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8ea sanvages et craignant xm assaut, Tonlait se ïetiirCT * Niagara et n'en fut empêché que par les Canadiens. Cependant Sir B. Devers fut battu en voulant secourir la place. Une âotille parut ensuite à la vue du fort. La garnison monta aussitôt sur les battions et l'on entendit en même temjis le sassakoue' ou cri de -guerre des Oittaouais. Fonthiac s'était allé poster à la Pointe Pelée. Trente bateaux chargea de troupes furent attaqués et pris 1 la vue du fort. Les guerriers remontèrent la rivière en triomphe, contraignant les Anglais de ramer, et passèrent devant la place. La Karniaon fut plus heureuse an mois de juin. Un vaisseau de guerre ayant paru devant le fort, Ponthiac arma ses canota et crut le prendje 4 l'abordage ; mais le capitaine, qui avait fait cacher les ■oldatsà fond de cale, les envoya tout-ù-coup sur le pont et jeta d'une seule décharge, les assaillans sur le carreau. Le Sachem, surpris, n'abandonna pas cependant encore l'espoir du triomphe. Il fit faire des radeaux avec des débris de maisons, et les chargea de matières combustibles en guise de brulAts ; mais ses guerriers ne comprirent rien à cette nouvelle invention, qui n'eut pas d'effet, et le Détroit fut ravitaillé et recouru. Le 22 juin, 300 hommes arrivèrent et on se résolut à une attaque générale sur le campement de Ponthiac. Cehii-ci mit en sûreté les femmes et les eofaiis, ei dressa deux ambuscades. Il laissa les Anglais s'avancer jusques au pont <iui a retenu le nom de Bloody Bridge ; mais ia petite armée n'y fut pas plus tôt arrivée, qu'elle se vit assaillie par un feu bien nourri et masqué. Le commandant tomba frappé à mort et les troupes furent mises en désordre ; elles se rallièrent, et toutes les ambiiscades furent balayées à la bayonnetle. Pouthiac revint néamoins à te charge et les Anglais rentrèrent avec une perte énorme de cenl-dix hommes tués ou blessés. Il resta sous les murs du Détroii jusque au IS août, mais le vieux général Bradstrect marchait à la tête de 3000 hommes, le brigadier Bouquet remportait une victoire et 600 hommes venaient du Canada. Ponthiac retraita furieux et en combattu ut avec le major Wilkîns, jusque aux Illinois. Il conserva dans son alliance les Miamis et le.< Maacoutins, et demeura redoutable. Le major Loftus, ■«nvoyé, pour le soumettre, tut repoussé; le lieutenvnt
^^û^futiéâait en captivité av«c le détachenwntqu'ir cooduisait, La dguceur réussit mieux ; le gouverneroeDt, dana la vue de ce rattacher, lui ât une pension coaiidérabie, tout en continuant à le craindre, comme les Romains avaient craint Annibal. Le major B.ogers lui eavoya un jour de de l'eau de vie. Quelques guerriers, lui l'entouraient, frémirent à la vue de cette liqueui, i|u'ii& croyaient empoisonnée, et voulurent le dissuader d'en boire: — "Non, leur dit Pont hiac, celui qui recherche mon amitié ne peut songer à m'ôter la vie !" et il prit la buisson avec l'intrépidité d'Ale^Landrc prenant la potion de aon médecin Philippe. Il finit en 1767, préa de St. Louis, où il fut assassiné par un Péoria, corrompu par un Anglais. Le commandant de St. Louis, Lacléde, l'enterra dan le fort avec les honneurs militaires, et ses guerriers lui firent un terrible holocauste en exterminant presque toutes les tribus des Illinois. Le biographe Thatcher dit qu'il est probable que son influeiDoe et son génie iiureni aans précédent dans l'histoire de sa race. L'histoire, ajoute-t-i!, — loin d'ajouter à l'idée que s'en forment les tribus du Nord, le réduit à nos yeux A ,aa^ Justes proportions ; maïs la tradition le mesure aux Heronles de la Grèce. (■) Cet incompréhensible Sauvage chercha i mettre ses sujets en état de manufacturer les draps et les étoffes comme les Anglais, et oUrlt au major Bogers une partie de son territoire, s'il voulait entretenir quelques Outaoïiais dans l«s manufactures d'Angleterre. 11 é!udia la tuctiqne de nos troupes, et en raisonnait avec une sagacité' peu audessoiis de la science. Ce qui est plus étonnant encore, il établit une sotte de lianque à sa façon. Elle donnait des billets de crédit qui portaient l'image de ce qu'il voulait qu'on lui doaiiilt, et aon sceau, qui était la figure d'une loutre. En ^'emparant du Détroit, il voulait en faire le siège de au domination, qui aurait sans doute été redoutable aux nouveaux possesseurs du Caniida. L'aulenr qui a parlé Ifi plus au long de Fonthiac est M, Francis Farkmaa dans La Conspiration de PtmÛâtu: . Il cite Fonteah, cr
(•) El M. Thatcher ai Ijoouccwp eiftsécé la jmiei
ihe Savages of America, a Tragedy, London, Printed for the aiùthor, and sotd by S. Miilan opposite tlie admÎTMty, IVhkehull HfiS, pièce qu'il attribue -i. Rugers lui-même.
Fotherie ( Lenenf Bacqtievillo et Le Koy de la) lous Irois seigneurs en Canada. — Jacques Leneuf de La Fotherie goiiverneur des Truis-Kiviâres et Lieuten&nt de M. de Mesy, fut com manda nt-gé aérai du pajs à. sa mort, jusque k l'arrivée du manjuis de Tracy et de M. de Courcelle, et eut de grandes diflicuUés avec le Conseil Supérieur, qui voulut ne le regiirder que comme -commaudànt des troupes et non comme gouverneur ad^nterim. — Bacq.ueville de la Fotherie, né oux Antilles, est bien i^onnu comme historien de la Non ve lie -France. — Le Eoy de La Polherie, Commissaire Ordonnateur à Montréal, se distingua comme admiaisirateur par deux Mémoires au ministre de la Marine au sujet du gouvernement et de l'industrie.
Power {Wiche]) premier évéque de Toronto, né à Halifax en IS03, fit se^ études cla.ssiques à. Montréal , et ses études théologiques au Séminaire de Québec. Ordonné plâtre au mois d'août 1827, il fut employé successivement à Dnimmondvilie, à la Petite Nation et à La Prairie, où il fut créé chanoine honoraire et Grand-Vicaire par Mgr. Hoiirget. La partie la plus à l'ouest du Canada Supérieur qni avait fait partie du diocèse de Kingston, ayant èlé érigée en évêché par Giègoire XVI le 17 Décembre ISll, Michel Power fut nommé premier évêque du nouveau diocèse avec le pouvoir d'en désigner les limites, de fixer son siÉge dans le lieu qui lui paraîtrait le plus convenable, et de prendre son titre de la ville où il s'éta- Llirait. Ce prélat fut sacré le 8 Mai 1842, et marqua le même jour les limites du nouveau diocèse, qui comprend toute celte partie du Haut-Canada située à l'ouest du District de Newcastle et au nord-ouest des lacs et rivières connu.i sous le nom de Moon et Muskogo. Il prit aussi le mémo Jour sou titre de la ville de Toronto où il lixa son siège, [dont il prtt possession le 26 juin de la même année,] avant de quitter La Prairie, où il fut sacré, et Montréal, où il bénit lu première pierre du monastère da la Providence. Le 15 éeptembre. Sir Charles Bagot iit, au nom de la Reine, et en vertu d'une dépêche du iRiïiislre des Colonies, la rcconnaissunce civile du nouvel
évèqne. Le 20 du même mois, Iç souverain pontife conr firma tont ce qui avait été fait par ce prélat pour l'ér tablissement du nouv(^u diocèse et reconnut son titre d'évéque de Toronto. Mpnseigneujr Power régla son dior cèse dans un synode : i} poijstf uisit une cathédrale et uii palais épiscopal, et appela à lui les Jésuites, qui l'aidèrent puissamment. Après avoir fait un voyage en Europe dans l'intérêt de son église, l'actif et zélé pontife succomba, victime de son dévouement auprès des pestiférés Irlandais, le 1er Octobre 1847.
Pressàrd (Colomban Sébastien) dixième Supérieur du Séminaire des Missions Etrangères à Québec et Grand- Vicaire, était de la famille d'uu Conseiller au Conseil Supérieur) et se rendit lui-même habile dans la jurisprudence. Né en 1713, il vint en Canada en 1741 avec quatre autres prêtres, entre autres, Jean Olivier Briand, et fut élu Supérieur après François Sorbier de Villars. Lord Dorchest'er l'associa à'Cugnet po^yiâ rédaction d'un code dé lois qu'il voulait que l'Angleterre sanctipnn&t pour, cette Colonie en 1773. Il inpujrut à l'Hêpitaï-Ôénéral le 27 Octobre 1777. M. Gravé ^e La Rive lui succéda ^ans la supériorité.— Voyez Çugnet.
