III.— (L'honorable Charles Michel d'Irumberry de) C
B. seigneur de Beanlieu, membre du Conseil Législatif, surnommé le Léonidas Canadien, vit le jour au manoir
[*] Qui était composce alurs dea Juge! en Chefs elde ConBeU'
flè ^eanpôtt, le 19 Novembre 1778. Il épousa' De mo&cl* te Herlel de Ronvilte, et suivit, comme on l'a déji anrtoncé, la profession des armes- ainsi qne ses frères. Il aêtvit d'abord durant onze années aux Indes Ocoidentales sous Sir Robert Prescott et Sir Charles Grey. au Siège du fort Malilda, sous Piescott, ce général le chargea, quoiqu'il n'eût que seize ans, de surveiller l'évacuation de la forteresse par l'enaemi. En 1795, it servit à la tête des grecadiers à la conquête de la Martinique. Devenu Aîde-de-Camp du général Ixtion de Rottembiirg, il l'accompagna à l'expédition d'Anvers, et servit avec les troupes légères au siège de Flessîngue. Il alla ensuite achever d'apprendre la guerre à la meilleure école, — sous lord Wellington, dans la Péninsule. Il servit an siège de Sadajos, que l'ingénieur canadien de Léry avait fortifiée et y perdit un de ses frères ; »! en perdit un atitre à la ftmeiise bataille de Salamanqtie ou des Arapiles, ù. laquelle il eut l'honneur de se trouver, ainsi qu'à la conquête de Madrid. Il était devenu Major du fameux régiment de troupes légères à quatre bataillons, COe Rifles ou Royal American, fondé par le duc de Ciimberland, dans lequel plusieurs Canadiens ont servi comme lui, quand les événemens le rappelèrent dans aon pays, où le peu de temps qu'il lui fallut pour former les Voltigeur», lui fit le plus grand honneur comme organisateur. Lieutenant-Colonel, Commandant et Surintendant de ce beau corps, it fut aussi choisi pour être un des Chefs de l'Etat-Major de la Milice. Attaqué à Lacolle, à la fin de 1812, avec la garde avancée de M.D'Eschambaultpar 1400 Américains de l'année de Dearborn, il combattit jusque au soir : en voulant le cerner, ils tirèrent les uns sur les autres, ce qui détermina bientôt leur retraite. Telle fut la première victoire de Salaberry et des Voltigeurs. Une partie - de ce corps participa à la détaite non moins humiliante de l'armée américaine à Chrystler's Farm. Dearborn et Wilkinson déjoués ainsi dans leurs projets d'invasion, il restait le général Ilampton. Salaberry, qui alla le reconnaître, embarrassa devant lui, les chemins d'Odelrown à l'Acadie, par des abattis. Après plusieurs escarmouches, l'Américain n'osant hasarder une action générale dans les bois, se retira à Four's Corner. Son adversaire fit une irruptioa dans son camp à la t£tfl de 200 Vglti-
gieaTB et de 150 guerriers des tribus sauvages du Bas-Ciaada, et y sema le désordre, sans éprouver lui-même aucune, perte, Hampton.Tepoiissé sur la roule d'Odeltown, résolut sagement d'opérer sa joncliou avec son général en Chefen prenant la route de Chateauguay, qui l'eu rapprochait, et qu'il croyait ouverte ; mais on l'avait prévenu partout et les routes avaient été embarrassées ei couvertes d'ouvrages de campagne. Salaberry éiait trop sagace pour ne pas deviner ce point stiatégique, vrai chemin par lequel Hampton devait chercher a. se réunit i Deaiborn. Le premier balayait cependant devanlluiles piquets anglais, et le major Henry avait peine à le retarder, quand Salaberry opéra habilement un changement de positiou et se jela sur la route pour Taire face à ce général. Le liéros Canadien, qiii avait eu l'avantage de lacunnaïtre tout le pays au dessus de Chateauguay dans ime incursion sur la frontière américaine, quelques semaines auparavant, remonta donc la rive gauche de la rivière Chateauguay pour gagner l'autre extrémité fnn bois où il savait qu'il y avait une excellente position, sar un terrain uligineus et coujrf! de ravins profond, sur qiatre desquels il établit autant de lignes de défense l'une après l'autre ; la quatrième était à peu près à na demi mille en arrière et commandait sur la rive droite de la rivière un gué qu'il étiiit très important de défendre afiii de protéger la rive gauche. 11 fit faire sur chacune de ces lignes uue espèce de (larapptqui s'étendait à quelque dislance dans le bois, pour garantir sa droite. Le pantpet sur la première ligne formait un angle obtus à la droite du chemin. Toute la journée fut employé à fortifier cette .position, qui avait l'avantage de lorcer l'ennemi, s'il était disposé à attaquer, de traverser une grande «teuduâ de terrain inhabité et de s'éloigner de ses les- SDUrces ; tandis qu'au contraire, les Voltigeurs avaient , tout à souhait et étaient bien soutenus, car en seconde ]i- ^e, après les Voltigeurs et les Indiens, venaient 4es "W'atteville. Sir C^orge Preyost était en troisième ligne à Canghnawaga, pour s'opposer à. la, joncliou des art{iéeB américaines, avec quelques troupes et la milice du I)istrict de Montréal, qu'il avait entraînée avec lui en descendant de Kingston. Salaberry ne borna point son ■aitention aux ouvrages ci-dessus. Il ordonna à ua .paiti
de 30 bûcherons de la division de Beauharnoia'de-Sft^p(»i ter en avant de la première ligne afin de détruire lea ponta et de faire des abattis. Tous les ponts fitïent déliuits sur l'espaee d'une lieue et demie, et il fut &it un aliatlis formidable à environ un mille en avant de la première ligne, s'étendant du. bord de la rivière à trois ou quatre arpens dans tes bois, oùîl joignait, sur la droite, une terre maréeageiiae ou savaniie qu'il Était presque impossible de passer. Les quatre lignes étaient ainsi complètement à couvert, et pn-ne pouvait pénétier avec du canoD. C'est à la force de la position choisie et fortifiée de la sorte, non moins qn'à l'héroïsme, que fut due la victoire qui devait suivre. Les talens et l'habileté d'un commandant ne se distinguent pus moins, sans Soute, dans le choix et l'emploi de son terrain avant le combat^ que dans la disposition et la conduite des troupes au fort de la mêlée. Aussi le Général-Major de Watteville, qui vint voir le camp de Salaberry, approuva-t-il toutes ses dispositions. Il y eut d'abord quelques escarmouches, à la suite desquelles les travailleurs et leur escorte retraitèrent au camp il environ deux Heues au dessous du confluent de la petite rivière des Anglais et de celle de Chateauguay, appuyé à gauche à la rivière Chateaugiiay, en front et à droite par les abattis et des espèces de chevaux de frise. Le 2i i3ctobre, ayant ouvert un large chemin â travers les bois et les marécages jusque i la distance de quatre à cinq milles du campement canadien, dans lequel Salaberry, à la tète de 300 Voltigeurs, Fencible et guerriers de race rouge, venait d'être renforcé par quelques compagnies de la milice sédentaire, le général américain, qui s'avançait h la tête de 7000 fantassins, 400 chevaux et 12 canons, envoya durant la nuit le Colonel Purdy, pour s'emparer du gué et tourner la position ; mais cet officier s'égara dans les bois. Le lendemain Hampton s'avança lui-même vers les abattis avec 3500 hommes, et en donna 1500 à Purdy pour tenter de nouveau de tourner les Canadiens, laissant en réserve le reste de ses troupes. Salaberry, averti de ce mouvement Sar le feu fait sur les piqueta avancés, voyait mainlenaut evanl lui un ennemi avec lequel il s'était deux fois ef> forcé d'en venir aux mains ; il marcha en ara 2t donna le signal du combat, se plaçant lui-même r rentre de
lk.HMÛèn'£igiie,etooDgaat la seconde au t4B9t^wuiU Colonel MûDonell, le loÊine qui avait pris Ogdensboug, Le feu fut vif de part et d'autre, mais mai dirigé d'aboid par les Américains. Ils tirèrent mieux ensuite ; cepeadant, entendant saua cesse la son des cors placés à diffîrens intervalles, ils crurent que les Canadiens s'avaii' çaient sur eux en grande force, et leur ardeur se ralentit. La colonne du colonel Purdy, parvenue au gué pendant le combat, fut repoussée et mise en désordre par Salaberry, qui avait porté son attention de ce côté-là. Voyant son pian déconcerté par la défaite de cette division, Hampton prit le parti d'ordonuer la retraite. Salaberry coucha sur le champ de bataUle et, le lendemain au point du jour,'il fut rejoint par laconipagnie des Voltigeurs du capitaine De Bouville, son beau-frère , les grenadiers Watteville et quelques guerriers indigènes. Le 28, il envoya en reconnaissance, le capitaine Ducharme, héros de Beaverdam, et 150 guerriers, qui s'assurèrent que l'armée américaine avait abandonné son camp de Piper's Aoad pour retourner à Platlsburg. Wilkinson, qui était à Cornwall, ayant appris la défaite de sou collègue, se retira â. la B.ivière aux Saumons et s'y foitiHa. Chateauguay permit encore au baron Be Hottemburg, puis à Sûr Gordon Driimmond, son successeur, de reprendre l'offensive dans le Canada Supérieur. La Grande-Bretagne commémflra la victoire par une médaille d'or, les Voltigeurs reçurent aolenupllemejit des drapeaux ornés de devises, et Sfttaberry, outre la Médaille, eut l'Ordre du i^aiti transmis avec une. lettre autographe de S. A. B.. le Fxi4ce B-égeal. Les deux Chambras du Pailement àaJfJ^dieu lui volèrent les remercim^ns du p^ys. Les V@itigeurs eurent encore part à la ^conde victoire deX^^çqlla, en Mars 1814. De la carrière des armes, Salaberry -pf!?sa à celle de sénateur : il fut sommé an . Copseil Législatif en 1818 eu même temps quî. Mgr, Plessjs. Il mourut à Chanably, le 2t) Février 1829, à 51 ans, et fut inhumé dans l'église neuve du lieu, qui a remplacé celle que le feu détruisit en 1806. On doit au Commandeur Viger son. portrait , peint en 1624 par Dickins-on et grave par Durand. Salaberry est représenté r.evèlu de l'unilbirne des Voltigeurs, décoré de la Médaille de Chateauguay et de la Croix du Bain, le sabre sous le bras. Ou voit aussi
kfi-aimet de s», famille. L'éouason da nntM cDK)»âo^ porte le motto qui convient au parfait clievalier : Force à Sttperbe ; Merey à Faible. Un médaillon représente un combat eu plein bois. Sur un tronc d'arbre rsnversé est écrit ; Clmteauguay, 26 Octobre 1813. Un 8er]>ent se mordant la queue, symbole de l'imniortalité, entoure le médaillon. Quant à la Médaille anglaise de Chateauguay, on y voit la Grande-Bretagne tenant à la main une palme et courouoaut un lion couché à ses pieds. Sur le revers est gravé, Chateauguay. Salaberry aurait été un merveilleux officier de troupes légères même dans les armées de Bonaparte, et serait certainement parvenu aux premiers grades. On t'a admirablement peint en deux vers :
Au camp, Léonidas, au champ, Cincinnatus ; Thémbtocles, au Conseil, à table, Lucullus.
Son fils, est Déouté Adjudant- Général de la Milice pour le Bas-Canada. On connaît encore l'honorable Melcbior Alphonse, sommé au Conseil Législatif en 1837, et Charles, qui a été employé dans l'expédition exploratrice dernâèrement (organisée à la Gaie d'Hudson. On trouve sur le héros canadien dans VHirdiniede ChùXeauguay par H, ]L. Chevalier, des détaib qui ne sont pas sans inlérit.
Sarrasin (Michel) membre de l'Académie des. Sciences, Médecin du Roi de Québec et ConseiUei» au Conseil Supérieur, épousa eu Canada Marie-Anse Haseur, et en eut un fils qui étudia à Paris et qui devait avoir la survivance de sa charge ; mais il mourut dans la métrupole en 1739. Au Conseil Souverain, Sarrasin fut gardf du Sceau du Hoi en 1733, après le conseiller De lin a. I! laowrut i Québec le 9 Septembre de l'année suivante A 75 ans. Charlevoix s'étonnait de voir dans un eolounie lia homme d'un mérite aussi universel. Ou a de lui : lo Deicription du Coslor dans les Mëmoiree de l'Académie des Sciences, année 17l»<, page 48. U. Une lel^f sur les eaux minérales du Cap de la Magdeleine dans les Mémoires de Trévoui, année 1736, page 9S6. 111. Descriptiçn du Rat Weau d^ Amérique ou rat vtaiiqué dans les Docwmem de Farts, et la description de la plante qu'il découvrit, et qu'il appela sarracema purpurea, description
eopîèApaT Charlevoix, Sa &milie s'est perpétuée' le pays-
Sebron (T.) peintre Canadien contemporain.^ — -Son plua beau raotceau est la famile royale d'Angleterre dans te chapelle du château de Windsor, peint pour le roi'de Hollande. Un premier groupe se compose de la reine, du prince Aibtrt et du chapelain, qui s'avance au devant d'eux la lète tin peu inclinée. Sur sa âgure le reepeet jwur sa souveraine s'allie hien à la gravité et à cette expression de bonté et de mansiTËtude qui sied & son ninittère. Derrière la reine, se trouve un autre groupe composé du duc de Wellington et de deux dames d'honueui et derrière ceux-ci on' reconnaît Sir Bobert Peel. Cet intérieur de chapelle gothique toute pavoisèe, est au plm bel effet ; la liiiriière entrant par les vitreaux coloriés, répand ses plus chatoyantes teintes sous oes voûtes imposantes, qui s'Étendent an loin ; elle se joue bien dans les Iwiseries en estompe les sculptures et donne au tout un magnifique relief. Ainsi deux artistes canadiciis, Sebron et Falardeau, nous font honneur en Europe. Sebron est mentionné comme habile peintre décorateur dans un des Manuels de l'Encyclopédie Rqbret;
Selkirick (Thomas Alexander comte de) mort en 1620, est coDou comme fondateur- d'tine colonie à la ïLiviére Rôuge et par des écrits sur la politique. — Voyez A/eaxMdre Bihaud, Sluart.
Stfngwy (Joseph Le Moine, Sieur de) frère du cheva-lierD'Iberville et marin célèbre, naquit le 22 juillet 1668. Il prit part aux actes de son frère ii la Baie d'Hudson, et servit plus tard k la Louisianne et en Floride. H repoussa Don Alonzo Carascosa de l'île Dauphin et prit Pensacola en 1719. II mourut en IIS*, gouverneur de Hochefort. Jean Honoré le Moine de Sérigny, peutêtre son âls, fut exécutaire testamentaire de M- de Bienville ei-gouverneur de la Louisianne, et mourut le^lT août 179Q, laissaintun fils, Henni Honoré, ingènienr maritime, mort en 181S, et une fille connue sous le nom de Louise Claire de Bronillac de Prim.
Amédée Honoré Ferdinand Marie Le Moine de Sérigny, petit fils de Jean Honorfe, mort à son ch&tean de Luret Je 31 Mars 1843, brilla à l'Ecole Polytechnique, où il remporta plusieurs prix, et devint ofiicier supérieur
j6nie< nuuîtime et chevalier de St. Louis et de 1e
Légion d'HoB ne ur. Il avait pour cousine germaine la comtesse de Bouchiat née de Nesmond, de la femille du preux chevalier et petite nièce du grand Dwjuesne. Gustave son fils, est né en 1821.
On coonait encore Jean-Baptiste Le Moine de Sérigny, capitaine de frégate et chevalier de St. Louis, en son vivant demeurant à Hochefort.
Michel Joseph, déoédé sans postérité à La Rochelle en 1797, frère de Louise Elyzat)elh, dame de l'Estrade, -décédée en 1791, laissant deux garçons qui sout vivants, — Auguste Pierre, au château de Périgord, et Joseph IjOtiia Auguste, ù, La Rochelle.
Un Le Moine de Sérigny a servi dans l'expédition d'Alger en 1S30, et le rapport de l'amiral Duperrez daté ihotd àe 2ja Provence, baie de Sidi Ferruch, le 23 juin J830, exalte le mérite du vice-amiral Rosamel, du baron Hugon, du capitaine Le Motnc, chargé du commandemen et de la co?iduùe de la réserve et de tous les capitaines de j'arméq navale.
Honoré François-Xavier Le Moine de Sérigny de Luire, mort le 12 Mai 18 12, a laissé un fils, employé dans la marine à Kochefurt et ingénieur des ponts et chaussées.
Sherbrooke {Sif John Coape) général et gouvernant respectable, se signala dans l'Inde à la conquête de Seringapatan, puis û. ïalavera de la Reyna et à Cadix en Espagne, où il devint même le second de Wellington. Dans la guerre d'Amérique, il s'empara de l'Etat du Maine. Après «voir été Lieu tenant- Gouverneur de la Nouvelle-Ectisse, il devint gouverneur et Capitaine-Général de l'Amérique Britaniuque du Nord en 181G. Il se montra moins machiavélique que lord Ëathiwst, admit l'Assemblée à payer la dépense de la Province, secourut les peuples dans la disette, et rendit aux Américains les cendres de Montgommery. Il résigna pour cause de maladie, étant devenu paralytique.
Signai/ (Joseph) premier archevêque de Québec, né «n cette ville le 8 Novembre 1778, fut ordonné prêtre à Longueuii par Monseigneur Denaut, cuié du lieu, le 28 Murs 1802. Après avoir été curé de la capitale, il fut ^lu CoQjdJuteurUe Monseigoeui- Pan et le 13 Décembie
e lilre da^
1835) nommé' év£qxie de Fusaalu en Numidie- pwi XII le 15 Décembfe lS2b, et eunsacié sous ce lilr ta Cathëdiale par Monseigneur PaaeL, le 20 Mai 1U2Ï II' fut nommé Administrateur le 16 Octobre 1832, deviif èvAque de Québec à la mort de Mouseignetir Fanet é prit possession le 19 Février 1S33> Comme sea préd^i cesseurs, il avait des snfragunt ou auxUiaùes sana è^f honoré du titre d'à relie vêijue, qu'il rc^iit le premier £ 12 juillet 1S44 de Gréguim XVI, q.ui lui envoya lepo^ Uum {Voyez Hudon.) 11 ^'élait choisi pour Coadjtitefli en 1834, Pierre Flavien Turgeon, arcbëvêque actuu On loue beaucoup Monseigneur Signay des graiids SBcn« fices qu'il fit pour donner aux quartiers les jdus miscr^bles comme les plus populeux de Québec des écoles pouar les quelles il dépensa, dit-on, cinq mille louis. Il appelftles Frères des Écoles Cbré tiennes et les établit i Prés de Ville. Quoique ceprfeialne pa^sJU point pour uu boni me supérieur, sa figure et toute sa personne étaient fort imposantes, et ses mauiéres très distinguées.
Sillery (Le ehevalier Noël Brulart de) prêtre, maudeur de l'Ordre de St. Jean de Jérusalem, né en 1677; descendait de Nicolas Bpulart de Sillery, Chancelier dï France. Il entra dans la Compugnie des Cent Associa et fonda la mission sauvage de Sillery, prés de QuébfMf^ qai fut organisée par le F. Le Jeune. 11 mourut en 164ii| et St. Vincent de Paul prononça son oraisou funibrfij Voir de plus sa Notice Biographique par Messire Bois.
