle a produit un Gardien des Archives du Ccuvernement de Québec et Greffier- en -Chef du Conseil de Guerre ou Conseil Supérieur sous Murray. (JeanClaude Panet, auteur d'une relation du siège de Québec) quatre Juges, un Grand-Voyer, un Coronaire, un Orateur de la Chambre des CMumunes, tm évéque et un membre de l'Exécutif.
Jean Antoine Panet, né en 1751, entra au barreau aussitôt que l'Angleterre leva la proscription qui pesait sur les Canadiens, ainsi que Pierre Panet qui, avant d'être juge, exerça à Montréal les deux professions de notaire et d'avocat. Il se fit une très grande clientelle. Elu député par la haute ville de Québec en 1792, après l'octroi de la constitution, il eut l'honneur d'être le premier Président des Communes, où il présenta une reqnéte des citoyens de Qiiébeo pour l'abolition de l'esclavage. Lord Doichester, ayant résoin de l'élever à la magistrature, re-
commanda aux Communes d'élire un autre Oratear eiK- 1793, et la Chambre clicisit M. de Lotbiniéïe ; mais M — Panet lèsigna bientôt sou siège à la Coui des Playdoyer^» Communs poiir ne pas venir résider à Montréal ; il fuK^ leélu et toujours porté au fauteuil, Jusqu'en 1815, qii'iX- ' fut sommé û. la Chambre Haute. Son élection à la Pré — sidence en 1792 avait été un véritable triomphe poiii ]^^— nationalité canadienne française, car M. E.ichardson pré—— tendait que les Canadiens étaient liés par la lecgnuaissance à adopter la langue anglaise, et il était appuyé, le croirait-on i par Pierre Louis Panet, qui fut juge en 1794.—- Son élection i cette époque et à. chaque Parlement postérieur prouve le mérite extraordinaire de ce grand citoyen* li mounit la même année, 1815, le 17 Mai, et fut inhumé dans la cathédrale par Mgr. Plessis. Il avait été Commissaire du Roi pour le cadastre des biens des Jésuites, et adressa alors à loid Dorchester un protêt en forme de Mémoire contre la partialité des Commissaires anglais et l'illégalité de leurs procédés. Une pension fut accordée à, sa veuve par la Législature. Craig, qui ne s'accordait avec personne, lui avait ûté son grade de Lieutenant-Colonel de la Milice parcequ'il était un des fondateurs du Canadien, s'imaginant que dans un gouvernement constitutionnel la. majorité de la population ne devait poin* avoir de journal ! — Voyez l'article suivant.
Bernard Claude Panet, ne à Québec le 9 Janvier 17^, ordonné prêtre en 1778, fut élu Coadjuleur de Plessis en 1806. Le iKipe Pie VII le nomma èvêque de Salde en Mauritanie la même année, et il fut sacré l'année suivante. Evêque de Québec en 1825, il prit possession le 12: Décembre et gouverna jusqu'en 1832, qu'il se retira a. m&tel-Oîeu de Québec, où il mourut en 1833, âgé de plus de 80 aus. Il fut inhumé à c£té as Monseigneur Plessis. Un employé du gonvernement disait de ce prélat, qu'il était le soûl Canadien qu'iî connût qui eût conservé son innocence baptismale, que sa physionomie annonçait en efiêt. Mais celi même, dans un Canadien, ne euffisaiC point pour satisfaire le Secrétaire Herman Witrius Hyland, qui écrivait au lord évéque de Québec au sujet de l'approbation royale donnée à Mgr. Plessis par 1« Président Duun : " 1 infanned ymtr lordship, tkat in conséquence ofthedeath of Mr. Denaud, tke Presidsnt h<ul deler-
nùned lo admit the Rev. Mr. Plessis to tahe the oath of allegiance m Coimcil as R. C. Bi^tap af Québec, and I /mua nom to 'mention that ke is on lîJce rooMncr determinfd to admit the Rev. Mr. Panet to tnke the oath as Coadjutor, wUhout either waiting for His Majest'ifs pleasure, or for any other sanction whaisoever ! J%is atep, Ut vAoever might 6e the abject 1^ his ckoice, Icantwt bvt consider as in the highest degree injudicious, particularly as tlte hnmcledge wkidi Mr. Plessii kad oftke measttres that are in contemplation, afords sofair a pretext for delay, and for re/erring the appmnlment to His Majesty's dedsion. But where is the lat/man su'ffiâently free Jrom vanity, who at seventy three years of âge would tct âip an opportunity of making a Bishop ? In the présent instance 1 am truly sorry to observe that Oie impôlicy ofthe ehoiceisalmost equal lo iJtat of filîing up the appmnlment at ail. Mr. Panet, lam told, is brather to the Speaker, (*) and yaitr lordship knaws enough ofthis tnan^s cSfOracter Co Judge of the conseque?ice nehidi ma/y naturally be expected from gi'fdng swA great additionalinfluenceto Mm and kis connexions. If on the2ith Jttne 179'2, accnrding lo an affidavit made in December n94i, whvh Ihave ever since had in my possession, lie fdt hiinself b(dd enou^ publicly to dedare at the Chwrch door of Cha/lebourg, " t^ue s'il iioiivail faire entrer Monsieur Berthelot dans la Chambre d'Assemblée, il foulerait les Anglais soiis les pieds," vikat tnay be not ventured on, vilien he secs the lehole patronage of the Romisk Chwdt tliroughout the Province, and the prodigious influence attending il, tventiuUly vested in his own family I But it is said his broiher is a mighty good sort of a man ! — Oh ! thost mighty good men, those very loyal mfy'ects, so devoted to His MaftitAfs service, make my conterr^t and indignation rite lo a height tluU almost choses me ! Your lordship knows very tedl there is not a man to be found, from Mr. Speaker himself dov>n to the fdlaw irho ïuitds a IvcrafÀve office in the Court of K. B., (•) and who has latdy senl hi ton toj'oin the banditties of Mr. Bonaparte, who is not
et Nos Orateurs Bemblaieni faire les éiSques, car Mgr. Lirlîgue, étall, sinon frète, da nioiuB cousin de M. Ptpineau. (*) L'boaoratili P. A. Da Boone.
nli«n Ke Hànki it vtiU suii kis purpose, brim full and ruttning over loilh loycdly : (Htt yow lordship ii too Uear-Hghted and too weH acquainted VJUk the rmi tentimfnti oftkeséptcqAe Va be cajnled ôy tineirfair spteclies ; would to Aeaventhat thii were tkt caae with every man ndio may have it in ' Am pouisr tither to support, or W compromise the interests of the Crown in this Province.
Papineau, famille can&dienue dans laquelle tes grands taleus ODt Mé héréditaires comme dans celle de Bedaid.
