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avoir établi tant par la persuasion que forcément l'autorité de Louis le Grand aux Antilles et vaincu les Espagnols dans {e golfe du Mexique, il dut amener À justice avec Talon, nommé intendant royal, M. de Mésy, uui avait compromis au lieu d'établir en Canada l'autorité du prince. L’ayant trové mort, ils ne s’occupèrent plus que de l’organisation du pays et y créèrent une aristocratie militaire au moyen des officiers du fameux régiment de Carignan-Salières. Tracy fortifia le pays, en érigeant des forts dans les lieux propices ou stratégiques, à Richelieu, Chambly, Ste- Thérèse et Ste-Anne, île du lac Champlain, puis marcha en personne contre les Iroquois, qu’il humilta. Son séjour en Canada ne fut que dix-huit mois, et il laissa les rênes du gouvernement à Daniel de Remy, sieur de Courcelles, qui était venu dans le pays comme gouverneur sous lui Mgr de Tracy, comme il est appelé dans les délibérations du Conseil souverain, avait auprès de sa personne, pour soutenir la dignité vice-royale, une compagnie des gardes du corps et des pages. Le lac Supérieur a autrefois porté son nom.
Tronson (Zouis), aumônier du roi, puis supérieur général de St-Sulpice en 1676, auteur de Forma "Cleri, assista avec Bossuet à la conférence d’Issy, où on examina les livres de madame Guyon et de Fénelon, son partisan. On a sa correspondance avec les supérieurs du séminaire de Ville-Marie : et les supérieurs de la Congrégation de Notre-Dame de la même ville. Il empêcha les Ursulines de s'établir à Montréal et rappela les prêtres qui avaient donné dans les visions de la sœur Tardy.
Trottier (Marguerite), cinquième supérieure générale de l'institut de Marguerite Bourgeois, morte en 1746, après avoir vécu cinquante-quatre ans dans la Congrégation, était fille de Gilles Trottier, qui fut réduit en esclavage par les Iroquois et qui fut échangé contre des chefs ainsi que M. de St-Michel. Il était interprète de langues et mourut en 1658. Marguerite Trottier correspondait avec le supérieur général Le Pelletier. Sous sa supériorité, Marguerite Leroy, dite de La Conception, institutrice de renom, fonda la maison de Louisbourg.
Trudel (7. X. À.), avocat et journaliste. Il fonda à Montréal le journal quoditien /’Ætendard et prit part à la rédaction de la Revue canadienne et l'Ouvrier. En 1871, il
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TUP—TUR 287 fut l’un des auteurs du Programme cotholique et écrivit beaucoup dans les journaux périodiques de l'époque. os Chambres hautes, brochure qui parut en 1880, est due à sa plume. Il occupa pendant plusieurs années le fauteuil de président du Cercle littéraire et de l’Union catholique à Montréal. M. Trudel, descendant d’une des plus anciennes familles françaises établies au Canada, naquit à Ste-Anne de la Pérade en 1838 et fit ses études au collège de Nicolet. Il représenta les conservateurs du comté de Champlain à
l’Assemblée législative de Québec durant quelques années
et fut appelé au Sénat en 1873. Il mourut en 1890. Tupper (sir Charles), baronnet. L'un des hommes qui ont joué le plus grand rôle dens la politique canadienne depuis une trentaine d'années. Haut commissaire du Canada en Angleterre, il a rempli plusieurs missions importantes à la cour impériale. Il fut, en 1887, nommé plénipotentiaire à Washington pour régler les différends qui s'étaient élevés entre les Etats-Unis et le Canada, au sujet des pêcheries. Par son entremise le traité des pêcheries fut signé. Sir Charles Tupper a été premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, et a eu plusieurs portefeuilles dans l’administration MacDonald. Il fut l’un de ceux qui contribuèrent à l'entrée des provinces maritimes dans la Confédération. Ce politicien habile naquit à la Nouvelle-Ecosse en 1821. Il reçut les degrés de médecin à Edimbourg et plus tard le degré honoraire de docteur en loi à Cambridge. Il est grand’croix de l’ordre de St-Michel et St-George. . Tupper (Charles Hibbert), second fils de sir Charles Tupper, est né à Ambherst, N.-E., en 1855. Il a été nommé ministre de la marine et des pêcheries en mai 1888. Turcotte (Z. R. Arthur), l'un des hommes politiques marquants de notre époque, fils de feu l'honorable J. E. Turcotte, orateur de l’Assemblée législative du Canada. Il naquit en janvier 1845, e* reçut son éducation au collège des Jésuites à Montréal ainsi qu'à celui de Stonyhurst en Angleterre. A l’âge de vingt-deux ans il était admis au barreau. Elu représentant à l’Assemblée législative de Québec en 1876, il était nommé orateur de cette assemblée deux ans plus tard, position qu’il conserva jusqu’à 1881. A l’avènement du ministère Mercier il devint membre du Conseil exécutif et eut le portefeuille de procureur général
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en 1888. Il est aujourd'hui protonotaire à Montréal. M. Turcotte possède une figure expressive, des manières affables. et distinguées, Ilne pourrait passer inaperçu dans aucune réunion. a voix est agréable et bien modulée.