Simcoë (Le générai) Lieutenant-Gouverneur du Can»^^ da Supérieur lors de l'octrui de la constitution (1791) fonda York ou Toioulo. Il servit depuis à St. Soraingun et dans la Méditerranée, et devait conduire 12000 homnet^ t la dél^QBe du Portugal, si le prince régent de ce pay*, eût voulu se jeter dans les bras de l'Auglelenre. Un de) lacs du Haut-Canada porte son nom.
Simpson^ (Sir George) do la paroisse de La Chine daa^ le Bas-Canada, Gouverneur-Géuéral de la Baie d'Htidsoi^ était originairement marchand à Montréal. Il vient de paraître devant le comité de la Chambre des Commune^ an! sujet de la Charte de l'honorable Compugnie, que 1k Carnada veut lui faire retirer, et s'est rendu utile au pait^ d'explorateurs envoyé par son avis entre la rivière Kougy et les Montagnes Eocheuses. Voyageur des plu», cétir-
Itres, Sir George a (ait son voyage le plus extroerdioftiie de 1»41 à 1642. Dans l'hiver de 184-1 à 184-2, il traveTEa le conlinent de l'Amérique SeptentrioDoIe depuis les comploirs de la Baie d'Hiidson jusque à l'embouchure de la. rivière Columbia : de Ik aux ètablisiiemens russes de iSitka, de Sitka aux ëtablissemeus eH|)agaols de la. Californie, puis aux lies Sandwich, d'où IL revint à Silka. Il s'y embaniua en ISiZ, et naviguant au Nord par Onolaskâ et le Kamschatka, il arriva au commencement de juillet & Utchotâk dans la Sibérie Orientale, et traversa, la Russie jusque à St. Petersbouig. Le 29 Octobre 1S4'2, il était à Lvudres. 11 avait parcouru 36,850 niiliea, dont 18,7000 par paquebot ou bateau à vapeur, 5,165 par terre el en voiture, 2,150 en canot, 3,750 en chaloupe, b,6S5 à cheval et 160 milles à pied. Voyez Narrative of a Voyage round tke World in 1841-42, 2 vola, in-ttvo Londres I8i7.
SoKord (Gabriel) bachelier en droit canon, de la Communauté de SI. Sulpice, avait d'abord été Médecin. Il vint en Canada dès 1657 avec l'Abbé de Queyius, et exerça les fonctions de Supérieur durant ses absences forcées. II cumula à Ville-Marie les fonctions de médecin de l'àme et du cor[)a et laissa ses biens, au montant de 80,- UOO livres, pour le soutien de diverses œuvres de charité ou nommément pour les pauvres de l'Hôlel-Dieu de Monltéal. La liste le dit parti en 1692. Il était par sa mère ^ereu du Père RécolleC Le Caron, apôtre des Hurona.
Soulange (.Toyberl de) honorable famille du Canada qui descendait d'un échansoa de Charles VII et dont la généalogie, enregistrée au Conseil Supérieur en 1672, est réimprimée dans les docuroens seigneuriaux publiés par l'Assemblée Législative. Elle commence en Canada à Pierre de Joybert seigneur de Soulange. De Marson, Commandant de l'Acadie, épousa une demoiselle de Lothinière et en eut deux fils et une fille, Louise Elysabeth, épousa à Québec le 10 Septembre 1705. Messire Philippe de Kignnd, Marquis de Vaudteuil. Un de ses âh lue au siège àe Québec, avait marié sa fille au chevalier de LoDgueuil, fiU du deuxième baron, et qui a une tioti- 0e dans ce vulume. Le chevalier Jacques de Joybert, ion frère, seigneur de Vitry en Cham^^'cic, tt <»Y'^'^^.
de TaisseaiuE, commanda le Sphinx à lu bataille d'Onessaiit en. 1778, et dans pliisietirs autres aShires.
fioulbièche, l'êire suprême chez les Alibamons, ancienne peuplade de la Louisianae.
Si. Castin (le baroa de) natil d'Olérou en Béarn, tia des héros du régiment de Carisnan Salières, se jeta parmi les Sauvages après la réforme de ce régiment. Il se maria i la fille du Grand Chef Madockawando, préférant dit LahoQtan, les forêts de l'Acadie aux monts Pyrénées. Il vécut avec eux de manière à s'en faire estimer au deli de ce qu'on peut dire. Ils !e firent Sagamo'[GmMdCheQ, ce qui est comme le souverain de ta nation, et peu à pen, il travailla à se faire une fortune en retirant de ce payi
là deux ou trois cents fres eu belles monnai acheter des marchandises pour faire des prëi
I avait dans ses cof- ■vait qn'i à ses côft-
frères les Sauvages, qui lui faisaient ensuite, nu retour de leurs chasses, des présens de castors de triple valeur. Les gouverneurs-généraux du Canada le ménageaient et ceux de la Nouvelle-Angleterre le craignaient. Ayant eu plusieurs filles, il les maria toutes très avanlageusement et leur donna à chacune une liohe dot. Il contribua A )a défense heureuse de Tort-Royal contre le Colonel Marît, déât 400 hommes dans nne sortie, et appuya d'Ibervillb sur terre et sur mer dans ses faits d'armes en AcSdie. Après la conquête du Port-Koyal iiar le général Nicolscni, le marquis de Vaudreuil le nomma sort Lieutenant en Acadie. Celui-ci tipt la place bloquée tout l'hiver, bien que l'invasion du Canada projetée ]Hir les Anglais empêdiât le Gouverneur-Général d'envoyer i son secouré la marquis d'Aloignies, comme i! le lui avait promis. Mais on sait que l'Acadie fut cédée par le troilé d'Utrecht. Il se trouva à Kaskobé avRC le baron de Porlneuf. Le baron de St. Castin fils, fut gouverneur de Penobscot en 1710. Une ville du Maine porte son nom.
Ste. Hélène [Jacques Le Moine, Sieur de] fils de Charles Le Moine, Sieur de Longueuil et de Chateauguay, naquit te 16 Avril 1659. Après avoir eu un duel avec le bouillant Perrot, Gouverneur de Montréal, il suivit Ifc chevalier de Troye & la Baied'Hudson, et enleva les fOTté. Eupert et Quitcliilchouen [!686]. Dans l'expédition dfti marquis de Denonville contre les Iroquois, il commandait
300 Sauvages Chrétiens.etaptèsl'irréussitedecette campagne, il fut envoyé pour tenter de ravitailler Cataraconi et en vint à bout. En 1690, il pénétra dans la Nouvelle- Angleterre et prit Scheoectady. Au siège de Québec par Phipps, il pointa tous les canons et fut blessé mortel- I lement au combat du 20 octobre, où il défit avec M. de Longueuil, son frère aine, les troupes anglaises de débarquement, et enleva leur artillerie. Il expira le 4 Décembre. Charlevoix dit que ce guerrier canadien était un les plus estimables chevaliers et un des plus braves hom- ' mes qu'ait jamais eus le Canada. û'Ibervilte, son frère, ' fut son élève !
St. Ours, noble maison canadienne dont la ligue masculine est maintenant éteiule, date en Canada dn régiment de Carignan-Satières, dans lequel le premier Sieur ; de St. Ours était capitaine. Quand ce fameux régiment ' fut licencié, il s'établit dans le pays et vécut à la sueur ;. de son front. Le marquis de Denonville écrivait au ministère de la marine et des colonies en 1686 : "Je dois rendre compte à Monseigneur de l'extrême pauvreté de plusieurs nombreuses familles qui sont à la mendicité et toutes nobles ou vivant comme telles. La fiimille de St. Ours est à la tète. Il est bon gentilliomme du Daupbiné I [et parent du Maréchal d'Estrades], chargé d'une femme
} et dix en&.ns Le père et la mère mo pamissent
f Être dans un véritable désespoir de leur pauvreté. Ce- ; pendant ses enfans ne s'épargnent pas, car j'ai vu deux I grandes filles couper des blés et tenir la charrue." Il ' était pourtant seigneur ; mats quels travaux ne fallait- I il pas pour mettre les concessions en valeur dans le Cansîda à celte époque, bien que nos agitateurs de l'abolition du système féodal ne s'en soient point douté. Il obtint I le &ef de St. Ours eu 1672, et y est dénommé chevalier Boch de St. Ours. Une seigneurie fut aussi accordée, la ' même année, à M. de St. Ours, fils : " eii considération du I 9iorn à lui imposé en celui du Roi sur les fons bxptismavx.^^ Plusieurs îles forent jointes à la seigneurie du père en ' 1674. M. de St. Ours est dit premier capitaine aux fnné- I railles de Kondiaronk. Le fief D'Eschaillons fut aussi accordé à M. de St. Ours, et l'on vit bîentftt deux branches de cette fitmiile, dont l'une fut appelée St. Ours I D'Eichoillona. Un Sieur de St. Outb 0*^%itV'ùS\'KA. ■»
trouva à (a prise d'Haverhill en 1708, puis à l'expédition lie Monsieur de Ramezay dans la Nouvelle- York l'année luivaote, et Roch de St. Oujs, Ecuyer, Sieu.- D'Eschail- Ions, tendit avec succès des embiiscadea aux Anglais sut la Rivière Chambly eu 1759. Mais la pins célèbre membre de la maison de St. Dura sous les Français fut celui qui brilla à la tète de la milice canadienne i la bataille de Carillon. 11 fut fait cheTalier de St. Louis et fut bles« se mortellement & la bataille d'Abraham, où il fesait l'office de Brigadier-Général et commandait en troisième après MM. de Montcalm et de Sennesergues. Il avait conduit au combat de Montmorency, gagné sur Wolfe, et (kiraat toute la campagne, la brigade du gouvernement de Québec, forte de 3,500 hommes.
Sous les Anglais Quinson de St. Ours, Chevalier de St. Louis, combattit à St. Jean et fut Commissaire du Roi' pour le cadastre des biens des Jésnilea, Il quitta ensui-' la le pays, servit les Français et eut un commandementi iL St. Domingue. Il avait épousé une demoiselle de Beaujeu. . L'honorable Paul Roch de St. Onra, Eciiyer,. fut membre dn Conseil Légjslatif de la Province de Québec, puis membre du pouvoir eiécntif en 179) . Lora de ' l'octroi de la Constitution, l'année suivante, it fut sommé par le Roi au nouveau Conseil. L'honorable Charles de St. Ours eut la même honneur en 1810. Les chargea' l'Aide-de-Camp Provincial et de Sheriff ont aussi èléi dans cette famille, et Madame de St. Ours est une des. bienfaitrices de l'établissement des Dames du Sacré'
SCeiimrt (Le Trés-Révérend Charles James) D. D. deuxième lord évêque de Québec, né en m^, décédé en 1837, était le troisième fils du comte de Gailoway. Il; fut admis membre du collège de AU r-onis à Oxford e»' 1795. Présenté a l'évéque Mountain par l'évèque dB> Lincoln en 1807, il fut nommé à la cure de St. Armani" dans la baie de Missîsquoui. Il était allé en Angleteirél négocier 1 'érection du Caoada Supérieur en évêeliêj quand le docteur Mountain mourut (i825.) Il le rem^ plaça, et fut sacré à Lambeth par l'archevêque de Cali-^ torbery le 1er Janvier 18-6. Il était dénommé, avanir' d'être évâqae, l'honorable et léveTcnd Charles 8tewart'
D. D. îl mmirnt à Londres chez Je comte de Qallcfway, ■9or neveu ^
SfroiAaK (Le Très-Révé rend docteur) premier !oid évêqiie de Toronto, fut instituteur dans sa patrte(]'£coase) •et y«utpour-éléve Sir David Wilkie.Appi lé dans le Canada Supérieur pnr le LieuteDanl-GouverneurSinicoë pour y organiser un collège, projet qui était prématuré, il ouvrit la [wemière écule de grammaire à Kingston et y eiit pour élèves les juges en Chef Bobinsou et Macaulay. Recteur d'York en 1*12, il fiit sommé au Conseil Législatif, en 1818, devint erchidiacre en 1S25, et évêqne de Toronto en 1899. L'Université de Toronto ou collège du Roi fiit fondée vers 1«28. C'était -un collège Anglicain, «t comme le Haut Canda n'appartient guéres quant aux idées au parti aristocratique ou au parti de la haute ègliae, l'évêqiie Strachan aèté assailli de toiilea part, le collège du Roi-est devenu le sujet -d'une enquête parleroeulaire et renseignement réformé , mais non de l'aven du prélat, qui a f^bandonné sans retour l'établissement, Il s'est rendn en Angleterre malgré son grand âge, y a obtenu des fonds considérables et a érigé nne nouvelle université plusmngniiique, mieux administrée et fournie ■d'élèves que le collège -du roi,
Stuait, i&milie -canadienne originaire des Etats-Unis, qnt commence au Biévérend John Stuart D. D. successivement Reoteur de Kingston et Officiai du lord évêque de Qnèhec pour le Haut-Canada. Il avait émigré des Etats-Unis à Kingston ^i la pais de 1783, et y ax-ait eu ■deuK fils, George, depuis archi-diacre à Kingston, et Janjes Andrew, dont nous parlerons plus bas. Quand à
Il — (Sir Jamee) Baronet du Royaume-Unia de la ■(■îrande-Bretagne et d'Irlande et juge en chef du Bas- Canada, il naquit »u fort Hunier le 1* Mars 1780, et 'fit ses études avec Rubert Chriatie, son ami, au collège -du Roi (depuis Université) è Windsor dans la Nouvelle- Ecosse. Rjippelé par son père en Canada, il fut clerc -chez M. Reid,depitts jugeen chef et alors protonotaire, puis chez le J*roe*M'eiir->(ânèral Sewell ; il n'y avait pas alors d'écoles de droit. Cependant ses talents étaient si tnuiscendans que Sir Kobert ^hore Milnes le fit son assÎBtant-secxétaife avant Ja £a de sa cléricatore ; ^is
Soihciteur-GénéTal peu de temps après qu'il eât été reçx avocat. Il y a lieu de croire qu'il était de la politique de Milnes, son patron ; mais Cfoig ne f ayartt pasxafessë suffisamment, et même ayant nommé Procureur- Général M. Bowen (actuellement juge en Chef de la Cour Supélieure) au lieu de le promouvoir lui-même, il se joignit au paiti canadien ou national dans le Parle ment- Provincial. Ciaig le destina alors en faveur de Stepten Sewell, frère du Juge en Chef. Mais James Stuart sV quit des richesses au moyen d'une immense cUentelle. Il fut réélu an Parlement en 1810, et devint de plus en plus le favori de la Chambre d'Assemblée en se fesant l'accusateur des juges Sewell (son ancien patron) et , MoQck. Elle le nomma agent pour poursuivre l'aâaire en Angleterre ; mais le Conseil Législatif refusa son concours. La Chambre Basse eu fut indignée et témoigna aveu éclat sa confiance envers cet homme de parti , qui s'était offert cependant à S berbrooke, lequel lut autorisé ù. l'acheter par lord Bathiirst, L'appât de la charge de Procureur-Général le portait à changer de politique, et bien qu'en. 1820, la Chambre exprimât saconfianae inaltérable dans les talents, l'inlégnté et )e dévouement de cette girouette politique, il se fit zélateur du projet de l'Union et porta en Angleterre en 1823, la supplique de ses fauteurs. Lord SalhiiBst le caressa beaucoup cette fois, et en I824<, que Stuart reparut en Angleterre avec lord Dalhonsie. Le ministre le nomma Procureur- Gêné- , rai en remplacement de Normann Uniaek, qui succédait à l'honorable C. L. Foucher sur la Banc. A la demande de Dalhousie, il se fit porter au Patlemenl par le bourg de William Henry et s'y montra le serviteur obséquieux de ce gouvernant, mais à son propre détriment, car la Chambre perdit enfin confiance, le docteur Wolfred Nelson lui enleva son stége, et sa patronoe, ne se trouvant pas assez vengée d'un ami infidèle, le fit suspendre par lord Aylmer. Il suivit M. Viger à Londres et se défendit : on vît alors aux prises deux des premiers hommes du barreau canadien. On a dit dn Mémoire de Stuart, qui est à peu près sa seule production, qu'il est un monument remarquable d'érudition, de logique et d'une habileté prodigieuse: mais M. Vigei aussi était étndit et disertr et il est de fait qu'il triompha et ^e
Itiiart fut dettilué. Il revint en Canada en 163i, "-l se einit à praliquer comme avocat. Ne se tenant pas encre p»ijr cuiwaincu, malgré la sanction de lord Goderich, . échangea avec lord Aylruei des lettres violentes, et hii nvoya même un cartel. Cependant la Chambre d'Asemblée se mettait rapidement dans son tort et les prosrits de la veille pouvaient devenir les favoris du jour. >ous le ministre Sta^ley, si M. Ogden put se faire nomaerProcureur-Général grâces à sa pareulé aiec lord Lyndlurst, on offrit à Stnart la charge de juge en Chef de ferré-Neuve, qu'il refusa. 11 fit bien, car lord Durham e créa Grand juge de la Province. Il fut Baronet sons lord Sydenham, Député Gouverneur et Président de la Cour d'Appel sous Sir Charles Bagot. Il est mort à Québec le 14 Juillet IS.'iS, et a eu pour successeur M. La Fontaine. Il a laissé une fille et trois Ëls légitimes. Sir Charles l'aiaé, Maître es Arts du collège Universitaire de Carubrige, en Angleterre et membre de l'honorable société de Inner Temple, né à Montréal en 1S25, lui a succédé dans le titre de Baronet. Il a dernièrement visité l'Italie. Un autre de ses âls a fait la guerre d'Orient et est chevalier de l'ordxe musulman de Medjldié.
