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de 1701. Il adressa au marquis de Vaudreuil un mémoire relativement aux intérêts des Français dans l'Ouest et laissa un manuscrit intitulé : Mœurs, coutumes et religions des sauvages dans l'Amérique Septentrionale, qui a été utile à M. de La Potherie et même à Charlevoix. On lui doit la découverte des mines de la rivière des Moines dans l’Iowa. Perrot avait un fort au lac Pepin.—Un Canadien, redevenu Français, le général Perrot, colonel de cavalerie en 1848, obtint de l'avancement durant la deuxième révolution, et était commandant général de la garde nationale de Paris en 1851. Il refusa un collège électoral de France qui voulait l’élire, dans la croyance qu’il s’'engagerait à se ranger sur les bancs de l’opposition à Napoléon III.
Petitolair (Pierre), du Labrador, natif cependant de Québec, a été le premier auteur comique canadien depuis Quesnel. Ses principales pièces sont : Griphon ou la Vengeance dun valet, la Donation, Une partie de campagne, qui fut imprimée en 1865. Mort en 1860.
Phelan (Patrick), troisième évêque de Kingston, n’a été titulaire qu'environ un mois, étant mort d’une maladie contractée aux obsèques de Mgr Gaulin, son prédécesseur. Né en Irlande en 1793, il suivitses parents aux Etats-Unis, et Mgr Cheverus, depuis archevêque de Bordeaux et cardinal, mais alors évêque de Boston, l’envoya étudier au collège de Montréal. Ordonné prêtre en 1725, au lieu de retourner à Boston, il s’agrégea à la communauté de St-Sulpice. Nommé d’abord évêque de Carrha et coadjuteur de Mgr Gaulin, il fut créé administrateur apostolique, en conséquence des infirmités de ce prélat, par bref du pape Pie IX (1852), et signa en cette qualité les actes du deuxième concile de Québec. Il a été le fondateur ou le bienfaiteur du collège de Regiopolis.
Picquet (François), de la communauté de St-Sulpice et docteur de Sorbonne, fondateur d'Ogdensburg dans le Haut- Canada, né à Bourg-en-Bresse le 6 décembre 1708, vint en Canada en 1733 et fut envoyé sept ans après à la mission du lac des Deux-Montagnes, où il construisit un fort dont on voit encore les ruines. Il y réunit les tribus errantes des Algonquins et des Nipissingues. Ce fut en 1749 qu’il établit une nouvelle mission pour les Iroquois à la Présentation, aujourd'hui Ogdensburg, et M. Hodgins le signale