Prévost (Sir Austin) né en Suisse, d'abord Major dans l'armée conquérante du Canada puis membre du' Conseil Supérieur, devint ensuite général et chevalier, s'immortaltsa par ses conquêtes 4ans le Sud et sa défense de Sayaiinah contre les 8000 Américains du ^néraï Lincoln et la flotte de vingt vaisseaux de ligne de l'amiral comte b'Èstàing, soutenue par 3000 soldats français de débarquement.
II (Sir George) fils du précédent, Lieutenapt-pénéral et Baronet, habile capitaine et gouvernant àimçibley né à Nerw-York le 19 Janvier 1767, épousa le 19 mai 1789, Catherine, fille de John Phipps, Ecuier. H défendit avec sudcés la Dominique contre l'amiral Missiessy, et conquit la Martinique et la Guadeloupe sur Napoléc^. Sa r^porâpense fbt le titre de Baronet, en 1805, puis la lieutenaqice de la Nouvelle-Ecosse. A l'approche de la gner^ a^/eo les Etats-Unis, en 1811, il remplaça l'odieux Sir James t!]fiâig^ sous lequel les Canadiens auraient reùai de mai^her| fçp; défense du pays, et qui ne songeait qu^
8e lenftrmer dans Québec. Il en tut bieii dtiÛement ^vec Prévost. Ce géuéml, qui trouva, le pays divisé ea 4eiix fuctiunu au deduus avec une guerre imminente aii dehors, gagna de suite, les cœurs des Canadiens. 11 n'avait poiat de troupes, les légions britanniques étaient occupées sous Wellington. Il crut lea Canadiens capables de défendre leur pays, et les Canadiens se rangèrent avec dévouement sous ses drapeaux et, sous la conduite des mêmes hommes qui avaient paru des traîtres à son prédécesseur. iSo^ Parlement l'autorisa A incorporer et à Illettré sur pied, en cas d'invasion, toute la milice canadienne, et ainsi, la L'égislature Ht ce que n'avait pu faire Carleton lui-même ,— de tous les Canadiens autant de soldats. Elle fît plus. . . .elle autorisa le général à. émettre des billets d'armée au montant de £250,000 ponr subvenir aux frais de la guerre, et les déclara monnaie courante et légale. Dans ses attaques do Sackett's Ilnrbour et de Plattsburg, où il marcha arec une armée de 11,000 hommes, Sir George Prévost se montra ponr l'offensive capitaine indécis et inepte, — tout-A-fkit incapable en un mot dans cette ligne. Mais l'organisation et la physionomie des divers corps canadiens qu'il créa, — Voltigeurs, Guides Sec. et la manière dont il échellona ces troupes pour prévenir ou repousser â deux reprises l'invasion des armées américaines, prêtes à percer de trois côtés ù. la fois, le mettent au premier rang comme organisateur et général propre k la défensive. Il avait certainement une spécialité précieuse en ce genre. Bien diâerent des Braddock et des Dîeskau, on doit le regarder comme Ifr Ëapitame qui a le mieux compris le système de guerre que suggère la nature du terrain eu Amérique. Orgauiaer, savoir occuper le terrain n'étaient pa!a encore des gages suffisans de succès ; il fallait souffler dans les ËŒurs de soldats improvisés le feu de la guerre, ou ranimer du moins l'ancienne ardeur martiale des Canadiens. Pei- . sonne ne s'y montra plus propre que Sir George Prévost, dont les ordres -généraux sont des modèles après ceux de Bonajurte et de l'archiduo Charles. En un mot, le coacours iuoui de tout un peuple d'origine française avec lui ]X>ur une défense qui eut un aussi étonuant succès, est Une époque grande et mémorable dans notre histoire et dans liitstaire militaire. Si donc Sir James Luca& 'V«.'^^
ïvëqtie. Le 30 du iBéme mois, le soiivenin
d'évêqne de Toronto. Mpnaeigneuf Power régla son diocèse dans un synode : i) poDstruisit une cathédrale et ni^ palais ëpiscopal, et appela à. lui les Jésuites, qui l'aidèrent puissamment. Après avoir fait un voyage en Euro- , pe dans l'intérêt de son église, l'actif et zélé pontife succomba, victime de son dèvotieroent auprès des pestiférés TrlAudais, le 1er Octobre 184<7.
iVeMarrf{Colomban Sébastien) dislème Supérieur du , Séminaiie des Missions Etrangères A Québec et Grand- Vicaire, était de la famille d'un Conseiller an Conseil Snpérieuri et se rendit lui-même habile dans la jurisprudence. Né en 1713) il vint en Canada en 17*1 avec quatre autres prêtres, entre autres, Jean Olivier Briand, et fut élu Supérieur après François Sorbier de Villars. Lord Dorchéster l'associa à Cugnet pour là rédaction d'un code de lois qu'il voulait que l'Angleterre sanctipnn&t pour,-ii cette Colonie en 1773. Il mourut à l'Hôpital-Génèrai le' 27 Octobre 1777. M, Gravé de La Rive lui succéda ^aiis la supériorité. — Voyez pugnet.
Prévost (Sir Austin) né ea .Suisse, d'abord Major dans l'srmée conquérante du Canada puis membre du Conseil Supérieur, devint ensuite général et chevalier, s'immortaltaa. par ses conquêtes dans le Sud et sa défense de Sayannah contre les 8000 Américains du général Lincoln et la flotte de vingt vaisseaux de ligue de l'amiral comte D'Estàing, soutenue par 3000 soldats français de débarquement.
II (Sir George) fils du précédent, Lieutenapt-Général .| et Baronet, habile capitaine et gouvernant aimable, né à"' New-York le 19 Janvier 1767, épousa le 19 mai 1789,* Catherine, fille de John Phipps, Écuier. H défendit avec J succès la Dominique contre l'amiral Missiessy, et conquit^ la Martinique et la Guadeloupe sur Napoléon. Sa r^- 3 compense fut le titre de Baronet, en 1805, puis la lieute-3 naqce de la Nouvelle-Ecosse. A l'approche delaguer^'e T aveô les Etats-Unis, en 1811, il remplaça l'odieux SirJ James Crài^, sous lequel les Canadiens auraient refusé 1 de roaiener ^ |a défense du pays, et qui ne songeait qu^J
^ te renfbrmer dans Québec. Il en fut trieri dUifement a,vec Prévost. Ce général, qui trouva le pays divisé en ({eux fuclions au deduns avec une guerre iainiinente au dehors, gagna de suite les cœurs des Canadiens. 11 n'avait point de troupes, les légions britanniques étaient oceupées sous Wellington. Il crut le» Canadiens capables de défendre leur pays, et les Canadiens se rangèrent avec dévouement sous ses drapeaux et sous la conduite des mêmes hommes qui avaient paru des traîtres à son prédécesseur. Sop Parlement l'autorisa i incorporer et ùmettre sur pied, en cas d'invasion, tonte la milice canadienne, et ainsi, la L'ëgislaCure ht ce que n'avait pu faire Caileton lui-même, — de tous les Canadiens autant de soldats. Elle â> plus. . . .elle autorisa le général à émettre des billets d'armée au montant de JË250,000 pour subvenir aux frais de la guerre, et les déclara monnaie courante et légale. Cans ses attaques do Sackett's Harbour et de Flattsburg, où il marcha avec une armée de 14,000 hommes, Sir George Prévost se montra pour l'offensive capitaine indécis et inepte, — tout-à-fait incapable en un mut dans cette ligne. Mais l'organisation et la physionomie des divers corps canadiens qu'il créa, — Voltigeurs, Guides Soc. et la manière dont il échellona ces troupes pour prévenir ou repousser à deux repriseà l'invasion des armées américaines, prêtes à percer de trois côtés à la fois, le mettent au premier rang comme organisateur et généra] propre à la défensive. li avait certainement une spécialité précieuse en ce genre. Bien diâerent des Braddock et des Dieskau, un doit le regarder comme 16' bapitame qui a le mieux compris le système de guerre que suggère la nature du terrain en Amérique. Organiser, savoir occuper le terrain n'étaient pas encore des gages suffisans de succès j il fallait souffler dans lea Cceura de soldats improvisés le feu de la guerre, ou raninier du moins l'ancienne ardeur martiale des Canadiens. Personne ne s'y montra plus propre que Sir George Prévost, dont les ordres-géaéraux sont des modèles après ceux de Bonaparte et de l'archiduc Chartes. £n un mot, le concours inouï de tout un peuple d'origine française avec lui pour une défense qui eut un aussi étonnant succès, est ti ne époque grande et mémorable dans notre histoire et ions tlflatoite militaire. Si donc Sir James Lucas ¥eô,
.4M>n lieutenant' à' la ^téte des forces navales, (*) l'accusa plausiblement de la perte de la flotilie du lac ^Chatriplain et le fit rappeler pour aller se disculper en Aagleterrei il semble qu'il y avait des raisons d'état assetz paissantes pour la Grande-Bretagne de surseoir à l'examen de l'accusation, et pour ne pas arracher à un peuple qui venait de bien mériter d'elle, un gouverneur chéri, auquel Boordages proposa même de voter, une statue équestre. Mais le danger était i peine passé, que lord Bathurst recom-r mença à maltraiter les Canadiens. Le Parlement, le Clergé et les citoyens s'adressèrent à l'envi au prince ré-. gent pour faire la louange du bien«aimé gouverneur qa'on nous ravissait et pour affaiblir le poids des accusations portées contre lui. (%) Mais Prévost avait régné dans les cœurs de tout un peuple ; — il avait défendu victorieusement ses foyers et s'était attendu à vivre en conséquence dans la postérité. Le passage trop soudain des espérances de gloire aux appréhensions de la flétrissure que pouvaient lui infliger ses ennemis, le mit au tombeau avant que la Cour Martiale ne se fïït assemblée. I^es lientenans et les vieux soldats de Wellington, qu'il conduisit à la défaite, mettant en contraste leur honte avec les gloires des jeunes miliciens Canadiens, s'exclamaient unanimement contre lui, et plusieurs avaient brisé leurs armes d'indignation dans la retraite de Plattsbnrg. Il était donc probable qu'en Angleterre, l'opinion lui serait contraire. Il est cependant digne de remarque que le jugement de Wellington ne lui était point défiivorable, si même il n'était pas en sa faveur. Quoi qu'il en soit, cette mort sera toujours un événement tragique aux yeux des Canadiens ; mais ils apprendront avec joie qu'elle désarma ses accusateurs et que la mémoire de l'illustre soldat qui leur était cher ne fut point flétrie. Au contraire, le prince régent honora ses services en accordant,
(*) Le Gonvemeur^Général joint à la qualité de Capital ne-Gé^» nérai œlle de Vice-Amiral.