Joseph Fapiaeau, un de nos paliiarches constitutionnels, a exeicë la profession de notaire à. Montréal depuis 1780 jusque à 1S41, année de sa mort. Il était si profond en loi, que ses opinions étaient citées au Palais, et que le Supérieur Koux cite sa manière de penser au sujet de la propriété des seigneuries de St. Sntpice, â. oOté de celle du baron Masères, de M. D'Outremont, magistrat à Londres, et de M. Dupin. " Telle est aussi, dit-il, l'opinion de M. Fapineau, qui lient Je premier rang parmi ses compatriotes, et qui connait parJaiteraent l'organisation de St. Sulpice." Propriétaire de seigneuries, il protesta en 1790, par dos moiifi généreux et désintè- Tpwés, contre le projet de commutation du chevalier Charles de Lanaudière. Elu membre du Parlement Provincial pour Montréal lors de l'octroi de Ja constitution, il fut réélu en 1797. Il présenta une requête des citoyens de Montréal pour l'abolition de l'esclavage. Un des chefs de l'opposition, il souffrit sons Craîg avec Pierre Bedard, et le défendit, ayant eu plusieurs entïevuea avec cet ombrageux cajùtaine. Le gouvemenr l'accuse de ruse, en parlant d'une adresse de la Charabre : It toas the cunning of the elder Papineau, v>h/> toarded it tn the manner in v^liich it ivas presented. Il ajoute de ses efforts pour obtenir la liberté de Bedard : Bourdagts, Borgia and XluU set were as violent as ever, but Papineau had somdano contrived to get the direction of the business in kis own fiands. Tiger joined Papineau. The latter, btfore he Kould venture tu présent tlie Resolutions, requested a conférence wiUi. me, which I readily granXed. It lasted an lumr and a half. Nothing could be more correct than ev^y opinion tiiat he uttered ; but I soon saio that hîs vkole aim tcas to get the release of Sedard,bysnymeansbyiBkich il was possible to aîtain it, knonringfutl xcell what tiie im-
pression upon Vie Province ïoould alwayi bs, and tkat thty teouldîa/iecarjto represent, tkat it was an actto whichth^ ha4 atmpelied me. I gave kivt to understand that, if the Resolutions tcere presented to me, there was mudi of botlt sophittry and of awMguity in them, vpiM which I should tiank mysdf âliged to animadvert. With respect ta Bedard I toid him very plainty tkat no considération thoidd induce me, asfjT asiam œncemed, to consent to hts reUase during the sitting of Parliament ; and Idid not liesitaîe to tell him, that the gruunds of my resolution in tkis respect were, that I conaidered the state of the Province to he such that it vias beoome indispensably necessary for the dignity, and etien the secwrity of the King's GovernmeTtt, tluU it should bc dislinctly mode. manif est, it was not the House of Assemhly that was to govern it. We parted very good friends, though I saw he wai much struck with niy (Nervations on the Resolutions, which I believe he had himselfsuggested,llwughl do not knato tvliether it was him or Bourdages drew them up. Oa a imprimÉ ce parallèle de Bedard et de PapiDcau nos premières grandes figures parlementaires : " Une stature élevée et imposunte, une vois pleine et sonore, une éloquence plus véhémente encore qu'argumenlative, telles étaient les qualités dont Joseph Fapineau était doué, qualités nécessaires pour faire de l'effet dans les assemblées populaires. Il conserva jusque à la fin de ses jours un patriotisme pnr et la confiance de ses concitoyens, qui aimaient à entourer de leur respect, ce respectable vieillard, dont la tête droite et couverte d'une longue chevelure blanche, qui flottait suc ses larges épaules, conservait encore le caractère de l'énergie et de la lorce. M. Bedard élait loin d'offrir les mêmes avan- , tages physiques.  une figure dont les traits, fortement prononcées, étaient irréguliers et durs, il joignait une . [«use peu gracieuse et une tenue très négligée. Bizarre et insouciant, il prenait peu d'intérêt à la plupart des sujets qui se discutaient dans la Chambre, il parlait en général assez mal ; mais lorsqu'une grande question attirait son attention et l'intéressait vivement, il sortait de cet étal d'indifférence appurante avec une agitation presque fiévreuse, et embrassait d'un coup d'œîl toute la profondeur de son sujet ; il l'enlamait par des paroles qui ■ortaient d'abord de- sa bouche comme «n s'entiecbo-
^nuit et avec eSoii; mais bieutàt,sa voix devônut assurée etT)liis forte,— ses idées prenaient de l'ordre dans sa tête; il abordait ses adversaires avec une puissance irrésistible de logique : rien alors n'était capable d'intimider son courage ou de vaincre son opiniâtreté," Joseph Papinean mourut avec la douleur de voir son fils proscrit et dans l'exil. On lit sur sa pierre tumulaird une inscription latine remarquable. Isidore Lebrun, dans le Tbbleau Politique et Statistique des deux Canadeu, lui ' attribue à tort une brochure sur les droits des Canadiens à la conserration de leurs institutions, qui est de M; Viger.
II — (l'honorable Louis Joseph) son fils, né en 1786, étudia au collège de Montréal, où il ne fut pas un des meilleurs élèves ; mais il apprit en son particulier l'histoire. On raconte de son enfance, qu'un jour, son père Iniayant interdit la table, attendu qu'il n'avait point encore de barbe au menton, il dit au chat de la maison: vas te placer t cAté de papa, toi qui en as. Admis aa barreau, il entra très jeune encore au Parlement en 1809, ayant été élu parle collège électoral de Iluntingdon qui le conserva jusqu'en 1815. Il accepta la charge déjugeavocat de la milice eu 1812. Elu pour Montréal en 1815, il fut porté à la présidence en conséquence de la retraite de M. Panet, sommé a la chambre haute. Il était recommandé, dit mon père, par ses talens oratoires naissans, et plus encore, peut-être, par le nom et la réputation de son père. Comme Panet, il devait être toujours réélu, si ce n'est en quelques circonstances où il ne put agir lui-même en cette qualité. Il était à l'époque dont ' nous parlons admirateur anthousiaste de la constitntioa de son pays ; aussi fut-il appelé au Conseil Exécutif en 1820. (Voir la vie de lord Sydenhara et le volume inédit de Bibaud, où on le montre tonr-à-tour admirateur et improhateur outré de cette charte.) Le biographe de iordPoulett Thompson et Montgommery Martin citent sa harrangue de 1820 aux électeurs de Montréal comme preuve de sa bienveillance envers l'Angleterre. Plus tard encore, il disait; "Notre excellente constittitiott fut, & l'époque de sa promulgation en cette Province, présentée à. ses habitans comme l'ceuvre du génie et de ia bienveillance, — elle fut accueillie par eux comme un"
l'Vjien&it inestimable. Depuis ce temps jusque à oe jour» les goiiverneiirs de la colonie, le conseil législatif, 1^ Çtwml're d'Assemblée, les tribunaux de justice» l«a , grands jtirÉs, toute.^ les autorités constituées, tout le . Clergé, tous les corps, tout le peuple avaient uniformi- [Qent professé le plus fort attachement pour celfe cous-, tjtution. Qui sont donc les hommes modestes, qui vien-
'I neat dous révéler en !S23, que tons nous avons été dans
,1 l'erreur î Nous avions cru que ce don nous engageait à.