Sir Jamea Stuart a joui d'une réputation colossale, mais sujette à contestation, là'il n''avait été qu'avocat, on ne saurait nier qu'il ne fut, comme tel, fort brillant jiai son éloquence et sou érudition, et lord Seikirck lui-même, disait au sortir d'une de ses plaidoierîes, qu'il n'avait rien entendu de mieux en Angleterre ; mais comme Officier de la Couronue et comme Jiige-en-Chei, il a prêté le flanc i la critique, non moins que comme politique. Il avait de très belles facultés, une mémoire heureuse et une vaste lecture du droit anglais et français ; mais on ne voit nullement que ces notions fussent bien classées dans son esprit ou qu'il eût de la méthode, cltose si indispensable dans l'étude de ja jurisprudence. Son Ordonnance des Bureaux d'Hypothéqués est étrangement indigeste. Il s'est trompé dans son opinion non motivée en faveur de l'amovibilité des curés ; et dans t,a décision sur les litres des Sulpicicns en sa qualité de Procureur- Général, il prétend que la ca{iitulation de Montréal laur refuse des droits qu'an contraire l'article ^XXIV leur reconnaît expressément, aana parler des Insttuctioat de
lofd Dorchester. Il avance i faux que les ecclèsiastiqties aMostriiisent plus les Sauvages selon leur but primitif, et
3ae si [contre son opinion] une Corporatif^ a CjjtUiiiiié 'exister en Canada après la conquête, ce ne pouvait fttre lit vivant des derniers membres ijui s'étaient troiivia le pays en I7S9, et qu'elle ne pouvait se perpétner, comme si le gouvernement anglais ne Pavait pas perpétuée par Boa fuit en y enroynnt les Snlpiciens victimes ■de la révolution française. Son opinion n'est qii'nn tisan de sophismes de la surle. Quant aux Régies de Pratique son grand cheval de bataille coutre les juf»es Sewell et Monck, il devait savoir que le Parlement Provincial Itiinéme avait fait la folie de les autoriser par un statut i les foire : on s'en aperçut bien en Angleterre, car les magia-trats inculpés n'onbliérent pas de le dire,bieD que M.Stiïart" oe s'y attend!! apparemment pas, 'sans quoi il n'aurait point fait de démarchea anssi inctinsidèrées. Ses contemporains, et M. Chrislie, son ami de colley, ont donc exagéré son mérite. Il n*ëtatl pas époux aiiFsi exemplaire 4]u*il le dit. En jiolitiqiie, il ne consultait que son avaiitage et ses ressenti mens personnels ; il manqua de patriotisme en 1312, dans son opposition k Sir George Prftvost, et compromit toujours sa réputation par son ineon- «islance. Il n'avait pas de principes ; violent au point d'être facfieiix,c<Jtnme député, il a manqué de calme et ■de dignité comme magistnst. Malgré ses défetits et se» torts [Oiirtant, i! a eu une belle fortune et son nom est «élèbre.
m. — (James Andrew) né à Kin<rslon, (lé<:édé SollJei'teur-Cénéral, a été un génie beaucoup plus universel qi* In précédent. — Il fut élu an Parlement pour Québec Ôli , 1815, puis réélu en 1820 et en 1830. Quand M. Caroh «ut la faiblesse de résigner son siège, il fut éln par la Haute-Ville de Québec en T836. Son éloqtience raiaonnée, 8a logique pressante, son:'bon sens politique, ses talents oratoires en un mtit, sont loués dans l'Histoire dU Canada et des Canadiens sous la Domination Française. [| fut le plus redoutable adversaire de M. Papineaii. ComraÎBSaira pour l'exploration du Saguenay en 1830, il fit un rapport qui fut imprimé en nn volume in-8vo, ('" fournit à la Société Littéraire et Historique, dont il éta' membre, des écrits fort variés dans leurs sujets, entbras-
sant les voyages, l'étymologie, les Etrusques, Tyrrhéniens ou Toscans et la ciuilisatiun. Il écrivit dans un autre ^ens que Valjiéies de St. Real sur la quKstioii de Vllabeat Corpus. Enfin il est aulf.or de deux traités sur la politiijne coloniale, savoir : Hota upon 'he South Western Bmtrdary Line of New Brunswich and ihe United Stateg . of America, Québec 1S30 in-Svo; et Reetew af the procee-. dings of tke Législature of Loioer Canada in Ihe iessiou. of. \%^\,ioiiÂan Appendix containing sams important documents ftowp-st given ta the public, Montréal 1832, iE-8vo. Il était avocat du Séminaire de IVlontréal. On a des liefatoiia de G. Okill Stuart , maire , juiis Bâtonnier de l'ordre des avocats à Québec. Henry Stuart a été Bâtonnier à Montréal.
St. Vallier (JeBn-Ba])liste de Lacroix Chevrière de) deuxième évèqiie de Québec, d'abord Aiimônier de Loius XrV('), naquit en 1653 à Grenoble, d'une maison qui fournit i celle ville un Président au Parlement et deux évéque?. François d« Laval l'ayant désigné de bonne heure pour son sucot-sseur, il vint fD Cannda em qualité de son Grand-Vicaire, visita l'Acadie en 1686, repassa en, France et publia : Etat présent de CEgtise de la I^ouvdhiï'rawce, que vient de republier Mestiire Bois. Il fut sacré à St. Sulpice de Paris par Jacques Nicolas Colbeit, archevêque de Carthage et Coadjnteurde Rouen (I6S8). Il reparut en Canada la même année,, fonda l'Hôpital- ■Général de Québec en 1691, el les Ursulines des Trois- Rivières en 1697. Il passa plusieurs fois l'Océan et tomba aux mains des Anglais : ses vertus attirèrent l'attentiou de la reine Anne. En 1702, il étaif à Rome, où le Souverain Pontife le créa Assistant au Trône Pont ifical. ri mourut A l'Hôpital -Général le 26 Décembre 1727, et ne fm inhumé que le 2 Janvier 17'-i8, en conséquence de la
ÎOerelle odieuse survenue entre le cliapiire et l'Intendant »upuy. Conformément ix son testament, les funérailles
(•) M. de Belmon! dit ! " su mois d? Mui, nout eûmes nnuïsl- \es par l'arrivée des raispenux, preniieriMnenl àe t'é{ei:lioii <!e M. l'Abbé de St. Valtier a l'Epis^opalrte Q.iéhec, malgré loua Pesparsns qui le voulBieiii retenir, ei toute la Cour, où sa salnieié eu» rréa distinguée.''
flirent faites à l'Hôpital -Général par ordre et en présenci! du CoTisei! Souverain par le chanoine Leclerc, le P. de la Chasse. Jésuite et les PP. Delino et Bertrand, Frân- Enscains Réformés. ]>s autres chanoines, loin d'y assister, voulurent troubler l'accomplissement des obsèques en venant, en tumulte avec nne partie du peuple. L'abbé Marchand se trouva inspiré et écrivit à ce au jet ni Jioënie héroï-comique, croyant que la Nouvel le- France evait aussi avoir son Ltitrin.
Taheau, nom d'un traitant et voyageur canadien qui a
laissÈ une relation fort spirituelle, et d'un ecclésiaatiqne distingué. — Pierre-Antoine Tabeau, Grand- Vicairt et Coadjuteur nommé de Montréal, naquit en cette ville eo 1782, et fit ses études au Séminaire de Québec. Ordonné prêtre au mois d'Olobre ISO."!, il fut d'abord attaché & la cure de Québec en qualité de vicaire, et fut pendant deux années organiste de la cathédrale, où il forma l'abbé Eouyer, Tiui le remplaça. Après avoir desservi successivement St.. Jean Port Joly, Ste. Anne des Plaines et Bourchervilie, il fut envoyé par Mgr- Plessîs à la RiviëreRouge dans le but d'y imvrir une mission, qu'il quitta, dans la crainte d'être fait évoque pour ces régions. Député à Rome pour y gérer d'importantes aflàires, il rem-plit sa mission avfec un succès marqué ; mais il refusa de devenir Coadjuteur de Québec. Il ne s'attendait pas à. le devenir pour Montréal ; mais il ne ptil vaincre la constance de Jean-.Tacques Lartïgiie et des bulles le nommant évêqiie dt. Spiga et Coadjuteur parvinrent à Québec le 18 Décembre 1834. Tout déconcerté, il annonça dès lors qu'il mourait bientôt et laissa en effet le monde le 18 Mai 1835 4 33 ans, sans avoir été consacrÉ. Mgr. Bourget le remplaça.
Taché (Jean) ancêtre de la famille de ce nom, était né ù. Toulouse et avait étudié à Paris. Il s'embarqua pour le Canada en 1739 et s'établit à Québec où il devint Syndic des Marchands. L'histoire dit " qu'en 1759, les négocians du Canada députèrent 3. la Cour le Sieur Taché, homme intégre et d'esprit, pour faire des représenlaticaa contre f'adininstratioa infidèle de l'Iulendanl Bi*
^t, et demander des règlemeDS ou un atiangement panr le commerce du Canada." Le changement de doniina- 3 le ruina en lui fesant perdre nu navire qui fut pris en mer ; mais ilae fit remarquer du général Murray, duquel il obtint une (wmmission de Notaire -Pub lie sans étude préalable. Ou lui doit le joli jiuëme intitulé : Ze Tableau de la Mer.
II. — (J. B.) successivement membre du Parlement à la Chambre Basse puis à la Chambre Haute, ni eaûn du Conseil Spécial, homme sans fard, honnête et aimable, qui n'était de trop nulle part.
III.— (L'honorable E. P.) M. D. et Lieutenant-Colonel de la milice, né à St, Thomas aujourd'hui Mimtmagny en 1795, premier ministre avant M. MacDouuld, avait été Buccesaiveraeut Adjudant- Général de la Milice, Commissaire en Chef des Travaux Publics, Eeaeveur-Générai et Commissaire du Bureau des Terres de la Couronne. Il avait servi dans la dernière £[uerre, et l'on doit le regarder comme le créateur du noyau ei:istant d'armée nationale. En 1854, il a prononcé im discours remarquable à la f&te militaire célébrée en l'honneur des victimes du combat d'Abraham. Il visile actuellement l'Europe et la reine l'a créé Chevalier du Bain i son passage ù Londres.
rv. — (.T.C.)ChevaIier de la Légion d'Honneiir,ci- devant membre du Parlement Provincial pour le comté de Ejïiioucki et acluellement Rédacteur en Chef du Courrier du, Canada, a été Secrétaire du Comité Exécutif de l'Expositien Canadienne k Paris, puis Commissaire avec Sir W. Logjin. Avant de te rendre à Paris, il avait pris part au concours pour le prix^ offert au meilleur essai propre A faire connaître le Canada, et n'avait eu que la troisième récompense ; mais comme l'essai Hogan disait peu de chose du Canada Inférieur, celui de M. Taché, refait, est devenu de beaucoup le meilleur et a été mieux accueilli en France. Comme Commissaire, il se chargea de tout ce qui avait rapport ila publicité, lanl en Europe qu'en Canada, tandis qve Ëir W, Logan s'occupa avec M. M. Romain et Perry des soins d'jnslallation des effets. Il se fit estimer des Commissaires de toutes les nations, avec lesquels il lia des rapports fréquens. Il fut agrégé a Légion d Honneur [lar l'empetcur, et après sori
retour en Caiiuda, où il eut une ovation des citoyens Ce Qnébec et de sun cumté, il a reçu du jury interuatioual Iruia mëdnilks accum}>Bgaèes de rattesiatiuii suivaute:
Uxpos.tiuD Universelle de 1855,
liiduslrie, Beaux Arts.
La Cummissiou tiupériale
doune A, M. TdchÉ, Cumniisfaire dn Canada,
la Médaille des lié cuniiieni.es
Exenipluite d'Or, d'Argent et de Biouze
Comme léinoigoage de glulilude
Toiir les services 411M a rendus à l'Exposition.
Le Président de la
Commission Impériale.
Najxjléon Bonaparte.
Palais de l'Industrie Paria, le 15 ^ov. 1855.
Un a TU le résultat de sea travaux dans un beau volume officiel iulitulè : Le Canada et l' Expositii.n Vniverseiie de- 1855, Toronto, I85ti. &on Esquisse du Canada a éië lou^e iwr la presse française comme un excellent morceau de statistique, jugement ijui doit umplement dédommages l'auteur de queiques crilii^ues pruvmciates. On a encore de M. Taché : Tenwre seigneuriale et projet de Commutation, et des Provtnces de i' Amérique Britanniiiue et d'une union fédérale. Quunl t. ce dernier trailé,la Cûirespondatue particulière et simultanée d'une fociilé if hommes de lettres dk Pwrùi contient sans doute î une calomnie : " M. Tacbé, ce demi-Français que l'Exposition Universelle a momentanément amené dans sa patrie d'origine, et que le ruban de la Légion d'IloDoeiir ajouté à d'autres lien» lion moins précieux, a rattaché à la France, émet uni; idée nouvelle d'une haute importance ; il propose au gouvernement anglais de &ire entrer ses possessionii du nord de l'Amérique dans une union fédérale." Coiniue journaliste religieux, la carrière de M. Taché, sent glorieuse s'il s'aSranchit de l'influence des sectes politiques qui exploitent notre beau paya avec si peu de désinléressement.
V. — Le dernier membre de cette famille dont il m& ra.te à parler, e&t Mgr. Taché, de la Congrégation des
Oblats et deuxième évÉqu« de St. BouiftiGe de la Rivièi^ Rouge. — Il a été sacré à iMaiseille par 2Agi. de Mazeuod. Général de l'Ordre. Digne successeur de Mgr. Provencher, il a été chargé, quoique loul jeune" eiieore, par les Conseils Centraux de la Prupagalioii de la Foi, de raviver l'œuvre dans les principaies villes de France, el de l'y créer au besoin. On trouve de ce jeuue prélat plusieors belles lettres dans les Annales de ia Pio^iagation de la Foi.
Talon (Jean) Comte d'Orsainville en Canada, Conseil- " 1er du Roi en ses Conseils d'Etat et Privé el deuxième ou premier Inlenduut de la Nouvelle-France, (car il remp'açaen lii63, le CousejUer Kobert, qui ne vint pas ea Amérique) était parent des célèbres avocats- généraux. Il fut envoyé en Aniériiitie avec Traoy, pour amener à Justice le gouverneur rëTractaire Augustin de Safrey de Mesy, qu'ils trouvèrent mort et reconcilié avec l'évéqiie. Talon, que mou père appelé A bon droit le Colbert du Gauada, ne s'occupa plus qu'à établir et améliorer le pays. Prenant pour point de départ les maximes des Romains, il créa uue aristocratie militaire, et combattit le monopode la Compagnie des Tndes non moins par ses actes, que par un mémoite lumineux adressé au ministre. Toutes choses en Canada prirent leur essor avec ce 'grand magistrat. Il porta h prince à gouverneur le pays par luimÉiae,accriÉ( la splendeur de la charge d'Intendant, qui acquit an nouveau lustre en Amérique ; et il établit un système judiciaire d'une remarquable simplicité. Il donna aussi ses soins à l'industrie, aux découvertes luarilimes el aL.x entreprises scientifiques,— s'occujia de l'exploitation des salines et de mines, de la culture du chanvre, de l'ouverture de chantiers considérables et de la dé~ «■-ouverte ou reconnaissance du Micisaipi. Ce fut encore lui qui envoya H la Baie d'IIudson le P. Albarel et M. de Si. Simon. Louis XIV récompensa dignement le véritable fondateur du gouvernement royal en Canada. 11 le fil dans ce pays baron des Islets en 1671, puis comte d'OrsainvUle l'an 1676, étendant l'investiture à la jKisIérilà mâle et femelle contre la rt^gle géuérale et les KditSj el les Lettres Patentes attestent le cas que le Roi fesait de cet oflicier, car elles exposent ingéuuement que, santcette extension i la poutérité féminine, Talon n'aumlt
fias Bccejiti cette faveur. Elles furent eiiiègiatréea à Québec le 25 Septembre. Le coucessionnaite était devenu Capitaine du Château de Marimont et Secrétaire du Cabinet du Roi. I! vivail à Paris en 1680, ayant traduit cette année-là devant le Conseil d'Elat, le Pcévftt des Maréchaux de France en Canada, ce qui obligea le Conseil Supérieur de réclamer. L'extérieur de Talon annonçait son mérite : son portrait se retrouve dans l'Album du Commandeur Viger.
Tapooka ou Henriette de Lorette, jeune fille il laquelle les Hurons comparent tout ce qui est beau. Adam Kidd en jrarle dans se? poésies, et le chevalier Hamilton Smith Id meutiouoe dans son Histoire Naturelle de l'Espèce H.ma».. (•)
Tarieu de Lanaudjère, de !a Pèra de— honorable ^mille canadienne, issue de Xavier Tarieu de Lanaiidière, .officier au régiment de Carignan. — Tarici de la Pèrade é^ioiisa l'hérOïne De Verchères, tjui le garuoiii de la mort par les mains des Iroquois en 1722.
Charles François Tarieu, Ecuyer, Sieur de I^anaudière, Chevalier de St. Louis et Conseiller au Conseil Supérieur, eut la gloire de commander une partie de la Milici i la ikmeuse bataille de Carillon, puis eut te soin d'nn poste i signaux dans l'Ile d'Orléans, en 1759, puur signaler les mouvemeus de la flotte de Wolfe. Sous la domination anglaise, il fut Aide-de-Camp Provincial d: Carlelon, Ût toute la guerre de l'Indépendance, et passa en Angleterre pour avoir porté ta noblesse à dëiendre St. Jean et !a frontière. Ce corps réclama eUprouva ijue ce gentilhomme était occupé ailleurs. Il suivit le général en Angleterre, où le Roi lui fit un cadeou honorable et digne d'un homme d'épée. On lui donna s ticcessi veinent les charges de Grand Voyer et de Surintendant des Postes ; et en 1792, lors de l'octroi de la constitution, il fut sommé au Conseil Législatif. Ayant fuit de grandes dépenses eu Angleterre, et se trouvant à la gène, il espéra, de
f*) Tli« Chippeways likewise hâve maiiy bpaïKiea, and « Harriel , tlie liellc of Loreile Suuvupp, a Huruii Villîiga """'"" '" -" -' j boih Euit^peaa luitl Dai1V--«
Tfiiir l« propriétaire in comm niable de ses seigneuries em-
•e les fesant leconcèder eo/riinc et commun saccage, et quoiquHl ne réussit pa», il doit €tre regardé comme la cause ëloigaËe du système de commutation, puis de l'a- Iwlitiou du régime féodal. E accompagna sa, supplique â'un Mémoire très bien fait ; mais la plupart des servitudes féodales qu'il énumérait avec soin n'existaieot plus un n'avaisnt jaiuais existé en Canada.
Xavier de Lauaudière, second du nom, montra iia grand zèle pour le service du Roi. Ayant voulu forcer les censitaires à marcher sous la baonière seigneuriale en 1775, il fut par eux reteiiu captif avec M. de Toniian- «onr. En 179^, il versa une ïonime d'argent dans tea fonds amassés dans les colonies pour la guerre de l'Angleterre contre la France, et dans la guerre de IHl'i, il de- Yiot Député Assistant de l'Adjudant -Gêné rai de la niilice. Demoiselle Angéle De Lanaudière, fille de Charles François, décédée li Québec en 1S56 dans un âge avancé, demeurait le type des dames de la haute société, et voyait chez elles les gouvernans et les gouvernantes, Elle avait bien connu les)>rinues âlii de Greorge III. On se «ouviendra longtems de son mot heureux au chevalier De Belvéze : — Nos bras appa- tiennent à V Angletene, tnaù wa cœurs sont à la France] Une demoiselle de Lanaudière, plus ancienne, épousa en premières M. Bersîer de "Richerville, en secondes, M. Viliers d'Adam, frère de poulon, en troisièmes, Gauthier, Médecin du Roi, et CiUit épouser en qualrièiaes le célèbre De Bon gain vil le.
