‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 130 sur 186 · PIE—PIG · texte numérisé non relu

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comme le fondateur de cette ville. En 1752, il rassemblait. 400 sauvages qui se donnaient à la France et au christianisme par son entremise, dans un traité figuré par les dames canadiennes sur un guidon qui se conserve encore à la mission du Lac, le baron de Longueuil étant commandant. général de la colonie, M. Boucher de La Périère, gouverneur de Montréal, gubernator, et le chevalier de Lacorne, interprète. L’intendant Hocquart l'appelle l’apôtre des Iroquois, Duquesne disait que sa personne valait dix régiments, et les chroniqueurs des colonies anglaises l’appellent. erronément le Jésuite de l'Ouest. Il passa à la Louisiane: en 1760 et y séjourna deux ans. De retour en France, il reçut du clergé, en 1766, une gratificution qui lui fut renouvelée en 1770. Il alla à Rome en 1777, et travailla jusqu’à sa mort pour le bien de l'humanité. Aussi le pape lui fitil compter 5,000 francs, et le roi de France rémunéra aussi ses services. C'était faire la charité au père des pauvres et des'’affligés de toute sorte, car il n’en était pas plus riche. Il mourut le 15 juillet 1781, chez sa sœur, à Venjon, petit. bourg du département de l’Ain. Il paraît que Lalande, l’incrédule, fit son éloge à l’Académie. Voir, de plus, les Lettres édifiantes.

Pierron ou plutôt Péarron (*) (André), de la Compagnie de Jésus, le premier peintre connu en Canada, y arriva le 12 juillet 1663. Il alla évangéliser les Iroquois. La Mère de l’Incarnation dit de lui dans ses lettres : ‘“ Le Père Pierron fait merveille chez les Agniers avec ses tableaux. Il est bon peintre ; les sauvages sont ravis de ses tableaux. ” En 1668, il vint à Québec à pied à la raquette. L'année suivante, on écrit qu’il gouverne le pays des Agniers, où ik passe pour le plus grand génie du monde ; qu’il a écrit aux gouverneurs anglais contre les abus de la traite de l’eau-devie, et que ce bon Père prèche le jour et peint la nuit. La liste dit qu’il fut tué au mois de mars 1673, d’où l'on peut conclure qu’il souffrit le martyre.

Pigeon (François), ami des arts et de l’éducation, fut. ordonné prêtre le 16 janvier 1803. Après avoir été directeur du séminaire de Québec, il devint curé de St-Philippe et fonda dans sa paroisse, en 1826, une gazette appelée le.

(*) Voir la Liste ecclésiastique,

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