‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 150 sur 186 · RO&—ROT · texte numérisé non relu

RO&—ROT

vention, en exigeant qu’elle fût d’abord retirée du concours. La machine conserve dans le contrat de vente le nom de Cultivateur canadien à vapeur de Romain. Le mécanicien français Coré, auteur de l’Aistoire de la mécanique au XIXe siècle, s’exprimait ainsi au banquet spécial de l’agriculture, le 25 octobre 1855 : “ J’éprouve, messieurs, un bonheur que nous partageons tous, en apprenant que le problème de l’application de la vapeur à la charrue est complètement résolu par un mécanicien du Canada qui s’honore de son origine

. française. J'ai vu, ces jours derniers, fonctionner cette

importante machine, cette charrue menée par la vapeur, et l'expérience laisse peu de chose à désirer.”

Roque (Jacques), vénérable instituteur échappé à la guillotine révolutionnaire par voie de l'Espagne, où il fut fait docteur de Salamanque, a été vingt-cinq ans directeur du collège de Montréal. Retiré au séminaire et vicaire général, il y renouvela ses vœux de prêtrise vers 1835, et reçut à cette occasion une grand” ovation de la part de ses élèves vivants. Né en 1761, il mourut en 1840.

Ross (David Alexander), président du Conseil à Québec, est né en 1819. Ancien procureur général dans l’administration Joly. M. Ross est un des hommes marquants du parti libéral. Il est le petits-fils de John Ross, Ecossais qui combattit avec valeur sous le général Wolfe et fut blessé à la bataille des Plaines d'Abraham. L’hon. M. Ross a été nommé conseiller législatif en janvier 1887.

Ross (John J.), médecin et homme politique, vice-président du Collège provincial des médecins et chirurgiens. Il fut membre du Conseil législatif et du Conseil exécutif de la province de Québec, et, à la démission du ministère Mousseau, il forma un cabinet et devint premier ministre. Ce ministère résigna en janvier 1887. M. Ross est maintenant sénateur. Il naquit en août 1833.

Rottermund (Ze comte de), inspecteur des mines pour le ministère des terres de la couronne, a étudié les sciences naturelles à Paris, et a épousé en Canada une demoiselle de l’honorable P. D. Debartzch. On se souvient des attaques qu’il a dirigées en 1850 contre la réputation naissante de M. Hunt. Il s’est attaqué depuis à sir W. Logan et a combattu la théorie de ce savant, qui prétend qu'il n’y a point de mines de charbon dans le Bas-Canada. Selon lui,

Page 1