(l ). Sir George Prévost reconnut à Plessis non-seulement la qualité de Surintendant de VEglise CcUholique Romaine^ funîs |i|is&i .celle d^Ëvêque Cathotique de Qtt^ec.
s BOUS l'apprend le célèbre historié n 'Aligna, une
augmentation dans ks armoiries de «a famille. [']
Prwvx (Jean Charles) contemporain et premiei èTéqiie de St. IlyacÎQlhe, avait été auooessivement Principal da Collège de cette ville, ua dïs premiers membres du chaptre de 3t. Jacques le Majeur de Montréal et rédacteur des Mélanges Religieux, puis Coadjiiteiir de Mmtrëal sous le titre de Martyropolis. I! eut l'administration en l'abseBce de Monseigneur Bourget et fut député à Rome pour y déposer entre les mains du souverain pontife les actes du premi*!! Concile de Québec. En revenant, il eut, ainsi que Mooseigneur de Cydonîa, nne audience de l'empereur Napoléon lll, dont il obtint quelques eecours pour les incendiés de Montréal. Depitis qu'il occnpe le nouveau siège de St. Hyacinllie, ce prélat a en quelques temps powr hâte Monseigneur Bedini, Nonce Apostolique auprès de l'empereur du Brézil. Il s'est distingué dans la littérature et la philosophie. — Voyez Ode lin.
Fraulx (Louis) né à St. Antoine de la Baie du Febre dans le District des Trois -Rivières, fut ordonné prêtre le 28 Septembre 1828, après avoir fait ses études à Nicolet. Il remplaça, ad-interim l'abbé MaguJre, dans la principalité du collège de St. Hyacinthe en 1829, et au retour de cet ecclésiastique, il passa à celle du collège de Ste. Anne La Pocatière, qu'il occupa quatre ans. Il a desservi successivement depuis les paroisses de St. Pierre les Eecquets, de St. Antoine de Tilly.de Québec après l'élévation de IVIessire fiaillargeon à l'épiscopat, et est actuellement curé de Ste. Marie de Beauce. On a de lui : Défense de la Religion « du Sacerdoce, Québec 1853.
{*] His personnal courage iras nnJoubied ; the mildnesa and ConeiliaTory spiiit of his goTerament had juslly endeated lu m lu
the CaDB(iiiins ; end (be prudenc-e and judglnent which he had avlnced, in slrit^Ëlicçsut'ceBBfuiiy wiih very acBDtf nitanâagalnsi the formidnble uivaeion of 1813, had gaioed fur him g'^nernl opplanse. From.an equiiebla Gen^e of thèse impariant servicp», the prini-e regenl, nfler Sir George Prevoi's dentli, publii^ly expreesed hiB hiçh sensé of his ronducl, and, în teîlimony of il, cou férrfd addilionnl armoriai btarJegBDn liis f ■ ni i ly.—//i>f or v of Europt. VoLtV.
PtovenAer (Jc««{ih Norbert) apAtre de la Rivière' ge, décédé en 1853 ëvéque de St. Boniface, était né 1^' 12 ffiïrier 1787, à Nicolet dont il était la priocipak) gloire, aiusi que du collège de ce lieu. Après avoir fait sa théologie an grand séminaire de Québec, il fut ordonné piètre le 21 Décembre 1811, et desservit Kamouiaska puis Yamachiche. IL laissa le pays eu 1818, et p^ita l'évannle dans le Nord Ouest avec l'abbé Dumoulins. Il s'agissait de ooavierit la foi les peuplades errantes des fnaiiies, et de porter les secours de la religioa aux nom* bieux voyageurt, employés de la Compagnie de la Baie d'Hudson, et aux colons habitués à-ces régions. Pie Ville nomma deux aus après, tant ses prèdicationsfureot froctueuses, niffragant et Auxiliaire de l'^vêque de Québec [XJur le District du Nord Ouest, et J. O. Plessis le sacra uux Trois- Rivières, le 12 Mai 1822, sous le titre de .luliopolis en Galatie. Lots de l'érection fiuale de Québec en archevêché en 1844., le territoire de la Rivièrr Houge lut détaché de l'église du Canada et érigé en Viricat Apostolique, en faveur de Monseigneur Provencher, puis en évêché en 1^47 ; St. Boniface fiit choisi pour siège épiscopal et l'ardent ap&tre en a été le premier titulaire. Il était passé en Eufope dés 1835 pour intéresser le Bureau de l'Œuvre de la Propagation de la Foi de X.yon à ses missions, et s'était également rendu à Borne, ou il avait été bien aceueiHi de Grégoire XVI. Il repas- .sa encore deux fois la mer, adres.'sa divers Mémoires et Lettres au Bureau Central de Lyon, documens qui se le- I rouvent dans les Annales de la Propagation delà Foi, et uistiuisitles Sauvages au moyen d'un livre où l'histoire sainte leur est mise sous les yeux en images ou expliquée par des symboles. Mgr. Provencher officia à la translat ion des restes de Mgr. de Pontbriaud, et prononça une allocution remarquable à la prise de possession du siège do Montréal par Mgr. Lartigue. Eminent prédicateur, il était encore d'une stature à commander le respect dos |ieuplad«3 aux yeux desquelles les avantages physiques ou les dons de la nature ne sont pas inditlèrens. La Compagnie de la Baie d'Hndson l'honorait et favorisait ses missions. — Voyez TaclU.
Puibusqne j^^dolphe de] célèbre littérateur contemporain, qui a fait connaître la littérature espagnole eaFTaa-
Ofc et qui a été créé Commandeur de l'Ordre de Châtie*' m par la reine Isabelle. — Ayant épousé une anglo-canadieime qui possède de vastea terres ea ce pays, il a résidé trois ans à Montréal et à Québec, agi comme Commis-' aaire honoraire de l'Exposition â Paris et travaillé â. Itt nomination d'un Consul-Gré né rai de France eu Canada. Qaelqoes écrits détaché^ sur ce jlftys, qu'il affectionne" siocèremenl, sont sortis de sa plume. Infiniment iiiijier' âciels. ils ne donnent point d'idée delà réputation qu'il s'est fkile en Europe par- sa connaissance approfondie des lettres espagnoles.
