‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 106 sur 186 · LUS—MAC · texte numérisé non relu

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Frédéric, où il était en 1744, dans le temps où le savant, Suédois Kalm passa dans ce pays. Ce voyageur décrit le. fort de St-Frédéric et surtout la haute et massive tour où M. de Lusignan faisait sa demeure. La place, en 1749, avait. 22 canons, un mortier et 18 pierriers. Il commanda à l’île aux Noix en 1759 et à St-Jean en 1760. Il y a un autographe de lui dans l’Album des souvenirs canadiens du commandeur Viger. Il avait épousé demoiselle Louise Giles d'Avaise Desmeloise. On trouve le sieur {de Lusignan jeune parmi les officiers qui donnent leur opinion dans le conseil de guerre qui précéda la capitulation de Québec.

Lusignan (A/phonse), littérateur et chroniqueur, a publié Coups d'œil et coups de plume, et il vient de faire paraître Fautes à corriger, ouvrage qui a donné lieu à plusieurs discussions dans les journaux canadiens, au sujet de la langue française.

Macdonald (Andrew Archibald), lieutenant-gouverneur de l’île du Prince-Edouard. Il fut pendant quelques années chef du parti du gouvernement dans le Conseil législatif, ayant précédemment fait partie du Conseil exécutif de cette province. Il contribua beaucoup à faire adopter des mesures progressives pour l’île du Prince-Edouard.

Macdonald (sir John Alexander). C’est le vieux chef. C’est le vainqueur de cent batailles électorales, c’est celui qui porte une bannière vers laquelle la victoire penche depuis un quart de siècle. On s’est demandé jusqu’à ces dernières années si M. Macdonald était Canadien ou Ecossais. Il paraît certain qu'il est né à Glasgow, en Ecosse, le 21 janvier 1815, et qu’il est venu tout jeune au Canada, où ses parents s'étaient établis à Kingston, dans l'Ontario. Sa première femme, morte en 1856, était Ecossaise, sa seconde, une créole de la Jamaïque. Ainsi il n’y a jamis rien eu de canadien, soit dans cette individualité remarquable, soit dans les compagnes qu’il s’est choisies. Mais M. Macdonald a déployé une si grande finesse dans ses rapports avec les hommes de ce pays, la nature l’a doué d’un caractère si aimable, d’un esprit si plaisant, d’une égalité d’humeur si parfaite ; il sait trouver de si grandes ressources dans son

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