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et aux conquêtes qui pres cette bataille. Avant l'invasion anglaise de 1759, il visita tous les postes militaires de la colonie avec une étonnante activité, et avait le com-
mandement immédiat au glorieux combat de Montmorency, 1 qui frustra le dessein de Wolfe de se rendre maître du camp Le retranché qui couvrait Québec. Quand Montcalm succomba, le Lévis était de nouveau malheureusement à visiter les points e, faibles du pays, et ne fut pas là pour le remplacer. Le à marquis de Vaudreuil l’appela à l’armée et on fit de concert le ce qu’il fallait pour sauver la capitale ; mais ceux qui en Le avaient la charge la rendirent au moment où le secours allait la, y entrer. Notre compatriote n'était pas homme à résister aux Anglais après la chute de Québec ; mais Lévis était le ai Mars de l’armée d'Amérique et possédait le véritable feu de x la guerre. Non seulement il se prépara à défendre les gou- 6 vernements des Trois-Rivières et de Montréal, au grand 1 4 étonnement de Raynal et de l’Europe ; mais il tenta même | de reprendre Québec. L'événement aurait sans doute justifié r sa témérité sans l'aventure du canonnier français, qui est t bien connue. Il vengea du moins la défaite d'Abraham dans Ê la plaine de Ste-Foye. Il défendit ensuite pied à pied le n pays contre les armées d’Amherst, de Johnson, de Murray il et d'Haviland, qui vinrent converger sur Montréal, alors 1 place de guerre. Lévis proposa de se retirer dans l’île Steit Hélène pour la défendre jusqu’à l'extrémité, mais le marquis (S de Vaudreuil capitula sagement. Ambherst exigea les dra- )- peaux : Lévis les brûla. En Europe, on le retrouve à la l- victoire de Johannisberg remportée sur le prince Ferdinand D, par le prince de Condé en 1762. Ses services furent récom- 1 pensés par le gouvernement de l’Artois ; il fut créé maréchal il de France en 1783, duc et pair l’année suivante. Il mourut L- en allant tenir les Etats à Arras en 1787. Ils lui déceré nèrent un mausolée dans la cathédrale. On trouve un beau portrait de ce capitaine dans la collection du commandeur
a Viger.—Le duc de Lévis, fils, émigra à la révolution, se : u trouva à l'expédition de Quiberon et fut sauvé, blessé, par n une chaloupe anglaise. Il a écrit sur les institutions de
a l'Angleterre.
n Ligneris (Marchand de), un des plus illustres guerriers
qu’ait produits le Canada, eut d’abord un commandement dans l'expédition abortive de M. de Ramezay contre la