Quesnel [Joseph] ancêtre de la famille Quesnel et crèaj teur des jeux scéniques en Canada, mort à Montréal a 59 ans, le 3 Juillet 1809, était ne en France, mais obtint des Lettres de natumlisation de Sir Frederick Ilaldimand. Littérateur, paëte, musicien, il composa en 178B, Coiat et Colinette au le Bailli dupé, comédie en trois actes et en prose, mêlée d'ariettes. Elle fut imprimée à Québe.^ et jouée à Montréal en 1790. Lucas et Oidle, opéra, avec la musique ( VAnglomanii, comédie en vers ; Les Républicains Français, comédie en prose ou mise en scène des Sans-Cu'lottes, imprimée à ï^fis ; un traité siir-l'art dramatique écrit en 1805 [lour les amateurs de Québec, plusieurs symphonies à grand orchestre, desquatuors et des-duosj et |Jusieurs motels et morceaux de musique sacrée composés pour l'église paroissiale de Montréal et qui doivent se retrouver au répertoire de t'orgue. La Bibliotkéque Canadienne contient plusieurs de ses pièces fugitives. Mon père dit de lui dans ses .£j:>î>^ tret, Satires Sec : " Il n'est aucun Canadien taut soit peu instruit qui n'ait lu au moins quelque*! unes des productions de feu Joseph Quesnel, et qui n'yait remarqué tm rrai génie poétique. Malgré ^quelques négligences, quelques fautes même de versification, c'est bien decet aima*ble et spirituel rimeur qu'on peut dire qu'il était né poète." Un autre versificateurdiaalt de lui, eH- fesant allasîon > U'ohanson du petit bonhomme :
Quesnel, le père des-amoiirs- Semhlable à. son petit bonhoimne' Vit encore, et vivra toujours.^
' Quelques années après loi, Prudhomme, élève de Tbl«Mk) le grand mime, dirigea les amateurs canadiens à MotiHféal Messieurs Quesnel, fils, ont figuré dans la politique» Feu Jules Quesnel, Ecuier, doyen des échevins-de Moitib* réal, fut, ainsi que le suivant, un des chefs du parti outtdien, du temps que ce parti conservait de la modémlkNb IL fut du Conseil Spécial.— L'honorable Frederick Ang««t3 Quesnel, connu par la pureté remarquable de scm hm» gage, a brillé au barreau et au Parlement, où il s'oppoM. à l'Union en 1823. Elu par le collège électoral de Mont* morency après l'accomplissement de cette révolution politique, il a été appelé à la chambre haute en 1848.
Quevillon [Louis] né en 1749, décédé le 9 Mars 1823, à St. Vincent de Paul, lieu de sa naissance, est loué dans la Bibliothèque Canadienne pour avoir fait revivre en Canada la sculpture en bois et l'art architectonique, à la fin de la domination française ou sous les Anglais. Il dut l'idée de cultiver son talent à des amLs éclairés. Ayant mis la main sur le traité et les plans du maître italien Vignole, il en tira un immense profit, ouvrit une classe du soir, et forma d'excellens élèves, entre autres Pépin et Labrosse. Il orna à neuf l'ancienne église paroissiale de Montréal et d'autres temples d'un bout du pays à l'au* tre. Une partie des sculptures de l'ancienne église pa» rotssiale et le baldaquin entier du maître-autel, se retrouvent à N. D. de JBon secours.
Queylus [Gabriel de] docteur en théologie et Abbé de Loc-Dieu, premier Supérieur et seigneur de l'Ile de Montréal, où le Séminaire nommait le Gouverneur, le bailli et les curés de l'île, appartenait à une maison influente : on connaît Queylus, favori de Henri III. L'abbé •de Queylus travaillait dans le Vivarais à convertir les Calvinistes, avant que M. Olier ne l'envoyât en Canada avec les premiers Sulpioiens qui y vinrent, en 1657. Il avait déjà été proposé pour être évêque du Canada et supplanta le Supérieur des Jésuites dans la qualité de Vicaire- Général de l'archevêque de Rouen au gouvernemétit spirituel du pays. Il fit su3pendre la construction commen<» cée de la célèbre chiapelle de N. D. de Bonsecours ; mais il approuva que Marguerite Bourgeois allât choisir des compagnes en France. Ses pouvoirs de Grand-Vicaire .furent bientOit restreints à l'île de Montréal, le Supérieur
^ tf«s>J6miteB ayant reçuâc nouvelles Lettres potirQtiéljeâ. Il continua, ses travaux, augmeula Ia population de Ville- Marie, et chercha à y attirer les lîospi lait ères de Québec. A l'aTriïée de François de Laval Montmorency en Canada, il cessa tout acte de juri^dictiou et alla à Québec pour le saluer ; mais l'archevêque de B.oueu, qui prétendail demenrei ['ordinaire 'Ju Canada, lui ayant expédié de nonvelles Lettres de l'aveu, dit-on, de la cour de France, il fit part au Vicaire -Apostolique de sa résolution de s'en prévaloir. Mais ai la cour de France donna véritablement de la contenance à François de Harlay, elle dérogea presque aussitôt à ses premières intentions, et ordre fut donné au vicomte d'Argenson d'empêcher les Grands- Vicaires de l'archevêque de Rouen d'exercer aucune jarisdiction en son nom. A la faveur d'une lettre de cachet qui lui avait été expédiée à l'effet de faite re passer l'Abhé de Queylua en Fronce, le Gouverneur alla en personne le saisir à Montréal à la tète d'un parti de soldats. Mais l'abbé devait donner beaucoup à faire â Mgr. de Laval, De France, il se rendit à Rome, oïl il obtint dii pape, avec l'aide du cardinal Bagni, ancien Nonoe eu France, uue commission pour ériger une cure à Ville- Marie et en être le premier cuïé, puis partit de nouveau pour le Canada. L'obtention de cette commission u'élait pas un bon office rendu à, Mgr. de Laval, et on peut se demander de plus si t'abbé de Qu^ylus ne défiait pas l'autorité du Roi, qui l'avait fait repasser en France : il lui fut même signifié en vain une nouvelle lettre de cachet lui défendant de sortit de France. Arrivé incognito à. Québec, il alla cependant voir Mgr, de Laval, et n'ayant j)u obtenir son agrément, sans doute parce que le prélat jugeait que l'obtention â. Rome d'une commission pat M. de Queylus élait due à une impètration obreptive, il par-^ tit de nuit en dépit des monltioos du Vie a ire- Apostolique, n fut alors déclaré suspens et de nouveau expulsé. Ce fut BU grand détriment de la Colonie de Montréal, qu'il avait beaucoup augmentée et à laquelle, on ravit en son absence, ses plus beaux privilèges, tels que ceux de la nomination des officiera de la justice et du gouverneur par les seigneurs. Mais Mgr. de Laval finit par consentir au retour de M. de Queylus en Canada, lui rendit se^ bonnes grâces et rétablit même Grand-Vicaire. Il per-^
ut enfin aux Sulpicieus de ae joindre aux Jéailitofpoatf prêcher l'Evangile aux Nations, œuvre qu'il avait juaqué alors obslinëmeiit réservée aux premiers, au préjudice du but de l'association des Messieurs et Dames de la Conipagaie de Montréal. Ea 1673, M. de Queyliis avait porté a 1500 âmes le chiffre de la population de Ville-Marie. Il s'intéressa aussi a l'instruction des Sauvages des deux sexes. L'abbè Paillou l'a lavé avec succès de l'accusalion de jansénisme portée contre lai, siaun de celle d'avoir élé un ecclésiastiqce fort turbulent. Mais cet esprit d'intrigue qu'on peut bien attribuer à M. de Queylus, la prédilection de Mgr. de Laval pour les Jésuites, ses précepteurs, et la jalousie des attenlala contre son autorité, Irôs forte chez ce prélat, ne suffisent point pour rendre compte de tout ce qui se passa,, si on ne remonte à la jalousie que la Compagnie des Cent avait conçue de celle de Montréal, dans la craiule <)ue ses vaseux ne devins sent plus puissans qu'elle. En ItifiG, Ville-Marie était plus peuplée que Québec, où l'on cherchait fort i retenir les recrues de toute sorte destinées poiirl'tle de Montréal : cela eiplique la conduite du vicomte d'Argenson, puis de M. de Mesy, quoique la Compagnie des Cent n'exislEft plus sous ce dernier. Québec et Montréal se regardaient avec des yeui jaloux ; riraiea eliea étaient, et le sont en-'
Quiblier (Joseph Vincent) dixième Supérieur de In" Communauté de St. Sulpice à Modlréal, mori à Paris" apréa avoir desservi l'église française à' Londres, fut ordonné prêtre en 1819, et vint en Canada en J825. U fut Principal du collège de Montréal après le vénérable M. Roque, Vice-Supérieur durant la longue maladie de M. Uaux, et lui succéda à sa morI, en 1S3I. Il fonda plusieurs écoles, améliora l'enseignement de la Congrégation introduisit en Canada les Frères des Ecoles Chrétiennes, et obtint de l'Angleterre la confirmation finale des titres des Sulpiciens aux seigneuries de l'île de Montréal, de Si. Sulpice et du laC des Deux Montagnes. Les Irlandaib lui doivent ana^ la spacieuse église de St. Patrick. On lui doit de bons traités d'histoire sacrée et profane à° Tiisage du collège. Doué de tous les avantages de l'esprit et du corps, distingué dans ses manières, il était estimé et recherché des gouvernans, et entouré d'attentionr
I au las f)iiucip&ux citoyens anglais, avec le&qnela il con^ ! courut aussi bien qu'avec les Canadiens, toutes les fois ( iqu'îl s'agissait de zèle civique. Les incendiés de Quéi; bec en sentirent les effets. Ses sermons, en enx-mênies ; remarqnablea, fesaient peu d'impression ; mais ses canl%- . lences de la neuvaine annuelle de St. François-Xavier ,1 plaisaient davantage par l'abondance de traits historiques ' bien chuisis qu'il y rfepandait : on aurait pu les recueillir comme modèles d'éruditiou. Il n'est pas indigne de remarque que le Supérieur de St. Su 1 pi ce jouissait du pri- I vilége de donner an peuple la bénédiction papale le jour ! de la clôture (ft la neuvaine. Un grand nombre de pré- ! Ws, — Messeigneurs de Forbin Janson, Fenwick, Raizey, McDooell et Gaulin, Provencher et le R. P. Vincent, Supérieur des Trappistes de la Nouvelle-Ecosse, ont éprouvé l'agrément de sa société et la munificence de sou hospitalité. Ce religieux obtint que les Irappislines qu'il VQulait établir à Trocadie, fussent formées chez les dame» pongrégatiun, dont M. Quiblier était Supérieur.