'I la reconnaissance envers la Grande Bretagne ; écoutez les, ila vont nous détromper sans doute. En 1822, des pygmies ont prétendu attaquer la magnifique fabrigut éltvie en 1791 pur la main des géans.'" Mais les successeurs de SherbriMike et le bureau colonial firent de grandes fautes, ils dénièrent à la chambre basi^c ses attributions
I financières les plis essentielles, et comploUèrent mfime * l'union des Canadus. M. Papineau se mit dès lors et avec raison en entagonisme avec l'eKèciitif, qui ne l'avait appelé dans son sein que pour le nullilier, et porta en Angleterre en 1823, la requête de 60.000 Canadiens contre l'Union. Vallières de Si. Real le remplaça en cette (MïcasioLi au fsiulenil présidentiel. Il avait dans ' cette dépulation [lour collègue, John Neitson ; ils publièrent & Londres en 182+ : Aie/ter tn His Majesté/ s -under Secretary nf St,ai.e on Hie suf^ertof the propased union of Upper and Lmver Canada, by L. J. Papineau and John Neilson. Lord Dalhousie, qui était le plus chaud partisan de rUnion, entra alors dans une lutte personnelle avec l'ex-orateur, et voulut l'empêcher d'être réélu à la Présidence. Il fit une harangue incisive et acrïmoniense i laquelle Papineau répliqua, avec MM. Heney, Cuviltier et Quesnel, dans une adresse au peuple. Les élections lenr furent favorables. Dslhousie voulut désapprouver l*Oratenr i la chambre se refusa à en élire un antre et le gouverneur voulut se passer de Parlement ; mais un comité du Parlement Impérial inculpa toute son administration, et le duc de Wellington, qui venait au pouvoir, dut le rappeler pour l'envoyer commander dans l'Inde, les troupes et non les peuples. Sir James Kempt approuva M. Papineau comme Orateur et, non content de i'iaviter & sa table, il accepta de lui un déjeuner. Le JMedBoe eitoyen était beau alors> Mais, les nouveUet ■^ 14
ftiutes des Anglais aidant, ces triomphes firent bientôt de loi, non plus un Orateur ou Président de la chambre, mais un tribun populaire sans cesse haranguant, puis un dietatenr omnipotent pour le malheur de ses compatriotes. (*) Il fut sans doute un orateur,— orateur popuUkIir si Too veut, car sans cela, comment eût-il remôè les tUtiBùi et maîtrisé ses collaborateurs î
Un grand modèle Je vois eo Pa pineau Quand, dans son zèle, Fur du neuf et du beau.
Il tonne, il grêle Contre le plan nouveau.
dit la chanson Les Orateurs Canadiens, à propos de l'Union. Il eut du nerf dans ses paroles, et ne perdait point Ip fil de ses pensées complexes; cependant,si ses harangues furent telles que reproduites {lar M. Garneau,elles ne sauraient su p[)orler Pimpression. — Les choses s^enveniméreat jusque à Lord Gdsford, qui promit tout et qui avait bonne volonté. M. Fapiueau, qui semblait viser à la puissance souveraine, et qui redoutait un accommodement, continua la lutte quoique abandonné par les Neilson, lés Cuvillier, les Van Felson, les Debartzch et les Caron. Il se trouva dans une fuuse position ; mais Sir Francis Bond Head le tira d'embarras en publiant ses instructions secrètes et en y mAlant celles de lord Gosford. MalhenreiLsement aussi, M. Morin et M. Berthelut lui demeurèrent dévoués. Il méprisa alors les conseils de Joseph Hume, organisa le conseil central et permanent et les fils de la ]il)erté, démoralisa la milice et prétendit ikire élire des officiers et des magistrats par le peuple. Sommé, en qualité de major dans la milice, de répondre
(*) Whigbs et Torys, par un tacite accord, laissent de cdté le dédale d^eniharras et d'obstaclea où ce qu'ils 'nonimèbt la iiualîté a poussé l'Angleterre, Ils ne disent pas que Papineau, rillustre agitateur de l'Amérique du Nord, préside la Cbambro d'A.ssemb!ée du Bas-Canada, et combat victorieusement leur domination sur une contrée aussi grande que l'Europe.—CAaWcs
s Actes, il ât une réponse ÎDcivile autant qu!u|idacieuse. L'AsaeiiiUëe deb Ciaq Comtés le précipita dags la révuUe. Li>ril Gu^funl B.yaat proclanié la loi martiale a|irès nue luiigim léthargie, et émané des mandata d'fujêptatiui), Paiiitieaii changeant de ton, écrivit à l'autofit^ qu'il es|)éruit qu'on ne le reudniil point responsable des troubles qui éclulaient dans la l'rovînce, que le peupi* ■eul s'élait décidé à maintenir ses droits, qu'il ne pouvait rien sur la voionté du peuple; mais il gagna en même temps le foyer de l'insurrection et se trouva avec le docteur Wolfred Nelson a St. Denis avant la lutte; delà néanmoins, il gagna les Etats-Unis sans combattre, et eut se Buusiruire ainsi i l'orage (jti'il avait amoncelé sur les chaumes de son pays. Il chercha à engager le gouvernement amèrieiiin dans la lutte, maïs sans succès, et fiit supplanic à l'assemblée de Midlebury, dans le Vermont, jBir le docteur Robert Nelson, dont il ne voulut pas fliguer l'acte d'indépendance parceijiie, a-t-on dit, il contenait une clause contre le système féodal. Il pî^^î^ qu'il avait eu jusque-Irt le titre de Président de la République Canadienne, que son collègue assuma alors. Il gagna la France, où il vit Lamnienais, Benjamin Constant et d'autres démagogues ; mais les radicaux anglïiis qui'allèrent passer la belle saistm à Paris, et entre autres M. Hume, s'abstinrent de le voir. Il publia dans le récueuil parisien, La Revtie du Progrès la piemièie ^aalie die sou Histoire de l'Insurrection Canadienne, qui n'a lien d'historique, mais qui se laisse lire comme pamphlet politique. Quand il n'avait pas encore quitté l'Améri-
aue, il reçut de lord Durham des ouvertures par le canal e son agent Wakefield, mais il les accueillit avec fierté, A l'avèpement de ses anciens partisans au pouvoir, il fat fort caressé et recherché par l'administration La Fontaine; il lui fut passé de l'argent jwar /atVe d Parts dei rechertJtes de manuscriti sur le Canada, il put rentrer dans sa patrie en lèii, et on lui fit payer tous les arrérages de aoD.«llaire en qualité d'Orateur, Sons M. Viger, une chaire^e botanique fut improvisée au collège McGill jMnir un de ses fils, qui avait fait de fortes études dans les pays étrangers ; un autre fut protonotaire. Il prit toiil at ne s'ouvrit point ; mais ensuite, il se mit à lancet au Tent des manifestes et i. appeler la République. On
disait alors de lui comme des Bourlions, qu'il n'avait rien onbljé ni rien appris : il avait appris pourtant que la constitution ang/uise n'est point nue magnifique Ëibrique étérëe par des mains de geans. S'en suivit une polémique retentissante entre le doctenr Wolfred Nelson, 80n ancien collègue, et lui, an sujet de sa fuite, aN moment du danger en 1837. M. Papinean vaincu dans le collège élecloral de Montréal, s'est depuis retiré de la vie twiitique et a eu pour successeur en 18S4, M. A. A. Donun, qui a élé en ëtut de faire unS opposition qui e&t plus verdeur, car M. Papincau n'avait plus*de parti dans la Législature :il était presque complèlement isolé. Il s'est trouvé à l'instaNation du rrësideul Buchanàn. M. Papineau a élè un grand talent sans être en rien spécial ; il n'a été ni nn homme d'état ni un politique habile. Sans avoir la bonhomie de Lafayette, il a été aussi inepte dans les momens de crise et toutes les fois qu'il s'est agi de reconstituer, sa philosopliie [KiJiiique ne consistant également que dans la dëclieanes des pouvoir : leurrftle a été purement négatif, mais il a en de prodigieuses conséquences. M. Papineau triompha de lord Dalhousie et tua l'Union en 1823, et en 1S37, il nous l'a préparée involontairement ; des révolutions et des remanieraons plus déplorables encore vont sans doute achever d'accomplir les deslins qu'il nous a faits. Il a une notice biographique dans le Dictionnaire de la Conversation, ouvrage publié 1 Paris par une société d'hommes de Lettres. L'honorable Denis Benjamin Papineau, son frère, accepta le portefeuille de ministre des Terres de la Couronne dans le cabinet de M. Viger.