Turgeon (Pierre Flavien), deuxième archevêque de Québec, né dans cette ville le 12 novembre 1787, ordonné prêtre le 29 avril 1810, était professeur de théologie au séminaire en 1814. Eli dès 1833 coadjuteur de Québec, il paraît que l'ambassadeur de France à Rome s’opposait à sa nomination. Le grand vicaire Maguire fut aussitôt député. vers le Saint-Siège et messire Turgeon fut nommé évêque de Sidyme par Grégoire XVI, le 28 février 1834, puis sacré sous ce titre le 11 juin. Successeur de Mgr Signay, il a. ques le premier concile de Québec, inauguré l’université.
val et érigé la maison du Bon-Pasteur.
Tyendénags, plus connu sous le nom de colonel Brant, grade qu'il avait dans l’armée anglaise, fameux chef de guerre mohawk, né sur les bords de l'Ohio en 1742, fit des études classiques dans un collège de la Nouvelle-Angleterre. Connecticut) et traduisit du grec en iroquois l'Evangile.
e saint Mathieu. En 1775, il prit le parti des Anglais et. obligea les Américains de capituler aux Cèdres, défendit son pays et fit maintes expéditions heureuses dans les Etats-. Unis, de concert avec sir John Johnson. Ils prirent Schohary et Stone Arabia. A la paix de 1783, il alla en Angleterre, et obtint de sir Frederick Haldimaud une concession de six milles sur la Grande-Rivière, Haut-Canada, où il émigra avec sa nation. Il fonda Brantford. Tout étranger qui allait le visiter était sûr de trouver chez lui un accueil bienveillant et une table bien servie. Il avait pour domestiques quarante nègres, qui n’osaient s'échapper, car il leur avait bien dit qu'il irait avec son tomahawk les chercher jusqu’au fond de la Georgie. Le latin et le grec lui étaient familiers, et il pu surtout cette dernière langue avec enthousiasme, colonel Stone a écrit la vie de ce sauvage, qui fut grand orateur, politique habile, adroit négociateur et guerrier heureux. Campbell lui avait fait une réputation de cruauté dans Gertrude de Wyoming ; mais son fils obtint que la seconde édition fût corrigée, la plus grande partie de: ce qui avait été dit, venant de la haine des Américains. Il mourut le 24 mars 1807. On retrouve un très beau portrait.
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de lui dans la collection du commandeur Viger. Son fils commandait les Mohawks sur les hauteurs de Queenstown ; il alla en Angleterre et fut présenté au duc de Wellington.
Lu
Ukcouma, ou Grand Chef, dieu des Esquimaux.
Urban (sir Bewjamin d'), commandant des forces dans l'Amérique septentrionale, décédé à Sorel en 1848, eut de pompeuses funérailles à Montréal en présence de toutes les autorités coloniales. Commissaire auprès des armées espagnoles en 1808, il organisa et commanda ensuite la cavalerie portugaise et se signala particulièrement à la bataille de Salamanque ou des Arapiles A Majalahonda, il fut abandonné sur le champ de bataille par ses cavaliers. On le retrouve dans l'état-major à Waterloo. Un monument élevé à Wolfe sst dû à ce vétéran, qui était décoré de plusieurs ordres de chevalerie.
Urfé (François Saturnin d’), frère de Louis Lascaris d'Urfé, comte de Sommariva, depuis coadjuteur de Limoges, fut marquis de Beauzé avant d'être prêtre et abbé d’Urzèche. Il fut aussi doyen de la cathédrale du Puy. Il s’agrégea à la société de St-Sulpice, vint en Canada en juin 1667, et retourna en France en 1685. Il y mourut le 30 juin 1701, après avoir réformé son abbaye.
Vallier (François Elzéar), sixième supérieur du séminaire des Missions étrangères à Québec, et vicaire général, était originaire de Marseille, mais natif du Canada. Il étudia en Europe, fut ordonné en 1730, et revint en Canada dix ans après avec Mgr de Pontbriant. Durant sept années qu’il exerça le ministère dans sa patrie, il fut supérieur après Jean Lyon St-Ferréa, chanoine et successivement théalogal et official du chapitre. Enfin le roi lui expédia des lettres patentes de conseiller clerc au Conseil souverain en 1743. Il mourut en 1747.
Vallières de St-Réal (Z'honorable Joseph Remi), décédé juge en chef du district de Montréal en 1847, un des plus beaux esprits que le Canada ait vus naître, dut à Mgr Plessis