‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 123 sur 186 · DO—ORO · texte numérisé non relu

DO—ORO

tre plusieurs adversaires habiles, entr’autres MM. Prince et. Raymond, et l'opinion lui donnait déjà la victoire, quand l’encyclique de Grégoire XVI vint finir la cause. L'abbé Odelin mettait le sceau à sa réputation par ses pensées théologico-philosophiques, publiées dans les Mélanges Religieux, quand la mort l'enleva à son pays le 8 juin 1841. 0'Donell (Jacques Louis), premier vicaire apostolique de Terre-Neuve en 1796, fut nommé évêque de Thyatire par le

ape Pie VI, et sacré à Québec par Mgr Hubert. Promu à l'évêché de Derry, en Irlande, en 1817, il eut pour successeur Mgr Thomas Gillow.— L'architecte de la basilique paroissiale de Montréal, dont la façade est si remarquable, est un O’Donell, qui vint en Canada en 1824, et qui se convertit, avant de mourir en 1829. Ce fut messire Richards, converti luimême, qui l’administra. Il fut inhumé dans le temple qu’il avait construit, près de la première des grandes colonnes qui soutiennent le dôme, et l’on a mis sur sa tombe une épitaphe convenable.

Olier (Jean Jacques), abbé de Pibrac, fondateur de la société de St-Sulpice à Paris et à Montréal, compagnie dont il était aussi un des fondateurs, fut l’ami de saint Vincent de Paul, il était né en 1608, et mourut en odeur de sainteté en 1657. Il avait refusé l’évêché de Châlons-sur-Marne, que lui offrait le cardinal de Richelieu. Sa vie écrite par l'abbé Faillon a fait oublier l’abrégé du P. Giry.

Ononkonaya, chef de 100 guerriers iroquois, fait rencontre en 1638 de 400 Algonquins. Les Iroquois ne songent qu’à fuir, quand il leur dit : ‘“ Mes frères, si nous voulons commettre une telle lâcheté, attendons au moins que le soleil soit sous l’horizon, afin qu'il ne la voie pas.” Ce peu de mots eut son effet : la résolution fut prise instantanément de combattre jusqu’à la mort, et elle fut exécutée avec toute l’ardeur que peuvent inspirer le dépit et la crainte d’être. déshonoré. ‘“ Si la Grèce eût été le théâtre d’une action semblable, dit l’auteur des Beautés de l'histoire du Canada, l'homme éloquent qui arrêta par deux ou trois paroles ses compagnons prêts à fuir, les braves qui se défendirent contre une troupe quatre fois plus forte, eussent été immortalisés par tous les arts et consacrés comme des héros demi-dieux.

Oroboa, héroïne algonquine de la tribu des Muscogules.

ce et.

uand abbé nsées Reliê

ie de ar le.

mu à sseur ssiale »'Dovant 1 luiqu’il >nnes > une

de la dont ncent nteté arne, e par

ontre

qu’à

comsoleil mots nt de toute d’être:

d’une.

re du is pase déissent e des

gules..

OUI 209 Prisonnière de guérre chez les Iroquois, elle fut déposée dans une cabane pieds et mains liés, et demeura dix jours dans cette position, sans prendre de nourriture que ce qu'il fallait pour l’empêcher de mourir. La douzième nuit, pendant que ses gardes dormaient auprès d'elle, elle parvint à dégager une de ses mains, et bientôt après à se détacher tout à fait elle-même. Son premier soin fut d'assurer sa liberté par la fuite ; mais elle ne put se résoudre à laisser ainsi s'échapper l’occasion de la vengeance. Elle rentra dans le wigwam qu’elle venait de quitter, saisit un tomahawk, assomma celui des guerriers iroquois qui se trouvait le plus à sa portée, s’élança dehors et s’alla cacher dans le creux d’un arbre qu’elle avait remarqué. Là, elle attendit que la police du canton fût passée, et dirigeant sa course d’un autre côté, elle s’enfonça dans les bois. Elle y errait depuis deux jours, quand elle s’aperçut que ses ennemis suivaient ses traces. Elle se plongea aussitôt dans un étang couvert de roseaux et y demeura dans une attitude qui lui permettait de respirer sans être aperçue. Durant trente-cinq jours elle parcourut les forêts et les déserts, vivant de racines et de fruits sauvages. Parvenue à une rivière large et rapide, elle fit avec des osiers une espèce de radeau qui lui servit à la traverser. Enfin, rencontrée par des guerriers de sa nation, elle fut reconduite en triomphe dans son village, au milieu des chants de guerre.

Ouikka, l’idole des Esquimaux, fait naître les tempêtes, renverse les pirogues et rend inutiles les plus généreux efforts de leurs conducteurs. (Ceux qui découvrirent les premiers l'Amérique, n'avaient point avec eux de ÜCamoëns. Dans la Lusiade, par ce grand poëte, quand Vasco de Gama est près de doubler le cap des Tempêtes, tout à coup l’on aperçoit un personnage formidable qui s'élève du fond des mers ; sa tête touche aux nues, les vents, les tonnerres sont autour de lui, ses bras s'étendent sur la surface des eaux. Ce génie est le gardien de cet Océan, dont nul vaisseau n’a encore fendu les ondes ; il menace la flotte, il se plaint de l’audace des Portugais, qui viennent lui disputer l'empire de ces mers, et il leur annonce toutes les calamités qui doivent traverser leur entreprise. Cette fiction est une des plus bellès qu’on ait à opposer aux anciens.

Ouimet (Gédéon), ex-procureur génénéral durant l’admi-

Page 1