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il y en a à Québec et dans le district de Gaspé. Dans un voyage à Paris, où il a eu une audience privée de Napoléon III, il a soumis des échantillons aux savants Elie de Beaumont, Brogniart et d'Orsigny, qui ont répondu qu’ils annonçaient la présence du charbon dans les lieux d’où ils avaient été tirés. Outre deux rapports officiels en sa qualité d’inspecteur des mines, on a de lui Æapport géologique de M. de Rottermund à Son Honneur le maire de Québec, sur la nature du minerai combustible qui se trouve dans la ville de Québec, Québec, 1855.
Rottot (J. P.), professeur et doyen de la Faculté de médecine de l’université Laval. Il naquit en 1825 et fit de brillantes études. Elève de l’Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, il en devint l’un des professeurs en 1860 et quitta cette institution en 1878, lorsque l’université Laval fonda sa succursale à Montréal. Le docteur Rottot est un des meilleurs praticiens de cette ville, où il a une nombreuse clientèle. Il fut, durant quelques années, rédacteur en chef de l’Union médicale.
Routhier (4. Z.), auteur canadien dont les écrits sont lus en Europe. Poète et prosateur spirituel, M. Routhier a doté son pays de plusieurs ouvrages de mérite. Causeries du dimanche, À travers l’Europe, Les Echos, sont des œuvres que l'on ne peut parcourir sans intérêt. L'Union de Paris et la Revue du Monde catholique ont fait au juge Routhier beaucoup d’éloges.
Roux (Jean Henri Auguste), neuvième supérieur du séminaire de St-Sulpice à Montréal, et vicaire général, fut ordonné prêtre le 5 juillet 1784, s’expatria durant la révolution et parvint en Canada le ler septembre 1794. Le gouvernement anglais qui n'avait pas souffert que le séminaire se recrutât en France, modifia ses volontés durant la révolution, et envoya en Canada ceux des prêtres proscrits qui étaient Sulpiciens, et. beaucoup d’autres encore. Grâce à cette détermination, la communauté du Canada vit venir à elle les meilleurs sujets de celle de Paris, les Chicoineaux, les Roque, les Lesaulnier, les Rivière, les Houdet, etc. M. Roux, qui était le plus éminent, succéda à M. Brassier en 1798. Il eut à déployer une grande habileté dans ses rapports avec les gouverneurs au sujet de la propriété de la seigneurie de Montréal, que la couronne disputait aux Sulpiciens, avisée
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KOU 258 par ses agents coloniaux surtout, imbus de l'esprit de sir James Marriott. Il leur adressa plusieurs mémoires dans lesquels il met à néant les opinions non seulement des off ciers coloniaux de la couronne, qui n'ont guère été des jurisconsultes, mais de ceux de l’Angleterre, sir Christopher Robinson, sir Vicary Gibbs et sir Thomas Plumer. Le secrétaire Ryland avait surtout à cœur la spoalition de sSulpiciens et traitait d’ingrats ces émigrés sans pain et sans habits que M. Pitt avait recueillis. De son côté, M, Roux asait écrire au colonel Ready, secrétaire militaire du duc de Richmond, ‘ que les Canadiens étaient alarmés par la perspective de voir leurs plus anciens établissements spoliés, et que les richesses d’un roi ne consistent pas dans les dépouilles de ses sujets, mais dans la possession de leurs cœurs,” ( Voir le sixième volume de Christie.) Il citait l'opinion de Mazères et celle de M. d'Outremont, magistrat à Londres, en faveur du séminaire et passait à Paris, où il se proourait celle de Dupin. Ces opinions embarrassèrent singulièrement le pauvre Ryland, qui avertit à regret les. officiers de la couronne d’être sur leurs gardes et de se remettre au travail sur la question légale. M. Roux eut ensuite avec l’évêque de Telmesse des démêlés dans lesquels il ne serait sans doute pas allé aussi loin, si le gallicanisme eût à cette époque, autant que de nos jours, perdu de son influence. De son côté, Mgr Plessis soutint son suffragant et menaça d'empêcher le séminaire de se recruter. (Ces difficultés purent contribuer à précipiter la vieillesse du supérieur, qui devint invalide et languit jusqu'au 7 avril 1832, jour de sa mort. M. Roux n'écrivait pas toujours bien ; mais il était prédicateur, théologien et jurisconsulte profond, et tout le pays le regardait comme un homme de premier ordre. Les légistes anglais à gages le sentirent bien, et lorsqu'il alla à Paris, accompagné de feu messire John Jackson Richards, de ministre américain devenu Sulpicien, il fut reçu avec la plus grande distinction par ses confrères de la capitale. On a de ce supérieur 1° la Vie de la sœur Bourgeois par M. de Montgolfier, Montréal, 1818 ; 2° Un recueil de Votes sur l'Eglise, manuscrit ; 3° Ses Mémoires sur les droits du séminaire ; 4° Traité sur l'amovibilité des curés en C'anada, publié et augmenté par Mgr Lartigue, avec une réfutation des Votes de M. La Fon-