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défense heureuse de Port-Royal contre le colonel Mark, défit 400 hommes dans une sortie, et appuyæ d’Iberville sur terre et sur mer dans ses faits d'armes en Acadie. Après la conquête du Port-Royal par le général Nicholson, le marquis de Vaudreuil le nomma son lieutenant en Acadie. (Celui-ci tint la place bloquée tout l'hiver, bien que l’invasion du Canada projetée par les Anglais empêchât le gouverneur général d'envoyer À son secours le marquis d’Aloignies, comme il le lui avait promis, Mais on sait que l’Acadie fui cédée par le traité d'Utrecht. Il se trouva à Kaskobé avec Le baron de Portneuf, Le baron de St-Castin fils, fut gonverneur de Penobacot en 1710, Une ville du Maine porte son nom.
Ste-Hélène (Jacques Le Moine, sieur de), fils de Charles Le Moine, sieur de Longueuil et de Châteauguay, naquit le 16 avril 1659. Après avoir eu un duel avec le bouillant Perrot, ser verneur de Montréal, il suivit le chevalier de Troye à la baie d'Hudson, et enleva les forts Rupert et Quitehitchouen (1686). Dans l’expéditioh du marquis de Denonville contre les Iroquois, il commandait 300 sauvages chrétiens, et après l’insuccès de cette campagne, il fut envoyé pour tenter de ravitailler Cataracoui et en vint à bout, En 1690, il pénétra dans la Nouvelle-Angieterre et prit Schenectady. Au siège de Québec par Phipps, il pointa tous les canons et fut blessé mortellement au combat du 20 octobre, où il défit, avec M. de Longueuil, son frère aîné, les troupes anglaises de débarquement, et enleva leur artillerie. Il expira le 4 décembre. Charlevoix dit que ce guerrier canadien était . un des plus estimnbles chevaliers et un des plus braves hommes qu'ait jamais eus le Canada, D’Therville, son frère, fut son élève.
$t-Ours, ble maison canadienne dont la ligne masculine est maintenant éteinte, date en Canada du régiment de Carignan-Salières, dans lequel le premier sieur de St-Ours était capitaine. Quand ce famous: réginent fut licencié, il s’établit dans le pays et vécut à la sueur de soi front. Le marquis de Denonville écrivaii au ministère de li: marine et des colonies en 1686 ; ‘Je dois rendre compte à Monseigneur de l'extrême pauvreté de plusieurs nombreuses familles qui sont à la mendicité et toutes nobles ou vivant comme telles, La famille de St-Ours est à la tête, Tlest bon gentilhomme
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ST-0 269 du Dauphiné (et parent du maréchal d’Estrades), chargé d’une femme et dix enfants...... Le père et la mère me paraissent être dans un véritable désespoir de leur pauvreté. Cependant ces enfants ne s’épargnent pas, car j'ai vu deux grandes filles couper des blés et tenir la charrue.” Il était pourtant seigneur ; mais quels travaux ne fallait-il pas pour mettre les concessions en valeur dans le Canada à cette époque. Il obtint le fief de St-Ours en 1672, et y est dénommé chevalier Roch de St-Ours. Une seignenrie fut aussi accordée, la même année, à M. de St-Ours fils, “ en considération du nom à lui imposé en celui du roi sur les fonts baptismaux.” Plusieurs îles furent jointes à la seigneurie du père en 1674, M. de St-Ours est dit premier capitaine aux funérailles de Kondiaronk. Le fief d’Eschaillons fut aussi accordé à M. de St-Ours, ec l’on vit bientôt deux branches de cette famille, dont l’une fut appelée St-Ours d’Eschaillons. Un sieur de St-Ours d’Eschaiïllons se trouva à la prise d'Haverhill en 1708, puis à l’expédition de M. de Ramezay dans la Nouvelle-York, l’année suivante, et Roch de St-Ours, écuyer, sieur d’Eschaillons, tendit avec succès des embuscades aux Anglais sur la rivière Chambly en 1759. Mais le plus célèbre membre de la maison de St-Ours sous les Français fut celui qui brilla à la tête de la milice canadienne à la bataille de Carillon. I] fut fait chevalier de St-Louis et fut blessé mortellement à la bataille d'Abraham, où il faisait l'office de brigadier général et commandait en troisième après MM. de Montcalm et de Senezergues. Il avait commandé au combat de Montmorency, gagné sur Wolfe, et durant toute la campagne, il eut le commandement de la brigade du gouvernement de Québec, forte de 5,500 hommes
Sous les Anglais, Quinson de St-Ours, chevalier de Saint- Louis, combattit à St-Jean et fut commissaire du roi pour le cadastre des biens des Jésuites. Il quitta ensuite le pays, servit les Français et eut un commandement à St-Domingue, Il avait épousé une demoiselle de Beaujeu. L’honorable Paul Roch de St-Ours, écuyer, fut membre du Conseil législatif de la province de Québec, puis membre du pouvoir exécutif en 1791. Lors de l'octroi de la constitution, l’année suivante, il fut appelé par le’ roi au nouveau conseil. L’honorable Charles de St-Ours eut le mêm: honneur en 1810, Les