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et baronnet, habile capitaine et gouvernant aimable, né à. New-York le 19 janvier 1767, épousa, le 19 mai 1789, Catherine fille de John Phipps, écuyer. Il défendit avec succès ia Dominique contre l’aniral Missiessy, et conquit la Martinique et la Guadeloupe sur Napoléon. Sa récompense fut le titre de baronnet en 1805, puis la lieutenance de la Nouvelle-Ecosse, A l'approche de la guerre avec les Etats- Unis, en 1811, il remplaça sir James Craig, sous lequel les Canadiens auraient refusé de marcher à la défense du pays, et qui ne songenit qu'à se renfermer dans Québec. Il en fut bien autrement avec Prevost. Ce général, qui trouva le pays divisé en deux factions au dedans, avec une guerre imminente au dehors, gagna de suite les cœurs des Canadiens, Il n'avait point de troupes, les légions britanniques étant occupées sous Wellington. Il crut les Canadiens capables de défendre leur pays, et les Canadiens se rangèrent avec dévouement sous ses drapeaux et sous la conduite des mêmes hommes qui avaient paru des traîtres à son prédécesseur, Son parlement l’autorisa à incorporer et à mettre sur pied, en cas d’invasion, toute la milice canadienne, et ainsi, la législature fit ce que n’avait pu faire Carleton lui-même, de tous les Canadiens autant de soldats. Elle fit plus... elle autorisa le général à émettre des billets d'armée au montant de £250,000 pour subvenir aux frais de la guerre, et les déclara monnaie courante et légale. Dans ses attaques de Sackett’s Harbour et de Plattsburg, où il marcha avec une armée de 14,000 hommes, sir George Prevost se montra, pour l'offensive, capitaine indécis et inepte, en un mot tout à fait incapable dans cette ligne. Mais l’organisation et la physionomie des divers corps canadiens qu'il créa, Voltigeurs, Guides, etc., et la manière dont il échelonna ces troupes pour prévenir ou repousser à deux reprises l'invasion des armées américaines, prêtes à percer de trois côtés à la fois, le mettent au premier rang comme organisateur et général propre à la défensive. Il avait certainement une spécialité précieuse en ce genre. Bien différent des Braddock et des Dieskau, on doit le regarder comme le capitaine qui a le mieux compris le système de
guerre que suggère la nature du terrain en Amérique. Or-
ganiser, savoir occuper le terrain n'étaient pas encore des gages suffisants de succès : il fallait souffler dans les cœurs