Tecumseh ou 'iVc.imtheh, Grand Chef des Huronti et G^oÉral-Major ( ) dans l'armée anglaise, l'homme le plus influent que les tribus de la N<'rd Amérii|ue nient eu depuis Ponlhiau, nuignit en 1770, parmi les Sliaonanis. KIsquataoua, son frère, surnommé le prophète, lui prë|iara les voies,— celui i.ui.disoitA des diplom îles uniéricains; Voiu autres, vaut êtes n'es de l'écume de la mer. Ce n'est jras que Teoumseb n'ait été ln!-mènie un grand politique et un grand or.iieur ; mais il dédaignait le charlatanisme. Sun premier ex|)lt)it fut nue victoire sur la milicft du Kentucky, qui devait na jour lui 6ter l'a vie, et & vingt-
[■] Selon BehiBini ; BrigaJie
ernq am, n était l'Achille des bandes t!e WbiflieBflM-* qUa. Il rencuiilm juifr lu {iremiëre fois ïlarrisun â là bataille de TijilweaLi.ië, où la fortune fut iniJecise entré eux. lia guerre du 1812 le mit surtout en éviJmice, et tft GramJe-Brpiagiie, i|>ii n'avait que 3000 soldats dài^ les deux Prwviin:es, fi'i heurt-U'c d'acquérir sou alliaaeé et lui envoya le brevet U'tifficier-gènèral. Les HurooÀ qui avaient rccuMqurs ii'iiriLiieien lit stir l<?s laps, l'uvaient élu Grand Cher<iui<i<|Li'il Tàt étranger et qu'il n'eût ]ias blême l'âge requin ; m;ii3 il ne i-ommanda pus qu'atâ HuroQs ou Yenda'M : toutes les t.ibus voulurent être guidées par son pijninhe, -.1 Ter urasi'h se vi( dans une occ&' sïon à la tête de 31)00 giierrifra, aggrégaliou prodjgieusp pour lu popululiou disséiuinëe de la race rouge ; Fonthiaç lui-mètne n'en avait pa-i en aujant sous son commandement immédiat. Bruck. Ualaberry et Ini fureut les principaux héros de ci-ile guerre. Il battit le Major Van Hotn, poursuivit Harrison et lui enleva mille bêtes â corlies, (') battit li; géném I Clay sons les muis de fort Meigs et périt, en marchant toujours en avant et gagnant au terrain â la bataille de la Tamise, al>andonDë par les Anglais suus Pnwtor, i qui il disait quelques jours avant I6 comboit ; '• Brock ne pavlai' pas comme ta fais. IVIarcËez, dis-tu î Ltii, il disait : Marchons ! Les marques de dialinction que tu portes à les èp^iutea, arrache-les et les jetté loin de loi, car tu en es indigne." Il i.vait taillé ep pièces le règiiiieiit Keuiuckien du colonel Dudley anfbrt flîeigs : à la bituille du Tliaines, ce fut le colonel Jdin- ■on, de la milice du Kentu^ky, qui eut l'honnetir de le tner. Les Haut-Canadiens ont ouvert, il y a déjà un nombre d'iiunèes, une souscription pour élever un monument à ce noble défenscLir de leur Province, mais ils sont restés lionleu-iement en arrière. Du moins les monumens écrits ne lui manqiieut-ils piis, car outre les peiniiirçs vraiment graphique» que nous ont faites de ce géant de Is nice rouge le Major Richardson et le capitaine Brock Tup]>er, dnTis la vie de son père, il y a dans la Revile Canadienne (Carladian Review} un poëme en trois chants
'iiii'lsoifconriéir ; il y a plusieurs Vîes de ce grând homnie, et un |if m ouiisuller eucoru Tecumseh. or the Wat ikirty years sùtne. Ttrcumsek laissa un beau gaiçuQ, poai lei^iiel il a uiL peu d'uSectiot-, parce qu'il le trouvait sembbtble aux lib>ic« uu bon à rieit selon les idées que lui ins- ' pitaït la iiiiliire. Le gouvernement anglais Ht des peuéions à sa. veuve et à son frère. Un dernier irail fera coshailre à fond le naturel de ce Saiivuge extraordinairé- Daus un conseil teuii à Fiucennes eu 1811, Tecumseh, teriiiJuu.Qt sa iiaraugtie, voit tout le monde assis et ae truiive sauii siège. Un dé|iit soudain se laisse voir dans toute sa conleiiiuice, et lorsque le général Harrison ordoiKie de le fidire asseoir et iju'on lui présente un tabouret en son noui : '• Chei, le général Harrison, votre père, vous présente un siège," il se jette à lerre en s'ècriaiit, les bras étendus vers le ciel : " le soleil est mon père, et la terre est tud. mère ; elle me nourrit et je repose sur son sein !" Teciimseli couronne l'Ode des Grands Cliefs dé mon père :
Des tribus par la mort de ce chef des guerriers
Se fanent les lauriers ;
Mon chalumeau se brise, et ma iftche est remplie.
On peut voT un beau portrait de Tecumseh dans te livre intitulé : Tke New World.
Tegakouita (Catberiue)et non Thérèse, la célèbre vierg« iroquoise dont les Letlrei Edifiantes font un portrait ei admirable, était née en 1656 el arriva l'an 167? à. la mission du Sault ât Louis. Elle vint A Vil le- Marie, vit les filles de Marguerite Bourgeois et demanda de tout SUD cceur de faire le vœu de chasteté. Elle le fit et mourut en odeur de sainteté à vingt-quatre ans, l'an 1680. Ou peut consulter sur cette sainte, outre les LeCtres JSdi- Jtantes, l'Histoire de THâiel-Dieu de Québec par la Mère
' Jnchereau, Etat Présent de l'Eglise de la Nouvelle-France F«r l'Abbé de St. Valliei, Paris 16S2 et Québec IS57, «t Catherine, la Vierge tÎM Canada, petit livre spécial publié il y a peu d'années et en vente à Montréal. On y tiouve la menliuQ da plusieurs mimcles attribués a. cette Vierge et attestés par plusieurs dignitaires du chapitre df
' Québec. A l'ës Catherine Tegakoujta, deux autres reli-
eieuses iôdigéaes, Thérèse Gannansagoiias, bien, conrn^ dans les Annales des Mîsii^ns àes Sulpicieus, et Jeuiim Skanadharoy, fille d'un CliefHiiron de Lorelle, se soUt fait reiiiarijner, ainsi que Marie Barl>e Altonlinon.
Teganisiorem le plna illustre orateur counii dans l'hitloire ancienne des Iroquoia, siipplanltt le niBlique frudekanatie oti Gagniegalon, (]ni humilia le marquis de Dflnonville, et alla souvent en ambassade à Quèliec et à AIbany. On suit qae, dans une première ambitbsadf, drait des gens fut violé à sou égard par Koudlanmlt. qoi voulut faire porter aux Français le Mùme de cet uct& De son temps, la politique aussi hobile qiilieureusi- d^ Cautuns Iruquois consista à tenir la balance enire It-iAtkglais et les Français. TTn conseil fut tenu pour lu paa^ ft. OiiOQtagué ea 16S3, etTeganissorensullu a Âlliaiiy jioiflt' faire approuver les délibérn. lions. L'Iiistorien Culdeii T^.' garde la harangue qu'il prononça en celle uccasitiii con^ me un bel exemple de sou un â fuire trouver honue. i^ mesure prise contre les intérôls des Anj^lais. On la t trouvera dans mes Sagamos Illustres. Il alla ensnite" ; Québec et fut reçu au Sanlt Suint Louis fiar le Siijit-rieB des Jésuites. Il portait l'habit militaire des offici>-rs-gfc néraux anglais et ses cheveux bluncs étaient recouvert d'an chapeau avec panache, que lui avuit fuit faire le o lonel Fletcher. Il dîcm tous les jours a\ec le cumle ji Frontenac, qui avait conçu pour lui une singilière t^alilQ et ne parut pas un inst;iij* eniburrassè dans ses maniéré Mais ni les festins ni le cérémonial ae purent surprend sa fermeté. Le génénl persistant à ne vouloir point' Uj ter avec les Anglais, il ue vonhrt Iraiter lui-même aV les Français qu'à condition qu'ils n'entrcprondraieKt ri de l'été contre la Nouvel le- York. Ou a vu dans l'nrtic de Garakonthié quelle idée Frontenac donnait au raitl' tre de la marine des diplomates iroqiioi», qu'il compar) aux procurateurs de Venise. Toganissoreus parut de W veau à Albuny, au grand conseil tenu i>ar lordEeriaujO et puis à Montréal. L'ambassade fut reçue à Getonatj ha avec des honneurs inusités, et fut intrudnite A. Mo) réal au bruit d'une décharge de boîtes. Les prèlin les de paix furent scellés le 8 Septembre 1700, entre tt tes les tribus, en conséquence de la piiix de Ryswii Les Anglais et les Français a'étant brotiillés de nouve!
Tegaoîssorena fesait la leçon au gouverneur, i MoDtrial — ^* L'Ononlugiié ne prendru aucune part liaaa une guerre (jn'il désiipprouve. Les blancs om l'esprit mal fait: ils font la paix, un rien leur fait reprendre la hache de guerre. Ce n'est pas ainsi que l'iroquois en use, et il lui faul de graves raisons pour mmiirenn traité qu'il ascejjé." IJn autre trait fera voir que l'orateur des Turêts sait se borJiei et termiaer parfois une atfaire par un seul mot. " A un conseil tenu à Montréal en 16S3, en allusion à un collier par lequel on demande ans Iroquois pourquoi ils 'fesaîeut la guerre aux Illinois, i! diî fièrement : " Pour l'a -i^uestion de l'Illinois, il mérite la mort ; il m'a tué."— ^"On n'osa (Mjint répondre." Teganissorens était de haute taille,- bien fait de sa personne, et les traits ile son visage res- BenîTilaient, a-t-on dit : à. ceux qu'offrent [es bustes de Çicéron. L'historien des Cinq Nations, Golden, qui 1'^- %vait bien connu et qui l'avait souvent oui [mrler en public, dit qu'il s'énonçait avec une /acililé admirable et ^ue les grâces de sou élocntion auraient pUis [>arloiit. "II est à regretter, dit le biographe Thalchcr, qu'il ne nous toit parvenu que peu d'échantillons de son éloquence ; cependant, le peu que nous en connaissons démontre que ■|e sentiment élevé de l'honneur, la grandeur d'âme, l'im-
SeTlnrbabilitë, la sagacité et Turbanité, étaient che^t lui es qualités de Foiateur comme de l'homme privé. Te$sier (Xavier) M. S}., savant médecin canadien, étu- ('ia et fut gradué à New- York et y publia ; The Frenc/t Prai-tice qf Médiane, àeing a translation of Begin's Thera- ^entic, toith notes and observations Ulustrative of the treatnienf. of diseoits in the climate of Nmth America, New^- York, 18:29, en deux volumes in-8vo. De retour en Ccnada, il établit à Québec le premier journal de médecine, qui se soutint durant deux années, et fut Se oré ta ire-Général de la Société pour l'encouragement âes Arts et des 'Sciences en Canada, qu'il contribua & établir, et qui s'est réunie, durant sa troisième année d'existence, i la Société Littéraire et Historique, qui aurait dCk adopter son nom.
Tonnancour (les Godefroy de) illustre maison canadienne issue de Jean Godefroy qui demeura parmi les natiouit lors de la conquête du Canada par le chevalier David Kerik, et qui fut plus tard conseUlet da M., it
WTontmagny. Après la restitution du pays ft Ta ] il iiit (iliisieiirs fuis ambassadeur chez les r^anviiges et. fl député à Boston par le gouverneur D'Aillebuiisl avec ' P. Dreuillettes pour proposer une ulliaiice coufre les Ih quois. Il assista à la délil^mttoii
lonie à cet effet en 1651, ei fut bmciMI.— Eêné Godefnl Sieur de Tonnancour, ^eigueur e
Lieuteuant-Génèral Civil et Cnimnel des stignenra i la Nouvelle-France ou Conipegiiie des Cent. — Aot(" Charles Godefroy de TonnaiiC!>,.r, cliunoine de Qtié' ordonné prêtre le 24 Août 1722, niorl le 9 Novi luhre 173 prit part à la querelle du chapifre avec l'InTendun'
Suy ou avec le Conseil Snpèrieur, 1 1 lut le Maudeme; es Gran ds- Vicaires. Sous les Anglais on retrouve I Tonnancour à St. Jean, dans le.^ linuls grades de la Mii ce et dans le shéritat des Trois-Eivières, Le Lieuf nant-Colonel Charles Chevalier de ToiiUancDur était A judant-Gènéral Assislanl duriiur îa derhière guerre.
TVacy (Alexandre de rruiiville. Marquis de) golirc nant, diplomate et homme de friurre, un des meillec lieutenaus de Turenne, et suii ;inii,iiii dire de M. «le Rit} say, empêcha D'Erlac de quil'i r le ¥it-unite, et conct un traité de neutralité avec riilecienr de ISaviére.g l'entremise de BaiichembcrK, péuérul de l'urtillerie p varolse. 11 était Maréchal jfs I.ngis {Quartitr-MaÙf Général) de l'armée d'AUemugui-, ijiianJ il Tut uonimA la place du cornte d'Entragiies. Vice-Eo, d'Amérique, ô cupé dans une ambassade, Lieutenaut-Générâl dans I^ deux Amériques en 1664, à l'époque difficile où Louis X] mettait fin au systèmp des Compagnies Commerciales' se mettait en possession des Colonies. Après avoi» Et Itli tant pai la persuasion que forcèrneDl rauiorilé de Lot le Graud aux Antilles et vaincu les E^[iHgno!s dans Gotfe du Mexique, il dut sniener à jnsiice avec TalO nommé Intendant Royal, M. de Mesy, qui avait conlpi mia au lien d'établir en Canada l'autorité du prihci L'ayant trouvé mort, ils ne s'ciccupèrent plus que dé VHi ganisation du pays et y créèrent une aristocratie mi^ta re an moyen des officiers du fameux régiment de C^ gnan Salières. Tracy fortiiia le pays, en érigeant at forts dans les lieux propices on stratégiques, — à Kt<â)i Ueu,ChaiDbly,Ste. Thérèse et Ste. Anne, île dii T-"
ÇhamyHnin, pnis narclia^n personne contre tes Iroqtipis,-
, qu'il huuiilia. ^OLi séjour en Cmailii ne fut que de dix-, huit mois, et il laissa les rèms du ^niiiveniement à Daniel <i« fleniy. Sieur de Coiircellc, qui ériiit venu dans le psy^comme p'ourprtieiir sous Jiii. IVIgr.de Tracy, coinça il est appelé dans les délibtraiiin's du Couseil Souveraju, avait auprès de sa persuiiue, pour sonTenir la dignité vice-royule, une compagnie des g-.irdes du corps et dçj^ pages. Le lue Supérieur a atilrcfliis fiurlè son nom. Tronson (LoJiis) Aumônier du Roi puis Supérieur-Gé-
nérat de St. Sul|iice en 1676, aureur de Fnrma Cleri, assista avec Bossuet à la Conférence d'Issy. où on examina Içs livres de Aladame Guyon et de Féiiï'ioti, son partisan. On a sa Corres[>oudance uvec les Supérieurs du Séminafle de Ville-Marie et les Supérieures de lu Congrégation de Notre-Dame de la mÉrae ville. 11 i'mp',cha les Ursu- ^nea de s'établir à Montréal et rappela les prêtres gni avaient donné daus les visions de là sœur Tardy.
TfoHier (Marguerite) cim^iiii^me yii|iérieure-GénéraIe
, de l'Institut de Marguerite BoLirgeuis, morle en 1746 après avoir vécu cinquante qiialre ans dans la Congrégaliyn.élait fille de Gilles Trottier qui fut réduit en escla^
' vage par les' Jruqiiois et qui fut écbaugé contre d«B chefs ainsi que M, de St. Michel. Il était interprète des langues et monriit en 16.Î8. Marguerite ïrottier coriespondait avec le Supérieur-Général Le pelletier. Soussa supériorité, Marguerite Leroy, dile La Conception, insthu- Uice de renom mais peu subordonnée, fonda la maison de Louisbourg contre l'aveu de sa supérieure, mais soutebiie par l'évêque.
TurgeoH (Pierre Flavien) deuxième archevêque de Québec, né dans cette ville !e 12 Novembre 1787, ordonné prêtre le 29 Avril 1810, était prores.<!eur de théologie au Séminaire en 1814. Elu dès 18:13 Coadjutenr de Québec, il paraît que Tambassadetir de France tt. Rome s'opposait  sa Domination, par quel hasard nous, ne savons. Le Grand-Vicaire Magiijre fut aussitôt député vers le Saint Siège et Messire Turgeon fut nommé évêque de Sidyme par Grégoire XVI le 28 Février 1834, puis sacré BOUS ce titre le U Juin. Sucoes-ieur de Mgr. Signay, il ft présidé le premier Concile de Québec', inauguré l^l)|niversité Laval et érigé la maison du Bon Pasteur, i ^ ^
t^endenaga, plus connu sons le nom de Colonel BratifHi ' jratfe qu'il avait dans l'iirnjée aiii^laise, femeux chef de guerre Mohnwk, né sut lea bords de l'Ohio en 1742, fit des études classiques dans un-collége de la Nouvelle-Angleterre (Connecticiit) et traduisit du grec en iroqiiois l'Evungile de St. IVIarliieii. En 1775, il prit le [larti des Anglais et obligea lea Américains de capituler aux Cèdres, défendit son pays «^l fit maintes expéditions heureuses dans les Etats-Unis, de concert avec Sir John John- Bon. Ils prirent Schohnryet Slone Arabia. A la paix de 1783, il alla en Angleterre, et obtint de Sir Frederick HaliJiniand "une concession de six milles sur la Grande Rivière, Canada Sii]7érieiiT, où il émigra avec sa nation. Il fonda Braoliord. Tout étranger qui allnil le visiter était sûr de trouver chez lui iHl accueil bienveillant et une (able bien servie. II avait pour doniestiques quarsii' fe nègres, qui n'osaient s'échapper, car il leur avait bien dit qu'il irait avec son tomahawk les chercher jusqne bu ' fond de la Géorgie. Le latin et le grec Uii èlaient familiers, mais il ptiïlait surtout cette dernière langue avec enthousiasme. Le colonel Stone a écrit la vie de ce Sauvage, qui fiit Grand Orateur, politic|ue habile, adroit negociaieur et guerrier heureux. Campbell lui avait lait une réputation de cruauté dans Gertrude de "Wyoniing; mais son fils obtint que la seconde édition fût corrigée, la pins graude partie de ce qui avait été dit, venant de la haine des Américains. Il mourut le 24 Mars 1807. On retrouve un très beau portrait de lui dans la collection du Commandeur Viger. Son fils commandait les Mohawks sur les hauteurs de Queenstown, alla en Angleterre et fut présenté au duc de Wellington.
UkcouTna ou Grand Chef, dieu des Esquimaux.
Urban (Sir Benjamin d') Commandant des Forces dans l'Amérique Septentrionale, décédé à Sorel en 1B48, eut de pompeuses funérailles à Montréal en présence de toutes les autorités colouiales. Commissaire aupirès Ses armées espagnoles en 1808, Il organisa et commanda ensui- ' te la cavalerie portugaise et se signala particulièrement X la bataille de Salamanque ou des Arapites. A Maj&la-
"llon'dB, il fut abandonné 8iir le champ par ses cnvalie'rs. On le reiruiive dans l'état-major li Waterloo, l'n momiibent iV Wiilfeest dû A. ce vëtërnn, qui était décoré de plni'pnrsnrdreBde chevalerie.
Ur/é (François Saturnin d') ùèrs de Ltiiiis Lascaris d'Urle, comie de Sommariva, depuis Coadjif.eiir de Limofîps, fm Enur.mis de Beaiizé avant d'être prêtre et AbbÉ d'UrzéLJn-. Il fut aussi Doyen de la cathédrale du Piiy. Il s'iifrri-itPa à la Société de St. Sulpice, vint en Canada en jiiiij 1667, et retourna en 'Prani'e en 16S.'>. Il y mou-
-mt le 30 Juin 1701, après avoir réformé son abbaye.
