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il fut envoyé, avec 600 hommes, au secours du baron de Loneuil, qui allait bravement s'opposer au général Nicholson la tête de la jeunesse de Montréal. Ce fut lui qui érigea
l'hôtel du gouverneur, plus tard l'Ecole normale Jacques-
Cartier ou le bureau de l’Instruction publique, à Montréal.
T1 mourut en 1739. Des seigneuries furent données avec
profusion à Geneviève, Angèle, Louise et Elisabeth de
Ramezay, ses filles, qui montrèrent un rare dévouement aux
habitants de Montréal dans une épidémie.
Jean-Baptiste Nicolas Roch, qui fut aussi chevalier de St- Louis et gouverneur de Montréal, puis de Québec, que l’histoire l’accuse d’avoir, de concert avec de Bernetz, chevalier de Malte, remise précipitamment aux Anglais après la défaite d'Abraham, au moment même où M. de La Roche- Beaucourt s’y annonçait avec des secours. — Chargé de coopérer à la tête de 1500 Canadiens avec le fameux armement du duc d’Anville, destiné contre Louisbourg et l’Acadie, il bloqua d’abord Port-Royal. A la nouvelle des désastres de la flotte, qui prévinrent le débarquement du général de Pommeril, il retraita à Beaubassin ; mais il trouva encore néanmoins l’occasion de se couvrir de gloire par une victoire signalée remportée aux Mines sur le colonel Noble, qui fut mis hors de combat avec le tiers de ses troupes, tandis que le reste ne retourna à Port-Royal qu’en vertu d’une capitulation. Le combat fut livré le 11 février 1747 dans la matinée, et se prolongea jusqu’à trois heures du soir. Il est digne de remarque qu’il se passa au milieu d’une tempête de neiges, que les Canadiens firent usage de raquettes, et qu'on observe qu’elles leur donnèrent un grand avantage sur les Anglais.
Raudot, père et fils, intendants conjoints de Nouvelle- France.—-Raudot père, qui avait été conseiller à la Cour des aides, succéda à François de Beauharnoïs en 1705, et arriva le 6 septembre sur le Æéros, commandé par le comte d’Argaïan. Il fut un des plus habiles administrateurs de la colonie. Ce fut lui qui suggéra, dans un mémoire remarquable, la colonisation de St-Jean et du Cap-Breton. Il obtint aux Canadiens le permis d’avoir, pour l‘urs premiers besoins, quelques manufactures ; et les voyant se ruiner en procès, il se mit à concilier lui-même les parties. Il adoucit aussi en leur faveur les rigueurs de la féodalité. Son
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