Faquin (Jacques) né à Deschambault, en son vivant curé de St. Eustache de la Rivière du Chêne et archiprètro.fut ordonné le S-l Septembre 1814. Il montra beaucoup de courage civique durant les troubles politiques de 37 et 38, et a laissé un journal des événemens arrivés à St. Eustache, une oraison funèbre de Monseigneur de Forbin-Janson et la première histoire ecclésiastique de son pays, qu'on a déplorablement perdue.
Patlinson (le major Richard) Gouverneur d'Héligoland dans l'Océan Germanique, est fils de Uichard P. Pattinson tie :^andwhich dans le Canada Supérieur. 11 fit se» études aux Univeisilés r'juiasgow et de Cambridge, pni»
•étTÎt qnî'nzfl ans aux Iodes. Il était Adjutaot-GéDénl ée la cuvalerie ù. ALLiwal, se truura 1 la bataille de Mtùvragepour en \HiS, fil la campagne du SutUedge, eut us cheval tiiè sons lut ati combat de Buddewall, et st trouva A Sobraon. Il eut trois médailles. " Few oSicers of hîa Standing hâve had ihe good furtune tohave seen so miich bard fighting with such brilliant resulis " dit le colonel Lockyai. Il est revenu en Cauada en 1850, a servi en Orient, où il a été un des organisateurs du contingent anglo-turc, et a été Tait gouverneor d'Heligolaud eu 1857. Forent (Etienne) depuis nombre d'années âssistant- Secrétaire-Provîncial, situation où il a mérité des eni^ àloyés du gouvernement un uibut de reconnaissance et d'estime, est né à Beauport le 2 Mai 1801. II a été membre du Parlement, et rétablit le Canadien, dont il a été durant quatorze ans rédacteur. Au Canadien, M, Parenta foit deux «'hoses : il s'est accoutumé à écrite très purement, et bien que très vif de caractère, il abandonna s temps M. Fapineau, et retint le District de Québec sm le penchant du précipice. Ses séries de lectures sur Vèconomie politique, le travail, le progrès, doivent le &iie regarder comme un des plus beaux esprits de l'Amérique. It y a un excellent portrait de lui par Hamel. M. Parent a été membre du Comité Exécutif de l'Expoeition Canadienne à Paris.
Tarkman (Francis) de Boston, littérateur contemporain «t nâsocié étranger de l'Institut Polytechnique de Montréal, auteur de la Co?ispiration de PonUdac, livre qui réunit le mérite des recherches au mérite littéraire. M. Parkman s'occupe de recherches sur l'histoire de la colonisation française en Amérique, et est venu en Canada pour s'y procurer des documens,
Périnault (Pierre-Jcsejih) mort â. Montréal le 29 Juin ]S21, était natif de la même ville. Il alla étudier à Toun en France, chez un de ses oncles, Chanoine Grand-Chantre de cette métrupole, et fit avec succès sa théologie dans la même ville. A la nouvelle de la révolution, son pér« l'alla chercher et ils se trouvèrent tous deux à Paria le jour dji martyre de Louis XVI. De retour en Canada, il fut ordonné prêtre au mois d'août HSi. Homme pourvu des dons de la nature) de grands talents et de biens pattinoniaux qui lui donnaient JCâOO de revenus, l'évéc^e de
B IVava)r«it iwrhMt eu il y avait des orostmetÎM*
A ftiie, et ce bon ecclésiastique se prëluit nus vues âe ses supérieurs malgré les rËclaniations de la nature et de feax amia, qui lui conseillaient une vie de repos et de jouissances. De la Rivière des Prairies, il fut envoyé à Kingston, et est mort curé de St. Koch de l'Achigao ; mais il demanda à être inhumé à la Rivière des Prairie».
