‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 147 sur 186 · REE—RIC · texte numérisé non relu

REE—RIC

fut lieutenant général de l’Acadie après lui ; mais la relation de Denis dit, au contraire, qu'après la mort de Razilli, messire d’Aulnay Charnizé lui succéda par accord avec son frère Claude, commandant de Pentagoët sur un arrière-tief de la concession d’Isaac. Claude de Razilli suivit son aîné au Brésil, secourut Toiras, bloqué par les Anglais dans l'île de Rhé, contribua à la prise de La Rochelle et à la défaite des Anglais, fut fait gouverneur d'Oléron, puis chef d’escadre des côtes de Bretagne, et fut enfin vice-amiral de l'archevêque de Bordeaux, nommé amiral contre les Espagnols. Il commanda en cette qualité dans le canal de Fontarabie. Il contribua, en Acadie, à la fondation de La Hève. Reeves (Charles), poète, né à Québec en 1812, mort à Montréal en 1834, entra jeune au collège de Québec, où il se signala par son goût exquis pour la littérature et les beaux-arts. Son père s'étant fait protestant en 1825 et livré à bien des folies, ces aberrations paternelles imprégnèrent l’imagination et les poésies déjà suaves de ce jeune athlète du Parnasse, d’une tristesse et d’une mélancolie qui ne sont pas sans charmes, et qui lui méritent la sympathie de ceux qui ont l’occasion de les lire, d'autant plus que ce Tyrtée s’abandonna trop à sa muse et perdit la raison.

Rhodes { William), ministre de l’agriculture dans le cabinet

Mercier, de 1888 à 1890. M. Rhodes servit dans l’armée anglaise durant plusieurs années et se retira avec le titre de colonel. Il a été directeur du Grand-Tronc, président du chemin de fer Québec et Richmond, ainsi que de celui de Québec et Trois-Pistoles.

Richelieu (Armand, cardinal de), grand maître et surintendant de la navigation et du commerce de France, véritable créateur de sa marine, extermina la race des vice-rois de la Nouvelle-France, et s'y forma une sorte de souveraineté qu’il exerça à la tête de la Compagnie des Cent-Associés, dont il était le maître. (Ce ne sont pas tant les droits régaliens accordés à la compagnie par la charte de 1627 et les lettres d'attache du cardinal ajoutées aux lettres patentes du roi, qui prouvent cette souveraineté, que la qualité que prend par exemple Marc Antoine de Bras-de-Fer, sire de Chasteaufort, qui est désigné lieutenant général en l'étendue du fleuve St-Laurent, en la Nouvelle-France, pour Mgr le cardinal duc de Richelieu, etc. Après sa mort, la compagnie

RIC—RIG 247 languit et expira de pléthore, et Louis le Grand se mit en possession de pays beaucoup plus étendus que le reste de son empire. Richelieu a laissé son nom à plusieurs lieux de ce bord-ci de l'Atlantique. :

Richer-Lafièche (Louis), deuxième évêque des Trois- Rivières, ancien missionnaire dans le Nord-Ouest, puis supérieur du séminaire de Nicolet. Ce prélat fut d’abord coadsue de Mgr Cooke, sous le titre d'évêque d’Anthédon, et

ui succéda en 1870, étant alors au concile du Vatican.

Riel (Louis), père, né à l’Ile-à-la-Crosse, dans le territoire du Nord-Ouest, le 7 juin 1817, était fils de J, B. Riel, originairement de Berthier, et d’une métisse. Il se construisit, en 1825, un moulin dont plus tard il confia l'administration au sieur de La Gimaudière, dont il avait épousé la sœur. Il s'illustrait en 1849, en soulevant les Métis, faisant libérer les citoyens détenus par le juge Adam Thom, ancien journaliste tory de Montréal, et obtenait de force la liberté du commerce ou de la traite. J. McLauglin, le pionnier de l'Orégon, alors à Londres, lui écrivait : ‘ M. Ibister, votre compatriote, vous soutient dans la Chambre des communes,” et il le félicitait. Il mourut le 21 janvier 1864. Son fils l'avait quitté pour aller étudier au collège de Montréal.

Riel (Louis), fils, ex-président de la république du Manitoba et de la terre de Rupert. Durant son administration il aida le gouvernement canadien contre les féniens. Plus tard il fut proscrit pour avoir fomenté des troubles et vécut plusieurs années sans attirer sur lui l’attention du public, En 1885, sortant de son inaction, il poussa les Métis à la révolte. Le gouvernement de la Puissance envoya au Nord- Ouest quelques troupes pour y apaiser les troubles. Après deux ou trois engagements, Louis Riel étant tombé au pouvoir de ses enñemis, fut jugé, condamné à mort et e:cuté à Regina, le 16 novembre de la même année.

Rigauville (Charles Regis des Bergères de), ecclésiastique canadien, ordonné prêtre le 20 septembre 1749, avec six autres diacres, fut admis plus tard dans le chapitre de Qué- -bec, et mérita d’être connu par son dévouemsnt pendant le siège de Québec et à la bataille de Ste-Foye. La religieuse qui nous a laissé une relation lui rend pleine justice. “Il (M. Briand) se chargea avec M. de Rigauville, aumônier de notre maison, prêtre d’un mérite et d’une vertu distingués,

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