Smbault (Jean) célèbre iustituteiir ne il Orléans, en 1770, était en 1791, ju'olesseui de philosophie un collège ; de cette ville, quand on exigea le serment civil du Clerj gb. Forcé, par la conduite de l'évéqna constitutionnel, Mgr. de Jarente, de quitter Epn emploi, il étndii la médecine chez un docteur, qui l'accueillit en qualité de I précepteur de son fils. Ayant pris ses degrés, il échappa d'abord à la conscription ; mais à la troisième levée, en I 1793, il dm accompagner un corps en qualité de chirurgien. S'étant échappé par Liège, il se rendit en Belgique I et trouva une place dans leSérninaire fondé par quatorze I évëques réfugiés. C'est là qu'il connut le céiébre Père Rosaver. Il passa de là en Angleterre, où il demeura prés d'un an, enseignant le français et la musique. Un de ses élèves était M. Murrough, dont le père était marchand en Canada. Ce négociant le décida à le suivre en ce paya, en 1795, ce qui était d'autant plus (àcile, ^UB Mgr. Hubert envoyait de? fonds pour faire passer des ecclésiastiques réiiigiés ep Canada. Il mit pied à ftire à Québec au mois de ju^lel, et rencontra Mgr.
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Deoaut, qui se rendait de Longueuil Ji Québec, poiïf tel serment eu (iiialUé de Coadjuteur. Ce prêlut 1 mena i Longueuil, le fit sons-diacre, diacre et prêtre )teu après. Ce fut la premi(!re ordination de Mrg, Denaat. Employé comme professeur au Séminaire de Québec, sa ikible sanlë le força (le quitter ce poste ^loui prendre la cure de l'Ange-Gargieu. Mais il s'y dévoua GDCore il l'enseignement, et y eut pour élève l'abbé Painchaud, fondateur du collège de Sle. Anne, et fieazy ' Haidinge, depuis célèbre, dont il fui le professeur de inalhâmatiques. Dans la suite, il prenait un singulier plaisir û. suivre " son cher Harry" pur to«3 les dégjés lie sa fortune; et s'il ne vécut pas assez pour le voir maréchal et Commandant des Forces, il eut la joîe d'apprendre par les jouruaux ses services dans l'Amérique du tiud et en Espagne, sa mission à l'armée prussienne, et son élévation â la charge de ministre de la guerre. L'abbé Kaimliaiilt composa à l'Ange-Gardien une belle prose à l'honneur de St. Louis de Gonzague j et on a aussi de luil'oraUoti funèbre de Monseigneur Plessis, qu'il prononça dans l'église des Trois-Kivîéres, et la Notice Bi(H graphique de l'abbé de Galonné publiée dïiiis PAtrU de ta Religion de Trois-SÀvièrei. Curé de Nicolet dés 1807, ily est mort en février .1841.1
Ramezay ou E-amsay, maison canadienne aujourd'hui éteinte, était de la même race que l'élève de Fénèlon, et alliée à la maison de Douglas.
Claude de Ramezay obtint le âerdii Monnoir eu IT08, et celui de Ramezay, en 1710, de Vaudreuil et Raudot. n fut chevalier de St. Louis, gouverneur des Troia-Rivieres, puis de Montréal, après le chevalier Callièrea, et même Commandant-Général de ta Colonie durant une absence du premier de Vaudreuil. Frontenac l'envoya à Montréal pour requérir M. de Callières de marcher aii ;<ecours de Québec. Il commandait la milice canadienne dans la grande expédition du premier contre les CantuDS Iroquois. Chargé, d'une expédition contre la Nouvel le- Yort en 1709, il retraita après avoir dispersé une avantgarde de cent hommes. L'année suivante, il fut envoyé avec 603 hommes, au secours du baron de Longuei], qui allait bravement s'opposer au gënérnl Nicolson à la tite l« la jeunesse de Montréal. Ce fut lui qui érigea l'Hft-
Ul du gourerneui, aujourd'hui rCoals NaroïKle Jacqu»-' Cditiet ou le Bureau de l'Iastriictiuii Publique, i Moniréal, Il nioHtut en 1739. Dca seigueuries furent données avec profusion à Géueviève, Angèle, Louise et Elymbeth dp Ramezay, ses filles, qui muitlrèrent yu rare dévouement aux h a bi tans de MoiUréal daua une épidémie.
Jeaa-Baptiste Nicolas Roch qui fut aussi Chevalier de - St. Louiset Gouveracur de Muutrèul, puis de Québec, que l'histoire l'accuse d'avoir, de concert avec De Ber- «el2, Chevalier de Malle, remise précipita mmen' aux Anglais, après la déËiite d' Abraham, au moment même où M, De La Boche-Beaucouit, s'y annonçait avec des secours. —Chargé de coopérer ù la tête do 150Q Canadiens avec le fumeux armement du duc d'Anville, destiné contre Louisbourg et l'Acadie, il bloqua d'abord Port-Royal. . A ia nouvelle acs désastres de la flode, qui prévinrent le débarquement du Général De Pomme/il, il retraita i Beaubassin ; mais il trouva encore néanmoins il'occasîon de se couvrir de gloire par une victoire signalée remportée aux Mines sur le Colonel Noble, qui fut mis hors de combat avec lo tiers de ses troupes, tandis que le resta ne retourna à Porl-Royal qu'en vertu d'une capitulation. Le combat hit livré le 11 Février 17+7 dans la matinée, et se prolongea jusque à irois heures du soir. H est digne de remarque qu'il se passa au milieu d'une tempête de neiges, que les Canadiens firent usage de raquettes et qu'on. observe qu'elles leur dounèrent un grand avantage Hor les Anglais.
SaudaC pète et fils, lutendans de la Nouvelle-France cvnjoiiitement. — Raudot père, qui avait été Conseiller 4 la Cour des Aides, succéda à François de Beauharnois en 1705, et arriva le b Septembre sur le JKros, commandé pur le comte d'Argaîan. Il fut un des plus habiles Administrateurs de la Colonie. Ce fut lui qui suggéra dans un Mémoire remarquable la colonisation de St. Jean et dn Cap Breton. Il obtint aux Can ad ieRs le permis d'avoir, pour leurs premiers besoins, quelques manufucturea, et les voyant se ruiner en prucés, il se mit à concilier hiiméme les parties. Il adoucit aussi en leur faveur les rigueurs de la féodalité. Son Mémoire , mentiuDiiè par nuu père, mais oublié, était lu devant lik Société de:
Sotencfls Histoiiqnes de l'Yonne, en 1853, et lapporti en . <;anadB par le grand juge La Fontaine. Il fut rappelé en 1711 pour être fait Lieutenant-Général du Commerce- Raudot, fils, d'abord Inspecteur de Marine, précéda son père en France, en 1710, et devint Intendant des classes de la Marine. Il était dit ou d'une égalité d'esprit surprenante.