Volières de St. Uéal [l'honoraWe .losepb 'Rémi] dècé- , dé Ji.ge-en-Chefdii District de Montréal en 1R4.7, nu I des pins bi-'aux esprits que le Canada ait vu naître, dut i Mgr. PIfSsis l'avanlBge d'une éducation qui développa son génie. Il entra au barreau, puis an Parlement, et s'y fit une ré,iuIation brillante comme oralenr. Ce lut en 1815 qu'il fut porté à l'Assemblée Législative par le collège électoral du comté de ."if. Maurice. Il ne fut pas réélu en 1817 ; mais en 1820 ; il représenta la Haiite-Ville de Qnébec, fut réélu la m^me année, puis en 1825 et 1827. Louis Joseph Papineau ayarit été député en Angleterre en 1823, Valiéres de St. Real le remplaça an buteuil présidentiel. Lord Dalbousie saisit l'occasion de Cette mutation inattendue dans la présidence de la Chambre pour ouïrir aVec le nouvel Orateur une correspon Sa liée préliminuire à des conférences confidentielles sur les intérêts ou ce qu'il entendait par les intérêts du pays, et propres à lui permettre de s'insinuer dans la confiance de la Chambre. Notre comfatiiote accueitUt avec défirence les avances de ce gouvernant, tont en lui avouant qne les dîfiiâlittés' étaient nombreuses. Cette corresfondan- ^ ce Cfit reproduite dans te sixième volume de Chrislie. I Jnge Provincial des Trois- Rivières durant nos trouble» f' politiques, il décida en faveur des détenus polîliqnes qui demandaient des Breft tTHabeas Corpus. Il prétendît que I le Statut de la SIème année de Charles U était loi en Canada, bien que nous eussions une Ordonnance Spécialle du Conseil Législatif de la Province de Québea
t que l'Ordonnance iln Gouverneur et dn GonV
-' -■ S Novembre 1838 élail ijiille comme étant, taliit imiierial. Le gouverneur le suspeomp. On [irétpiitl de nos ,onrs ijue la suspen-. sioQ dt;3 juges Vftliëres, Puiiet et J^etiurd a été leur plus' beau titre de gloire. Mai l'hunorabla Jeaa Roch Bol-, land ne fut pas phia de leur avis qu'Andrew Stiiart, et donna une dëciaion contraire, Quoiqu'il en soit, lotd, Durham revint sur les acte^ do Sir John Colborne, et. créa V'alièrea membre du |>0H7iiir exècnlif et delà Cour d'Appel, " La constitutiou de la Cour d'Appel étaut ré-. glée, dit-il,' par l'acle cuiislitLilionnel, je ne pouvais investir aucun autre corjjs nue le Conseil Exécutif de lajtirisdiction en appel. J'appelai donc au Conseil Exécntif le Jiige-en-Chef et un des Juges Puînés de chaque District ; et en nora''.ant aussi le Juge des Trois-Rivières, je donnai aux membres des deiix tribuuauk en conflit, un arbitre impartial dans la per:)«pi)ne de M. Valiéres de St. Iléal, que tout le tjiomle Tfconnaixsait pour le plus fiahiltfU' risamsulle français de la Provinee," 11 devînt Juge ea, Chef de Muntièal en ISii, et occupa cette charge ju8(^ue a sa mort. Il avait élé en 1827 uu des Vice-Présidens i)e la Société pour l'enconragfment des Arts et des Sciwces fondée par lord Dalliousie. Ce canadien illustre est un de ceu}: dont lci4 écrits justifient le mieux la réputation, et il est seulenieni à regretter qu'il ait laissé ai peu. H est toujours clair, et son style e!>t excellent même dans ses sentences : l'empreinte du génie y est. Nous avons un bel éloge de cet illustre mugislrut par le bibliothécaire Gèrin Lajoie. La Législature a accordé une pension à sa veuve. Henri Valières de fit. Real, Ecuier, Bachelier es Arts de l'Université de St. Jean de New- York, a été un des premiers élèves de l'Ecole de Droit, et à son passage à Rome, lors de sa visite récente des principaux pays de l'E^yrope, il a été décoré par le pape de l'Ordre de la Milice Dorée.
Tailler [François Eléuzar] sixième Supérieur du Séminaire des Missions Elrangères ù Québec, et Vicaire-,Générat, était originaire de Marseilles. mais natif du pana^ c[a. n étudia en Europe, fut ordonpè en 1730 et reyîii^ en Canada dix ans après avec Mgr. de Pontbriaiid. Durant sept années qu'il exerça le niiniatôre dans sa patrie
il fut Supérieur ajirés Jean Lyon St. Ferrtot, rhanoitiB et successLveDieiil 'Ihéolufcul et Officiai du Clin|ii,re. Enfin le Roi lui ex|*diu det. Lfitres PalfUtes d.^ C(■ll^eiller Clerc aw Constil SoiivtMin en 1743. Il mduriit en
TasscU de Montviel (Frsn);oia) mort A djudiUit-Gè lierai de la Milice vers 1«41., èiuit ne sous la diitrii-mion francise et eut pour jiPrrHin le eélelireguerripr et iinvigFiteur De Botigaitiville. Après Hvoir servi en Caniidu contre les Américains, puis siitis turgoyoe et !e baron Si- Léger, — après avoir été officii-r dans le régiiui'ut des Volontaires Canadiefts Royaux et suivi sous S. A. R. le diic
d'York eu HoUandi-, tiotetir pour si approchait et ses quaiii fut créé Adjiidaut-Géiit et un Assi.statit, <jiti fur Chevalier de Tounauc George Prévost dans ni grande part, i
e dénaigna point de se faire ca-.
1 fiimille ; mais la pnerre r!e 1812 s militaires élaieiit cunnufs. Il ■aide la Milice avec un Député HtJ. T. Tttscljprcnu et Charles, iir. ri fut le liras droit de Sir i lutte où la milice eut In plus ^ cesse, le quartier-génériil et dé-
ploya une prodigieuse activité. 11 conserva ji'^^iine ft sft inort le grade suprêmes de lu force nationale t-t eut ]fl)ur tuccesseiir le colonel Gupy. C'était un peiit lintnnii: noir comme un amiral anglais et fort vif. Il niciintail admirablement et, versificateur i^e salon, il rêiist^istait dans la chanson.
Vavdreuil, iîlustre maison , non encore ( ce, où elle eat alliée à celles de Caraman autres, et dont la noblesse remonte au <)( Elle est fameuse dans les annales canadieimes.
I, — Philippe de Rigand , Commaudinr puis Grand Croix de St. Louis, Chevalier de Yaudreuil. puis Martjuis i la mort de son père, tué à la bataille de Lu/zura soua, le due de Vendôme en 1702, — Lieutenant Général et Gouverneur de la Nonvelle-Franee, était originairement Maréchal des Logis de la garde appelée les Mousquetaires Gris, et se signala fort au siège de Valencîennes. Envoyé en Canada avec le titre de Commandant des troupes, il amenait 800 hommes. Il alla avec 300 honlmes au secours de Montréal lors du massacre de Lachine, et commanda t-ous le comte de Frontenac dans la grande expédition contre les Iroçiuois. En 1690, il fut chargé
nleenFran-
Cbimay et
ième siècle.
'4e garder le rivngi» contre 1r flotte de Fhîpps el eut paH * la glorieuse défense de Qnélec. Trois ans aiiréa (1693) il surprit et défît Za Chaudière Noire, le plus terrible et te phis riisë des Iroijiiois. Mois il passa dti service ds terre an service de ruer. Il t-litint une seigneurie en 1702 avant de succéder nu titre de Marqnig, ciir il est désigna Mtssire Philippe de Rigaiid, Chevalier de Vaudreiiil, Ca- . p'itaine des Vai^^eaiis du Roi el Gouverneur de lUontiéal. n avait Guccédé dans ce poste à. M. de Culliéres sprèa la mort du comte de Frontenac, et M. de Culliéres étant mort lui-même en 1703, il eut le gouvernement générât du pays. Il avait éponsè à Québec Louise Elisabeth Joybert de Soulange, fille du Chevalier Joyberl de Soulange. Ce mariage faillit l'empêcher d'avancer, cor le ministre
-de la marine ne lui cachait pus <]ne la Cour hésiterait 1t. confier le gouvernement du pays à un homme allié aux Canadiens, ei M. de Vaiidreuil, oubliant mjd épouse, répondait (|tie M. de Lolbiniére était son seul parent entra les Canadiens- On le nomma en lui donnant avis de sa tenir libre des Soulange et des Xotbiniêre. Il déploya beaucoup d'activité en 17)0, trouva de l'argent dans la bourse des citoyens pour fortifier Québec, et vit échouer^ l'invasion préméditée par les Anglais par mer et par terfe. Obligé de défendre la capitale, il envoya cependant M. de R;.mesay avec 600 hommes au secours ilu baron de Jjongueuil à Montréal. L'amiral Walker et le général Hill firent naiifrase ; le général Nicolsou relmila. Il mourut à Québec le 10 Octobre 1S25, après avoir gouverné ta Nouvelle-France avec une grande habileté dnraiit 21 ans. Mais tous les moyens lui étaient bons. Les Abènaquis, qu'il excitait sous maiu, ensanglantèrent sajis cesne durant la paix les colonies anglaises, et il osa bien offrir des primes pour les chevelures enlevées. Néanmoins la douleur causée {lor sa mort ne fut égalée que par l'allë^ase que sa nomination avait causée, parce qu'il s'était fiiit canadien. On grava sur sa tombe : Cy gist te Haut et Puissant Seigneur, Messire Philippe de Bigaud Marquis de Vaudreiiil, Grand Croix de l'Ordre Militaire de St. Louis, Gouverneur et Lieutenant-Général de toute la Nouvelle-France, décédé le dixième d'Octobre 1825. Il laissa plusieurs fila.
La marquise douairière importuna le ministre de la
Eunitp ^e-non moins de cinq lettres ou Mécnoires demandant des grâces pour ses enfuns et pour tous ses prochei. Ijors de lu démolition des mines du collège iacendiè de St. Baphuël, ancien ch&leau Vaudreuil, on trouva sur la première |iiçrre de l'angle sud est une plaque de iplonjl> avec celte inscription : Cetle pierre a été posée |iar Dame Lovise Elyzabeth. de Joybert, femme de Uaiit et Puis- ■anl. Seigneur, Philippe de lîigaud. Chevalier, Marquis de Vaadreuil, Grand Croix de l'Ordre Militaire de St. Louis, GouveinetiT et LieLitenant-Général pour le Roi de toute la Nouvelle-France Septentrionale,' en 1723, ce 15 Mai. —Trois fleurs de Lys sout aussi gravées sur la plaque.
Le suivant, Marquis qiû nous est peu connu, mourut le 7 Juillet 174.8 à 79 ans. et est désigné ancien Colonel.
Louis Philippe de Rigaud, comte de Vaiidreuil, Lieutenant-Général des Armées Navales, iié en 1691,iîgura nominalement dans 1^ marine dés l'âge de sept ans, en 1698 ijujvo.nt l'Armoriai de France, où sont consignés les titres de la maison de Vaudreuil. Il fut fait Capiluine de Vaisseaux en 1738-, Grand Crois de St. Louis eu 1745, seule nom in il t ion de l'année. Chef d'Escadreen 17i8, Lieulenant-Généra! en ITiiS et Gouverneur de St. DomingHe eu 1755. Aux préjipratils de diseuse de Québec, son père lui confia un j-oste d'iionneur. Il commandait l'A-
Juilon de 48, dans la flolle Fnmco-Espaguole i la hataili de Toulyn eu 174.4.. Eu 174.7, il commandait l'Tntrépide a» coroliat de Eellisle eutre le fameux aoural Hawkfi et M. de Létendiuire De*herhiers, qui muiilail le Tonnant. Ce vaisseau soutint longlemjis à lui sent le feu de la ligne anglaise ; l'Intrépide Uiî vint en aide, le lira du combat et fil su retraite eu le remorquant, bien que Tamiral anglais eût quatorze vaisseaux contre deuK, cinq vaisseaux fiançais sur sept, ayant succombé. Lu noble conduite du 'l'oiinunt et surtout de l'Intrépide, sauva le convoi de 250 voiles qui suivait l'escadre française. On letrouve dans t'Armoriai une belle lettre de M. de Létenduère à M. de Vaudreuil, i]iii fut loué par la Giizetle ot le Mercure de France, et qui mieux est, immortiilîsè par Anquetil, dans son histoire. L'historien anglais lïeatson lui nitriliud aussi le salut de son amiral. Moi|tattt plus tard l'^Etépliant. il Qt naufrage, mais l'équîiiuge fut
-ifaKrt«.' L'iAi'morial le dit murt à Tuurs le 17 Ntêtéià^
nus.
i^iette Frniiçois Marquis de VaiidreiiU-Cavagnal (1718) géuémt ei liuiiime d'elut, deruier Uoiiverueiir et Lieutéimnt-UtuéruI lie IJ Noiivelle-l'VaiK-c, né û. Québec en (, ètiiil le iroisi^me fils de Jhilippe, fui créé Majoi des lroii|ies di- la Manue et était Goi.venieiir des Trois- RiviÈrfK l'ii 1733, quand il oLitiiil une sfigiieiirie. Les ia lui veuaii-ui. Nommé Guuvt-njeur de la Louisienné, ùà il Bf ^1 uiiiit-r, en 1743, il devenait Marquis en 1748, et Gouvfriiiiir-Gtnérul en 1755. tes ])roviftioi3s, en date du preiiiicr janvier, furent enregistrées au Conseil Souveruii) de Cjiéliec le lU Juillet de la rb6me année. Son admiiiiùlmiiiin du Canada ne fut (lus moins populaire que celle lie la Loiiisianne, et. s'il succoQiba, il est û. préBiiinér qu'un aiitri; u'iiurait pas mieux fiiit que lui. Il aimait les Ci nuiliciis et Montcalm ne let, aimait point. Le sentiment juluus èlait ,'e même dans les années française et angluifc quant -eux co.ouiaiix. Les soldats anglais se moquaient des vainqueurs du lac George, et les soldats français des vainqueurs de Moiionjihahela ; mais ceux-ci en revanche, s'olMlinaient aviu raison à croire les réguliers moins propres qu'eux-mêmes à la guerre d'Ami^tique eu d*pil des quoliliels. Soldats et généraux, après tout, ne mallraitaient les Canadiens que parée qu'ils conservaient de rhurueur d'uvoir été vaincus [lar les miluïes de Johnson tandis que les Canadiens avaient vaincs te« véléruna de Braddock. De là le peu d'enlenle ei.lre Montcalm et le Marquis de Vaadreui! et l'impossiliitité en conséquence ae sauver 'a Colonie. IVlonlcalm, géuétal moins hurdi ou actif ijii'intrépide dans te combat, et très peu entreprenant, aÔecIait même dans ses lettres tm souverain mépris pour les plans de canipagno et les ins- ' tructions du gouverneur qui lui fit prendre Oswego malpré lui, et qui. après la bataille de CariîloQ, voulait qu*ij< déloge&t Abercrumbie en le huiassant et en fcEant coiiper ses communications par des nuées de troupes iégèrea «'offrant de lui envoyer 10,000 Canadiens s'il le fallait. Mais Montcalm ne crniguait rien tant que cela, et quant au projet d'obliger ainsi le général ennemi à décamper, il . le tourna en ridicule, se laissa emporter ù. une légèreté itidieible et osa Écrire que ce projet était tellement at-
Sirtfe qu'il n* ponVait êire «jiie l'oiivrago d'tib Secrétaire. Dana une letlri: |>1eiiie de magnanimité, Vniidreuil lui dil qu'il ne voulait jtiis prendre nute d'un document lel qu^ ut missive, désireux il'dubtier ses injures ponr le bien pn- ■blic, et que quunl au proJL-l, il le croyuit assex saguce pour le comprendre s'il In votilait bien. Il hii réitérait ses inafructions et deferidair les CanadieuH contre les outrages des légidiers. (?i Monlcalm dédaignait les plans . dti Marquis coniint; ceux d'un homme qui n avait jam As rien /art d ^«g'K'^'e, cel'ii-ci, de son côlé, avait fait à la cour sur su rel.itioa de la holaille de Carillon, des observations atixquelleB il iinra'it été difficile au gétiéral de répondre, et il iif liti jmriloniia jamais de n'avoir pus pris le fort Lydius, comme il avuit pris Oswego el William-Henry. -Il connaissait mieux le pays que Montcalm et éîait pîUs pmpre ijue lui à lu guerre d'Amériijue, et malheureusement pour ce dernier, la lactique recommandée par le Marquis de Vaudrtuil, qui consistait à faire un gmnd UBfige des troupes légères pour fatiguer et désorienter l'ennemi, ainsi que pour lui retrancher les vivres, opéraiioB pour lesiptrlks ks Ciinadiena étaient émineiEinenl esj<ér]meuiés, éltiil la lactique qui fut adoptée gior Cafiiot el par îia|oléon : elle mettait les généraux Autriehiens au dp^^^i]wi^, el Abercrombie n'auroil jas éié à coup sûr, plus rassuré. Mais encore une fois, Rlonlcalm, <]ui trouvait Uuijourft des quolibets à l'adresse du Marijuis et df sou l'rére Rigaud, partageait et fomentait les petite» liassions des réguliers, et si l'on observe qu'il sollicitait s<uis luaiu le goLivernement du |>ays ; on u'hesiiera pasidouuer l'avantage a notre compatriote. Hciireuxle génér.il. s'il n'rût |ias méprisé encore sous les murs de l^iébec les sages iiistructions que lui donna Vaudn-uil : il y a 'nu raétuoire détaillé des opérations par un officier dû génie qui donne druit-au Marquis. Le S. ...de....C.. don» les Mémoires publiés par la Société Historique ajouts'ûn sujet de la défease de Québec : " M. de Montcu'.m nVvuit point encore acquis l'expérience qu'il faut poiw bomoDuider en chef: il se élisait lui-même des Diaximeb nouvelles ; c'est ce qu'on voit par sa jiosilion pour la défense de Québec." A la nouvelle du désavantage des J^'iançais, Je Marquis sortit de la ville et fil tout ce qu'il pat pour rallier les troupes, quoique sans succès. Anr'»
•VQÙ iiaxasè la rivière Si. Charles pour reotrer- daa« It- «amp <)e Beaiipoit, il se détermina i. retraiter, non saiu avoir envuyë cinqnaale hommes par batuilloos pour reut forcer la garoisoa de Quèbeu, et ce fut le conseil m guerr fâ qui opinu pour la retraite, de peur que l'Anglais ve 1» cotip&t en se saisissant de Jacques-Car lier. IL ap|tela 4 lui le Chevalier de Lèvis, qui était phis prujve à comtnuuder les Cauadiens que Montcalm, et qui en Élailav»si plus chéri, et sa rËsulutiua de dëfeudre le payx u\^ét la chùle de Ijuéhec, dont il ne fut gius responsable piii»* qu'il envoya à temps à son secours M. de Lu Itoche Beaticourt. et (ju'il marcha lut-niËme, est digne d'un grand homme. " Pour jjorter sur cet illualre Cmiadieu, dit mon père, un jugemejil. équitable et inipartitil, cVsl l'ensembl-- de su conduite coiniue gouveroeur du Cbnads, dans les circonstances eji Ira ordinaires où U s'est truuvi qu'il convient d'examiner , et nous avons te plMitûr dé voir. duos cet eusemble,hetiociiip plus à louer qti*^ bUmer. Quand on le voit dëiérer voloulicrsà l'avis des gktiëraux Muntcalm (') et Lévis, pour les opérHtiuns militaires, on doit être moius élonuè de la cotifinnce qii'tt mettait dans les talents et l'exfiérienCBde l'IulenduntBtgol, pour les aCiiîres civiles et financières. Il eut évtdcn^meiit l'idée fi.xe de demeurer dans les bornes tlu devoir ou du pouvoir légilime, comme il étujt permis de l'exercer. alors ; j1 posséda â un haut degré le bon gbds politique, ît sut résister i, toute projtusilioH imfM)liiii)ue qd inconvenante ; il montra dans ce que nous nous pi'rinetT trons d'appeler ses procédés diplomatiques, de l'énei^» et de la dignité ; enfin, personne ne ]ioiirra lui refuser ce degré, de prudence, et cet empire mir »ii-m.éuie qui permettent à l'boDime de choisir le meillour parti dans la cas il peu près désespérés, hus Canadiens p.irticitliéremeut dureut le remercier de u'a voie pas voulu acceile:r iJs proposition ijue )ui fît le Ckcvalier île Lé vis. de rompr» ^toute négociation avec le geuèrui Aniberst ; pruposîtioa ^rdoimable peut-être à mi ]>:ilriote zélé et A un miliUÛT r'i: épris de. la gluire d.es armes, tel qu'était le g^f^igX
ii-enr poaim.fHR,
1- Pi-wtriî, dit qne Claude de Razilli fnt LientenftBt-Géifénl de l'Acadie après lai ; mais la relation de Dénia dît au contraire , qu'après la mort de Razilli, Messîre d'AuJnay Charninè lui succéda par accord avec son fréf©, c-ù-d. Claude, commandant de Pentagoël sur im arrière-fief de la concessaion d'Isaac. Claude de Razilli suivit son atné au Brézil, secourut Toîra&, bloqué par les Anglais dans l'île de Khé, contribua â. ta prise de la Hochelle et à la défiiite des Anglais, fut fait gouverneur
■ d'Oléron, puis chef d'escadre des côtes de Bretagne, et fut enfin VJce-Arairal de l'archévèque de Bordeaux, nommé amiral contre les Espagnols. Il commanda en celte qualité dans ie canal de Fontarabie. Il contribua,
'' en Aeadie, à la fondation de La Hève.