Perrault (Joseph François) père de l'agronomie en Canada, en son vivant protono'aire du District de Québec, un des plus beaux caractères auxquels QuéTiec ait donné le jour, était fils d'un traitant puissant dont les affaires s'étendaient aux colonies anglaises et à St. Domingne. Il (ut commis de son père et voyagea avant d'étudier. Quand il se livra à l'élude, il y avait peu de livres dans le pays ; il en copia ou fit copier, en traduisit ou compila d'autres. Il traduisit Burn's JPractice et la Lex Farlior mentaria de George Petyt, donna un Dictionnaire Portatif des Règles Parlsmentaires, des Extraits des Régîtres du Conseil Si-pèrienr et de la Prévôté de Québec, dédiés à Sir Francis Nilhaniel Bnrton, un Abrégé do l'Histoire d« Canada, plusieurs traités d'ugricMlturB et un Syslénie d'Education, sans parler de son Autnbiographie, dédiée à lord Aylmer, el de grand nombre de manuscrits reEés. n fonda des écoles d'afirès le système de Lancaslet et des fermes modèles. Mulheurensement, les livres de M. Perrault sont écrits sans auiune pureté ou correction de langage. Il paraît cependant qu'il faut faire une exception pour son traité de la grande et de la petite culture couronné par la Société d'Horticulture de New-York, cat le sacant Pascalis dit dans son Rapport : " Il paraît tirer la philosophie de son art d'une grande expérience ; il enseigne une pratique judicieuse et une théorie saine. I) traite son sujet avec une charmante simplicité! il joint «ne méthode claire à ■une telle pureté de langage, que soa ouvrage mérite d'Être mis au rang des livres classiques. Son esprit d'humanité ne se borne pas à son seul paya î il. entretient une correspondance avec les agronomes américains qui, pensons-nous, seront charmés de s'unir & lui dans ses travaux philosophiques, et qui seront heureux 'b répandre parmi nos fermiers les instructions de cet au-
I teur." Quoi qu'il eu soit, si l'on fait la part des tetns et ^1
iPemrt^
fies circonstances dans lesquels Joseph Frttnçois Penfeott a travaillé pour soa pays, on peut certuineiuent répéter ce que dit mon père ù. la, Sn de Téloge qu'il a consacré k ce patriurche canadien dans l'Encyclopédie, cahier d^W»tobre 1842 : foHunate senex, eertr. tuafacta mantb*int. Il rente surtout le père de j'agronomie en Canada et un «Mb glands zélateurs de l'éducation. Ses œuvres se coBlI^ nuent dans sa postérité. Joseph Perrault, son petit-U^ Secrétaire du dureau d'Agriculture et rédacteur du joof^ dkI depuis la mort de M. Evans, est élève du collège Boyal de Cireocesler et de l'Ecole Impériale de Grignon. Il a été Commissaire-Adjoint pour le grand conconrs agriootede 1856, à Paris, et chargé de l'achat des animaux pour l'Ecole Impériale.
Perrot (Nicolas) célèbre voyageur canadien d'une iànolle honorable, (qu'il ne faut point confondre avec PernC^neveii par mariage de l'Intendant Talon, gouverneur de Montréal en 1672 el de l'Acadie en I6S4', seigneur de 1*11» Perrot, e' fiimeux par son duel avec M. de Ste. Hé- Mmetses démêles avec le comte do Frontenac, puis wnc les Sulpiciens, et qui alla finalement se faire tuer i laMaitinlitne). — avait une iuieltigence remarquable et dut un bon fonds d'édiicaiioii anz Jésuites. Il amena beaucoup de guerriers sauvages à M, de La Barre revenant de sa njaUieureiise expédition contre les Cantons Iioquois. Après avoir cru participer à la victoire, il ne lui resta plus qu'a persuader à ces hordes d'observer la paix, et ce n'ëiait point chose facile. Il n'avait pas peu contribué à les ranger sous l'obéissance du gouvernement de la Nouvelle-France et avait été le précurseur de M. de St. Lussou, aubdèlègué de l'Intendant Talon pour prendre jiossessioo du pays ; il lui avait préparé les voies, n St le premier connaissance avec tes Miamis et Telinehoua, leur chef, qui le reçut en guerrier, envoya an devant de lui et lui donna le spectacle d'un combat simulé. Perrot rapporte que ce Sacheni avHÎt 4000 hommes de guerre disponibles el une garde personnelle de 4>0 guerriers. Il faillit périt chez ce peuple, en 1696, et ne fut sauvé que par les OuCagamis. ilomme d'esprit et doué lie grands talents naturels, il rendit de grands services A la Nouvel le -France comme voyageur et comme diplomate. On le retrouve interprète i hi paix de 1701. Q
,ftdfeMt au marquis de Vandreail an Mémoire relatinh )ltmnt anx intérêts des Fmnçais dans l'onest et laissa m manuscrit intitulé : Maun^ Coutumes et Reiigùm des Sam^ vages dans PAmériçue Septentrionaley qui a été utile à M. àb La Potherie et même à Charlevoix. On lui doit la déooaverte des mines de la Rivière des Moines dans llowa. ' Penrot avait un fort au lac Pépin. Un Canadien , redere- ' nu Français, le général Perrot, était colonel de cavalerie en 1848, s'est avancé durant la deuxième révolution, et était Commandant-Général de la Garde Nationale de Fi* ' ris en 1851. U vient de repousser un collège électoral de France qui voulait Pélire dans la croyance qu'il s'engagerait à se ranger sur les bancs de l'opposition à Napoléon ni.
Phelan (Patrick) troisième évèque de Kingston, n^ été titulaire qu'environ un mois, étant mort d'une maladie contractée aux obsèques de Monseigneur Gaulin, son prédécesseur. Né en Irlande en 1793, il suivit ses parens aux Etats-Unis, et Monseigneur Cheverus, depuis archevêque de Bordeaux et cardinal , mais alors évèque de
' Boston, l'envoya étudier au Collège de Montréal. Ordonné prêtre en 1825, au lieu de retourner à. Boston, il s'agrégea à la Communauté de St. Sulpice. Nommé d^bord évèque de Carrhse et Coadjuteur de Mgr. Gaulin, il fut orée AdministraZeur Apostolique en conséquence des infirmités de ce prélat par bref du pape Pie IX (1852) et signa en cette qualité les actes du concile de Québec, deuxième. Il a été le fondateur ou le bienâiiteur du collège de Regiopolis.
Pierron ou plutôt Péarron (*) (André) de la Compagnie de Jésus, le premier peintre connu en Canada, y arriva
* le 12 Juillet 1663. Il alla évangéliser les Iroquois. La Mère de l'Incarnation dit de lui dans ses Lettres : ** Le père Pierron fait merveille chez les Agniers avec ses ta-
' Dleaux. Il est bon peintre 5 — les Sauvages sont ravis de ses tableaux." En 1668, il vint k Québec à pied à la raquette. L'année suivante, on écrit qu'il gouverne le pays des Agniers, où il passe pour le plus grand génie du mondes—qu'il a écrit aux gouverneurs anglais contre les abus
(^) Voir la lifte Ecclésiastique.
"^0 In imita
^e la tfaite de l'ean de vie et que ce 1)011 Père prêche ta ** ^ur et peint la nuit. La liste ilit qu'il fut lue un mois de Mars 1673, d'où l'on peut conclure qu'il souffrit le mar- Tyre.
' Pigeon (François) nnii des arts et de l'éducation, fut ^ -ordonné prêtre le 16 Janvier 1803. Après avoir été Directeur du Séminaire de Québec, il devint curé de Si. Philippe et fonda dans sa paroisse en 1826, une gasette I appelée If journal de St. Philippe, qui se soutint six mois . ou peut-être une année. On lui doit diverses autres pu- , 'blications, telles que des livres de prières, ses drames ae î 'Berquin à l'usage des enfans des Ecoles et sa réponse i I Seshons Montbrun, avanturier français qui, pressé de se ■marier en Canada, et ne pouvaut obtenir de dispenses de 4)aBS de M. Roux, se fît marier par un ministre protestant en tenant le Supérieur responsable de son acte. Cet ec- -clésiastique estimable est mort le 4 octobre 1S38.