iîaat//i illnstre famille française, originaire do Tourraine, qui fit revivre soua Richelieu la gloire de la marine française, négligée depuis Henri TII. Elle se .compo sait de trois frères, issus de François de Hazitti, chevalier de l'Ordre du Roi, et Gouverneur de Loudua, et de Catherine de Vitiers de Laiiberdière, de l'illuafre fiaaison de Viliers de l'Ile-Adam. Ces trois frères sont François de Kazilli, seigne'.tr des Aulnets, gentilhomme de la Chambre de Louis XIII, chevalier de l'Ordre du Roi, Lieu tenant- Général aux Indes Ocidentalea et tenes du Brézil ; Claude de Ramezay, seigneur de Launay, qa'on a confondu avec le troisième, Isaac de Raxilli, Commandeur de l'ordre de St. Jean de Géruzalem. Cette eonfusion vient de ce qu'ils figurèrent tous deux en Acadie. — Le commandeur Isaac, premier gouverneur de l'Acadie et un de cent associés de la Nouvelle- France, était nn des premiers m.Brins de son temps. Il combattit contre les Rochellais en 1620, et leur enleva 30 navires L'année suivante, il garda les câtes de Picardie , de Normandie, de Bretagne et de Guienne. On ne saurait dire si ce fut Isaac ou Claude qui, à la bataille navale livrée par Henri II de Moatniorency en 1625 , montait le St. Louis, enleva le vaisseau La Vierge et perdit un œil. En 1629, le Commandeur alla châlier les Barberesqnes et est appelé " le très illustre Commandeur de Razilli , premier capitaine de l'Amirauté de France , chef d'escadre des vaisseanx du roi T. C dans la Province de Bretagne, et Amiral de la âotte qui est à présent devant Salé." Il écrivit un Mémoire qui fit établir la Compagnie de la Nouvelle-France. Les Anglais s'étant «mparë du pays, il commanda l'escadre de sis vaisseaux destinée & appuyer les négociations pour sa restitution, qui eut lien par le traité de St, Germain en Laye. Le roi lui concéda l' Acadie et l'en établit gouverneur. Il y mourut vers 1639. Léon Guérin dans ses Maritu d*
' France; dit que Claude de Raeilli fut Lientenant-GènS^ ral de l'Acadie aptes lui ; mais la relation de Denis dit au contraire , qu'après la mort de BazilU, MessJre d'Aulnay Charnizé lui succéda par accord avec son frère, c-à-d. Claude, commandant de Pentagoët sur un arrière-fief de la concesssion d'Isaao. Claude de Kazilli suivit son aîné au Brëzil, secourut Toiras, bloqué par les Anglais dans l'île de Rhë, contribua à la prise de la ftochelle et i la défaite des Anglais, fut fait gouverneur d'Olèron, puis chef d'escadre des côtes de Bretagne, et fut enfin Vice-Amiral de l'archevêque de Bordeaux, nomme amiral contre les Espagnols. Il commanda en cette qualité dans le canal de Fontarabie. Il contribua, en Acadie, à la fondation de La Iléve.
Rteves (Charles) poëte, Eé A Qnébec en 1812, mort à Montréal en 1834, entra jeune au collège de Québec, oà il se signala par son goût exquis pour la littérature et les beaux arts. Son père s'étant fait prolestant en 1625 et livré à bien des folies, ces. aberrations paternelles imprégnèrent l'imagination el les poésies déjii suaves de ce jeune athlète du Parnasse, d'une Irislesse et d'une mélancolie qui ne sont pas non plus sans charmes, et qui lui méritent la sympathie de ceux qui ont l'occasion de les lire, d'autant plus que ce Tyrtée s'abandonna trop à sa tnnse et perdit ta raison.
Rididieu (Armand, Cardinal de) Grand Maître et Su- .rintendant de la Navigation et du Commerce de France, véntable créateur de sa marine, [*] extermina la race
(•}lt wiB cardinal RiehelieUiUneafij El Ihe growlh of Brilish chipping, ihal Grsl cauEed France to be ambllioui* of raEaïng a marine power anj laughl her ihat ihe Fleurs de Lyt coiild âourish ac Bea as nell as on lanrl, and adorn ihe slârna of hia new buill Bliip>9 with [hÎR prophétie inecripiion :
Flormt qiioque lUia ponto .'
Aller reduninglhe p»wero( ihc great nobîlily, of France, Uiia pnideDt miniiler earneMly promeled ntaiiufacturea and marjlime cfimrnerce which Morisol, in his Orbia Maritiimu, jusily callg - ifieaplendourof kingdoms wbilat in peaee, and their main support iD wai. To thia end, he incornoraied a aocieiy ot one bond-
do» Vice-Rois de la NoiiveUe-FraBee, et s'y forinii sorte de souveraineté, qn'il exerça i la tête de la Co[Qp&-
gaie des Cent Associés, (lunt il était le maitie. Ce ne sont pas tant les droits régalieus accordes à la Compagnie par la Charte de 1627 et les Lettres d'Attache du Cardinal ajoutées aux Lettrée Patentes du Koi, qvi prouvent cette souveraineté, que la qualité que prend pai exemple Maro Antoine de Bras de Fer, Sire de ChasteauJibrC, qui est désigné Lieutenant-Générai en l'Uftidue dujitwn St. Laurent, en. la NtniveUe-FroMce, pour Mgr. le Cariinat dvc de Richelieu 3co. Après sa mort, la Compagnie languit et expira de pléthore et d'acracie, et Louis le Grand se mit en possession de pays beaucoup plus étendus que le reste de son empire. Richelieu a laissé son nom ^ plusieurs lieux de ce bord-ci de l'Attanlique.
RigauvUle [Charles E-egis des Bergères dej ccclèsias" tique canadien, ordonné prêtre te '20 Septembre 1749 avec six autres diacres, fut admis plus tard dans le chapitre de Québec, et mérita d'être conqu i>ar son dévouement pendant le siège de Québec et à la bataille de Sle. ■ Foie. La religieuse qui nous a laissé une relation hii rend pleine justice. '' Jl [M. Briandl se charge^ avec M. de ILigttuville, Aumônier de notre maison, prêtre d'un mérite et d'uhe vertu distingués, d'administrer les sacremens aux malades et de veiller jour et nuîf auprès Mm moribonds." Et elle ajoute à [iropos du combat de Ste. Foie ; " M. de Rigauvillo voulut suivre le GrandrVicaift sur le champ de bataille. Il n'était pas sans inquiétude ; Monsieur, son unique frère, et plusieurs de ses proches étaient dans l'armée. Ils curent la consolation de voiî l'enuemi tourner le dûs et jirendre la fuite." Le fière du chanoine est probablement le même qui, sous les Anglais,
red marchants for traffic, both to the easT and wosl, b? ses and laod ; and to thisabmpan}, he commitled Ibe vhole Irade of Canada, wbich ma; be said to hâve beea Ibe source of tbe nivai power of France. He aleo pnidenlly resolved to roaintaio thiee sq^adroaH o£ ahips in coostani pay ; Iwo for tbe prutection ofthe FreQCÀ caaetG, and ihe tbird, lo remain reàdf in tbe ports of Ga*> coigne for oonreying ibe French mereburf ehips iradtag lo Q>*' aiM.-—Canadian ifci-'— ■ '°'"' . . . —
«orabattit à St. Jean et qui avait commandé au fort St. Frédéric. Le chanoine mourut le 26 Décembie 1780.
Robinson (Sir Jotn Beverley) ci-devant Prooureui- Gènéral, Président du Conseil Législatif, puis Juge-en> Chef du Canada Supérieiw, né eu 1791, a été nommé Grand-Juge en 1829. Compagnos Civil de l'Ordre du Bain en 1850, il a élé cjéè Baronet du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande en 1854, en même temps que M. La Fontaine. On a de lui : Canada and the Catiada Bill, London I8i0, et sa correspondance avec le Trèa Honorable Sir R. Wilmot Horton au sujet d'un pamphlet intitulé : Irdand and Canada. Son portrait, par Hamel, fiiit partie de la Galerie des Orateurs.
Rohault de Garnacke (Uéné) de la Compagnie de JésUB, était fils du Marquis de Gamaohe, et entra dans l'ordre en 1625. Il offrit presque aussitôt au Père Mutis Vitelleski, Général, 6000 écus d'or pour la fondation d'un collège à Québec. Malgré la conquête du pays par les A»glaia, ce beau projet ue*flit qu'ajourné, et fut exécuté après le traité de St. Germain en 1635. Ce monument dure encore, mais les Anglais l'ont converti en caseras. Un drame qui y fut joaê eu 1 658 |)our la réception du vicomte d'Argenson, les disputes de philosophie c)ui y eurent lieu eu 1666, et la charge de professeur d'hydrographie que le Recteur eut après MM. Joliet el Franqu^in, prouvent que ce collège a prospéré, comme tous ceux de la Compagui* de Jésus,
Rolette (Frederick) héros canadien, décédé en lS2i5; tour-à-tour fantassin, marin, artilleur, ouvrit la guerre de 1812 par un coup-de-main surprenant. Le 3 Juillet, commandant le brigantiu Genei-al Hunter, ainsi baptÎBé fin l'honneur du Lieutenant-Général Hunier, qu'on troBve sur la liste des Lieutenaût-GouverBeurs du Canada , Supérieur, il aborda dans sa chaloupe et accompagné d^; six hommes seLilement le Catjvga Pocket, goélette américaine montée par quarante hommes, y compris plusieurs officiers, et s'en empara. A la bataille navale dn lac Eriè entre Perry et Barclay, devenu ooraroandant du Lady Prévost par la mort du capitaine Buchanan, il continua à combattre avec une bravoure héroïque jusque i ce que, ayant été blessé dangereusement et brûlé considérablement par nne explosion de poudre qui tua ou ble»-
sa ptusieHrs de ses gens, il lui &11tit rendre à l'énneità •on vaisseau tout désemparé et prêt i couler bas. Dam une expédition sur lerre, il commanda l'artillerie. Le Parlement Provincial accorda uue peusion à sa veuve. Joseph Rolette, son frère, se trouva aux expéditions de Michillinakinac el du fort Shelby.