Reeves (Charles) poëte, ne à Québec en 1812, mort i Montréal en 183i, entra jeune au collège de Québec, où il se signala par son goût exquis pour la littérature et les bêau:i arts. Son père s'étant fait protestant en 1825 et livré ù. bien des folies, ces oberrations paternelles imprégnèrent l'imagination et les poésies déjà, suaves de ce jeune athlète du Parnasse, d'une tristesse et d'une mélancolie qui ne sont pas non plus sans charmes, et qui hii méritent la sympathie de ceux qui ont l'occasion de les lire, d'autant plus que ce Tyrtée s'abandonna trop à sa muse et perdît la raison.
Richelieu (Armand, Cardinal de) Grand Maître et Surintendant de la Navigation et du Commerce de France, véritable créateur de sa marine, [*j extermina la race
("1 h waa cardinal Richelieu, uneaay nt Ihe growlh of Biilish 5hipping, ihal firol cauïed France to be ambilious of raisiog a marine power and taughl her ihal thc Fleuri de Lys coiild flourieh al aea as well aa on land, and ailorn the Blerna of hîa agir buiri ahipa wilh ihU prophétie insciiptioo :
Florent fuoque lUia ponto ! -!
Aher redaning tlie poirer o( Ihc great nobiJiljr, of France. Ihîa prudent minieler eurneElly promoieil manufactures and mantinie commerce which Moriaoi, in hia Orbù MariUm'as, juttly calls Ihe aplendoDr of kingdoms whilot in peaee, and iheir main «uppon m war. To thia end, be ineorporaied a aoeieiy of one hnnd-
^fsf Vioe-Roifl do la Noftvelie.FrBiioe, et s'y formç np* IPit« da souvQiainet^, qu'il exeiça ^ la tètç de la Coniiw* gaie des Cent Associés, dont il Ét«it te maître. Ce ne spot pas tant tes droits régalious aocordtisà la Compagnie pïir la Charte de 1627 et les Lettres d'Attache du Cardiafi| ajoutées aux Lettres Patentes du Boi, qui prouvent cette souveraineté, que la quiilitë. que prend pai exemple Marc Antoine de Bras de Fer, Bire de Chasteaufoit, qui est désigné Lieutenant-Général en l'étendue du fttypt St. Laurent, en la Nouvelle- France, pour Mgr. le &ar# nfU duc de Richelieu Ica. Après sa mort, ia Compagi^ languit et expira de pléthore et d'aciacia, et Louis Grand se mit eu possessiou de pays beaucoup plus à' dus que le re^te de son empire. Richelieu a laissé nom à plusieurs lieux de ce bord-ci de l'Atlantique*
iîî^awri^/e [Charles Begis des Bergères dej ecclésias^ tique canadien, ordonné prêtre le "20 Septembre 17W avec six autres diacres, fut admis plus tard dans le chapitre de Québec, et mérita d'être connu par son dévouement pendant le siège de Québec et à la bataille de SUj Foie. La religieuse qui nous a laissé une relation ' rend pleine justice. " Il [M. Sriand] se cl^argea a M- de Bigauville, Aumûnier de notre maison, prêtl-e d'iaU' mérite et d'une vertu distingués, d'administrer les sacre^ mens aux malades et de vciUei jour et nuit auprès ctM moribonds," Et elle ajoute à propos du combat de Sta( Foie : " M. de RîgauviUe voulut suivre le Grand-Vicaiw sur le champ de bataille. Il n'était pas sans inquiétude | Monsieur, son unique frère, et plusieurs de ses prochMi étaient dans l'armée. Ils eurent la consolation de v™-^ l'ennemi tourner le dos et prendre la fuite." Le fi-ète chanoine est probabtemeot le même qui, sous les Anglais]
' red merchanl» for Iraffic, both to the eoai and w^st, bf aea and'
Innd ; and lo ihi.saompHu), he cDmraiUed tbe nhale trade ofC»» nada, which may be saiii to hâve béer: tbe aource of ihe nafi " power of PrnnGB. He ai^o prudettlly reaolved to miinlain tl««
I Hqtadfons of ahips in conelani pay ; two for tbe protection (rfll
Frencb coasls, and the ihitd, lo reniain readj in ibe porls of G>
Lcoiene far conyeying ibe French merubant ahips trading itt-QJ
«onbattit à St. Jean fit qui avait commandé au fort St. Fiédérîc. Le chanoine mourut le 26 Décembre 1780.
Robiiuon (Sir Joka Beverley) ci-devant Proenrcoï- Général, Président du Conseil Législatif, puis Juge-en- Ctef du Canada Sufiérieur, né eu 1791, a été noiamé Grand-Juge en 1829. Compagnod Civil de l'Ordre du Bain en 1850, il a été créé Baronet du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande en 1854, en même temps que M. La Fontaine. On a de lui : Canada and the Canada Bill, London 1840, et sa correspondance avec le Très Honorable Sir E. WilmotHortonau sujet d'un pam- ^et intitulé : Ireland and Canada. Son portrait, par Hamel, fait partie de la Galerie des Orateurs.
Sjihault de Gamache (René) de la Compagnie de JéstiB, était fils du Marquis de Gamache, et entra dans l'ordre en 1625. Il offrit presque aussitôt au Père Mntis Vitèlleski. Général, 6000 éeus d'or jxiur la fondation d*un collège à Québec. Malgré la conquête du pays par les Aag^is, ce beau projet ne fut qu'ajourné, et fut exécuté après le traité de St. Germain en 1635. Ce monument dure encore, mais les Anglais l'ont converti en casertM. Un drame qui y fut joué en 1658 pour la réception du vicomte d'Argenson, les disputes de philosophie qui y eurent lieu en 1666, et la charge de professeur d'hydrographie que le Recteur eut nprés MM. Joliet et Franquelin, prouvent que ce collège a prospéré, comme tous ceux de la Compagnie de Jésus.
Rolette (Frederick) héros canadien, décédé en 1SS6, tour-à-iour fantussm, marin, artilleur, ouvrit la guerre de 1S12 jiar un coup-de-main surprenant. Le 3 Juillet, commandant le briçantin .Ge«eï(i? Hunier, ainsi baptisé en, l'honneur du Lieutenant-Général Hunier, qu'on trouve sut la liste doa L ie ut énant-Giiuve meurs du Canada ËJupérieur, il aborda dans sa chaloupe et accompagné de six hommes seulement le Cayuga Pocket, goélette am'éricaiue montée par quarante hommes, y compris plusieurs officiers, et s'en empara. A la bataille navale du lac Erié entre Perry et Barclay, devenu commandant du Laiy Prewit par la mort du capitaine Buchanan, il coutinua à combattre avec une bravoure héroïque jusque ft ce que, ayant été blessé dangereusement et brûlé conaidérablemeut par une e.^plosion de poudre qui tua ou blea-
sa plusieurs de ses gCDg, il lui fallut rendre à l'ennemi son vaisseau tout désemparé et prêt à couler bas. Dms une expédition sur lene, il commaida l'artillerie. Le Parlement Provincial accorda une pension à sa veuve, Joseph Rolette, son frère, se Irouva au.t expédition» & Michillioakinac et du fort Shelby.
Romain (Robert) contemporain , célèbre mécamcim canadien, inventeur de la charrue ou cultivateur A «■ jwur, l'a exposé à Paria, où il était conservateur des efijn canadiens avec George Ferry, dont les pompes à inceùdie Ont eu tant de succès. Quoique typographe de pRh iession, Romain a consacré sa vie et son génie pour It mécanique à cet instrument, qu'il porta à Paris encan très imparfait. Il s'écoula plusieurs mois de iravail incessant de la part de l'iavenleur, avant de pouvoir és' Jàire les premiers essais. " La tentative fut finalemeât heureuse, dit le chevalier Taché, en autant que le me* nisme principal était concerné ; mais l'espace de tennl' durant lequel le fonctionnement s'opérait, était limité» . fjuelques minutes, en conséquence d'un vice d'applicatiûB dans la construction de ta chaudière à vapeur." Phisientt ingénieurs et agronomes de distinction furent admis auX expériences, et ils furent d'avis que le principe de la mi-' chine était bon, et donnait !a solution du problème deît charrue à vapeur ; le point en défaut était une simple affaire de détail. Sur les nouvelles qui se répandaient de ces expériences, la maison CroskiU d'Angleterre expédia ù. Paris des agens qui offrirent à noire comp&triote d'acheter son invention en exigeant qu'elle lïit d'aboiti retirée du concours. La machine conserve dans" le contrat de vente le nom de Cvltivateur Canadien à vtzpèur de Romain. Le mécanicien français Coré, auteur ds l'Histoire de la Mécanique du XlXe siècle, s'exprimait ainsi au banquet spécial de l'agriculture, le 2iS oetobr» 1855 : — " J'éprouve, messieurs, un bonbenrque nous partageons tous, en apprenant que le problême de l'application de la vapeur à la charrue est complètement résolu par un mécanicien du Canada qui s'honore de son origi- «e française. J'ai vu, ces jours derniers, fonctionner cette importante machine, cette charrue menée par la vapeur, et l'expérience laisse peu de chose à. désirer."
Rottermiind (le comte de) Inspecteur des Mines pour le roimstôre des Terres de la Couronne, a étudié les sciences naturelles à Paris et épousé en Canada une demoiselle de l'honorable P. D. Debartzch. On ae souvient des attaques qu'il a dirigées en 1850 contre la réputation naissante de M. Hunt. Il s'estattaqué depuis à Sir W. Logan et a combattu la théorie de ce savant, qui prétend «ju'îl n'y a point de mines de charbon dans le Bas-Canada. Selon lui, il y en a à Québec et dans le District de Gaspé. Dans un voyage à Paris, où il a eu une audience privée de Napuléon III, il a soumis des échantillons aux savans Elie de Beaumont, Brogniart et D'Orsigny, qui ont répondu qu'ils annonçaient la prÉseoce du charbon dans les lieux d'où ils avaient été tirés. Outre deux Tappurta officiels en sa qualité d'Inspecteur des Mines, ou a de lui Rapport géalogiqve de M. de Rottermund à Son H<mnevr le maire' de Québec, sur la ttatwe du minerai mnsbusUhle qui se trouve dans la ville de Québec, Québec 1855.
Jioux (Jean Henri Auguste) neuvième Supérieur du Sémioaire de St. Sulpice à. Montréal, et Vicaire-Général, fut ordonne prêtre le 5 juillet 178i, s'expatria durant la révolutiou et parvint en Canada le 1er Septembre 1794. Le gouvernement anglais, qui n'avait pas souffert que le Séminaire se recrulât en France, modifia ses volontés durant la révoluljon, et envoya en Canada cenx des prêtres proscrits qui étaient Su Ipicien s, et beaucoup d'autres encore. Grâces, à cette détermination, la communauté du Canada vit venir ù elle les meilleurs sujets de celle de Paris, — les Chicoineaux, les Hoque, les Lesanl- DÎBT, les Rivière, les Houdet &c. M. Rous, qui élattle plus émiuent, succéda à M. Brassier en 1798. Il eut a déployer une grande habileté dans ses rapports avec les 'gouverue.urs au sujet de la propriété de la seigneurie de Montréal, que la Couronne disputait aux Sulpiciens, avisée par ses agens coloniaux surtout, imbua de l'esprit de Sir James Marriot. Il leur adressa plusieurs Mémoires dans lesquels il met au néant les opinions non seulement des officiers coloniaux de la Couronne, qui n'ont gudres été des jurtsconsnltes, mais de ceux de l'Angleterre, — Sir Christopher Robinson, Sit Vicary Gibbs et Sir Thojuas Plumer. Le Secrétaire Ryland avait surtout t
cœttr la spoliation des Sulpiciens et traitait cPhigiïta « émigrés sans pain et sans haint que M. PttS avait reeueit^ lis. De son côté, M. Ror.s osait écrire au colonel Ready^ secrétaire militaire du duc de Richeraond " que lès CtP nadiens étaient alarmés par la perspective de roir leuW plus anciens établissemens spoliés, et que les richessCb' d' un Roi ne consistent pas dans les dépouilles de ses an*' jeta, mais dans la possession de leurs cœurs." (Foirli sixième volmiie de Christie.) Il citait l'opinion de Mazf res et celle de M. d'Outremont, magistrat, à Londres, «r faveur du .Séminaire, et passait à Paris, où il se proctf'* rait celle de Dupin. Ces opinions embarrassèrent siip' gui iè rement le pauvre Ryland, qui avertit à regret le» officiers de la Couronne d'être sur leurs gardes et de » remettre au travail sur la question légale. M.. Roux ell'l^ ensuite avec l'évêque de Telmesse des démêlées dans là|i quels il ne serait sans doute pas allé aussi loin, si le GaV licanisrae eût à cette époque, autant que de nos j perdu de son influence. (') De son côté, Plessis soutiï^ son suSragant et menaça d'empêcher le Séminaire de s recruter. Ces difficultés purent contribuer â précipita la vieillesse du Supérieur, qu'il devînt invalide et langui jusque au 7 avril 1831, jour de sa mort. — M. Eoux n'écrivait pas toujours bien ; mais il était prédicateur, théolen
lit, fui .
(*^ Nous monltotmoni Ici un Tiit que noue innons de boDU KOUice, et qui suaprendra pe-ut-élro qob lecteurs;! camronnirntion des Lettres Apostoliques dont il i reflua Messieurs du Séminaiire de Montréal au cai de Mars 1831, et qu'ils ne daignèrent pas *e la prucurei. El«i du SémiiiBire de Montréal et comme lel rempli de reconnajii a&ace et de respeet pour tous les mambres de eelte îlluelre m^ son, noua ne nous permetlonfl aucune réflexion sur cette condo^^^ eztraorilliialre,- mais du moins est-il TraJsemblable que si cà ineesieurs eussent pria connaissance de la pièce, ils sument ei de quoi eaiiefaire celle portion du Clergé du District qttt cra bonnemeiit qu'an a voulu ea faire un mystère. — Le grand V(4 ' eaire Cadieu.v. \
Mais heureusement pour ces deux évéqueB (de Shésine ei Al. Bmt) que ni la cure de Longueuil, ni une certaine maison, ne hb sont rencontrées dans kur ^uiitriiction, eu alora, adieu letl^ canouicité..
if. Bidari.
- Wi —
giei et jariscohaulte profond, et tont l6 payB le regaï^ît comme un homme dti premier ordre. Les légistes anglaissl pages le sentirent bien, et lorsqu'il alla à Paris, acoom{ja' gné de feu Messire John Jakaon Richards, de ministre américain devenu Sulpicien, il fiit reçu aveo la plus grande distinction jMir ses confrères de la capitale. On a de ce Supérieur lo. La Vie de la wswr Bourgems paT M. de Montgotfier, Montréal 1818. Un traité det notes ■de l'Eglise, manascrit. III. Ses Mémoires sur les droits dn Séminaire. IV. Traité swVAm&iAbtiiUds» curés en Canada, publié et augmenté par^onsei^eur Lartigiie, avec une réfutation des Notes de M, La Fontaine, avocat de M, Nau, sur l'inamovibilité prétendue des curés, — Sa belle Lettre de 1812 ptmr porter les Canadiens, à une levée en masse contre les Américains. Voyez Lartigue, Plestis.
Saili (Du.) famille canadienne dont le premier nienbre paraît être Adrien Dandonneau, Sieur Du Subie. Les Editi et Ordonnarwes Royaux font foi d'un prucès entre Demoiselle Du Sablé et le Sieur Radisson (nom connu dans les annales de la Hivîère Kouge avec celui de Des Groseillers) au sujet de quelques îles du lac St. Pierre. Il paraît que le fief Dn Sabbé, partie de la ville de Troia-Riviéres, fut érigé en marquisat en ftiveur des Dandonneau, avant la conquête, et que les Ilart en ont fait depuis l'acquisition.