■ Picquet [Trançois] de la Société de St. Sulpice et Doc-
iteiir de Sorbonne, fondateur d'Ogdensburg dans le Canada Supérieur, né à Bourg eu Bresse le 6 Décembre 1708, Tint en Canada en 1733 et fut envoyé sept ans après à. la miraion du lac des Deux Montagnes, où il construisit un fort, dont on voit encore tes restes. Il y réunit les tribus I errantes des Algonquins et des Nipissingues. Ce fut eu 1749 qu'il établit une nouvelle mission ]iour les Troquois
■ i La Présentation, aujourd'hui Ogdensburg, et M. Hod- \ gins le signaie comme !e fondateur de cette ville. En I 1752, il rassemblait 400 Sauvages qui se donnaient à lu / France et au christianisme par son entremise, dans uu f 'traité figuré par les dûmes canadiennes sur un guidon qui I se conserve encore à la mission du Lac, le baron de Lon- \ gneuil èlant Commaudaul-G^néral de la Colonie, M. Bouy cher de LaPérière.Gouverueur de Montréal, Gu6<'/-/i£ïï(w,et \ le chevalier de Lacorne, interprète. L'Intendant Hucqnart
' -l'appelé l'apôtre des Iroquuis, Dnquesne disait que sa per-
r'sonne valait dis régimena, et les chroniqueurs des colo-
|l'''nies anglaises l'appélenterronémentle Jésuite de l'Ouest.
f n passa à. la Louisiiinne en 1760 et y séjourna deux ans.
De retour en France, il reçut du Clergé, en 1766, une gni-
, tification qui lui fut renouvelée en 1770. Il alla à Rome
en 1777, et Iravailla jusque à sa mort pour le bien de l'hu-
'manîlé. Aussi le pape lui ât-il comiiter 5000 francs ; et
-Iftioi de France rémunéra de même ses services. Citaîl' &ire la chufllé au père des pauvres et des affligés de toO' te sorte, car il n'en é'.aît pas plies riche. Il mourut le 19 Juillet 17bl, chez sa sŒLir, à Venjun, petit bourg du dék> {nrtement de l'Ain II paraU que Lalimde, l'incrèdul^ lit son éloge ù. l'Académie. Voir de plus, les Lettres 1 fiantes.
Pùkaret, surnommé l'Achiite du Canada, le plus grand chef connu des Algonquins on même de sun temps ^Ara^^ les tribus du Nord selon le biogruphe Tliatcher, n'ayant* pu, â la léte de 700 guerriers atlirer les Iroignois au con»^ liât, se mit â. la tète de petita partis, et à faim dans le*t Cantons des expéditions dit genre de celles de DioaiëdM et d'Ulysse dans le camp des Troyens. Dana un corn' naval sur la rivière du Nord, il tira des armes 4 feu [ (jue les Français n'en savaient faire eux-mêmes, et ioiîtil la mitraille par un expédient ingénieux qu'on trouvei ' décrit dans Bacqueville de La Pulhene ou dans mes Si gamos Illustres. Il n'avait qu'un canot contre cinq, quM< détruisit tous. Logé dans un arbre creux au centre àm pays des Iroquois et en plein hiver, il alla trois difièrentw nuits, faire mains basses sur des Iroquois endormis échappa à toute poursuite. Les chroniqueurs nous disej qu'il prenait l'élan à la course. Il portait des raquetli et les avait chaussées le devant derrière, ce qui tromm^ encore ses ennemis. Il paru) aux conférences de 164i^ et ratifia la paix en disant : " Voici nne pierre que ]©. mets sur la sépulture des guerriers qui sont morts, durant^*' la guerre, afin que nul n'aille remercier leurs os, ni H». songe ^ les venger." Danr une nonvella guerre, un joi* qu'il revenait seul de la chasse, il fit rencontre de aie éclaireurs iroquois qui, n'osant l'aiiaquer ouvertemenV entonnèrent à son approche le chant de paix. Il les prii^ pour des amliossadeurs allant aux Trots-Kiviéres on fti Québec, et fit roule avec eiiK. Mais il y en eut un qni resta en arriére, suus prétexte de se reposer : te retarda taire revînt tout-à-coup sur l'iskaret, et le renversa roor^'. d'un grand coup de tomahawk sur le derrière de la têta^ Ainsi finit ce terrible Algonquin.
PMî (William) le plus grand ministre qu'ait eu l'Angleterre. -Dans la constitution qu'il donna au Bas-Canada en 1791, il fut aussijibéral que possible; mats i covor*
— HB —
par le duc de Portland, on se mit à g&ter son ouvrage. Forant alltuion au comnierce de Lois &. Se., il mit jioiir exergue suc le sceau provincial ces mots latilts : Ah ipso ducit opes, animunque ferra.
/"icMM (Joseph Octave) le plus graud homme qui ait «coupé le siège de Québec depuis François de Laval Montmorency, Ip premier Pontife canadien qiu soit alla à Rome, et lu seul qui ait été l'ommé par le Eui au Conseil Législatif, naquit à Montréal le 3 Mars 1762, d'un forgeron ai'lon Heniian Witriiis Ry'and, et fut ordonné pcAtie i Québec le II Mars ITS6. 11 fut tour à tour protèasenr d'humanités au collège de St. Raphaël, employé au Secrétariat de l'évêché de Québec et curé de la eapitala. Le 6 Septeuihre 1797, il fut élu Coadjuleur de Monseigneur Denaut, et obtint l'agrément royal donné
Çii Sir Robert Prescottj mais le vénérable pontife Pie I avait été truiné en captivité par les sans-culottes, et après sa. mort, l'église fut <|itelque temps sans chef. lia nominatien de Monseigneur Plessis, qui s'était Ëiit attendre ai longtems, fut un des premiers actes du poutiQcat de Pie VIÎ, exalté à Venise i la faveur des victoires do Sonwarow puis de Melus. Les b.dles, datées dn 2& aviil 1800, le nommaient évêipie de Canatte en Palestine, avec la succession au siège de Québec. Il prononça 4 Québec en 1799, n'élunt encore qu'élu, l'allocution s Poccasion de la balaille navale d'Aboukir. ^acré le 25 janvier 1801, il s'interressa durant sa coadjulcrerie à la fondation du collège de Ni<-olet, (au quel il ubtint plus tard une charte royale) et d'écoles primaires à Québec, et discuta les prétendues prérogatives royales quant au patronage et autres matières avec les officiers de la Coaronne. Ryland nous a conservé im entrelien :i ce sujet entre ce prélat et Sewell, publié dans e sixième voliims de Chrislie. Il succédai à Monseigneur Denaut et prit possession de son siège le 17 janvier 1806. On vit en lui un pontife à la fuis loyal, ferme et politique, qui eut besoin de toute son habileté daus ses relations avec certains gouverna ns. Aussi le gouvernement aiglais fut-il lent à lui ac.-order lacon6ance qu'il acquit plus tard. Craig, qui le travailla beaucoup pour lui &ire accepter de grands honneurs etèniolun>ens moyennant ta reconnaissante de la suprémacie du Roi, qui nomme-