Romain (Robert) contemporain , célèbre mécaniciei canadien, inventeur de la charrue ou cultivateur à vapeur, l'a exposé à Paris, où il était conservateur des effets canadiens avec George Perry, dont les pompes à incendie ont eu tant de succès. Quoique typographe de profession, Romain a consacré sa vie et son génie pour h mécanique à cet instrument, qu'il porta^à Paris encore très imparfait. Il s'écoula plusieurs mois de travail incessant de la pati de l'inventeur, avant de pouvoir en fiiire les premiers tssaia. "La tentative fut ânalement heurense, dit le chevalier Taché, en autant que le mécanisme principal était concerné ; mais l'espace de temps durant lequel le fooctionncment s'opérait, était limité à (juelques minutes, en conséquence d'un vice d'applicatîoB dans la construction de la chaudière à vapeur." Plusieiiia ingénieurs et agronomes de distinction furent admis aux expériences, et ils furent d'avis que le principe de la machine était bon, et donnait la solution du problème de la charrue à vapeur ; le point en défaut était une simple affaire de détail. Sur les nouveUes qui se répandaient de ces expériences, la maison Croskill d'Angleterre expédia â, Paris des agens qui ojfrirent à notre compatriote d'acheter son invention en exigeant qu'elle fût d'abord retirée du concours. La machine conserve dans le contrat de vente le nom de Ciiltivateur Canadien à vapevr de Romain. Le mécanicien français Coré, auteur de l'Histoire de la Mécanique du XlXe siècle, s'exprimait ' ainsi au banquet spécial de l'agriculture, le 25 octobre 1855 : — " J'éprouve, messieurs, nu bonheur que nous partageons tous, en apprenant que le problême de l'appÛcation de la vapeur à la charrue est complètement résolu par an mécanicien du Canada qui s'honore de son origine française. J'ai vu, ces jours derniers, fonctionner cette importante machine, cette charrue menée par la vapeur, et l'expérience laisse peu de chose à désirer."
f Rotta-mund (}ei comte de) Inspecteur des Mines pour Il le ministère des Terres de la Couronne, a étudié lèà' sciences naturelles à Paris et éponsé en Canada ime de- ' luoiselle de l'honorable P. D. Debartzch. On se sou- I, vient des attaques qu'il a dirigées en 1S50 contre la réputation naissante de M. Himt, Il s'est attaqué députa 4 Sir W. Logan et a combattu la théorie de ce savant, qui prétend qu'il n'y a point de mines de charbon dans le Bas-Canada. Selon lui, IL y en a à Québec et dans le District de Gaspé. Dans nn voyage à Paris, où il a eu une audience privée de Napoléon III, il a soumis des échantillons aux savans £lie de Eeaumout, firogniart et D'Orsiguy, qui ont répondu qu'ils annonçaient la présence du charbon dans les lieux d'où ils avaient été tirés. Outre deux rapports officiels en sa quai* lé d'jjnspecteur des Mines, on a de lui Rapport géologique de M. de Rotlermund à 'Son Honneur le maire de <^éf>ec, sur la nature du minerai con^ustible qui se trouve dans la ville de qu&ee, Québec 1855.
Roux (Jean Hsnri Auguste) neuvième Supérieur du Séminaire de St. Sulpiee à Montréal, et Vicaire-Général, fut ordonne prêtre le 5 juillet 1784, s'expatria durant la révolution et parvint en Canada le 1er Septembre 179i. Le gouvernement anglais, qui n'avait ^s souifeit que le Séminaire se recrutât en France, modifia ses volontés durant la révolution, et envoya en Canada ceux des prêtres proscrits qui étaient Sulpiciens, et beaucoup d'autres encore. Grâces, à cette détermination, la communauté du Canada vit venir ù elle les meilleurs snjeft de celle de Paris, — les Chicoineaux, les Roque, les Lesaulniat, les Rivière, les Houdet &c. M. Roux, qui était le plus éfflinent, succéda à M. Rrassier en 1798. Il eut à déployer une grande habileté dans ses rapports avec les gouverneurs au sujet de la propriété de la seigneurie de Montréal, que la Couronne disputait aux Sulpiciens, avisée par ses agens coloniaux sortont, imbua de l'esprit de Sir James Marriot. Il leur adressa plusieurs Mémoires dans lesquels il met au néant les opinions non seulement des oâieiers coloniaux de la Couroane, qui n'ont guéres «tè des jurisconsultes, mais de ceux de L'Angleterre, — Sir Christopher Robinson, Sir Vicary Gibbs et Sir Thomas Plumer, Le Secrétaire Ryland avait surtout i
c<eur la spoliation dés Sulpicjens et traitait dTiigrata tes émigrii sans pain et lam Juitnt que M. Pitt avait TedûiHtû. De son côté, M, Rous ftaait écrire au colonel Kéâdy, secrétaire militaire du due de Ricbemond " que les Canadiens étaient alarmés par ta perspective de voir leiïn plbs anciens ètablisseniens spoliés, et que les lioliessea d'un Koi ne consistent pas dans les dépouilles de ses sujets, ntais dans la possession de leurs cteiirs." (Toirh siziéme iiolutne de Chrislie.) Il citait l'opinion de Mazères et celle de M. d'Outremonî, magistrat, à Londres, en faveur du iSëminaire, et passait à Paris, où il se procurait celle de Dupin. Ges opinions embarrassèrent singulière m eut le pauvre Ryland, qui avertit à regret les officiers de la Couronne d être sur leurs gardes et de se remettre au travail sur la question légale. M. B,oux eut ensuite arec l'èvëque de Telmesse des démêlées dans les quels il ne serait sans doute pas allé aussi loin, si le Gallicanisme eût à cette époque, autant que de nos jouis, perdu de son influence. (•) De son côté, Plessis soutint son sufiragai^t et menaça f empèclier le Séminaire de se recruter. Ces difficultés purent contribuer à précipiter la vieillesse du Supérieur, qu'il devint invalide et languit jusque au 7 avril 1831, jour de sa mort. — M. Roux n'écrivait pas toujours bien ; mais il était prédicateur, thèolo-
[*) Nous menlioDDons ici un f swJice, el qui suaprencira peut-ê communication des Leitres Âpoel férta à Meeslours du Séminaire de Montréal ; ée Mars 1821, et qu'ils ne daignèrent pas se la procur du Séminaire de Montréal et comme lel rempli aance et de respect pour tous les membres de cette iJlusUe mtrison, nouH ne nous permeiionB aucune réflexion eur cette eonduiie eitraordinkire; msis du moins eet-il vraisemblable que si ces meesieurs eussttnt pris connaissanee de ta pièce, ils auraient eu de quoi BBtiïfaire cette iHDrIion du Clergé du Diatricl qui croit bonnement qu'on a vouJH en faire un myaière.— Xfi grand Vicaire Cadietix.
Mftia heureusement pour ces deux évêques {de tSiésime et dr Stote) que ni la cure de Longueui I, ni une certaine nuiieaa, ne as sont rencontrée» dans leur iuriodiction, car alors, adieu leui canon iciCé.
fl. Bidari,
gien et juriaconsulte profond, et tont le pays le regardait comRte un homme du premier ordre. Les légistes anglais à gages le sentirent bien, et lorsqu'il alla ù Paris, accornpagné de feu Messire John Jakeon Hichards, de minbtre américain devenu Sulpicien, il fut reçu avec la plus grande distinction par ses confrères de la CRpitalCul'<Oii a de ce Supérieur lo. Lia Vie de la srsur BmirgfoU ^i M. de Montgolâer, Montréal 1818. Un traité des notes del*Egli»e,WAaaszx\t. ni. Ses Mémoires sur les droits da Séminaire. IV. Trazté sur l'AmovibiUté da curés en Canada, publié et augmenté par Monseigdeur Lartigue, avec une réfutation des Notes de 96., La Fontaine, avocat de M. Nau, sur l'inamovibilité prétendue des curéa. — Sa belle Lettre de 1SI2 pour [>orter les Canadiens, A^ une levée en masse contre les Américains. Voyez Larti-
Sabli (Du.) famille canadienne dont le premier menbre paraît être Adrien Dandonneau, Sieur Du Sablé. Les Edits et Ordonnanr.es Royaux font foi d'un pruoés entre Demoiselle Du Sablé et le Sieur Eadisson (nom connu dans les annales de la Rivière Rouge avec celui de Des Groseillers) au sujet de quelques Iles du lac St. Pierre. Il parait que le fief Du Sabbé, partie de la ville de Trois-Riviéres, fut érigé en marquisat en faveur des Dandonneau, avant la conquête, et que les Hart en ont tait depuis l'acquisition.