Sackeuse, EsquimauK doué d'un (courage, d'uue droiture et d'une intelligence qui font honneur à sa race, né vers 1797, fut conduit à Leith en Ecosse, en 1816. Etant retourné l'année suivante dans son paya, oii il n'avait qu'une sœur et -l'ayant trouvée morte, il renonça à sa patrie. IL étudia la peinture et le dessin sous Nasmyth, à Edinbourg, et fit de» progrés. Il rendit d'éminens services daus le premier voyage de Ross dans les mers arctiques en 1818. Au retour de cette navigation il passa & Londres et y attira beaucoup l'attention. L'Amirauté, qui l'appréciait, lui donna tous les moyens d'achever ou de perfectionner son éducation, et il s'y livra aveo ardeur, mais en vain, oar il montât en 1819 en dé-
lût 4w «oins des premiers honiniesde 1« profesnon médi» cala. Son sort rappelé celui de Keraboa, que mentionnent les Beautés de VHistoire d'Amérique. En nge, y est-il dit, un genlilhumme canadien péuétra dans le Labrador, et dans ces régions încutles arrosées par la baie à laquelle le pilote Hudson donna son nom. II visita le^ Imttes de quelques cantons peuplèsd'Esquimaux, demeura quelques jours an milieu d'eux, et s'en fit aimer pal sa douceur et sa complaisance. Il fit à ces Sauvage? une telle peinture du bonheur que l'on goûte chez les peuples civilisés, quM parvint^ émouvoir l'imagination iruide d'un jeune homme. Keraboa abandonna sa butte, ses âlets, son canot d'écorce et la Kératite qui partageait ses trjivaux, pour suivre l'étranger à Québec. A la vue d'u- , ne cité régulièrement b&Ue, de grands édiËces, et de tous les prodiges de l'art européen, l'enfant de la nature est d'abord frappé d'étonnement et d'admiration. Le luxe des maisons et de la table, une. foule d'objets dont il ne soupçonnait pas même l'existence, ravissent son esprit et l| entretiennent sa surprise. Mais, bientôt il s'accoutume: . la vie molle des riches, l'esclavage des pauvres, cette bassesse et cette corruption dotons, maintenant viennent ^ frapper ses regards. Il redemande ses rifiéres poissonneu-' .ses, ses monts glacés, l'indépendance de sa vie errante. Il , court, il s'agite, il gravit les montagnes les plus escar-.i pées : là, durant tout le jour, ses regards cherchent 1er pays où il a laissé ses frères, la compagne qu'il ne revers. , la plus, ses lacs, son océan, sur lesquels il s'élançait dansi un frêle canot, malgré les tempêtes. La nuit, il va s'ér i tendre tristement an boid d'une rivière glacée, qui lui of- , fra du moins une image de la patrie. Il verse d'amères'' larmes ; ses plaintes et ses soupirs troublent le silence' des ténèbres, et le sommeil fuit loin de ses yeux creusés* imr la douleur. Enfin i! devient la victime de son âëses^f poir ; une funeste langueur desséche ses visoères, et vx tarir dans son cœur les sources de la vie. Sa poitrine n^ peut être arrosée de larmes de ceux qu'il a laissés, ni lel sol natal recevoir ses os. Kerabja meurt sans songer fcl cette dernière consolatiou ; mais la cruelle pensée qu'ili^ va s'endormir sous un ciel^étranger empoisonne ses der-^i merssoupiri. '--i
Sagard (te frère Gabriel Théodore) de l'Ordre desFran-''
cisoains Réformés, qui aida les Missionnaires HécoIIét» et Jéfiuiles chez les Hiirons, et dont on a : Hùttàre du Canada et Voyages que les frères Récdlets y ont faits pour la conversion des inpdiles, oit est aTrtplevient traité des lAoses principales arrivées dans ce pays depuis Pan 1615 jusqi^^ ia prise ^ui en a été faite par les Anglais ; 'des biens tt commodités qu'on en peut espérer : des mceipsi cérémonies, créances, lois et coutumes merveilleuses de ses habitons, Sagard est intéressant dans ses détails et écrit B.ver soin.
Salahary, illustre maison canadienne issue des Salaberry, seigneurs d'Irumberry en Navarre, dès le XVe siècle, et ailles à la famille espagnole oastillane de Sans- Per, dont un membre reçut l'éjiée de François 1er it Pavie. En France elle esi alliée aux maisons de Charost et de Lataux. Uu Salaberry figure sur les bancs de la noblesse dans uu lit de )ustice tenn jiar Louis XV, corn-lae on le voit daus les Èdits et Ordonnances Rm/aux, et nn autre a écrit l'Histoire de l'£nipire Uttoinan, Paris, 1817,4 vois. in-8vo.
Le l)remieT Salaberry du Canada est Michel de Sala- Irerry, qui vint à Québec en 17;^S sur la frégate l'Anglesea,OLimmandéepar lecapitaîoeGomain. Il y épousa dame Ruuer de Villeray et devint commandant d'une âùte du Roi, puis lieutenant de vaisseaux, et est dénommé capitaine des vaisseaux du Roi dans un acte subséquent. De son mariage avec Dame Rouer de Villeray, il eut deux filles, et épousa en secondes noces Demoiselle Juchereau Ditchesnay, dont 11 eut celui dont nous parlerons daus l'articlc suivant. 11 fut fait Chevalier de l'ordre militaire de St. Louis eo 1768 et mourut vers.1772.
II. — (L'honorable Michel-Ignace-Louis- Antoine de) Seigneur de Reauport, Commandant d'un» diviMon de Milice, était fils du précédent et père du héros de Chateauguay, et naquit en 1752. On a dit qu'il fut le premier élève admis au petit Séminaire de Québec pustërieuraraent à la conquête ; mais il ne dut pas y rester bien lungtems, si i'on en croit sa notice nécrologique, qni dit qu'il fil d'excellentes études en Europe. De retour en Canada, il marcha à la défense de la frontière, et fit à ses frais la campagne de 1775 et celle de 1776, puis le reste ■de la guerre comme officier â pleine paye. Kn 1792jlors
de l'octroi de la constitution, de la Cité de Qnél>eé etntj autre comté l'élurent à l'envi Député an Parlement Pro^ vincial. Quatre ans plus tard, il fut fait Major du batail' Ion bas-canadieD des Volontaires Canadiens Royaux, régiment de réguliers levé dans les deux Provinces. S. A. K. le duc de Kent le ûl nommer Surintendant des Indiens, et sa notice néchrologiqiie lui attribue aussi la charge de Maître des Eaux et Forêts. En 1812, ii fut irtile avec son fils, le colonel St. George, le lieutenant-colonel D'Eschamhault et le major De Courcy, poiir l'organisation de la Milice. Il forma et organisa le premier Intaillun de Milice d'Elite et Incorporée à )a Poijite-anx- Trembles, et marcha à la frontière, menacée par le général Searborn. Ce vétéran avait été sommé au Conseil Législatif eu 1810, sur la recommandation de Sir James Craig. Voici ce que ce gouvernement dit de lui ; " As the want of a. suficient numèer (^members i^ikis Board m altended with great inconvenience, particularly as to the siîtings qftke Court of Appeals, (*) Ibeg to recommend M. Louis de Salaberry to supply the deficiency occanonned fiy t}te ciTcunutance that has s/cured vnth respect to Mr. Crcâgie, as leell as by the necesiity that gentleman is under of gaing komit for the iettlement qfhis accounts. Mr, de Salaberry is a very respectahle Canafiian Gentleman, ■tciose best services hâve always been ai the disposai gf Mis Maj'tsiy^s govtmment. Heis a member oftlie House of Assembiy and has been to in every Parliament since ite estahlishmant. He meant lo hâve retired fram it on the présent élection, but was induced to stand again at my désire" (Dépêche à lord Castlereagh). Aucun gentilhomme ue fit jamais de plus grandg sacrifices pour le service de son prince. A part des sommes considérables qu'il dépensa à la guerre, il eut quatre fils dans l'arraée du Roi, et celui dont nous allons donner la notice survécut seul aux dangers des batailles. Le père mourut en 1826 à 76 ans.
IlL — (L'honorable Charles Michel d'Inimberry de) C. -B. seigneur de Beaulieu, membre du Conseil Législatif surnommé le LéoDÎdas Canadien, Tit le jour au i
fie Beftùport, le 19 Novembre Ï778. IlépousaDemcriseï' lo Hertel de Roiiville, et suivit, comme on l'a déjà annoQoé, la profession des armes ainsi que ses frères. Il servit d'abord d\irant onze années aux Indes Occidentales sous Sir Robert Prescutt et Sir Charles Grey. au siège du fort Maliida, sous Prescott, ce géuéral le chargea, quoiqu'il n'efit que seiae ans, de surveiller l'évacuation de la forteresse par l'ennemi. En 1795, il servit à la tête des grenadiers à la conquête de la Martinique. Devenu Aide-de-Camp du général baron de Rottemburg, il l'accompagna à l'eapédition d'Anvers, etservitavecles troupes légères au siège de Flessingue. Il alla ensuite achever d'apprendre la guerre A la meilleure école, — sous lord Wellington, dans la Péninsule. Il servit au siège de Badajos, que l'ingénieur canadien de Lèry avait fortifiée et y perdit nn de ses frères ; i! en perdit un autre à la fitmeuse bataille de Salamanque on des Arapîles, ù. laquelle il eut l'honneur de se trouver, ainsi qu'à la conquête de Madrid. Il était devenu Major du taraeux régiment de troupes légères à quatre bataillons, 60e Rifles ou Royal American, fondé par le duc de Cumberland, dans lequel jilnsieurs Canadiens ont servi comme lui, quand les évènemeus le rappelèrent dans son pays, où le peu de temps qa'il lui fallut pour former les Voltigenm, lui fit le plus grand honneur comme organisateur. Li enten a nt- Colons, Commandant rt Surintendant de ce beau corps, il fut aussi choisi pour être uu des Chefs de l'Etat- Major de la Milice. Attaqué à LacoUe, à la fin de 1812, avec la garde avancée de M. D'Esehambault par 14O0 Américains de l'armée de Dearborn, il combattit jusque au soir : en voulant le cerner, ils tirèrent les uns sur les auires, ce qui détermina bientôt leur retraite. Telîefut la première victoire de Salaberry et des Voltigeurs. Une partie de ce corps participa d la défaite non moins humiliante de l'armée américaine à Chrystler's Farm. Dearborn et Wilkinson déjoués ainsi dans leurs projets d'invasion, il restait le général Hamplon. Salaberry, qui alla le reconnaître, embarrassa devant lui, les chemins d'Odelrown i l'Acadie, par des abattis. Après plusieurs escarmouches, l'Américain n'osant hasarder une action générale dana les boia, se retira i Fonr's Corner. Son adversaire fit une irruption dans son camp A. la tête de 200 Volli-
^ban et de 150 guerriers des tribus sauvages du Bas-Ci* nada, et y sema le désordre, sans éprouver lui-même aucune perle. Hamptuii.repaiissé sur la route d'Odeltown, résolut sageiuenl d'o|!érer sa jonction avec son gÉnénil en Chef en prenant la route de Chateauguay, qui l'en rapproehait'et qu'il croyait ouvwte ; mais ob l'avait prévenu partout et !es routes avaient été embarrassées et oouvertes d'ouvrages de camitagne, Salaberry éiait tr«p sagace pour ne pas deviner ce jjoint stiatôgique, vjai<dieuiin par lequel Uampton devait chercher à se réunit i. Dearborn. Le preiaier balayait cependant devant lui les piqueta anglais, et le major Henry avait peine à le retarder, quand Salaberry opéra habilement un changement de [losition et se jeta sur la route pour faire face ù ce général. Le héros Canadien, quia'mit eu l'avantage4e reconnaître tout le pays au dessus de Cbateauguay dans une incursion sur la Itontiére américaine, quelques semaines auparavant, remonla donc la rive gauche de la rivière Chateaugiiay pour gagner l'antre extrémité d'un bois oà il savait qu'il y avait luie excellente position, sur un terrain uliginetix et coupé de .ravins profond, sur quatre desquels il établit autant de lignes de défense L'une après l'autre \ la quatrième était à peu près â. un demi mille en arrière et commandait sur la rive droite de la rivière un guè qu'il était très important de défendre a£a de protéger la rive gancjie. Il &l faire sur chacune dfi ces lignes une espèce de parapet qui s'-é tendait ii quelque distance daus le bois, pour garantir sa droite. Le parapet sur la première ligne formait un angle obtus à la droite du chemin. Toute la journée fut employé à fortifier cette position, qui avait l'avantage de forcer l'ennemi, s'il était disposé à aitaquer, de traverser une grande étendue de terrain inhabité et de s'éloigner de ses ressources ; tandis qu'au contraire, les Voltigeurs avaient tout à souhait et étaient bien soutenus, car eu seconde ligne, après las Voltigeurs et les Indiens, venaient les Watteville. Sir George Prévost était en troisième ligne à Caughnawaga, pour s'opposer à la jonction des ajuièes américaines, avec quelques troupes et la milice du. District de Montréal, qu'il avait entraînée avec lui en descendant de Kingston. Salaberry ne borna point s^a 3ttei9lion aux ouvrciges ci-dessus. Il ordonna à un {tt<tt
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■ de- 3(V bûcherons de la division de BeauharDoi»tls ■< let en avant de la première ti^ne afin de détruire les ponts et de faire de^ abattis. Tous les ponts fiirent détruits sur l'espaee d'une lieue et de«iie, et il fut fait un abattis formidable à environ un mille en avant de la première ligne, s'étendant du bord de la rivière & trois ou quatre arpens dans les bois, où il joignait, miî la droite, une terre marérageiise ou savaniie qu'il élait presque impossible de passer. Les quatre lignes éfaient ainsi complètement à couvert, et on ne pouvait pelletier avec du canon. Cest à la force de la position, choisie et fortifiée de la sorte, non moins qu'à l'iiéroïsme, que fut due la victoire qui devait suivre. Les talens et l'habileté d'un commandant ne se distingiieot pas moins, sans Soute, dans le choix et l'emploi de son terrain avant le combat, que dans la disposition et la conduite des lr«npes au fort lie la mêlée. • Aussi le Généial-IVlHJur de Watteville, qui vint voir le camp de Sakberry, approuva-t-il toutes ses dispositions. Il y eut d'abord quelques escarmouches, i la suite desquelles les travailleurs et leur escorte retraitèrent au camp A. environ deux lieues au dessous du eoutlttent de la petite rivière dea Anglais et de celle de Chateangnay, appuyé à gauche à. la rivière Chateanguay, en front et A droite par les abattis et des espèces de chevaux, défrise. Le 24 Octobre, ayant ouvert un large chemin à. travers les bois et les marécages jusque à la distance de quatre i cinq milles du campement canadien, dans lequel Salaberry, à la tête de 300 Voltigeurs, Fencible et ' guerriers de race rouge, venait d'être renforcé par quelques compagnies de la milice sédentaire, le général américain, qui s'avançait à la tète de 7000 fantassins, 400 chevaux et 12 canons, envoya durant la nuit le Colonel Purdy, pour s'emparer du gué et tourner la position ; mais cet oâicier s'égara dans les bois. Le lendemain Hampton s'avança lui-même vers les abattis avec 3500 hommes, et en donna 1500 i Purdy pour tenter de nouveau de tourner les Canadiens, laissant en réserve le reste de ses troupes. Salaberry, averti de ee mouvement par le feu fait sur les piqueta avancés, voyait maintenant devant lui un ennemi avec lequel il s'était deux (bis efforcé d'en venir aux mains ; il marcha en ava ;t donna le signal dit combat, se plaçant lui-même C' :entr« de
W iKpnnué
iéie ligne, et con&ant la seconde au ] ColoDel McDonell, le même qui avait pria Ogdeosboiug. Le feii fui vif de part et d'aiiire, mais mal dirigé d'aboi par les Américains. Jis tirèrent mieux ensuite ; cependant, entendant sans cesse lu soa des cors placés à di^rens intervalles, ils cnitent que les Canadiens s'avançaient sur eu.x en grande force, et leur ardeur se ralentit. X.B. colonne du colonel Furdy, parvenue au gué pendant le combat, fut repoussée et mise en désordre par Halaberry, qui avait porté son attention de ee côté-là. Voyant son pian déconcerté par la défaite de cette division, Hamplon prit le parti d'ordouner la retraite. Salaberry coucha sur le champ de bataille et, le lendemain au point du jour.'il fut rejoint par laoom|>agDie des Voltigeurs du capitaine De Bouvilie, sou beau-frère , les grenadiers Watteville et quelques guerriers indigènes. Le 28, il envoya en reconnaissance, le capitaine Ducharme, héros de Beaverdani, et ISO guerriers, qui s'assurèrent que l'armée américaine avait abandonné son camp de Fipei's Koad pour retourner & Plattsburg. Wilkinson, qui était àCornwall, ayant appris la défaite de sou collègue, se retira ù, la Rivière aux Saumons et s'y fortifia. Chateaugnay permit encore au baron De Rottemburg, puis à Sir Gordon Drunimond, sou successeur, de reprendre l'ofiènsive dans le Canada Supérieur. La Grande-Bretagne commémora la victoire par une médaille d'or, les Voltigeurs reçurent solennelkmest des drapeaux ornés de devises, et Salaberry, outre là Médnille, eiitl'Ordre du Bain tnnsmis aveo une lettre autographe de S. A. R. le Prince Régent. Les deux Chambres du Parlement Canad-ieu lui votèTcnt les remerciniens du piys. Les Voltigeurs eurent encore paît à. la seconde victoire deLa«oll8, en Mars 1814. De ta carrière des armes, Salaberry passa à. celle de sénateur : il fut sommé au Conseil Législatif en 1818 en même temps qus Mgr. Pieesis. Il mou- , nit à. Chambly, le 26 Février 1829, ù 51 ans, et fitt inhumé dans l'église neuve du lieu, qui a remplacé celle que le feu détruisit en IS06. On doit au Commandeur Viger son portrait , peint en 1824. par Dickinson et gravé par Durand. Salaberry est représenté revélu de l'uniforme des Voltigeurs, décoré de la Médaille de Chuteauguay et de la Croix du Bain, le sabre sous le bras. On voit aussi
les arnies de sa. âimiUe. L'écuason de notre oatnpatnofp
potte le motto qui convient au parfuit chevalier : Force d Superbe ; Mcrey d Faitiit. Un médaillon représente im combat eu plein bois. Sur un tionc d'arbre renversé est éorit : Cltateaugvay, 26 Octobre 1SI3. Ua serpent se raor- 4iant la queue, symbole de l'immortalité, entoure le médaillon. Quant à la Médaille anglaise de Chateaugitay, tm y voit la Grande-Hretagne tenant à la main une palme et couronnaut nn lion couché ù. ses pieds. Sur le revers est gravé, Chateauguay. Salaberry aurait été un merveilleux officier de troupes légères même dans les armées de Bonaparte, et serait certainement parvenu aux premiers grades. On l'a admirablement peint en deux vers :
Alphonse, sommé au Conseil Législatif en 1837, et Charles, qui a été employé dans l'e:;péditian exploratrice dernièremejit 'organisée à la Baie d'Hudson. On trouve sur le hAvM canadien, dains VHéreînede Chûieitacgtiay par M. E. Gbeyalier, des détatkt qui ne smvt pas sann intérêt.
Sarrasin (Miche!) membre de l'Aoadimie dosi Scionces,. Médecin du Roi de Québec et ConseilUv au Conseil Supérieur, é|)onsa en Canada Murje-Anue Hazeur, et en eut un âls qui étudia à Paris et qui devait avoitla survivance de sa cliarge ; mais il mourut dans la métropole en 1739. Au Conseil Souverain, Sarrasin fut gardt' du Sceau du B«i en 1733, après le conseiller Celino. ït mourut à Québec le d Septembre de l'année suivante à 75 ans. Charlevoîx s'étonnait de voir dans un colonnie un homme d'un mérite aussi universel. On a de lui : lo SeKHptioti du Castor dans les Mémoires de l'Académie des Sciences, année 1704<, page 48.. II. Une lettre iUT tes eaux Tuinéra^es du Cap de la Magdeleine dans les Mémoires de Trévous, année 1736, page 956. Hl, Description du Rat d'eaai d'Amériqut ou roi. tmcsqué dans iet Documeni de: Paris, et la description de la plante qu'il découvrit, et qu'il appela sarraceràa pviptirea, dcscrijttiou
'iH)|rfA*|iûCbarlevoix, Sa famille s'est perpétua le pays.