«ait aux bénéfices, te croyait en correspondance avec les évoques d'Irlande et le célèbre Milner, évèqne de Cas* tabala: il l'écrivait au ministère anglais. Sous PréTÔsti Plessis commença à reci»eillir les fruits de sa constance et do ses services, et triompha au moins .partiellement de l'opiKisition qu'on ttvait faite à l'ordonnance provâo* diale de H 91, puisque Sir George reconnut d'abord son titre de Surintendant de PEglise Catholique Rofnaimi puis, à sa demande, d^Evêque Catholique Romain de Otêi^ deCf se fondant, dit M. Christie, sur une dépêche ^uis Laquelle lord Bathurst semblait reconnaître sa qualité. Quand Pie VII, délivré de captivité, rétablit les jésuites, Plessis voulut former des sujets à Québec, et écrivit es Russie pour se procurer un religieux propre à devenir rinstituteur des Canadiens qui entreraient dans l'ordre, mais ce beau dessein ne réussit pas. Il fut sommé par le Roi au Conseil Législatif en 1818, et l'on trouva en loi un sénateur à la fois patriote et loyal. En 1821, quand la majorité du Conseil Législatif enregistra une résola» tion de ne concourir à aucun bill de la chambre basse relatif à la liste civile qui contiendrait des items, ce prélat fut d'un avis contraire avec le juge Olivier Perrault; il jugea cette résolution prématurée ou trop générale et ne contenant pas une spécifieation précise des objets compris sous le nom de liste civile. L'infatigable pontife méditait l'érection de toutes les colonies anglaises en une province ecclésiastique, dont Québec serait la Métropole. Il partit pour l'Angleterre et pour Rome en 1819. Les services éminens qu'il avait rendus à l'Angleterre durant la révolution française puis durant la guerre de 1812, — sa qualité de Conseiller du Roi, Ini ménageaient un accueuiLdistingué de lord Bathurst, avec qui il eut plusieurs conférences à sa maison de campagne. (*) S'il ne put le faire consentir à l'érection formél-
' (*) Although His Grâce (le duc de Richeraond) were to remalB entirely inactive, it is very certain that neither the gentlemen 01 the Seminary^ nor the .VV^ncto who ia now on bis way to £ngland, wiU continue so. The inordinate ambition ot the. OP0, and the 2eai of bigotry of both thèse parties mey assure you .of this.
H, W. Ryland.
le d'un archevêché à Québec, &t d'évèchés a Montréal, Kingst-OQ &. il put avoir des ërëqiies Tégiooaaires à Kingston, à la Rivière Hoiige, daas les provinces du Golfe te; leUTs bulles ne les dëDomtnaieDt point seulement muxiiiaire&, mais suff'ragans de l'évfique de Québec, qui Rit ainsi assimilé aux ëvËipes Métrupolit'ins des proloiers siècles de l'Egl'se, avant qu'on ne connût le titré d'aicbévéque. Qiiiiat ù. [a Nouvelle-Ecosse, le souverain pontife y avait |,lacé un Vicaire-Apostolique. Ce fîlt Monseigneur Edmond Burke, ex-grdad Vicaire de Plessis, qni Tavuit sacré en 1S18„ avant son départ pour l!Euroi>e. Durant son séjour ù. Lundre-, il se lia d'amitié avec lecélèbre docteur Puynter, Vicaire Apostolique de eette capitale, qui lui écrivit en 19*23, sur les difficultés de i'adminisTfttion eclésiaslique en Canada, une lettre aae notre premier pasteur ûi publier et répandre. Il fin de retour û. Qnélwc le 16 août 1820, et fut reçu avec de grandea démonstrations de lespect et d'affection par les habîlaus de Québec. Il était accompagné de l'abbé Iiailigue, nommé suffruga/tt et auxiliaire pour le District de Montréal, où déjà Monseigneur Hubert avait voulu &ire ériger un siège épiscopal. Il l'y sacra dans l'ancienne église paroissiale en 1821, et le soutint dans ses difficultés avec le Séminaire. Le Mandement d'installation émané par Monseigneur Plessis accordait aux svffragant auxiliaires les mêmes honneurs qu'à lui. Le séminaire de St. Sulpice^l'abbé Chatoyez firent de l'opposition ; le grand Vicaire Cadieux et un autre jouleui, sous le pseudonyme d'Hospice fi edard, défendirent le bref du
SLpe et le Mandement, qui étaient Également attaqués. nrait que cette querelle ecclésiastique alla très loin et qu'elle aurait été digne d'un Xvtrin, des hommes aussi éminens que Monseigneur Plessis, Monseigneur Lartigue, le supérieur Roux et M. Le Saulniei y ayant eu chacun leurs torts. Joseph Octave Plessis mourut à l'Hûpital- Général de Québec le 4- Décembre 1825, k^h de 62 ans et 9 mois, et fut inhumé le 7 avec tous les honneurs religieux et civils, les troupes de la garnisson formant une double haie sur le pasjage du convoi, que suivait lord DalhoQsie avec son élat major et tous les dignitaires de ta Colonie. Son'cercueuil fnt placé dans le sanctuaire de I* cathédrale au lieu qù l'on chante l'Evangile. Son
lument n
«OTiT Aïf (MfMMè le 14 du même moiii dans le mnr des chapelles de l'église St. Ruch, et ud mon marbre t'iil élevé uiif>rès de ce lien. Un murbre Iiinjnlairc a uusai été |)l:icè le 2 Décembre 1833 dans le sanoinaire do [a. cathédrale audessons de sa tombe. Od owuerve la ourrespaadaiice de ce prélat, qui est des plus iriijKjrtaiites, et Line séj-îe de sermuns latins pour loi réunions du Clergé. Ptiroii les pl^es curieuses de labibliograjibie canadienne, se trouve le ieraion à l'fxxadaA de la victoire remportée par lesforces nai:aJ.e% de S. M. JE tiam ta MHiterraaép les 1er et 2 AoUt 1798 sur la fietH française, prononcé dnnu l'église catliédrale de Québec le it Janvier 1799 par Messire J. O. Fiessis, curé de QuébèR Ooadjuteiir élu, et précédé du Mandement de Mgr. XJenaïK. Québec 1799. On a la gravure du portrait en pied de T. O. Plessis. La figure est belle et imposante. La plljl grande gluire de ce graud homme se perpétua dans sti' œuvres et les, ecclèsiastiijinis éiiiinens qu'il forma, — ijA Lartigue, les Proveiicher, les Burke, les McEachern.tw MoDonell, les Demers, les Maguire et tant d'autres. Vopî ci le jugement que porte sur ce prélat la iïeiiue Canadit^\ ne [Canadian Âeview], journal anglais du temps. " Mr deadt of tlie protestant Bisltap did not long précède that^^ Mgr. Joseph Octave Fiessis, the Roman Catliolic Bitfup ^ the Province, îflui, on tke ith of Decemàer, at Québec, tertn TiOted his mariai career. In tlie decease of tkis prelate, dturck has to lament an ahle, temperate, yet zeâlous inde^ tigaàle diîef ; htsjlock ahuman, benevalent and lAorii pastor, ever olive to their wants and prompt to admini and tlie king a tried and loyal subf'ect ; there was in i among ail classes and persuasions but one sentiment of i^ gretfor theloss,~—and respect, and vénération for the tnttim ryofthisbenevolent Christian andtruly exemplary cAonâ ter. lits remains were conveyed witk ail the civil and f0 litary lionorsfrom tfie Sbspital-General, wherchebaddô^i his life, to the Chapel of tke Hàtel-Dieu, and from theti^ on the day qf interment to the Faris/t Ckurdt of the C^BÉ^ TOîon, were ke was interred on tlie rigkt of tke altar, ili^n lienceqftheGovertior-in Chief and heads of ail Uie vonm departments and an immense concourse of inliabttants, ta ail vfished to eypress tlie kigk opinion they entertained q/St leal, <Aarityandloya?tt/fortohich hewas not more eem^
0ttUf9ijl ke w.xf for Ihe talenUiehieh adorned the higk, amâ important ojfke ht Itad to ably dùckarged since I80C . L'abbé Ruimbiiiilt lui ii cuiisacrë une uruisoii funèbre.
