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d’administrer les sacrements aux malades et de veiller jour et nuit auprès des moribonds.” Et elle ajoute à propos du combat de Ste-Foye : “ M. de Rigauville voulut suivre le grand vicaire sur le: champ de bataille, Il n’était pas sans inquiétude ; monsieur, son unique frère, et plusieurs de ses proches étaient dans l’armée. Ils eurent la consolation de voir l’ennemi tourner le dos et prendre la fuite.” Le frère du chanoine est probablement le même qui, sous les Anglais, combattit à St-Jean et qui avait commandé au fort St: Frédéric. Le chanoïne mourut le 26 décembre 1780, Robidoux (Joseph Emery), C. R. Le député de Châteauguay est un homme taillé par la nature pour jouer les rôles de tribun, bien que par son caractère il doive se plaire mieux dans les débats parlementaires que dans les orages des réunions populaires. Sa physionomie plaît à la foule au premier abord. Elle croit y voir toutes les qualités qu’elle recherche dans ceux qu'elle se choisit pour la guider, Aussi lui prête-t-elle, quand il se présente devant elle, une attention toute bienveillante, ce qui est un grand avantage pour un orateur populaire. La victoire est à moitié remportée dès les premières paroles. Si M. Robidoux ne s'était pas pas encore découvert cette espèce de bienveillance qu'il inspire autour de lui, il a dû s'en apercevoir l'été dernier, lorsque, après les élections provinciales, la nouvelle de son entrée dans le cabinet Mercier fut répandue par les journaux Ses adversaires politiques, qui sortaient bien meurtris d’une bataille générale et qui devaient, par conséquent, avoir au cœur un certain degré d’acrimonie, n’eurent pourtant que des paroles bienveillantes à son adresse pour saluer sa bonne fortune. Il est vrai que le député de Châteauguay était bien préparé par ses études et ses travaux à remplir les fonctions ardues de procureur général que M. Mercier venait de lui confier. Né à St-Philippe de Laprairie le 10 mars 1844, et élevé au collège de Montréal d’abord, ensuite chez les Jésuites, il étudia le droit à l’université McGill et entra au barreau à vga ans, Pendant dix ans M. Robidoux fut professeur de droit civil à cette université, À quarante ans il se trouvait président de la société des diplômes de la faculté où il avait fait ses études et bâtonnier du barreau de l'arrondissement de Montréal. Déjà il avait été commissaire chargé de faire un rapport sur
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l'administration de la justice à Montréal. Ce fut en cette même année de 1885 que M. Robidoux se fit élire député Li ae par les libéraux du comté de Châteauguay. Ils ui ont conservé son mandat en 1886 et aux élections de 1890, M. Robidoux est un homme heureux, jusqu’à l’âge de 46 àns, il a su entrer de plein pied dans la popularité et la confiance des électeurs de sa province toutentière. Cette esquisse politique n’est qu'ébauchée, car celui qui en est l'objet, est à peine à la moitié de la carrière brillante qu’il est appelé à fournir,
Rob neon (air John Beverley), ci-devant procureur général, président du Conseil législatif, puis juge en chef du Haut-Canada, né en 1791, a été nommé grand juge en 1829. Compagnon civil de l’ordre du Bain en 1860, il a été créé baronnet du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande en 1854, en même'temps que M. La Fontaine. On a de lui : Canada and the Canada Bill, Londres, 1840, et sa correspondance avec le très honorable sir R. Wilmot Horton au sujet d'un pamphlet intitulé : Zreland and Canada. Son portrait, par Hamel, fait partie de la galerie des orateurs.
Rodier (Charles Séraphin), né en 1818, décédé en 1890. Petit-fils d'un médecin français qui émigra au Canada au milieu du siècle dernier, M. Rodier qui au début de sa carrière ne possédait aucun moyen, sut par son énergie et sa persévérance acquérir une immense fortune. 11 mourut ‘sénateur (division des Mille-Iles) après avoir, dit-on, refusé trois fois cet honneur.
Rohauit de Camache (Æené), de la Compagnie de Jésus, était fils du marquis de Gamache, et entra dans l’ordre en 1625. Il offrit presque aussitôt au Père Mutis Vitelleski, ‘général, 6,000 écus d’or pour la fondation d’un collège à Québec, Malgré la conquête du pays par les Anglais, ce beau projet ne fut qu’ajourné, et fut exécuté après le traité ‘de St-Germain en 1635. Ce monument, après avoir été converti en caserne par les Anglais, a été démoli il y a quelques années, Un drame qui y fut joué en 1658 pour la réception du vicomte d’Argenson, les disputes de philoso- Lo qui y eurent lieu en 1666, et la charge de professeur
’hydrographie que le recteur eut après MM. Joliet et Frankg prouvent que ce collège a prospéré, comme tous ceux e la Compagnie de Jésus.