Sebron (T.) peintre Canadien conteniporoiu, — Son plus beau morceau est la famile royale d'Angleterre dans la citapelle du chftteaa de Windsor, peint pour le roi de Hollande. Un premier groupe ae compose de la reine, du prince Alburt et dit chapelnin, qui s'avance au devant d'eux la fête un peu inclinée. Sur sa figure le respect pour aa souveraine s'allie bien ù la gravité et à cette expression de bonté et de roansuéUide qui sied & son ministiire. Derrière la reine, se trouve un autre groupe compose dn duc de Wellington et de deux dames d'Iionneni et derrière ceux-ci on reconnaît Sir K-obert Peel. Cet inlérieur de chapelle gothique toute pavoisÉe, est du pJrs bel effet ; la hinière entrant par les vilreaux coloriés, répand ses plus chatoyantes teintes soua ces voûtes imposantes, qui s'étendent au loin ; elle se joue bien dans les boiseries en estompe les sculptures et donne au tout un magnifique relief. Ainsi deux artistes canadiens, Sebron et Falaideau, nous font honneur eu' Europe. Sebron est mentionné comme habite peintre décorateur dans lin des Manuels de l'Encyclopédie Robret.
SeÛcirick (Thomas Ale^a^de^ cumte de) mort en 1820, est connu comme fondateur d'une colonie à la Rivière Rouge et par des écrits sur la politique. — Voyez Alexandre Bihaud, Stttart.
Smgwy (Joseph Le Moine, Sieur de) frète du chevalier D'Iber ville et marin célèbre, naquit le 22 jnillel 1668. Il prit part aux actes de son &ére A la Baie d'Hudaon, et servit plus tard à. la Louisianne et en Floride. Il repoussa Don Alonzo Carascosa de l'Ile Dauphin et prit Pensacola en 1719. Il mourut eu l'734<, gouverneur de Rochefprt. Jean Honoré le Moine de Sérigny, peutêtre son fils, fut exécutaire testamentaire de M. de Bienville ei-gouverneur de la Louisianne, et mourut lôlT août 1792, laissaintun fils, Henri Honoré, ingénieur maritime, mort en t818, et une fille conune sous le nom de Louise Claire de Bvauîllac de Prim.
Aroédée Honoré Ferdinand Marie Lo Moine de Sérigny, petit fils de Jean Honoré, mort à son ch&leaii de Luret le 31 Mars 1843, brilla à l'Ecole Polytechnique, où il remporta plusieurs prix, et devint officier supérieur
iriit aussitôt à assister les naufragés des autres vaisseaux. " M. Eoiier de Villeray, écrivait le Consul Général de France en Andalousie, s'oubliaot hii-méme pour soigner ses compagnon/d'infurtiine, a proiivé en celte circonstance, combien il sait allier les devoirs de l'hiimaDÎtii 4 la fermeté d'un officier." Il n'avait pourtant que vingttroia aca. Ce fut lui qui fit rapport sur la perte du vaisseau. Enseigné sur le /ife'roj, puis sur \'Ar"onauto Venudor, sous les capitaines Begon et Bîlliet, de 1806 h. J808, il combattit soirs Roailly et partagea ta captivité. Le capitaine Billîet le mentionna avantageusement. Prisonnier dans i'île affreuse de Cabrera, il dut sa liberté a l'amiral Sir Charles Collon, qui !e débarqua à Camiw, sur la côle de Calabre. Lieutenant et sous-adjudant de la flotille de Boulogne, en ISlî et l'2, il cunibatlit dans trois affaires. Le fumeux contre-nmira! Baste ayant demandé en vain pour lui la croix de légionnaire, se l'altacba en qualité d'uide-de-cnmp à la grande armée, et ce fut lui qui fut cbarpé du transport par eau à Kœnigsberg, Tilsit, Wehlau et Kowno. 11 échappa à la campapne de Russie, et le 19 Mai 1813, l'amiral Mîssiessy le débarqua du Duguexlin ù Gorcum, pour y commander l'artillerie : il tomba entre les mains des Prussien.'', après une glorieuse défense. Trois fois la crtiix avait été demandée pour lui, et trois fois Napoléon l'avait refusée. Louis XVllI la lui donna le 16 ÀuQt 1S14. Tl accompagna en qualité de lieutenant M. de Viella, capitaine de V Htrmion e, qai conduisait au Erëzil Pambassadénr de France. Lieutenant de lu Duchesse iVAngovîême sous M. de Villemagne, durant les cent jours il abandonna M, de Vaugirard, Gouverneur-Général des Iles Sous le Vent, et conduisit le vaisseau au Coi, qui le créa capitaine du brick l'fcureûiV, sur lequel il mourut de^ fièvres au Sénégal, en 1817. .Sa mère le suivit de près et laissa pour unique héritière Marie Jacqueline Joséphine Rouer de Villeray, chândlnesse honoraire du Chapitre Boyal de :^te. Anne.
Vincennti (M. de) officier canadien qui lonOasiir les bords de l'Ouabache en 1717, le fort Vincennes, devenu dé nos jours un poste américain important, et wa^. ville épiscopale; il commanda depuis chez les Minmis et s'était signalé en 1704' par un acte héroïque qui <'st mentifinaé dans Une déptcbe du Marquis de Vaudrewil.
Waller (Jocelyn) frère de Sir R. Waller, Baronet à Newport, comte de Tipperary, en Irlande, vint malgré lui en Canada en 1807, et perdit tout ce qu'il avait dan» un naufrage. Mais ses talents lui permirent de se faire jour. Ami des Canadiens, il rédigea avec indépendance la Gazette de Montréal, puis fonda le Spectateur Canadien pour les aider à repousser l'Union., sous Dalhousie. Ce gouvernant le persécuta, aidé de James Stuart, qui avait changé de politique. Les arrestations, les cautionmens exigés et les procès se suivaient de près, et quand un jury l'acquitait on en choisisait un autre, a-t-on-4i^' Ces tracasseries le conduisirent au tombeau en 1829, au moment où il allait hériter de son frère. Il ne paraît pa» qu'on lui ait érigé le monument dont parle Isidore Lebnm dans le Tableau des Deux Canadas, bien qu'il l'eût plus mérité que d'autres pour qui on l'a fait. Son fils hérita des titres de son oncJe.
Wahh (William) premier archevêque d'Halifax, décédé en 1858 û, S-i ans, était né en 1804 à Waterford en Irlande. Coadjuteur de Mgr. Frazer. Vicaire Apostolique de la Nouvelle Ecosse en 1842, il lui succédîa, devint évéque d'Halifax, puis archevêque en 1852. Il a été présent au premier concile de Québec, où les évéques du Golfe était obligés de se présenter avant l'érection d'Halifax eu Métropole, Il a depuis assemblé le premier concile de sa province, qui comprend les deux èvêchés de Terre Neuve, ceux de Chariot tetown, d'Arichat etc. Le Diario di Roma dit que ce prélat possédait le français, l'italien et les langues anciennes, et qu'il était considéré comme théologien et littérateur de première force. Halifax lui doit un beau collège.
IVeld (Thomas) Cardinal de l'Eglise Romaine, né à Londres le 22 Janvier 1773, hérita d'une grande fortune lit épousa à 23 ans la fille d'un riche seigneur anglais. Elle mourut en 18 L5, laissant une fille qui épousa en 1SI8 lord Clifibrd. M. Weld renonça au monde et fut ordonné prêtre à Paris, par Mgr. De Quélen, en 1821. Il desservait la chapelle de Chelsea à Londres. Mgr. ^NlcDonnelI l'ayant demandé pour Coadjuteur en 1826, il fut sacré sous le titre d'évêque d'Amyclée au mois d'août.
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et s'occupa en Angleterie, jusqn'en 1830, des affaites du Canada, où il désirait se rendre. Mais étant passé à Rome, après avoir recueilli les jésuites de France an château de LuIIwortli, il fut agrégé au riacré collège par Pie VII. Il mourut dans la capitale du monde chrétien le 10 avril 1831, après avoir eu des voix pour la papauté.
William Henry (le prince) fils de George III, visita le Canada eu 1787, et donna son nom au bourg de Sorel. C'est le même qui devint Grand Amiral, puis roi sous le nom de Guillaume IV. Le prince Henri était im vrai mousse, le duc de Clarence , un bon marin, et Guillaume IV, un roi populaire. Il s'était trouvé i la bataille navale du Cap St. Vincent. L'amiral Don Juan de Langara, qui y fut vaincu et pria par Hodney, s'écria, en le voyant, qu'une nation dont les princes fesaient un si rude apprentissage méritait bien de vaincre !
Williams (Sir William Fenwick de Kars) Général Major, Commandeur de l'ordre du Bain, Baronet du royaume Uni, gouverneur de Wooiwich et membre du parlement pour Gaine, en Angleterre, grand Crois de la Légion d'Honneur en France, Muchir ou Maréchal de l'armée Ottomane et dignitaire de l'ordre de Medjidié, est né & Annapolis dans la Nouvelle Ecosse en 1800, Son Trère aîné fut tué à la bataille de la Nouvelle Orléans en 1815. Placé à l'école Militaire de Wooiwich par l'influence de S. A. R. le Duc de Kent, il entra d'abord dans l'artillerie, et servit plusieurs années comme artilleur et ingénieur dans le royaume de Céylan. 11 se rendit ensuite en Turquie pour aidera la réorganisation de l'artillerie du Grand Seigneur. Au bout de quelques années, \\ fut nomraé Commissaire pour régler les frontières de la Turquie et de la Perse, mission qui l'ocjupa pendant neuf iLHS. Il assista aux Conférences qui préludèrent aux ,railés de JSi? et 1848 entre ces deux puissances et l'An- L'Ieterre, Nommé Commissaire anglais à l'armée turque :ii 1853 avec le rang de Brigadier Général, il succéda l>ient6t au général français Goyon à la tête de l'arraép il'Asie, éleva tes remparts de Kars et les défendit durant Ijuatorze mois contre l'armée russe, sur laquelle il reml-orla deux victoires. Après la seconde, qui coûta neuf Iniile hommes et une partie de ses drapeaux à l'ennemie général Mouraviefffut obligé de lever le siège ; mais
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Be renonça pu & un blocus rigoureux. Aucans soldatt n'égalent les Turcs et les Espagnols dans les ^livationa qu'ils |)euvent endutet derrière une muraille : Willianu en profita, et ne se rendit qu'après avoir consumé lea dernières reasuurces et s'être assure que les opérationi d'Omer Pacba pour le dégager seraient sans effet, " Gîénéral Williams, lui dit Moiiravieff, vous vous êtes fait un nom dans l'histoire, el la postèrilé s'étonnera de la constance, du courage et de la discipline qu'il a fallu aux débris d'une armée pour une pareille résistance ! " Les Turcs furent traités avec bonté et le général fêté à l'armée et ■ St. Pelersbûiirg. A Berlin il fut reçu par le roi et le prince royal à la tête des troupes, et à Paria, Napoléoli III voulut le décorer lui-même du grand cordon do la Légion. Sa souveraine l'avait déjà, nommé Général- Major avec le rang local de Lieuienant-Général en Asie. Enle crésnt llaronet, elle a voulu qu'il prît le titre de Kars. Le Parlement lui a voté une pension de mille louis et,ii a été fait gouverneur de 'Woolwich. Sa patrie, quM vient de visiter aiusi que le Canada, liii'à présenté une épée d'bonnerir. Sun passaga ùi Toronto, Kingston, Montréal et Québec n'a été qu'une continuelle ovation.
Woife (James) tué a 3-1 ans aux plaines d'Abraham, était fils d'un Lieutenant-GfénéraL lise trouva à Fontenoi, montra son talent i>ùur la guerre dés Pige de 20 ans et fit avec éclat comme officier la guerre de Germanie* On l'employa aussi à Rochefort et contre l'Ile d'Aix, oïl il se lia d'amitié avec le fameux marin Howe, qui commençait comme lui sa réputation, A Louisbourg s Amherst, il retira une bonne partie de la gloire de 1' (reprise, et lord Chath'am, qui avait été soldat et qui savait choisir les hommes, le chargea de l'attaque de Québec. Il s'empara d'abord de l'île d'Orléans et do la Pointe Levi, d'où il ruina, la basse ville par son artîtlerie et ses bombes. Tout cela ne lui aurait pas assuré la victore si, après l'irréussite de Moutmorency contre U camp retranché de Beauport, qui couvrait Québec, son esprit se fût trouvé au bout de ses ressources; maïs on sait comment il tourna ce camji inexpuquablê en surprenant l'anse du Foulon mal gardée par M. de Vergor, et déboucha dans les plaines d'Abrabani, attirant son adversaire à une actiou pour laquelle il n'était point préjiaréj et qu'^'
accepta avec trop de légàrtë. Avant cette action d'éclat tous les officiers s'étaient pronoocés dans un conseil àe guerre pour l'abandon de l'entreprise sur Québec. Wolfe leur dil — voyant bien qu'il ne gagnerait rien en s'opposaDt ati torrent de l'opinion : que loin de différer de sentiment avec eux, il avouait qu'il était inexpédienl en eâet de demeurai plus longtems devant la place ; qu'aussi dans la proposition qu'il allait leur faire, il voulait se dépouiller de la qualité de général pour se confier uniquement dans leur amitié .' Me^ieurs contimia-t-il, la gloire de DOS armes exige, selon moi, que nous ne noua retirions
rsans un dernier effort, et je vous conjure d'y consentir, sens bien que, dans les circonstances où nous sommes, il faut qtie le premier pas nous mette aux portes de Québec. C'est dans cette vue que je veux tenter de pousser un corps de 150 homtnes seulement qui devront pénétrer par les bois de Sillery et être suivis de l'armée en cas de succès. Je vous promets que si ce détachement éprouve de la résistance, je regarderai la réputation de l'armée comme assurée contre tout reproche, et que je n'hésiterai plus à donner le signât du départ." Wolfe blessé et entendant crier : i^s/wzewî, demanda: Qui to?ir ceux gui fuient î Les Français, répondil-on. Alots ce capitaine s'écria : Quoi déjà ! je dma dofic mourir conlenl. Québec se reudit nprès la bataille, et sa chute amena celle de tout le Canada. Wolfe eut les honneurs de Westrainaler, et dans ce pays, lord Dalliousie, lord Aylmer et Sir Benjamin D'Urban lui ont élevé des monuments. Celui de lord Dalhousie est commun a Wolfe et à Monlcalm. Le monument de WoHe à Westminster est placé dans la chapelle St. And^é vis-àvis de celui du Fieid- Marshal lord Ligonier. Les bossages représentent les troupes anglaises gravissant le rocher et saisissant le défilé confié à M. de Vergor-r^t plus loin, la forteresse. On voit sur une autre face du mausolée Wolfe blessé à mort. Un soldat le soutient, et i câlè est un sergent stupéfait. L'artiste a représenté la figuro de la victoire couronnant le héros.
Yorke (Charles) Prociireur-Géniral d'Angleterre q^ui
présenta en 1666, de concert avec le Sotlicitenr-Général William De Oray, au sujet de l'adtninistratioa de la justice en Canada, ce rapport mémorabie et plein d'une noble équité, où il déplore le parti pria d'administrer ce pays sans les Canadiens, et où il proclame que les Anglais qni veulent y acquérir des biens-foiida peuvent fort biec se soumettre au mode français de transfert, et que le Canada doit être régi par !a Coutume de Paris, comme les Iles de Jersey et de Guernezey le sont par celle de Normandie, n devint Chancelier d'Angleterre.
YoavUU (Marie Marguerite Du Froat de la Jemmerais, Veuve D') fondatrice des Dames Grises ou Sœurs de Charité, naquit à Varennes eu 1701 d'un marin breton et d'uue mère canadieane, et épousa elle-même en 1722 M, d'Youville. Maif. étant devenue veuve en 1730, avec deux eufans qui, plus tard, entrèrent dans le sacerdoce, elle ne songea plus qu'à se consacrer aux bonnes œuvres el elle commença par visiter les malades à domicile, et par recevoir quelques estropiés dans sa maison. Bientôt plusieurs saintes filles, (Thérèse Lasser Laforme, Catherine de RiDTille, Agathe Véronneau, Marie-Louise Thauuiur de La Source et Catherine Demers-Dessermont) s'étant jointes à elle, Madame D'Youville étendit le cercle de ses charités ; et le zèle intelligent qu'elle mettait i toutes ses actions, la désigna aux Sutpiciena pour prendre la direction de l'Hôpital- Gêné rai. En 17+7 Mgr. de Pontbriand, le Marquis de Beauharnois et l'Intendant Hocquart acceptèrent la démission des Frères Jean et Joseph, derniers Hospitaliers, et la mirent provisoirement en possession de l'Hûpital ; mais aussitôt il se forma une cabale lâcheuse contre elle parmi les plus honorables ba~ bitans. Le gouverneur de la ville et les autorités se liguèrent, dit-on, pour la faire expulser ; et le peuple, ingrat et égaré, se livra à d'incessantes insultes contre elle. Malgré les infructueux efforts des Frères Charron, on tenait par patriotisme à perpétuer cet ordre canadien. La clameur fut telle, que les trois dignitaires susnommés unirent les biens de l'Hôpital à celui de Québec sur l'ordre du ministre Rouillé. Cependant la Cour de Versailles, sur les représentations énergiques de Madame D'Youville, se ravisa et donna ordre de suspendre cette union ; et te 28 Septembre 1753, FoDtbriand, Duquesne et Bigot»
la substitnérent fitialenient aux Hospitaliers en par elle &e chargeant des délies de l'Hâpital. Cet abandon fut confirmé par Lettres Patentes l'année suivante. Je trouve ces pièces dans la nouvelle édition des Edits et Ordonnances Royaux. Depuis 1756, jusque à 1760, celte sainte femme ouvrit /« sâ//e rffis ^wg/«is pour le traitement des prisonniers de cette nation, quoiqu'elle fût très mal remboursée jiar l'Intendant Bigot, et s'acquit tellement leur estime, qu'en 1759, ils la firent traiter selon son mérite et avec une sorte de vénération par le général Amherst lui-même. Elle en avait sauvé plusieurs des mains des Iroquois. En 1765, un incendie vint réduire sans ressources les 118 personnes dont elle prenait soin. Cinq ans après cependant, les bâtimens étaient reconstruits et agrandis, et elle y recueillait 170 personnes. Elle adopta encore les enfans trouvés et ouvrit enfin un refuge pour les repenties. Aujourd'hui le Canada possède des institutions pour chaque misère humaine. Du temps de la Mère D'Youville il fallait qu'une seule fît tout. Elle mourut en odeur de sainteté en 1771, Messire Thavenet, Sulpicien d'heureuse mémoire, a laissé une vie manuscrite de cette femme forte, écrite sur des noies d'un de ses fi Is, et l'abbé Faîllon, de la même société, en a publié une qui est pleine d'intérÊt- Il y a un excellent portrait de cette Canadienne par William Von Berezey.
Zatii (Les frères Antoine et Nicolas) nobles Vénitien; qui visitèrent la Cfite du Labrador l'an 1390, sous les ai'" pices de Zichmi, Doc de Friselaude, et qui écrivirent u relation. Le cardinal Zurla parle de cette entreprise , ainsi que le chevalier Ilamiltou Smith, dans son Histoire Naturelle de l'Espèce Humaine. .