8adeetise, Esquimaux doué d'un courage, d'une droitore et d'une intelligence qui font honneur à sa raoe, né vers 1797, fut conduit à Leith en Ecosse, en 1816. Etant retourné l'année suivante dans sou pays, où il n'avait qu'une sœur et -l'ayant trouvée morte, il renonça à sa patrie. Il étudia la peinture et le dessin sons Nasroyth, à Edinbourg, et fit des progrés. Il rendit d'éminans services dans le premier voyage de Ross dans tes mers arctiques en 1818. Au retour de cette navigation il passa A. Londres et y attira beaucoup l'attention. L'Amirauté, qai l'appréciait, lui donna tous les moyens d'achever ou de perfeotioruier son éducation, et il s'y livra avee BTdeuT,iiiais en vain, cat il mourut «n 1816 en dé-
pit dea soins des premiers hoinmes de la profession méircale. Son sort rappelé celui de Keraboa, que mentionnent les Beautés de PHistoire d'Amérique. En 1796, y est-il (lit, im gentilhomme canadien pénétia dan:; le Labrador, ei dans 'es régions incultes arrosées par la baie à laquelle le pilote H dson donna son nom. Il visita le» Imttes de quelques cantons \e plés d'Esquimaux, demeura quelques jours a mie i e is, et s'en fit ftimer par sa doaceur et sa compla san e II fit à ces Sauvages uite telle peinture du bonheur ^ue 1 on goûte che:^ les peuples civilisés, qu'il parv nt a éno voir l'imagination froide d'un jeune homme, fteraboa abandonna sa hutte, ses filets, son canot d'écorce et la Kéralite qtii partageait ses travaux, pour suivre l'étmnger à Québec. A la vue d'une cité régulièrement bâtie, de grands édifices, et de tons les prodiges de l'art européen, l'enfant de la nature est d'abord frappé d'étoanement et d'admiration. Le luxe des maisons et de la table, nue foule d'objets dont il ne soupçonnait pas même l'existence, ravissent son esprit et entretiennent sa surprise. Mais, bientât il s'accoutume : la vie moiie des riches, l'esclavage des pauvres, cette bassesse et cette corruption de tous, maintenant viennent frapper ses regards. Il redemande ses rivières poissonneuses, ses monts glacés, l'indépendance de sa vie errante. Il ' court, il s'agite, il gravit les montagnes les plus escarpées : là, durant tout le jour, ses regards cherchent le pays où il a laissé ses frères, la compagne qu'il ne leveira plus, ses lacs, son océan, sur lesquels il s'élançait dans un frêle canot, malgré les tempêtes. La nuit, il va s'étendre tristement au bord d'une rivière glacée, qui lui offre du moins une image de la patrie. Il verse d'amères larmes ; ses plaintes et ses soupirs troublent le silMice des ténèbres, et le sommeil fuit loin de ses yeux creusés par la douleur. Enfin il devient la victime de son désespoir ; une funeste langueur dessèche ses viscères, et va tarir dans son cœur les sources de la vie. Sa poilrine ne peut être arrosée de larmes de ceux qu'il a laissés, ni le sol natal recevoir ses os. Keraboa meurt sans songer à* cette dernière consolation ; mais la cruelle pensée qu'il va s'endormir sous un ciel étranger empoisonne ses derniers soupirj. *
Sagard (le frère Gabriel Théodore) de l'Ordre des Fran-
ctscaina Bèformès, qui aida les Missionnaires Kécollet^ et Jésuites chez les Huruns, et dont on a : Histoire dtt Canada et Voyages que la frères Récollels y o?U faits paur la conversion des infidèles, où, est amplement traité des dtoses principales arrivées âansce pays depuis Pan 1615 jusq)l^ à la prise qui en a été faite par les Anglais: des biens M commodités qu'on en peut espérer ; des kueu'S, cérémonies, créances, lois et coutumes merveilleuses de ses halâtans, Sagaid est intéressant dans ses détails el écril avec soin.
Salaherry, illustre maison canadienne issue des Salaterry, seigDeihrs d'Irunjberïy en Navarre, dés le XV'b sièole, et alliés à la famille espagnole easlillane de Sans- Per, dont un membre reçut l'èpée de François 1er à Pavie. En France elle esi alliée aux maisons de Charost et de Lavaux. Un Salaberry figure sur lea bancs de la noblesse dans un Ut de justice tenu par Louis XV, comme an le voit dans les Edits et Ordonnances Royaux, et UD autre a écrit l'Histoire de l'Empire Ottoman, Paris, 1817, 4 vola. in-8vo.
Le premier Salaberry du Canada est Michel de Salaberry, qui vint à Québec eo I73S sur la frégate l'Anglesea,cummandÈci pal le capitaine Goiuain. Il y épousa dame Bouer de Villeray et deviut commandant d'une flitte du Koi, puis lieutenant de vaisseaux, et est dénommé capiteâne des vaisseaux dtt Moi iiLas un acte subséquent. De son mariage avec Dame Rouer de Villeray, il eut deux filles, et épousa en secoudeanoces Demoiselle Juchereau Duoheanay, dont 11 eut celui don t nous parle rons dans l'aiticlo suivant. Il fut fait Chevalier de l'ordre militaire de St. Louis en 1766 et mourut vers 1772. ■
II, — (L'honorable Michel-Ignace-Louîa-Antoine de) Seigneur de Beauport, Commandant d'un« division de Milice, était fils du précédent el père du héros de Chateauguay, el naquit eu 175". Ou a dit qu'il fut Je premier élève admis au petit Séminaire de Québec postérieurement à la conquête ; mais il ne dut pas y rester bien li>ngteina,fii l'on en croit sa notice nécrologique, qui dit qu'il lit d'excellentes études en Europe. De retour en Canada, il marcha à la défense de la frontière, et fit à ses irais la campagne de 1775 et celle de lllG, puis le reste de la guerre comme oiSciei à pleine paye. £n 1792, lors
Htà l'bctroi de la constitution, de la Cité de Qitébeâ etiti! antre comté l'élurent à l'euvi Député au Parlement Ptovincki. Quatre ans plus tard, il fut fitit Major da bataillon bas-canadien des Volontaires Canadiens Royaux, régiment de réguliers levé dans les deax Provinces. S.
A. E.. le duc de Kent le fit nommer Surintendant des Indiens, et sa notice néchrolugique lui attribue anssi la obaige de Maitre des Eaux et Forêts. En 1812, il fut ntila avec son fils, le colonel St. George, le lieutenant-colonel D'Eschambault et le major De Courcy, pour l'orgaaisalion de la Milice. Il forma et organisa le premier bataillon de Milice d'Elite et Incorporée à la Pointe-aux- Trembles, et marcha à la frontière, menacée par le général DearborO'. Ce vétéran avait été sommé an Conseil Législatif en 1810, sur la recommandation de Sir James Craig. Voici ce que ce gouvernement dit de lai : " Aa tlie toant oftk suffxient nwmher ofmeTitbers ofthis Board k attended with great inamvenience, particitiarly as to ihe nttings ofthe Court of Appeais, (*) Ibeg to recommend M. Louis de Sedaherry to supply the defidency occasionned btf the circumstance that Itas steured vàth respect to Mr. Craif^, as well asbytke necessity that gentleman is undtr of going home for the settiement qf his accounts. Mr. de 8alaberry is a very respectable Canadian Gentleman, tekose beit services hâve always been M the disposai of His Majtsty's government. He is a memàer ofthe House r^ Aaaeml^ and has been so in every Farliament since its establishnKHt. , Ile meant to hâve retired from. it on the présent eleedon, but laas induced to stand again at my désire," (Dépêche i ■ lord Castlereagh). Aucun gentilhomme ne fit jamais de plus grands sacriUces pour le service de son prince. A , part des sommes considérables qu'il dépensa à la guerre,
il eut quatre itis dans l'armée du Roi, et celui dont noas allons donner la notice survécut seul aux dangers des batailles. Le père mourut en 1826 à 76 ans.