PotUbritind (H.ïiiri Marie Diibre lil de) sixième ëvêque de Québec, d'une des gMiides familles nobiliaires de Bjetogne, naifnit à Vannes el fui d'abord Âbbè de Maubec. Sa mère avuit une grande râ|iittatioii de sainteté. Ayant ttâcliui»! puur snucédL'r a Mgr. de l'Aube-Hiviére, il ubtiDtses bulles de Bjnuit XIV le 6 Mars 154<1, prêta setmeDt au Roi entre les mains du cardinal prinr.e de Rohan^et fut sucré ù Pans par l'archevëijne Gaspard de Vinlimille. Arrivé ù. Québec le 17 auût, il prit pussessioa de ■oa siège le 30. L'auteur des Mémoires publiés par la Société Littéraire et Historii^ue prétend qu'il prêchait et gantait mal, qi'il était d'un commerce peu agréable, et qu'il était euclia à des brusqueries messéantes à son caraçtire. Quoi qu'il en soit, ces défauts, s'il les ent, étaient nefaetés par de grandes vertus. Il édifia toute la Colaoïe ea 1755 par son dévouement hèroïqne auprès des pestîièrés. Dans la dernière campagne de Moulcalm, les ravages du bombardement, qui abattirent la cathédrale et son palais, l'obligèrent de se réfugier au Séminaire de Moatléal, où toutes les autorités se rendaient d'ailleurs. 11 émana eu cette occasion im Mandement plein d'onctiOQ «l de patriotisme. Il mourut dans les bras dss Snlpiciens la 8 Juin 1760, et fut inhumé le 10, dans l'église paroissiale. L'abbé .loiivet, prononça son oraison funèbre. La tnlDsIation de ses restes dans Ja grande église imroissiale dWiourd'hui a été faite, il y a déjà un nombre d'années, par les évêques de Telmesse et de Juliopolis.
Pontkiac, fameux chef de guerre Outaouais que te géographe Balbi appelé le plus formidable Sauvage que l'on Connaisse, et que le xénophane Beltrami surnomme le Spartacns moderne, commandait sa tribu à la dè&ite du général Braddock, l'an 17!i5. Dans une autre occasion, il secourut le Détroit menacé. Ami sincère des Français il ne put voir d'un œil tranquille la conquête de 1760, tl commença dès lors à déployer toute l'énergie de son caractère. Les lacs Tenaient d'être livrés au major Bogere, fiimeuz partisan et délégué de lord Amherst. Ponihiac eoDÇUt le vaste projet de réunir les tribus de l'Ouest et du Sud Oueat dans une irruption qui devait ex})ulsei les
Anglais, et croyait-îl pcut-ëiFs ramener les Fraii^aîa dan^ son voisiDage. I^e plan qu'il adupla sii|i[)osg chez ceSaiW, vage un génie extraordinaire et un courage de preniiàre force. C'était une attaijiie sèinuilanèe et soudaine contre tous les postes que les Ângluis occupaient autour de», triiiia, aux deux extrémités du lac Ontario, au midi et. i l'occident de l'Erie, autour du Michigan, sur l'Ohio,-, l'Ouabache et l'Illinois. On tenait sur cette immenca, étendue Frontenac, PiCsburg-, Bufiulo, Niagara, Sandoske, le Détroit, Micliillimakinac &-c. La plupart de cespostes étaient des entrepôts de commerce plutôt que de* (brteressss ; mais ils étaient encore formidables contre des Sauvages. Ils commandaient les grandes aventUM, aux eaux du nord et de l'ouest. Ponllûac, instruit qtl'H. était de la géographie de ces régions, comprit qualeur, conquête lui ouvrirait tous les passages. Le drapeaa, britannique devait être abliatlu au même instant, et pour assiirerTensemble néeessaîre, le Sachent ne se prépara, qu'en secret. I! ouvrît d'abord son plan aux Outaouaic et le développa avec toute l'éloquence sauvage. Il fit jouer le ressort de l'ambition et de la crainte, — de l'eapoir et de la cupidité, et rappela le souvenir des Français. Des Outaouais l'ardeur se communiqua atULantres peuples, qui se réunirent dans un grand Conseil. Ponthiao y pénétra dans tous les replia de leur caractère, et. il les fixa tous en démêlant leurs intérêts diversi — eiL donnant surtout son projet comme inspiré à un Chef Lennî-, Lénape. Chipeouais, Vendais, Pouléouatamis, Sakis, Ménomênes, Lenni-Lènapes, Mîssi.ssagués, Outuouais,, Chaonnuis et Miamis marchèrent sous un même drapeati — les plumes attachées à la chevelure de Ponthjac ! L'alliance des Cantons Iroquois acheva le chef-d'œuvre de la. politique sauvage, qui combina ce gigantesqne plan ànk. fédération et d'attaque embrassant tout jusques ft ht rivière Potomac. L'œuvre delà destruction commença en même temps sur tous les points, et de onze postes, neiif Buccombèrent, entre autres PresquUo et Milcliillimakimae. La Pensylvanie, la Virginie, la Non velle- York. firent cruellement saccagées. Le terrible Chef mit le siège devant le Détroit, où le major Gladwin commandait 300 soldats, le 10 Mai 1764, et logea ses guerrier^ 9 lea fftubourgs. Gladwin, innacoulumë à la guer^