‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 144 sur 186 · RAM · texte numérisé non relu

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père était marchand en Canada. Ce négociant le décida à le suivre en ce pays, en 1795, ce qui était d'autant plus facile, que Mgr Hubert envoyait des fonds pour faire passer des ecclésiastiques réfugiés en Canada. Il mit pied à terre à Québec au mois de juillet, et rencontra Mgr Denaut, qui se rendait de Longueuil à Québec pour prêter serment en qualité de coadjuteur. Ce prélat l’'emmena à Longueuil, le fit sous-diacre, diacre et prêtre, peu après. Ce fut la première ordination de Mgr Denaut. Employé comme profes: seur au séminaire de Québec, sa faible santé le força de quitter ce poste pour y prendre la cure de l’Ange-Gardien. Mais il s’y dévoua encore à l’enseignement, et y eut pour élève l’abbé Painchaud, fondateur du collège de Ste-Anne, et Henry Hardinge, depuis célèbre, dont il fut le professeur de mathér tiques. Dans la suite, il prenait un singulier plaisir à s -e ‘“ son cher Harry ” par tous les degrés de sa fortune ; . s’il ne vécut pas assez pour le voir maréchal et commandant des forces, il eut la joie d'apprendre par les journaux ses services dans l'Amérique du Sud et en Espagne, sa mission à l’armée prussienne, et son élévation à la charge de ministre de la guerre. L'abbé Raimbault composa à l’Ange-Gardien une belle prose en l'honneur de saint Louis de Gonzague ; et on a aussi de lui l’oraison funèbre de Mgr. Plessis, qu'il prononça dans l’église des. Trois- Rivières, et la Votice biographique de l'abbé de Calonne, publiée dans l’Ami.de la religion des Trois-Rivières. Curé de Nicolet dès 1807, il y est mort en février 1841.

Ramezay ou Ramsay, maison canadienne aujourd'hui éteinte, était de la même race que l'élève de Fénelon, et alliée à la maison de Douglas.

Claude de Ramezay obtint de Vaudreuil et Raudot le fief de Monnoir en 1708, et celui de Ramezay en 1710. Il fut chevalier de St-Louis, gouverneur des Trois-Rivières, puis de Montréal, après le chevalier Callières, et même commandant général de la colonie durant une absence du premier de Vaudr:uil. Frontenac l’envoya à Montréal pour mander M. de Callières de marcher au secours de Québec. Il com. mandait la milice canadienne dans la grande expédition du premier contre les cantons iroquois. Chargé d’une expédition contre-la Nouvelle-York en 1709, il retraita après avoir dispersé une avant-garde de cent hommes. L’année suivante,

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