‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 133 sur 186 · PLE · texte numérisé non relu

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tolique : ce fut Mgr Edmond Burke, ex-grand vicaire de Mgr Plessis, qui l'avait sacré en 1818, avant son départ pour l’Europe. Durant son séjour à Londres, il se lia d’'amitié avec le célèbre docteur Poynter, vicaire apostolique de cette capitale, qui lui écrivit en 1823, sur les difficultés de l’administration ecclésiastique en Canada, une lettre que notre premier pasteur fit publier et répandre. Il fut de retour à Québec le 16 août 1820, et fut reçu avec de grandes démonstrations de respect et d'affection par les habitants ‘de Québec. Il était accompagné de l’abbé Lartigue, nommé suffragant et auxiliaire pour le district de Montréal, où déjà Mgr Hubert avait voulu faire ériger un siège épiscopal. Il l’y sacra dans l’ancienne église paroissiale en 1821, et le soutint dans ses difficultés avec le séminaire. Le mandement d'installation émané par Mgr Plessis accordait aux suffragants et auxiliaires les mêmes honneurs qu’à lui. Joseph Octave Plessis mourut à l’'Hôpital-Général de Québec le 4 décembre 1825, âgé de 62 ans et 9 mois, et fut inhumé le 7 avec tous les honneurs religieux et civils, les troupes de la garnison formant une double haïe sur le passage du convoi, que suivait lord Dalhousie avec son étatmajor et tous les dignitaires de la colonie. Son cercueil fut placé dans le sanctuaire de la cathédrale au lieu où l’on chante l’évangile. Son cœur fut déposé le 14 du même mois dans le mur d’une des chapelles, de l'église St-Roch, et un monument de marbre fut élevé auprès de ce lieu. Un marbre tumulaire a aussi été placé, le 2 décembre 1833, dans le sanctuaire de la cathédrale au-dessus de sa tombe. On conserve la correspondance de ce prélat, qui est des plus importantes, et une série de sermons latins pour les réunions du clergé. Parmi les pièces curieuses de la bibliographie canadienne, se trouve le Sermon à l’occasion de la victoire remportée par les forces navales de S. M. B. dans la Méditerranée, les ler et 2 août 1798, sur la flotte française, prononcé dans l’église cathédrale de Québec le 16 janvier 1799, par messire J. O. Plessis, curé dr Québec, coadjuteur élu, ei précédé du mandement de Mgr Lenaut, Québec, 1799. On a la gravure du portrait en pied de Mgr Plessis. La figure est belle et imposante. La plus grande gloire de ce grand homme se perpétua dans ses œuvres et dans les ecclésiastiques éminents qu'il forma, les Lartigue, les Proven-

PON 229 cher, les Burke, le McEachern, les McDonell, les Demers, les Maguire et tant d’autres. Voici le jugement que porte sur ce prélat la Revue canadienne (Canadian Review), journal anglais du temps : “ The death of the protestant Bishop did not long precede that of Mgr. Joseph Octave Plessis, the roman catholique Bishop of the Province, who, on the 4th of December, at Quebec, terminated his mortal career. In the decease of this prelate, his church has to lament an able, temperate, rt zealous indefatigable chief ; his flock a kuman, benevolent und charitable pastor, ever alive to their wants and prompt to administer, and the king a tried and loyal subject ; there was in short among all classes and persuasions but one sentiment of regret for the loss, and respect, and veneration for the memory of this benevolent christian and truly exemplary character. His remains were conveyed with all the civil and military honors from the Hospital- General, where he had closed his life, to the Chapel of the Hotel-Dieu, and from thence, on the day of interment to the Parish Church of the Uper Town, where he was interred on the rigth of the alter, in presence of the Governor in Chief and heads of all the various departments and an immense concourse of inhabitants, who all wished to express the high opinion they entertained of the zeal, charity and loyalty for which he was not more conspicuous than he was for the talents which adorned the high and important office he had s0 ably discharged since 1806. L'abbé Raimbault lui a consacré une oraison funèbre.

Pontbriand (Henri Marie Dubreuil de), sixième évêque de Québec, d’une des grandes familles nobiliaires de Bretagne, naquit à Vannes et fut d’abord abbé de Maubec. Sa mère avait une grande réputation de sainteté. Ayant été choisi pour succéder à Mgr de Lauberivière, il obtint ses bulles de Benoît XIV le 6 mars 1741, prêta serment au roi entre les mains du cardinal prince de Rohan, et fut sacré à Paris par l'archevêque Gaspard de Vintimille. Arrivé à Québec le 17 août, il prit possession de son siège le 30. L'auteur des Mémoires publiés par la Société littéraire et historique prétend qu’il prêchait et chantait mal, qu’il était d’un commerce peu agréable, et qu'il était enclin à des byusqueries messéantes à son caractère. Quoi qu’il en soit, ces défauts, s’il les eut, étaient rachetés par de grandes vertus. Il édifia toute la

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